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Cacao, caoutchouc, bois : abattement de 20% à l’exportation sur les produits certifiés « zéro déforestation » au Cameroun

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Cacao, caoutchouc, bois : abattement de 20% à l’exportation sur les produits certifiés « zéro déforestation » au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Selon la circulaire relative à l’exécution de la loi de finances 2025 de l’État du Cameroun, signée le 31 décembre 2024 par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, un abattement de 20% est institué, à compter du 1ᵉʳ janvier 2025, sur certaines «cargaisons de cacao, d’hévéa (qui sert à produire du caoutchouc, NDLR) et de bois en grumes à l’exportation ». Cette disposition, précise la circulaire ministérielle, s’applique exclusivement aux produits «disposantd’un certificat délivré par le ministère technique compétent, attestant de leur conformité aux normes de lutte contre la déforestation ».

En d’autres termes, depuis le 1ᵉʳ janvier dernier, 20 % de la valeur FOB (valeur du produit embarqué dans un bateau pour exportation, NDLR) des fèves de cacao, du caoutchouc et des bois en grumes certifiés «zéro déforestation », c’est-à-dire disposant de la preuve (certificat) que leur production n’a pas engendrée de déforestation, sont exonérés de droits de douane. Ce qui signifie que le taux de droits douaniers applicable à l’exportation ne se fera que sur 80% de la valeur de ces produits, induisant ainsi une réduction des coûts pour les exportateurs. À travers cette mesure, soutient-on au ministère des Finances, il est question de lutter contre la déforestation dans la culture du cacao, de l’hévéa et l’exploitation forestière, en incitant les opérateurs à préserver l’environnement dans le cadre de leurs activités.

À l’analyse, cette mesure prépare le Cameroun à sécuriser les exportations des produits concernés vers l’Europe (principale destination de plusieurs produits agricoles du Cameroun, NDLR), dans la perspective de l’entrée en vigueur au 30 décembre 2025, avec possibilité d’extension jusqu’au 30 juin 2026, du Règlement européen sur la déforestation (RDUE). Initialement prévu pour entrer en vigueur en décembre 2024, avant le report décidée par la Commission européenne en octobre 2024, suite à la préparation insuffisante de certaines parties prenantes, le RDUE interdit l’importation et la commercialisation en Europe de produits ayant contribué à la déforestation après le 30 décembre 2020. Sept produits agricoles et leurs dérivés sont concernés. Il s’agit du cacao, du café, du caoutchouc, de l’huile de palme, du soja, du bœuf et du bois.

Géoréférencement des plantations

Pour être en conformité avec RDUE, les produits concernés mis sur le marché ou exportés doivent justifier d’une certification« zéro déforestation », être conformes à la législation du pays d’origine et faire l’objet d’une déclaration de diligence raisonnée. Pour ce faire, les opérateurs des différentes filières et autres exportateurs devront désormais remplir une déclaration de diligence raisonnée dans un système d’information de la Commission européenne, qui centralisera l’ensemble desdites déclarations.

A travers l’institution de l’abattement de 20% sur les exportations de cacao, caoutchouc et bois certifiés «zéro déforestation», le Cameroun s’emploie à relever l’un des défis auxquels le pays fait face dans sa mise en conformité avec le RDUE. À savoir la promotion sur son territoire d’une cacaoculture, d’une culture de l’hévéa et d’une exploitation forestière durables, c’est-à-dire une activité tenant compte de la préservation de l’environnement.

Dans le même sillage, et toujours en rapport avec le RDUE, six exportateurs de fèves de cacao du Cameroun ont signé, le 28 août 2024 à Yaoundé, un accord de mutualisation des données de géoréférencement des parcelles cacaoyères et caféières. Supervisée par le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), cette plateforme de mutualisation des données, apprend-on, vise à fournir une cartographie précise des plantations, ce qui permettra aux exportateurs de garantir que leurs produits respectent les normes européennes de durabilité.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

30-08-2024 – Cacao : le Cameroun adopte le partage des données de géolocalisation pour se conformer aux exigences européennes

23-02-2024 – Au Cameroun, l’UE prend des mesures pour contrer l’entrée du cacao issu de la déforestation sur son marché

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la gendarmerie démantèle un réseau de plus de 600 victimes

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la gendarmerie démantèle un réseau de plus de 600 victimes
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Dans le cadre de la poursuite du démantèlement des réseaux de traite d’êtres humains au Cameroun et suite à de nombreuses dénonciations d’escroquerie en ligne et des kidnappings des proches à l’étranger, le Service Central des Recherches Judiciaires de la Gendarmerie Nationale a ouvert une enquête le 16 mai 2026.

Les investigations menées ont permis de démanteler un vaste réseau criminel de trafic et traite d’êtres humains agissant sous le couvert d’activités dites de marketing de réseau au nom des structures QNET, IGNITE et UNIMEC. Les recherches ont également abouti à l’interpellation de 13 individus dont 06 coordonnateurs de premier plan au Cameroun et 07 représentants actifs ou intermédiaires. Elle a aussi permis de d’identifier plus de 600 victimes enrôlées et plusieurs maisons servant de base logistique et d’hébergement dans les villes de Douala, Bafoussam, Ebolowa, Kye-Ossi, Bertoua, Ngaoundéré, Maroua, Garoua et Yaoundé.

D’après le Colonel Atangana Fiacre Kisito, Directeur Central de la Coordination Adjoint (DCC-A) et Directeur de l’Emploi et des Structures (DES), les suspects, dont les commanditaires sont basés en Malaisie avec des ramifications actives en Afrique de l’Ouest et Centrale, ont pour cible principale les jeunes en situation de précarité, les chercheurs d’emploi, les étudiants et les candidats à l’émigration. Ils ont ainsi pour mode opératoire d’attirer leurs victimes par des offres d’emploi ou des formations à l’étranger, des promesses de rendement élevé, de garanties sans risque et des recrutements agressifs ou sous pression.

Une fois recrutées, ces victimes sont soumises au paiement de frais élevés, regroupées qu’elles sont dans des concessions transformées en dortoirs collectifs où elles subissent un encadrement coercitif et une pression constante. Certaines victimes de la partie méridionale du pays sont transférées via Garoua vers le Nigeria tandis que les étrangers notamment des Tchadiens sont introduits dans les réseaux locaux à Yaoundé aux quartiers Awae, Tam-Tam, Mvan et Nkozoa.

Face à l’ampleur de ce phénomène, le Directeur Central de la Coordination Adjoint (DCC-A) a invité les populations à plus de vigilance et surtout à ne pas se laisser convaincre par des vendeurs d’illusions, des offres séduisantes d’entreprises en ligne ou des propositions alléchantes formulées par des proches.

L’enquête ouverte se poursuit à la recherche active de deux individus formellement identifiés et localisés en République Démocratique du Congo et en République Centrafricaine. Les mis en cause seront dans les prochains jours présentés par devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Yaoundé.

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Travaux Route Akom II-Ebolowa : Démarrage Officiel

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Travaux Route Akom II-Ebolowa : Démarrage Officiel
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Après la signature de l’accord de financement, le Ministre des Travaux Publics, maître d’ouvrage du projet, a invité l’entreprise ICM à démarrer ses prestations, à travers un Ordre de service de démarrage des travaux. Au 23 juin 2026, les premiers engins de l’entreprise ont été déployés pour des travaux de nettoyage et de maintien de la circulation.

Les premiers engins de l’entreprise ICM ont été déployés ce 23 juin 2026 sur le tronçon Akom II – Ebolowa, dans le but d’assurer les travaux de maintien de la circulation, conformément au chronogramme adressé par l’entreprise au Maître d’ouvrage. Pour assurer ce premier déploiement, les équipes de l’entreprise ICM ont mobilisé une première batterie d’engins comprenant 02 niveleuses, 02 compacteurs, 01 Bull D7, 01 pelle excavatrice, 01 chargeur à pneus, 03 camions bennes et 01 camion à gasoil.

Cette mobilisation va s’intensifier, de même que celle des équipes de l’entreprise et de la Mission de contrôle. Les équipes du Maître d’ouvrage ont par ailleurs, en date du 22 juin 2026, invité l’entreprise à transmettre son planning détaillé de démarrage des travaux, sans délai.

Rappelons que le gouvernement camerounais a procédé, le 15 mai 2026 à Yaoundé, à la signature d’un accord de prêt garanti d’un montant de 130,4 milliards de FCFA pour le financement du projet de construction de la route Ebolowa–Akom II–Kribi. En effet, ce projet, fruit d’une coopération entre le Cameroun, l’Italie et la Grande-Bretagne, s’inscrit dans la politique de développement des infrastructures impulsée par Paul Biya.

Selon les autorités, cette route permettra de dynamiser les échanges économiques vers le complexe industrialo-portuaire de Kribi, tout en améliorant la connectivité sous-régionale. Le corridor facilitera notamment les échanges entre le Cameroun et plusieurs pays voisins, dont le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad via le Port de Kribi.

Le projet devrait également contribuer au désenclavement des bassins de production agropastoraux de la région du Sud, se félicite le ministre d’Etat, Jacques Fame Ndongo, présent à la cérémonie de signature.

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Barça prêt pour une offensive XXL

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Barça prêt pour une offensive XXL
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Le feuilleton Julian Alvarez prend une tournure spectaculaire. Alors que le FC Barcelone suivait avec attention l’évolution du dossier depuis plusieurs semaines, le club catalan a reçu un soutien de poids : celui du principal intéressé.

Hier soir, l’attaquant argentin a publiquement affiché son désir de quitter l’Atlético de Madrid afin de rejoindre le FC Barcelone, un club qu’il considère comme sa destination de rêve. Une sortie médiatique qui a provoqué une vive irritation du côté des Colchoneros, où l’on digère difficilement cette prise de position.

Selon plusieurs sources espagnoles, les dirigeants madrilènes envisageraient même de porter plainte contre le Barça, qu’ils soupçonnent d’avoir entretenu des contacts avec le joueur sans leur accord. Une menace qui ne semble toutefois pas refroidir les ardeurs des Blaugranas.

D’après Marca, le FC Barcelone, après avoir déjà transmis une première offre estimée à 100 millions d’euros, prépare désormais une nouvelle proposition revue à la hausse. Celle-ci pourrait atteindre jusqu’à 120 millions d’euros, sans toutefois franchir ce seuil. La direction catalane refuse en effet de s’aligner sur les 150 millions d’euros qu’aurait proposés le Real Madrid ces derniers jours.

De son côté, Sport assure qu’une offre avoisinant les 130 millions d’euros est actuellement à l’étude dans les bureaux du Camp Nou. Une somme considérable, mais qui pourrait malgré tout s’avérer insuffisante pour convaincre l’Atlético de Madrid de céder son attaquant vedette.

Entre la volonté affichée du joueur, la fermeté des dirigeants madrilènes et la détermination du Barça à conclure l’opération, le dossier Julian Alvarez s’annonce comme l’un des plus explosifs du mercato estival. Une chose est certaine : malgré les tensions grandissantes entre les deux clubs, les Catalans ne comptent pas abandonner leur cible prioritaire.

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