Une opération militaire ciblée a eu lieu ce dimanche dans le quartier de Mile 3 Nkwen, au Cameroun. Les forces de défense ont annoncé avoir neutralisé un combattant séparatiste présumé, membre des « Guerriers de l’Unité » de Bui, une milice active dans la zone de Jakiri-Sop. Cet homme, traqué depuis des mois par les autorités, était accusé d’enchaîner les exactions contre les civils.
Selon plusieurs sources locales, son réseau semait la terreur dans la région. Les moto-taxis étaient régulièrement rackettés, et le secteur autour du lycée Saint-Paul de Nkwen aurait été le théâtre de kidnappings et de tortures. « Il faisait régner la peur. Personne n’osait parler », confie un habitant sous couvert d’anonymat.
L’intervention des forces gouvernementales a été rapide et précise : une embuscade stratégique a permis de le neutraliser. Parmi les éléments saisis, un téléphone portable pourrait livrer des indices sur d’autres membres du groupe.
Entre soulagement et appréhension
La nouvelle a divisé la population. Certains respirent enfin, espérant un retour au calme. « Peut-être qu’on pourra travailler sans avoir peur maintenant », souffle un motard. Mais d’autres redoutent des représailles. « Ces groupes ne pardonnent jamais. Ça risque de s’envenimer », craint une commerçante.
Cette opération s’inscrit dans le long conflit anglophone qui déchire le Nord-Ouest et le Sud-Ouest camerounais depuis huit ans. Malgré les promises répétées des autorités et la présence militaire, la paix reste fragile. Les attaques sporadiques et les tensions communautaires continuent de ronger le quotidien de milliers de civils, pris en étau entre séparatistes et armée.
Un cycle de violence qui, pour l’instant, ne semble pas près de s’arrêter.
















