Alors que le monde catholique célèbre l’élection du nouveau souverain pontife, une voix s’élève avec force depuis le continent africain. L’écrivaine camerounaise Calixthe Beyala ne mâche pas ses mots : pour elle, l’heure est venue pour l’Afrique de se détacher de Rome et de prendre en main son destin spirituel.
« Il serait temps que l’Église africaine ait son propre Vatican et son Pape. Nous n’avons rien à faire à Rome », a-t-elle lancé, à chaud, à l’annonce de l’élection du nouveau pape.
Le mercredi 7 mai 2025, les cardinaux réunis en conclave ont porté leur choix sur l’Américain Robert Francis Prevost, âgé de 69 ans. Originaire de Chicago, il devient le tout premier pape américain et a choisi pour son pontificat le nom de Léon XIV. Une décision qui a surpris plus d’un, notamment en Afrique où beaucoup espéraient voir enfin un cardinal africain accéder à la plus haute fonction de l’Église catholique.
Dans son tout premier discours, Léon XIV a appelé à la paix dans le monde. Mais pour Beyala, cette élection illustre une fois de plus le poids écrasant de l’Occident dans les affaires spirituelles mondiales. Elle appelle ainsi à un véritable réveil ecclésiastique africain : une Église autonome, enracinée dans les réalités du continent et conduite par un pape africain.
L’Afrique est-elle prête pour son propre Vatican ?














