Actualités locales
« nous allions suspendre les villes fantômes avant notre arrestation »
Avocat spécialisé dans les droits humains et ancien président du Consortium de la société civile anglophone, Maître Agbor Nkongho, plus connu sous le nom d’Agbor Balla, a révélé que lui et d’autres dirigeants anglophones prévoyaient de suspendre les activités des villes fantômes avant leur arrestation.
Vendredi, sur les ondes de Dash Radio, à Buea, Agbor Balla a expliqué que les villes fantômes étaient initialement prévues comme une mesure temporaire pour protester contre la marginalisation des Camerounais anglophones.
«La ville fantôme était une mesure temporaire. Nous prévoyions de suspendre les activités des villes fantômes avant notre arrestation», a déclaré Maître Balla.
Origines des villes fantômes
En tant que dirigeant du Consortium de la société civile anglophone en 2016, Agbor Balla a contribué à mener les négociations avec le gouvernement à la suite des protestations massives des avocats de common law et des enseignants anglophones.
Ces groupes avaient exprimé des doléances concernant la discrimination systémique dans le système juridique et éducatif du Cameroun.
Le consortium a déclaré des villes fantômes dans les régions anglophones afin de faire pression sur le gouvernement pour qu’il engage un dialogue constructif.
Les villes fantômes ont paralysé les activités économiques, sociales et éducatives, incitant le régime de Yaoundé à entamer des négociations.
Cependant, les négociations n’ayant pas abouti, le gouvernement a arrêté Agbor Balla et le Dr Fontem Neba et a interdit le consortium.
Malgré leur emprisonnement pendant huit mois, les opérations des villes fantômes se sont poursuivies chaque lundi depuis huit ans. Elles sont devenues un symbole de la crise anglophone.
Les séparatistes ont également utilisé les villes fantômes pour forcer la population à boycotter des événements nationaux comme la Journée de la Jeunesse, la Fête nationale, la Journée de la Femme et la Fête du Travail.
Ce phénomène a également eu des répercussions négatives sur l’éducation, privant des centaines de milliers d’enfants anglophones d’éducation.
Agbor Balla a déclaré que le boycott scolaire n’avait jamais fait partie de sa vision de la lutte. « Je suis quelqu’un qui croit en l’éducation des enfants », a-t-il déclaré.
La signature d’Agbor Balla falsifiée, les séparatistes prennent le contrôle du consortium
Agbor Balla a également révélé que, pendant son incarcération, sa signature avait été falsifiée pour transférer la direction du consortium à deux militants de la diaspora, Mark Bareta et Tapang Ivo.
« Ils ont falsifié ma signature et transféré le consortium à Mark Bareta et Tapang Ivo », a déclaré Balla.
Pendant qu’Agbor Balla était en prison, Tapang Ivo et Mark Bareta sont soudainement devenus dirigeants du consortium.
Un document diffusé à l’époque indiquait qu’Agbor Balla avait transféré la direction à ces deux personnes, qui se trouvaient à l’étranger.
Sous leur direction, a-t-il affirmé, le mouvement est passé du fédéralisme au séparatisme pur et dur.
« Ils ont trahi le cap, passant de la fédération à la séparation. Ce sont eux les fauteurs de troubles », a-t-il déclaré.
Agbor Balla n’a jamais soutenu la sécession
Précisant sa position, Agbor Balla a insisté sur le fait qu’il n’a jamais soutenu la sécession. « Je n’ai jamais été un partisan de la séparation. Je crois que le fédéralisme pourrait être la panacée », a-t-il déclaré.
Il a toutefois ajouté que les actions du consortium étaient bénéfiques, car des questions comme la fédération, que le gouvernement avait interdite, peuvent être librement débattues aujourd’hui.
« Que les gens apprécient certaines de nos réalisations qui sont pertinentes aujourd’hui. J’ai des amis séparatistes. Nous ne sommes pas en Corée du Nord, où tout le monde pense de la même manière. Il y a certaines choses concernant ma prison que je ne peux pas dire ici », a-t-il ajouté.
Tout en entretenant des liens d’amitié avec les séparatistes, il a condamné les violences qui ont éclaté après son arrestation.
« Les gens ne souhaitent pas que le pays soit démantelé. Nous sommes venus et nous avons franchi une nouvelle étape. D’autres, qui nous ont suivis, sont devenus violents. Ils ont pris la population en otage et l’ont terrorisée. »
Il a également reconnu le rôle de l’armée dans le rétablissement de l’ordre dans la plupart des régions anglophones, mais a déclaré que le gouvernement n’avait pas encore gagné la confiance de la population anglophone.
Le gouvernement n’a pas encore conquis les esprits du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Je reste convaincu que le gouvernement doit repenser sa stratégie pour gagner les cœurs et les esprits des habitants du Nord-Ouest et du Sud-Ouest afin qu’ils se sentent chez eux.
Pas d’ambition présidentielle pour l’instant
Interrogé sur sa candidature à l’élection présidentielle de 2025, Agbor Balla a rejeté cette idée. « Ce n’est pas le moment pour moi de me présenter à la présidence », a-t-il déclaré.
Il a toutefois suggéré qu’il était temps qu’un anglophone dirige le Cameroun. Il a cité des personnalités comme Maître Akere Muna et l’honorable Joshua Osih, ainsi que des anglophones compétents au sein du RDPC, le parti au pouvoir.
Concernant ses affiliations politiques, il a révélé entretenir des liens amicaux avec plusieurs partis d’opposition, dont le MRC et le SDF. « Je suis également ami avec le MRC. Kamto était mon avocat », a-t-il révélé.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Ayang Luc, Niat Njifenji, Cavayé Yéguié et Clément Atangana : succession de décès au sein du sérail
Le sérail camerounais est frappé depuis quelques mois maintenant par une série de décès de hautes personnalités. Actu Cameroun dans cet article fait un focus […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Ayos décroche le prix de la ville la plus propre du Cameroun

A l’issue des résultats du concours national villes propres 2026 proclamés ce 05 octobre à Maroua, la commune dirigée par le maire Paul Ndongo Biko’o s’est hissée sur la plus haute marche du podium. Face à neuf concurrentes, dont la redoutable commune de Meyomessala, Ayos s’est distinguée par une politique volontariste en matière de gestion des déchets, d’entretien des espaces publics, d’infrastructures sanitaires et d’innovations sociales mobilisant populations, écoles et acteurs économiques locaux.
Le suspens est resté entier. A Maroua, la proclamation des résultats du concours national villes propres 2026, a retenu l’attention de tous. Passée la phase des allocutions, la pression est davantage montée d’un cran, lorsque le représentant d’ONU- habitat a fait savoir que deux candidats ont été classés au deuxième rang. Le dévoilement de l’identité de ces deux candidats, à savoir Garoua 2e et Meyomessala est définitivement venu mettre un terme à la longue attente.
« Ayos a gagné! « , a lancé tout en joie, Gustave Bana, l’un des journalistes présents à la cérémonie présidée par le ministre de l’habitat et du développement urbain, Célestine Ketcha Courtes. L’annonce du sacre d’Ayos qui a suivi s’est accompagnée d’une salve d’applaudissements nourris et d’une joie indescriptible du maire Paul Ndongo Biko’o, présent dans la salle.
C’est donc un jour historique à garder jalousement dans les mémoires. Aujourd’hui, Ayos ne se contente pas d’être propre : elle impose l’exigence de la dignité. Ce sacre sonne ainsi comme le règne d’une commune qui a transformé quotidienneté et discipline civique en victoire collective. Après avoir obtenu le 6e rang l’année dernière, Ayos a su se surpasser, représentant ainsi valablement la région du centre.
Une gestion des déchets efficace et visible
Le diagnostic du jury a insisté sur l’efficacité opérationnelle du dispositif de collecte des déchets. Ayos a déployé un maillage de points de collecte réguliers, accompagné d’enlèvements programmés coordonnés par la mairie et des prestataires locaux. La lutte contre les dépôts sauvages a été renforcée par des patrouilles municipales et des sanctions dissuasives. Des bacs sélectifs ont été installés dans les lieux à forte fréquentation (marchés, gares routières, écoles), réduisant notablement les décharges informelles.
L’entretien quotidien des artères principales, le curage systématique des caniveaux avant la saison des pluies et la gestion régulière des marchés ont été cités comme facteurs déterminants. La commune a également investi dans l’éclairage public et la signalisation, rendant les espaces non seulement plus propres mais aussi plus sûrs. La mise aux normes et la maintenance des latrines publiques, la mise à disposition de points d’eau améliorés et la création d’aires de lavage ont contribué à l’amélioration des conditions sanitaires, limitant les risques d’épidémie et favorisant l’hygiène des usagers.
Hommage au « maire de Dieu »
À Ayos, Paul Ndongo Biko’o est appelé affectueusement « le maire de DIEU ». Ce surnom, chargé d’affection et de respect, témoigne d’un ancrage populaire profond. Saluer son « travail d’Hercule » revient à reconnaître une stratégie patiente et persistante : présence quotidienne sur le terrain, dialogue constant avec les citoyens, soutien aux initiatives locales et attention aux détails peu spectaculaires mais essentiels. Le prix national consacre ainsi le long travail d’un exécutif municipal qui a su faire de la salubrité une politique publique inclusive.
Le trophée obtenu par Ayos est moins une fin qu’un commencement. Préserver ces acquis, institutionnaliser les bonnes pratiques et partager ce modèle avec d’autres communes seront les enjeux des mois à venir. Pour les Ayosiens et les Ayosiennes, la fierté est immense ; pour le Cameroun, l’exemple est posé.
D’autres distinctions ont été décernées au cours de cette cérémonie présidée par le ministre de l’habitat et du développement urbain, Celestine Ketcha Courtes. Parmi ces prix, on note en bonne place, le prix spécial rénovation urbaine décerné à la mairie de ville de Maroua avec une enveloppe de 10 millions de FCFA. Le prix spécial encouragement et développement local a ete attribué à la commune de Bangou.
Voici du reste le classement intégral du Concours national villes propres 2026 :
1er Commune d’Ayos
2e Commune de Meyomessala
2ex Commune de Garoua 2e
3 – Commune de Kambe
4e Commune de Mokolo
6e Commune de Douala 3e
7e commune de Tiko
8e Commune de Bankim
9e Commune de Bertoua 1er
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
IHS Cameroon : 20 milliards de FCFA de crédits non tirés auprès d’Ecobank et Access Bank à fin juin 2026

(Investir au Cameroun) – IHS Cameroon disposait, au 30 juin 2026, de 20 milliards de FCFA de lignes de trésorerie auprès d’Ecobank Cameroun et d’Access Bank Cameroon, sans encours à cette date. Ces deux autorisations de découvert de 10 milliards de FCFA chacune sont destinées au financement des besoins en fonds de roulement de la filiale, selon les états financiers semestriels d’IHS Holding publiés le 11 août 2026.
La ligne Ecobank, conclue en septembre 2025, porte intérêt au taux annuel de 5,5 %, plus TVA. Son échéance était fixée à août 2026. Celle d’Access Bank, mise en place en octobre 2025, comprend une tranche de 7 milliards de FCFA rémunérée à 5,5 %, plus TVA, et une autre de 3 milliards à 6 %, plus TVA. Elle arrivait à échéance en septembre 2026.
Les comptes d’IHS montrent que ces deux facilités n’avaient également aucun encours au 31 décembre 2025 et au 31 mars 2026.
669,6 millions tirés chez Ecobank en 2025
La ligne Ecobank avait cependant été utilisée après sa mise en place. Dans ses états financiers du troisième trimestre 2025, IHS indiquait qu’IHS Cameroon avait tiré 669,6 millions de FCFA sur cette facilité au 7 novembre 2025, soit environ 1,2 million de dollars à l’époque.
Les échéances contractuelles des deux lignes sont depuis passées : août 2026 pour Ecobank et septembre 2026 pour Access Bank. Les comptes arrêtés au 30 juin n’indiquent pas si elles ont été renouvelées à leur échéance.
Présent au Cameroun depuis fin 2012, IHS Cameroon exploite des infrastructures de télécommunications. L’entreprise a acquis en 2013 les tours de MTN Cameroon et conclu la même année un accord avec Orange Cameroun portant sur la gestion et la location de ses infrastructures.
Baudouin Enama
Lire aussi :
18-02-2026 – Télécoms : MTN met 3 446 milliards FCFA sur la table pour racheter 100 % d’IHS et reprendre ses tours, dont au Cameroun
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales7 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir















