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Le président Biya a lancé une pétition pour mettre fin à la torture, entre autres violations au Cameroun

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Le président Biya a lancé une pétition pour mettre fin à la torture, entre autres violations au Cameroun
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Quelque 51 Camerounais, dont des avocats, des hommes politiques, des représentants de la société civile et des chefs religieux, ont adressé une pétition au président camerounais Paul Biya pour qu'il mette fin à la torture, entre autres violations des droits humains dans le pays.

Dans une lettre ouverte au Président, ils ont demandé à Paul Biya de prendre toutes les mesures pour mettre effectivement un terme aux actes de torture et aux graves violations des droits humains. Ces actes de torture et violations des droits humains sont récurrents auprès des journalistes et des femmes.

Citant la Constitution, ils ont déclaré au président Paul Biya que les forces de sécurité censées protéger étaient les auteurs des crimes.

La plupart des atrocités sont commises dans les régions anglophones du Cameroun secouées par un conflit armé et dans la région de l'Extrême-Nord, où se déroule une guerre contre l'insurrection de Boko Haram.

Violations des droits de l'homme

Les citoyens concernés ont évoqué, entre autres, les cas du musicien populaire Longue Longue, de Tiktoker Junior Ngumbe, l'assassinat des journalistes Martinez Zogo et Samuel Wazizi, ainsi que l'assassinat de femmes et d'enfants dans la région de l'Extrême-Nord et du Nord-Ouest. Tous commis par les forces de sécurité.

« Nous, citoyens camerounais, engagés au respect strict et systématique des droits de l'homme et de la citoyenneté camerounaise, vous écrivons, compte tenu de la gravité, de la recrudescence et de la récurrence des actes de torture, des arrestations et détentions arbitraires, des disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires. dans notre société. » Ils ont dit.

« Nous vous écrivons en tant que citoyens camerounais pour vous demander de prendre sans délai toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme immédiat aux graves violations des droits de l'homme dans notre pays. Malgré le cadre juridique solide mentionné ci-dessus aux niveaux national, continental et international, c’est avec une profonde inquiétude que nous vous écrivons. Le fait est que dans le système d’ordre public camerounais, répandu dans presque toutes ses institutions, les violations suivantes sont systémiques et récurrentes avec peu ou pas de recours pour les citoyens », ont-ils ajouté.

Punir les auteurs

Le groupe exhorte également le président Paul Biya à punir les agents de sécurité ayant commis cet acte.

« Le recours à la torture est récurrent et omniprésent, qu'il s'agisse de la police camerounaise, des gendarmes, de l'armée, de la brigade d'intervention rapide ou d'autres forces. Au fil des décennies et à travers l’espace géographique du pays, de multiples cas de torture sont enregistrés chaque année au Cameroun. » Le communiqué ajoute que « l’utilisation répétée de techniques de torture similaires au fil des années, dans de multiples institutions et dans diverses régions du pays suggère que, de manière formelle ou informelle, ces techniques de torture sont enseignées, acceptées et transmises. » aux soldats et policiers en service.

Que peut-on faire ?

Ce groupe de Camerounais affirme que le président Biya devrait mettre fin aux pratiques de torture, libérer les personnes illégalement détenues, mettre fin à la violence contre les femmes et consacrer des ressources budgétaires 2025 à la mise en œuvre de tout cela.

« Le Cameroun est violé dans son âme même en tant que nation à chaque fois qu'une nouvelle vidéo ou un nouveau cas de torture, de traitement inhumain ou d'exécution extrajudiciaire se produit. L’injustice est faite aux victimes individuelles du crime, mais elle est également faite à notre pays en tant que nation. Vous devez mettre fin immédiatement à ces pratiques. A cet égard, en tant que citoyens, nous exercerons tous les pouvoirs et droits qui nous sont accordés par la Constitution du Cameroun et notre cadre juridique national pour garantir l'obtention de résultats le plus rapidement possible dans ce domaine. Ils ont dit.

Le Cameroun comparaîtra devant le Comité des Nations Unies contre la torture

Cette pétition intervient au moment où le Cameroun doit comparaître devant le comité de l'ONU contre la torture à Genève, en Suisse, les 13 et 14 novembre.

Au cours de la session de la troisième journée, 10 experts internationaux indépendants sur la manière dont ils mettent en œuvre la Convention examineront la manière dont le Cameroun respecte la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Récemment, la Commission camerounaise des droits de l'homme a déclaré avoir transmis un rapport au comité contre la torture. Il a également demandé au ministère de la Défense d'accélérer l'enquête au cours de laquelle des éléments de sécurité ont été vus sur une vidéo en train de torturer gravement la musicienne populaire Longue Longue.

Le pays a un mauvais bilan en matière de droits de l'homme, selon l'Organisation internationale des droits de l'homme.

Mimi Méfo Infos

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Capacités productrices en Afrique : Les pays de la CEMAC mal classés par les Nations-Unies

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Capacités productrices en Afrique : Les pays de la CEMAC mal classés par les Nations-Unies
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ONU Commerce et Développement s’appuie sur 43 indicateurs pour mesurer le potentiel productif réel et structurel de 195 économies durant la période 2000-2024.

Selon un classement publié le 14 septembre 2026 par ONU Commerce et Développement (anciennement Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement/CNUCED), les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) se portent mal dans le classement des pays africains disposant des meilleures capacités productives.

Les capacités productives sont les ressources, les compétences et les connexions qui permettent à une économie de produire des biens et des services, ONU Commerce et Développement s’appuie sur 43 indicateurs pour mesurer le potentiel productif réel et structurel de 195 économies durant la période 2000-2024.

Ces indicateurs sont regroupés en huit dimensions de la capacité productive : capital humain, capital naturel, énergie, transport, technologies de l’information et de la communication (TIC), institutions, développement du secteur privé et transformation structurelle.

Ainsi, sur les 54 Etats africains classés, le Cameroun arrive à la 35ème place, le Gabon (20ème ), la République centrafricaine (52ème ), le Tchad (51ème ), le Congo (32ème ) et le Guinée équatoriale (29ème ).

Selon le classement, dans l’ensemble, les pays africains affichent des capacités productives modestes, malgré des ressources naturelles abondantes. Quatre pays du continent seulement ont obtenu des scores supérieurs à 50 points (Maurice, Seychelles, Afrique du Sud et Cap-Vert). À l’échelle mondiale, le Danemark occupe le 1er rang avec un score global de 70,9 points, devant les États-Unis, l’Australie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

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Football : Jean Manga Onguene est mort

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Football : Jean Manga Onguene est mort
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L’ancien international camerounais s’est éteint en France à l’âge de 80 ans.

L’ancien international camerounais de football Jean Manga Onguene est mort lundi 6 octobre 2016 en France à l’âge de 80 ans des suites de maladie. Le choc est immense pour plusieurs générations de footballeurs.

«C’est un monument du football camerounais qui s’en va. Personne ne peut rester insensible à sa disparition mais Dieu lui a donné la grâce de préparer son départ car, bien peu de personnes ont cette chance. Il y a trois mois (le 12 juin 2026 Ndlr), il a organisé une grande fête chez lui pour célébrer ses 80 ans, entouré de tous ses amis, avec une messe et une soirée que je n’oublierai jamais» se rappelle l’ancien joueur, Michel Kaham dans les colonnes du journal Cameroon Tribune

Le nom de Jean Manga Onguene est éternellement associé à celui du Canon de Yaoundé et à l’âge d’or du football camerounais. Selon la légende, ce sont les recruteurs du club de Nkolndongo qui le recrutent d’ailleurs, pour son premier match officiel en 1966, il inscrit 5 buts face au Caïman de Douala (7-1) qui en passant n’avait pas voulu de lui en raison de son physique jugé frêle.

Dans le Canon de Yaoundé, Jean Manga Onguene va même arborer le brassard de capitaine du club entre 1976 et 1979 et sera sacré meilleur buteur du championnat à plusieurs reprises. 1980 sera son année avec une troisième Coupe des clubs champions et ce doublé inscrit au match retour contre l’AS Bilima à Kinshasa (3-0) après le nul (2-2) de l’aller.

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CAN 2025 : Fin de prolongation de la finale ce jour, mais sans décision

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CAN 2025 : Fin de prolongation de la finale ce jour, mais sans décision
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Qui est le vainqueur final de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025) ? La réponse sera connue ce jour. Une audience du Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne se tient ce jour sur le sujet. La formation arbitrale qui tranchera sur cette affaire est composée du Français Gérard Simon (président), de l’Italien Luigi Fumagalli et de l’Allemand Ulrich Haas. Tous les trois professeurs d’universités. Ils auront la charge de départager le Sénégal et le Maroc, en conflit sur le vainqueur de la dernière édition de la CAN jouée au Maroc. « L’audience débutera à 9h30 et devrait se terminer dans l’après-midi», avait indiqué le TAS, dans un communiqué rendu public le 30 septembre dernier. Par le même canal, la juridiction indiquait que les deux principales parties, à savoir le Sénégal et le Maroc, ont souhaité que l’audience se tienne à huis-clos.

Et selon Matthieu Reeb, le directeur général du TAS, « l’audience a commencé avec les représentants de toutes les parties, le Sénégal, le Maroc et la CAF. Toutes les parties sont représentées par des avocats. Nous avons un horaire qui est assez strict, qui a été décidé avec l’accord des parties elles-mêmes. La journée d’audience devrait nous emmener jusqu’à 15h, 15h30 ou 16h. Je ne pense pas que l’on aille au-delà de 16h ». Ce, peu après le début de l’audience. Mais la sentence ne sera pas connue aujourd’hui, a d’office indiqué le TAS. « Je sais bien que l’attente des supporters marocains et sénégalais ainsi que celle de tous les fans africains est très longue. Nous avons établi le calendrier pour la procédure avec l’accord de toutes les parties impliquées», a rappelé le DG du TAS à la presse qui a effectué le déplacement de Lausanne.

Articles 82 et 84, contre coup de sifflet final

Si le Sénégal a gagné sur le terrain, le Maroc ne l’entend pas de cette oreille. En faisant appel du verdict sur le terrain en faveur du Sénégal, le pays organisateur évoque la sortie des joueurs sénégalais de l’aire de jeu, suite à un pénalty sifflé en fin de partie par l’arbitre, en faveur du Maroc. Ce que l’équipe sénégalaise avait contestée de façon virulente, et sur incitation de leur sélectionneur Pape Thiaw, les joueurs ont quitté l’aire de jeu. Il aura fallu des négociations pour ramener l’adversaire sur l’aire de jeu, pour terminer la partie. Le gardien des Lions de la Téranga stoppera le penalty marocain. Et dans la suite du jeu, le destin du match penchera pour le Sénégal grâce à un but de Pape Gueye aux prolongations. Sauf que quelques mois plus tard, notamment le 17 mars 2026, le jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a déclaré que le Sénégal avait perdu cette finale sur tapis vert, pour avoir déserté l’aire de jeu sans l’autorisation de l’arbitre. S’appuyant sur les articles 82 et 84 du règlement. L’article 82 prévoit que « si une équipe quitte le terrain avant la fin réglementaire du match sans l’autorisation de l’arbitre, elle est considérée comme perdante.» Et l’article 84 prévoit que « l’équipe qui enfreint l’article 82 perd le match sur le score de 3-0 et est exclue de la compétition». La fédération sénégalaise a saisi le TAS pour sauver sa CAN. Relevant que l’arbitre, maître du jeu, avait autorisé le Sénégal à reprendre la partie. Du coup, le coup de sifflet final invalidait en principe les articles évoqués par le jury d’appel de la CAF.

Cette crise continue de secouer le monde du football africain. L’issue de cette crise est fortement attendue, et les positions très souvent tranchées. « Nous, le TAS, sommes là pour essayer de résoudre ce litige qui dure depuis plusieurs mois. Notre objectif est de rendre une décision le plus vite possible après l’audience », a assuré le directeur général du TAS.

Pour mieux comprendre le sujet

CAN 2025: Une finale dans le chaos

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