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Mgr Philippe Alain Mbarga : « le problème du Cameroun n’est pas Paul Biya, mais le manque d’esprit d’entreprise et de patriotisme »

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Mgr Philippe Alain Mbarga : « le problème du Cameroun n’est pas Paul Biya, mais le manque d’esprit d’entreprise et de patriotisme »
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L’évêque d’Ebolowa et vice-président de la Conférence épiscopale nationale, Mgr Philippe Alain Mbarga, a déclaré que le président Paul Biya n’est pas le principal problème du Cameroun.

Pour lui, le principal problème du Cameroun est le manque d’esprit d’entreprise et de patriotisme pour la croissance et le développement de la nation. Il s’exprimait le mardi 7 janvier 2025, lors de l’homélie alors qu’il célébrait une messe matinale pour les évêques dans le cadre du 48e séminaire annuel des évêques qui se déroule actuellement à Buea.

Le prélat a indiqué que le président de la République n’est qu’un catalyseur, comme le pape, qui facilite le bon fonctionnement d’un système sans avoir d’effets directs sur le système.

« Si chacun fait son travail efficacement sans utiliser la cupidité ou le cœur noir, alors tout ira bien. Le chef de l’État ne peut que faciliter un système qui permet à chacun de faire de son mieux pour que la nation avance », a-t-il indiqué.

L’évêque a cependant négligé le fait que l’Église catholique fonctionne de manière décentralisée, ce qui permet aux évêques et aux prêtres locaux d’exercer un contrôle total. Cela diffère de la situation au Cameroun, où le président Biya centralise le pouvoir.

Atemkeng Peter, un acteur de la société civile, a déclaré que ce moment de l’histoire politique du Cameroun était un test décisif pour les évêques. « Si cet évêque, ainsi que le reste des évêques, se laissent entraîner dans ce schéma méprisable et débilitant d’opportunisme politique, alors ils ne méritent pas d’être la conscience de la société comme leur vocation l’exige », a-t-il déclaré.

Multiplication des talents

Appuyant son homélie sur le miracle de la multiplication des pains et des poissons, l’évêque d’Ebolowa a en outre indiqué que les Camerounais, en particulier les jeunes, devraient utiliser au maximum leurs talents et leurs compétences afin d’attirer la multiplication de Dieu.

« Jésus a pu multiplier les cinq pains et les deux poissons à la multitude parce que la population a fait des sacrifices pour fournir quelque chose. Qu’avez-vous à montrer à Dieu pour vous multiplier ? Allez-vous vous asseoir et continuer à condamner ceux qui gouvernent sans rien avoir à montrer, ou allez-vous acquérir des compétences et prier Dieu pour que vous vous multipliiez ? » a-t-il dit.

Les déclarations de Mgr Allain-Philip Mbarga font suite à d’autres déclarations faites par les évêques de Douala, Yaguoa et Ngaoundéré, appelant le président Paul Biya à ne pas se représenter à la prochaine élection présidentielle.

Ces déclarations ont également donné lieu à un large débat dans l’espace médiatique camerounais, ce qui a amené le gouvernement à réagir et à dire que la position de ces évêques n’influencera pas l’esprit des Camerounais.

Le séminaire des évêques se termine ce samedi 11 janvier 2025. De nombreux Camerounais attendent avec impatience la déclaration finale des évêques.

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Mamadou Mota en colère après la démolition nocturne du marché historique

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Mamadou Mota en colère après la démolition nocturne du marché historique
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La démolition du marché de Mora cette nuit suscite la colère de Mamadou Mota, élite de la localité et ancien vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Il demande au préfet de prendre ses responsabilités en main.

Il ne reste plus que des décombres de ce qui était jusqu’à mardi soir des boutiques et comptoirs du marché de Mora. Des installations de l’espace marchand ont disparu de la place cette nuit. D’après des témoins, la mairie de la commune de Mora a procédé aux environs de 3 h du matin à leur démolition. Un acte qui complète le processus de déguerpissement de la place occupée par le marché historique de la permanence. Ce que Mamadou Mota digère mal.

D’après l’élite de la localité, comme il se présente lui-même, « c’est un acte d’une lâcheté absolue ». Les populations sont déjà fragilisées par l’insécurité galopante dans le Mayo-Sava. Le maire vient encore « anéantir leurs maigres moyens de subsistance ». Il qualifie cette démolition de « trahison intolérable » et déclare que « les coupables de ce désastre économique et social doivent payer ». Dans sa sortie, il interpelle le préfet, autorité de tutelle de la commune, en lui demandant de prendre ses responsabilités.

Sur la place du marché, le processus de déguerpissement a été entrepris il y a des mois par la mairie qui a initié et met en œuvre le projet de construction du marché moderne de Sankré. Première phase du projet achevée, le maire a lancé le transfert des activités commerciales de l’ancien marché vers le marché moderne. Mais les populations et commerçants ont manifesté leur résistance.

En mars dernier, le maire Chetima Hamidou, parti pour détruire des boutiques au marché historique, a été encerclé par des populations qui ont opposé une vive résistance à la démolition, prétextant que le nouveau marché ne contient pas assez de boutiques pour recaser tout le monde.

Plus tard, la réalité a commencé à changer. Sur environ 87 commerçants et artisans recensés sur la place de l’ancien marché, plus de la moitié avaient rejoint le nouveau marché. Le maire a lancé la deuxième phase du projet avec dans le viseur la construction de 180 boutiques, trois hangars, une boucherie, deux blocs sanitaires et une mosquée.

Le 28 septembre, le premier magistrat municipal signait encore des arrêtés portant transfert de certaines activités du marché historique vers le marché moderne.

Ce mercredi matin, la démolition du marché historique est une réalité. Ce même mercredi, la permanence du parti RDPC de Mora a été ravagée par des flammes. Certains lient cet incendie à la démolition du marché, pointant un doigt accusateur sur certains habitants qui auraient agi en représailles contre les autorités municipales.

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Mondial U15 : les Lionceaux tombent face au Maroc et quittent la compétition

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Le parcours des Lions U15 à la Coupe du monde s’arrête en seizièmes de finale. Opposés au Maroc, les jeunes joueurs se sont inclinés sur […]

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quatre civils tués dans une attaque séparatiste à Koshin, trois assaillants neutralisés

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quatre civils tués dans une attaque séparatiste à Koshin, trois assaillants neutralisés
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Une attaque armée attribuée aux combattants séparatistes a causé la mort de quatre civils le mardi 27 octobre dans cette localité de la région du Nord-Ouest. La riposte de l’armée a permis de neutraliser trois assaillants.

L’attaque survenue mardi matin à Koshin, un village situé dans l’arrondissement de Fungom, département de la Menchum, région du Nord-Ouest, a coûté la vie à sept personnes. Des hommes armés ont fait une incursion dans le village, surprenant des habitants dans leur sommeil autour de 2 h du matin. Quatre civils ont été tués dans cette attaque à laquelle les forces de défense du Cameroun n’ont pas tardé à riposter.

Les éléments du 53ᵉ bataillon d’infanterie motorisée, informés de la situation, vont tendre une embuscade aux assaillants qui repliaient après avoir commis leur forfait. Les militaires ont ainsi neutralisé trois assaillants. Plusieurs de leurs compagnons ont été blessés avant de prendre la fuite. La réponse de l’armée régulière a permis aussi de saisir d’importantes quantités de matériels militaires : quatre fusils AK-47, deux fusils M21, un fusil de traite, 506 cartouches de calibre AK-47, 165 cartouches de calibre M21, sept chargeurs et des téléphones portables.

Cette attaque, qui est un signe de la poursuite du conflit ayant déjà duré plus de 10 ans, rallonge la liste des victimes civiles estimées à des milliers. La crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest résiste encore aux efforts de pacification entrepris depuis 2019.

Le Grand dialogue national et ses résolutions, le dialogue communautaire qui vient d’être lancé ainsi que des appels multiples à déposer des armes n’ont pas encore pu mettre fin aux hostilités. Des hommes et des femmes continuent d’être tués, des séparatistes continuent aussi de commettre des actes comme les enlèvements, l’imposition des villes mortes.

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