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Extrême-nord : BGFIBank Cameroun accélère son expansion et renforce son engagement sociétal à Kousséri

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Extrême-nord : BGFIBank Cameroun accélère son expansion et renforce son engagement sociétal à Kousséri
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BGFIBank Cameroun choisit Kousséri pour renforcer l’inclusion financière dans le bassin du lac Tchad

L’ouverture d’une nouvelle agence bancaire constitue toujours un signal fort pour une économie locale. À Kousséri, cette réalité prend une dimension particulière. Située au carrefour des échanges entre le Cameroun, le Tchad et le Nigeria, la ville représente aujourd’hui l’un des principaux pôles commerciaux de l’Extrême-Nord.

C’est dans ce contexte que BGFIBank Cameroun a officiellement inauguré son agence « Hématite », nouvelle vitrine de son développement territorial. Cette implantation traduit la volonté de la banque de rapprocher davantage ses services des particuliers, des entreprises et des opérateurs économiques d’une région en pleine mutation. Baptisée du nom d’une pierre reconnue pour symboliser la force, la rigueur et la stabilité, l’agence Hématite incarne l’ambition de la banque de s’inscrire durablement dans le paysage économique régional. Elle propose une offre complète destinée aux commerçants, PME, grandes entreprises, administrations publiques et particuliers, avec un accent particulier sur les services digitaux et l’amélioration de l’expérience client.

Cette ouverture consolide également le maillage territorial de BGFIBank Cameroun dans l’Extrême-Nord où elle était déjà présente à Maroua. Plus largement, elle participe à la stratégie nationale de croissance engagée par l’établissement financier depuis plusieurs années. En quinze années de présence au Cameroun, la banque affiche un parcours marqué par une progression continue de ses activités.

Avec plus de 400 collaborateurs, plus de 150 projets financés et plus de 710 milliards de FCFA de total bilan, elle s’impose aujourd’hui comme l’un des principaux acteurs du financement de l’économie nationale. Ses interventions couvrent notamment les secteurs de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, de l’industrie et du commerce, avec plus de 100 000 emplois induits. Au-delà de l’ouverture d’une agence, cette implantation traduit la volonté de BGFIBank Cameroun d’accompagner la dynamique économique de Kousséri, véritable porte d’entrée des échanges sous-régionaux.

À Kousséri, BGFIBank Cameroun mise aussi sur l’éducation, l’eau potable et la santé

L’inauguration de l’agence Hématite n’a constitué que l’un des temps forts du séjour de BGFIBank Cameroun à Kousséri. En amont de cette cérémonie, la banque a déployé plusieurs actions sociales illustrant sa politique de responsabilité sociétale.

Première initiative : la remise de 300 tables-bancs destinées à plusieurs établissements scolaires de la localité. Cet appui vise à améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et à renforcer les capacités d’accueil des écoles bénéficiaires. La deuxième action concerne l’accès à l’eau potable. La banque a offert un forage moderne à l’École publique d’application bilingue de Kousséri. Cette réalisation s’inscrit dans le vaste programme « Les puits de l’Espoir », lancé à l’occasion des quinze ans de BGFIBank Cameroun et destiné à favoriser l’accès à l’eau dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord.

Le troisième volet touche au secteur de la santé avec la pose de la première pierre du futur service de pédiatrie de l’Hôpital régional annexe de Kousséri. Cet investissement contribuera à améliorer les capacités d’accueil et la qualité des soins destinés aux enfants, dans un établissement qui accueille en moyenne près de 2 000 patients par mois avec un taux d’occupation de 95 %. À travers ces initiatives, BGFIBank Cameroun entend démontrer que la performance économique peut aller de pair avec un engagement concret en faveur du développement humain.

Cette vision, portée par sa Direction générale et soutenue par la Fondation BGFIBank, place l’éducation, la santé et le développement communautaire au cœur de son action. Ces réalisations confèrent une portée particulière à l’arrivée de la banque à Kousséri. Elles témoignent d’une approche qui ne se limite pas aux services financiers, mais qui ambitionne d’accompagner durablement les territoires et les populations dans leur développement.

BGFIBank à Kousseri : Une empreinte sociale majeure saluée avec enthousiasme par les populations

Au-delà de son rôle d’acteur financier de premier plan dans la zone CEMAC, BGFIBank Cameroun démontre de manière éclatante sa volonté d’être une banque utile, solidaire et profondément ancrée dans les réalités locales. À l’occasion de l’inauguration de sa nouvelle agence « Hématite » dans la ville stratégique de Kousseri, chef-lieu du département du Logone-et-Chari, l’institution financière a déployé un programme d’actions sociétales d’une ampleur inédite, suscitant une ferveur populaire et une reconnaissance unanime au sein des communautés locales.

Dans une région confrontée à d’importants défis d’infrastructures et aux aléas climatiques, l’intervention de BGFIBank Cameroun s’attaque directement aux urgences prioritaires que sont l’éducation et la santé. Dans le secteur éducatif, la remise officielle de 300 tables-bancs flambant neufs à la Délégation Départementale de l’Éducation de Base — bientôt complétée par 300 autres unités — apporte une réponse concrète au déficit d’équipements dans six établissements scolaires de la localité. Désormais, des centaines d’élèves quittent le sol pour étudier dans des conditions de dignité et de confort indispensables à la réussite scolaire. Parallèlement, la dotation d’un forage moderne à l’École Publique d’Application Bilingue s’inscrit dans le cadre du projet structurant « Les Puits de l’Espoir », visant à implanter 100 forages dans le Grand-Nord.

En garantissant un accès permanent à une eau saine et consommable, cette initiative préserve la santé des apprenants et soulage le quotidien des enseignants. Sur le plan sanitaire, la pose de la première pierre du Centre de Nutrition Thérapeutique Intégrée et du Service de Pédiatrie de l’Hôpital Régional Annexe de Kousseri marque un tournant décisif. Face au fort taux d’occupation de cette structure sanitaire cruciale qui accueille plus de 2 000 patients par mois, la rénovation globale et l’équipement du bloc pédiatrique offriront un environnement médicalisé décent pour la prise en charge des enfants malnutris et préviendront la mortalité infantile.

L’arrivée de BGFIBank à Kousseri a ainsi été accueillie dans une atmosphère de fête et d’espoir. Les autorités administratives, traditionnelles, les enseignants, le corps médical et les habitants ont exprimé une vive gratitude envers la direction de la banque. En unissant performance économique et responsabilité sociale, BGFIBank Cameroun scelle un pacte de confiance durable avec les populations du Logone-et-Chari.

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Samuel Eto’o-Alioum Sidi : la nouvelle guerre

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Samuel Eto’o-Alioum Sidi : la nouvelle guerre
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Le torchon brûle entre Samuel Eto’o Fils et Alioum Sidi. C’est le moins que l’on puisse dire. Dans son adresse le 02 septembre dernier aux nouveaux arbitres nouvellement formés, les invitant à être des modèles de probité dans leurs carrières, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a glissé des propos ambigus : «quand vous avez été bon, vous passez vers d’autres ambitions, que de rester pour essayer d’empêcher votre propre pays d’avancer». Nul ne voyait venir l’homme : Dans la suite, Samuel Eto’o se fait plus précis : «Un ancien arbitre, militaire de son état, a essayé d’influencer les décisions de l’arbitre au profit d’une autre nation ». Evoquant le match des 8èmede finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, et avait opposé le Cameroun à l’Afrique du Sud. Et d’ajouter que le même homme a récidivé lors de la CAN féminine 2026. Sans nommer ledit « traître ».

Carton rouge

Mais les détails donnés orientent vers Alioum Sidi, ancien arbitre camerounais aujourd’hui à la retraite et membre de la commission des arbitres à la Confédération africaine de football (CAF). Le lendemain, Alioum Sidi a pondu un communiqué dénonciateur : «Même si mon nom n’est pas expressément cité, la description donnée ne laisse guère de doute sur la personne visée »,écrit Alioum Sidi. En soulignant qu’il est le président de l’Association camerounaise des arbitres de football (Acaf). Rejetant les accusations portées à son encontre, l’ancien sifflet camerounais invite son accusateur «de préciser clairement les faits auxquels il fait référence et de produire, s’il en dispose, les éléments objectifs sur lesquelles reposent ses accusations», précise-t-il. «Je ne saurais donc accepter qu’une insinuation, aussi grave soit-elle, puisse suffire à jeter le discrédit sur 20 ans de service du football et à la Nation», écrit-il. «Face à la gravité de tels propos, je me dois de réagir avec la plus grande fermeté, et avec le sens de la responsabilité que m’imposent mon parcours, mes fonctions et les valeurs auxquelles j’ai toujours été attaché», poursuit-il.

Cela survient dans un contexte d’attente de l’issue d’une affaire qui oppose les deux hommes au Tribunal arbitral du sport (TAS). En effet, le 31 août dernier, se tenait la dernière audience de l’affaire opposant l’Acaf à la Fécafoot. L’association des arbitres a saisi les juridictions sportives pour faire annuler la dernière assemblée générale élective de la Fécafoot, qui a vu la réélection de Samuel Eto’o. Au motif que la Fécafoot a suspendu l’Acaf de l’assemblée générale de la Fécafoot, l’empêchant de participer au processus électoral. Au moment où l’Acaf réclamait à la Fécafoot le paiement des indemnités des arbitres sur trois saisons sportives ; et qui se chiffrent à des centaines de millions.

Dans le cadre de cette crise, et alors que la Fécafoot ignorait les requêtes de l’Acaf, Samuel Eto’o et ses hommes ont lancé des attaques contre Alioum Sidi. Le militaire de profession, généralement très réservé, est pour une fois, sorti de ses gonds pour rappeler être le Samuel Eto’o de l’arbitrage au Cameroun. Et de fait, le natif de l’Extrême-Nord est le dernier grand arbitre camerounais à la Fifa. International depuis 2008, quatre ans seulement après être passé fédéral, l’homme a officié à six coupes du monde et neuf CAN. Avec comme point d’orgue la finale de la CAN 2019 remportée par l’Algérie devant le Sénégal. Un record rare pour un sifflet camerounais. Et Alioum Sidi n’entend pas laisser céder à affront. L’homme tient à laver son honneur dans cette affaire. D’où la promesse d’aller «jusqu’au bout».

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Cameroun : le ministère des Finances audite la dette de l’État et de ses démembrements

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Cameroun : le ministère des Finances audite la dette de l’État et de ses démembrements
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Par lettre-circulaire du 19 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a prescrit l’ouverture d’un nouveau cycle de recensement et d’audit de la dette flottante de l’État et de ses démembrements, au titre de la période 2020-2025. Parallèlement à cette opération d’assainissement, le Minfi invite les responsables des différentes structures publiques à prendre toutes les mesures appropriées afin de prévenir la constitution de nouvelles dettes et l’accumulation d’arriérés.

Le ministère des Finances veut voir clair dans la dette flottante de l’État et ses démembrements, pour la période 2020-2025. Dans le cadre de sa politique de maîtrise des engagements publics et d’assainissement des finances de l’État, le gouvernement a engagé un important chantier de recensement, d’audit et d’apurement de la dette flottante de l’État et de ses démembrements. Et le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, vient en effet de prescrire, par une lettre-circulaire en date du 19 août 2026, l’ouverture d’un nouveau cycle de recensement et d’audit de cette dette flottante de l’État et de ses démembrements.

Ce nouveau cycle de recensement, informe-t-on au Minfi, devrait ainsi permettre à l’État de disposer d’une situation plus exhaustive et fiabilisée de sa dette flottante, préalable indispensable à son traitement, à l’amélioration de la transparence budgétaire et au renforcement de la discipline financière publique.

752,1 MILLIARDS DE FCFA DE CRÉANCES VALIDÉES POUR LA PÉRIODE 2000-2019

Cette opération, explique-t-on au Minfi, s’inscrit dans la poursuite des efforts du gouvernement visant à renforcer la maîtrise et l’encadrement de la dette publique, notamment celle résultant des engagements pris par les administrations et autres entités publiques. Elle participe également de la volonté de préserver la soutenabilité des finances publiques en limitant l’accumulation d’arriérés et de passifs susceptibles d’alourdir les engagements financiers de l’État.

À cet effet, les responsables des départements ministériels, universités d’État, établissements et organismes publics, collectivités territoriales décentralisées ainsi que les autres structures assimilées sont invités à procéder au recensement des créances et engagements relevant de la période 2020-2025, et à transmettre les dossiers correspondants à la Direction générale du budget, Division des participations et des contributions au Minfi, au plus tard le 31 octobre 2026.

Parallèlement à cette opération d’assainissement, le Minfi invite les responsables des différentes structures publiques à prendre toutes les mesures appropriées afin de prévenir la constitution de nouvelles dettes et l’accumulation d’arriérés.

Selon les précisions obtenues au Minfi, le premier cycle de recensement et d’audit de cette dette flottante de l’État et de ses démembrements a porté sur les créances accumulées au cours de la période 2000-2019. L’opération, engagée à partir de 2021, avait trois objectifs principaux, rappelle-t-on : recenser les créances détenues sur l’État et ses démembrements, vérifier leur fondement et leur montant, puis organiser l’apurement des seules créances reconnues comme régulières.

À cet effet, les administrations publiques, universités d’État, établissements et entreprises publics, ainsi que les collectivités territoriales concernées ont été appelés à transmettre les dossiers correspondant aux engagements non réglés. Les créances recensées ont ensuite fait l’objet d’un travail d’examen, de vérification et d’audit avant leur validation définitive.

Et, à l’issue du processus d’audit, le montant global de la dette flottante validée au titre de la période 2000-2019 s’était établi à 752,1 milliards de FCFA. Cette dette recouvrait plusieurs catégories d’engagements, notamment les dettes salariales, fiscalo-douanières, commerciales, académiques, sociales et locatives, ainsi que certaines indemnisations.

L’APUREMENT DE CETTE DETTE ENGAGÉ

Selon les précisions du Minfi, après l’audit, la phase de règlement de cette dette flottante a été engagée. Le processus a été juridiquement et techniquement encadré, notamment par l’Instruction du Minfi du 17 octobre 2024, fixant les procédures budgétaires et comptables applicables à l’apurement de la dette flottante validée.

Également, des dispositions particulières, apprend-on, ont été prises concernant certaines catégories de créances, notamment les dettes académiques des universités d’État.

Sur les 752,1 milliards de FCFA validés, 463,3 milliards de FCFA avaient déjà été réglés à fin 2025, soit environ 61,6 % du stock total. Soit 232,9 milliards de FCFA en 2024, dont 182,9 milliards au titre de la dette salariale et 50 milliards au titre de la dette fiscalo-douanière ; 230,4 milliards de FCFA en 2025.

Pour les dettes hors salariales, une enveloppe spéciale de 110 milliards de FCFA avait par ailleurs été inscrite au budget de l’État. Une part importante de cette enveloppe a été mobilisée pour le règlement des dettes fiscalo-douanières, commerciales, académiques, sociales et locatives.

POURSUIVRE L’OPÉRATION D’ASSAINISSEMENT

L’ouverture d’un nouveau cycle de recensement et d’audit portant sur la période 2020-2025, indique le Minfi, s’inscrit donc dans la continuité du premier chantier. Cette nouvelle opération, informe-t-on au Minfi, poursuit une double finalité : identifier et fiabiliser les nouveaux engagements accumulés depuis 2020, mais surtout éviter la reconstitution permanente d’un stock d’arriérés susceptible de fragiliser la trésorerie publique et la crédibilité financière de l’État.

Les administrations, universités d’État, entreprises et établissements publics ainsi que les communes disposent jusqu’au 31 octobre 2026 pour transmettre les dossiers concernés à la Direction générale du Budget au Minfi.

Au-delà d’une simple opération comptable, cette démarche, explique le Minfi, traduit la volonté du gouvernement de mieux connaître, encadrer et maîtriser les engagements de l’État, tout en poursuivant parallèlement l’apurement du stock hérité de la période 2000-2019.

5 129 MILLIARDS DE FCFA DE DETTE INTÉRIEURE À FIN MARS 2026

En rappel, la dette flottante, constituée des factures et engagements de l’État et de ses démembrements restés impayés au-delà des délais réglementaires, alimente une partie de la dette intérieure du pays. Selon la dernière note de conjoncture de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), l’encours de la dette intérieure du Cameroun s’établit à 5 129 milliards de FCFA à fin mars 2026, en progression de 6,4 % sur un an, soit 33,3 % de l’encours total de la dette publique, évalué à 15 416 milliards de FCFA à la même date.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

L’accumulation des restes à payer pèse donc directement sur la trésorerie des entreprises locales et des fournisseurs de l’État, qui financent souvent leurs prestations par des emprunts bancaires. Le retard de paiement des créances publiques dégrade la qualité des bilans des opérateurs domestiques, complique le remboursement de leurs propres engagements auprès des banques et alimente la prudence des établissements de crédit à l’égard des acteurs dépendant de la commande publique.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 04/09/2026

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Art : La danse en Labo

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Art : La danse en Labo
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La biennale internationale Modaperf (Mouvements de danses et de performances) s’inscrit dans la norme qualité de leur programmation. En prélude à la prochaine rencontre de ce festival au Cameroun en 2027, le terrain se prépare déjà avec les Labo-Modaperf. Du 18 au 24 août dernier, de nombreux artistes danseurs, performeurs et chorégraphes ont participé à la première étape des Labo-Modaperf 2026 à l’espace A(fro)Topos à Yaoundé. «Ces ateliers ouverts sont un lieu de recherche et de croisement des expériences», confie Zora Snake, le directeur du festival. Il est le principal encadreur de cette formation. «Les artistes locaux font souvent de belles propositions dans leurs spectacles de danse ou de performance. Il leur manque très souvent de petites astuces pour mieux arracher des contrats », poursuit-il.

Le corps, un espace de dialogue

Les Labo-Modaperf de cette période de vacances scolaires est le premier projet d’une série. Il a réuni des artistes venus de plusieurs villes au Cameroun. On compte entre Yaoundé, Douala, Nanga Eboko, Bamenda, Bertoua,Buea, Dschang, Bafoussam. Ils sont choisis sur la base des projets issus d’un appel à candidatures. Tous les matins, grâce à une pédagogie pratique, les participants comme dans une académie, se prêtaient au jeu des échanges théoriques. Cette formation se décline en plusieurs dimensions plus tard dans l’après-midi, lors de la phase pratique. Avec le corps comme principal instrument, il se transforme en une boule d’énergie et espace de dialogue collectif. La communion du corps comme lieu de travail, renvoie à une série de pratiques artistiques et culturelles. « Travailler son corps consiste à faire une recherche intérieure propre à soi-même, à construire un lieu d’harmonie et d’expression. Les émotions et les intentions d’un artiste doivent provoquer des sensations et livrer des messages bien sentis et construits », s’exprime Lyne Bisso, une jeune participante de la ville de Yaoundé.

À la fin de la semaine, chaque participant a passé des tests de picth de projet. Question de vérifier la qualité des projets et de les rendre plus compétifis. Cette démarche permet à Zora Snake de soutenir des projets et d’arrimer les jeunes danseurs à des standards internationaux. La prochaine édition de la La biennale internationale Modaperf (Mouvements de danses et de performances) prévue dans la ville de Dschang à l’Ouest-Cameroun, se veut un grand carrefour des rencontres des propositions techniques et esthétiques. Les artistes du monde et du Cameroun devront croiser les nœuds de la créativité et des savoirs.
Avec Eyangi Boka

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