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L’Assemblée nationale adopte deux projets de loi clés pour la décentralisation et la modernisation de l’administration au Cameroun

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L’Assemblée nationale adopte deux projets de loi clés pour la décentralisation et la modernisation de l’administration au Cameroun
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L’Assemblée nationale du Cameroun a adopté jeudi 28 novembre 2024 deux projets de loi essentiels qui visent à façonner la gouvernance locale et les systèmes administratifs.

Les projets de loi, débattus et adoptés lors d’une séance plénière au Palais des congrès de Yaoundé, abordent des questions clés de la fiscalité locale et de l’organisation du système d’enregistrement de l’état civil au Cameroun.

Les projets de loi ont été défendus par les ministères des Finances ainsi que de la Décentralisation et du Développement local.

Réforme de la fiscalité locale

Le premier projet de loi, le projet de loi n° 2064/PJL/AN, vise à réformer le cadre de la fiscalité locale du Cameroun.

Présenté dans le cadre d’efforts plus larges de décentralisation, le projet de loi vise à renforcer l’autonomie financière des collectivités locales en restructurant les mécanismes de génération et de distribution des recettes. Ce projet de loi a été défendu par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze.

Parmi les principales dispositions du projet de loi figure l’harmonisation des taux d’imposition. Ce texte établit des taux standardisés pour les taxes locales dans toutes les communes afin d’éliminer les écarts qui entravent un développement équitable.

Recouvrement numérique des impôts : introduit des outils numériques pour rationaliser les processus de recouvrement des impôts, réduire les fuites et améliorer la responsabilité.

Redistribution des recettes : garantit qu’une part importante des recettes fiscales soit allouée à des projets de développement local, favorisant ainsi la croissance socio-économique au niveau local.

Au cours de la plénière, l’honorable Ndongo Eteme Edgard, rapporteur général de la commission des finances et du budget, a présenté un rapport détaillé soulignant les avantages attendus de la réforme.

Les députés ont exprimé des inquiétudes quant à la capacité des municipalités à gérer efficacement les ressources financières accrues, auxquelles le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a répondu en mettant l’accent sur les programmes de renforcement des capacités en cours pour les autorités locales.

Réorganisation de l’enregistrement de l’état civil

Le deuxième projet de loi, le projet de loi n° 2063/PJL/AN, porte sur la réorganisation du système d’enregistrement de l’état civil.

La réforme est essentielle pour remédier aux inefficacités et aux inexactitudes qui ont affecté l’enregistrement des naissances, des mariages et des décès au Cameroun.

Ce projet de loi a été défendu par le ministre de la Décentralisation et du Développement local, Georges Elanga Obam. Les points forts du projet de loi sont les suivants :

Gestion centralisée des données : création d’une base de données nationale pour les actes d’état civil, permettant des mises à jour en temps réel et un meilleur accès pour les citoyens.

Numérisation des services : introduction de l’enregistrement électronique pour réduire les délais et éliminer les pratiques frauduleuses.

Amélioration de l’accessibilité : décentralisation des services d’enregistrement pour garantir que les citoyens des zones reculées puissent y accéder facilement.

L’honorable Ghimbop Joséphine Simo, rapporteur de la Commission des lois constitutionnelles, a souligné l’importance du projet de loi pour moderniser la gestion de l’état civil, un élément clé de la planification et de la gouvernance nationales.

Les députés ont exprimé des inquiétudes quant à la sécurité des archives numériques et à l’infrastructure nécessaire à la mise en œuvre des réformes.

Le ministre de la Décentralisation, Georges Elanga Obam, les a assurés que des investissements importants dans les infrastructures numériques et la cybersécurité étaient en cours.

Débat et adoption

La séance, présidée par l’honorable Kombo Gberi, vice-président de l’Assemblée nationale, a été le théâtre de discussions animées, les députés ayant demandé des éclaircissements sur les stratégies de mise en œuvre des deux projets de loi.

Les questions allaient du calendrier des projets de numérisation aux mesures garantissant une application équitable des nouvelles lois dans les zones rurales et urbaines.

Après des délibérations et des éclaircissements approfondis, les deux projets de loi ont été adoptés par l’Assemblée, marquant ainsi une avancée législative importante.

Ces réformes devraient renforcer la gouvernance locale grâce à une plus grande indépendance financière.

Elles moderniseront également la gestion de l’état civil pour une meilleure prestation de services et amélioreront la transparence et l’efficacité de l’administration publique.

Les projets de loi seront désormais envoyés au Sénat, où les législateurs devraient les examiner plus en détail avant leur adoption ou leur demande de révision.

Une fois adoptés à la Chambre haute, le président de la République les promulguera en loi.

Une fois cela fait, l’accent sera mis sur la phase de mise en œuvre, où les parties prenantes travailleront à traduire l’intention du législateur en résultats tangibles pour les citoyens du Cameroun.

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L’OAPI déboute l’AFP de son opposition contre la marque « AFO + Logo » du journaliste camerounais Alain Foka

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L’OAPI déboute l’AFP de son opposition contre la marque « AFO + Logo » du journaliste camerounais Alain Foka
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(Investir au Cameroun) – L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) a rejeté l’opposition de l’Agence France-Presse (AFP) contre la demande d’enregistrement de la marque « AFO + Logo » déposée par le journaliste camerounais Alain Gueo Foka. Dans sa décision n° 2059 du 19 mai 2026, l’office estime que les deux signes peuvent coexister sans risque de confusion.

La décision concerne la demande n° 32024002148, déposée le 19 juin 2024 dans les classes 35, 38 et 41, couvrant notamment la publicité, la gestion commerciale, les télécommunications, la formation, le divertissement et les activités culturelles.

Publiée le 27 septembre 2024 dans le Bulletin officiel de la propriété industrielle, la demande a fait l’objet d’une opposition de l’AFP le 9 décembre suivant. L’agence invoquait sa marque antérieure « AFP + Logo » n° 122013, déposée le 10 décembre 2020 dans les classes 9, 16, 35, 38 et 41.

L’AFP était représentée par le cabinet Alphinoor & Co, sans mention des avocats intervenus individuellement. Alain Foka était assisté par Me Christian Dudieu Djomga, du cabinet Dudieu Avocats, et Me Nicole Mbella Gom.

L’AFP invoquait la proximité des services et des signes

L’AFP soutenait que les deux marques couvraient des services identiques ou similaires dans la communication, les télécommunications, la publicité, l’éducation, la formation, la gestion commerciale et le divertissement. Elle estimait aussi que les signes AFP et AFO présentaient des ressemblances visuelles, phonétiques et conceptuelles susceptibles d’induire le public en erreur.

L’agence mettait en avant les lettres communes « A » et « F », des majuscules stylisées et une construction graphique comparable. Elle a également indiqué que le directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle en France avait rejeté une demande d’enregistrement de « AFO + Logo » dans une procédure opposant les mêmes parties. La référence, le contenu et la portée de cette décision française ne figurent toutefois pas dans les pièces consultées.

Me Christian Dudieu Djomga et Me Nicole Mbella Gom ont soutenu que la marque AFO renvoyait au nom d’Alain Foka et à ses activités médiatiques.« Ces marques constituent la reprise, de bonne foi et sans intention de créer une association avec l’opposante, des initiales et du patronyme de Monsieur Alain Foka, personnalité identifiée et célèbre du paysage audiovisuel des États membres de l’Organisation », affirment-ils dans un communiqué.

Les conseils ont ajouté que « AFO + Logo » associe des lettres stylisées à un élément figuratif propre et ne partage avec AFP que ses deux premières lettres. Sur les plans phonétique et conceptuel, AFO renverrait à Alain Foka et à ses activités médiatiques, AFP à une agence internationale de presse.« Ces deux signes véhiculent donc des évocations conceptuelles distinctes, ce qui réduit d’autant le risque d’association dans l’esprit du consommateur moyen », soutiennent-ils.

Ils avaient aussi contesté la recevabilité de l’opposition, estimant que les marques citées dans leur communiqué avaient déjà été enregistrées et que le directeur général de l’OAPI n’était plus compétent. Cet argument n’a pas été retenu.

L’OAPI écarte le risque de confusion

L’OAPI considère que, sur le plan conceptuel, AFP renvoie à l’Agence France-Presse, tandis qu’AFO désigne une plateforme numérique consacrée à la documentation et à l’actualité africaines. Elle relève que le consommateur des services concernés fera preuve d’« une attention élevée ».

Pour l’office,« les ressemblances autour des lettres “A” et “F” ne sauraient créer un risque de confusion ». Il en conclut que« les marques peuvent coexister sans risque de confusion dans l’espace OAPI ».

La décision distingue néanmoins la recevabilité de la procédure de son examen au fond. Son article premier indique que l’opposition est « reçue en la forme », tandis que l’article 2 la rejette au fond. L’OAPI ne s’est donc ni déclarée incompétente ni fondée sur une irrégularité formelle : elle a comparé les services et les signes avant d’écarter le risque de confusion.

La décision porte uniquement sur « AFO + Logo » et la demande n° 32024002148. Elle ne permet pas d’étendre automatiquement cette conclusion aux autres marques citées par les conseils d’Alain Foka, notamment « AFO Media », qui peuvent relever de procédures distinctes.

Le communiqué de Dudieu Avocats présente par ailleurs Alain Foka comme un ancien employé de l’AFP. Cette affirmation ne figure pas dans la décision de l’OAPI et n’est étayée par aucune pièce communiquée. Les informations publiques disponibles documentent surtout sa longue carrière à Radio France internationale, quittée en 2023. Une ancienne relation de travail avec l’AFP ne peut donc être tenue pour établie sur cette seule base.

Un enjeu commercial, mais un recours reste possible

La décision présente aussi un enjeu commercial pour AFO. Les classes concernées couvrent plusieurs revenus potentiels d’un média numérique : publicité, services numériques, télécommunications, contenus, formation, divertissement et activités culturelles.

Le rejet de l’opposition réduit, à ce stade, le risque d’un changement contraint de marque dans les États membres de l’OAPI. Il ne signifie toutefois pas que le contentieux est définitivement clos ni que toutes les formalités d’enregistrement sont achevées.

L’article 3 accorde à l’AFP un délai de 60 jours à compter de la notification pour saisir la Commission supérieure de recours de l’OAPI. La date de notification n’apparaissant pas dans les documents consultés, il n’est pas possible d’établir si ce délai a expiré ni si l’agence a introduit un recours.

Approchés, Me Christian Dudieu Djomga et Me Nicole Mbella Gom ont indiqué qu’ils ne souhaitaient pas commenter davantage l’affaire tant qu’elle restait susceptible de contestation. La position de l’AFP sur la décision et sur un éventuel recours n’a pas été communiquée.

Baudouin Enama

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Hugo Broos justifie son départ de l’Afrique du Sud !

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Après cinq années à la tête de la sélection sud-africaine, Hugo Broos a décidé de mettre un terme à son mandat. Le technicien belge justifie […]

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