L’adjudant Jean Baptiste Ayissi, ancien membre de la Direction de la sécurité présidentielle (DSP), a survécu à une agression au couteau il y a quelques jours au groupement de gendarmerie du Centre, où il était placé en garde à vue. L’auteur des coups ? Un autre détenu.
Son arrestation, il y a près de trois mois, faisait suite à un message inquiétant adressé à Parfait Mbapou, un chauffeur de la DSP. Dans ce message, Ayissi Jean Baptiste aurait implicitement alerté ce dernier sur des « menaces » pesant sur sa sécurité, évoquant un appel reçu du capitaine Bouba Simala.
Ce capitaine, présenté comme un ancien aide de camp du président de l’Assemblée nationale et proche du contre-amiral Joseph Fouda (conseiller spécial du président de la République), aurait alors cherché à localiser le domicile de Mbapou. Une demande troublante, d’autant que Bouba Simala n’a aucun lien officiel avec l’enquête en cours.
Informé de ces échanges, le palais présidentiel aurait ordonné la mise aux arrêts de l’adjudant Ayissi. Depuis, l’homme croupit en détention, sans procès, depuis près de 90 jours.
Cette affaire aux relents d’intrigues politiques soulève des questions sur les méthodes de la sécurité présidentielle et les zones d’ombre entourant certaines arrestations. Entre tensions internes et soupçons de règlements de comptes, le dossier semble loin d’être clos.















