Actualités locales
Société Générale, l’État du Cameroun et l’assureur Allianz perdent près de 5 milliards de FCFA dans la faillite de YUP

(Investir au Cameroun) – Selon l’avis de clôture de la liquidation de la société YUP Cameroun, révélée par le confidentielAfrica Intelligence, les actionnaires de cette filiale du groupe bancaire Société Générale (SG) dédiée aux paiements par mobile ont perdu près de 8 millions de dollars (environ 4,8 milliards de FCFA), au moment de la cessation d’activité de cette entreprise en 2022. Parmi ces actionnaires, l’on retrouve le banquier Société Générale Cameroun, qui contrôlait plus de 80% de sa filiale, l’État du Cameroun et l’assureur Allianz Cameroun, dont les participations dans le tour de table de YUP Cameroun ne sont pas révélées.
L’on se souvient que c’est dans un message adressé à l’ensemble de ses collaborateurs le 1ᵉʳ mars 2022, que Nicolas Pichou, le directeur général de Société Générale Cameroun, avait officiellement annoncé la fin de l’aventure YUP, lancée à partir de 2017 dans sept pays africains par le groupe bancaire Société Générale. Il s’agit de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Guinée, du Ghana et de Madagascar. «(…) Malgré tous les efforts consentis par les équipes YUP, dans les sept géographies concernées, dont le Cameroun, pour développer nos parts de marchés et améliorer l’expérience, le service n’a pas réussi à créer un modèle viable et les perspectives de marché ne nous permettent pas d’envisager son maintien», avait annoncé le DG de SG Cameroun.
Après cette sortie du DG de SG Cameroun, YUP s’était donné un délai de trois mois pour rembourser les dépôts des clients, à compter du 15 mars 2022. Au sortir d’une assemblée générale extraordinaire des actionnaires, tenue le 29 décembre 2023 à Douala, l’entreprise a été mise en liquidation. Manfred Penda, expert financier assermenté près les cours d’appel du Littoral et de l’Adamaoua, sera désigné liquidateur.
96% des comptes non utilisés
C’est que, malgré tous les moyens déployés pendant ses cinq années d’activités, pour capter des parts du marché pourtant très dynamique du mobile money au Cameroun et dans les six autres pays sus-mentionnés, l’offre YUP s’est avérée non rentable, selon le propre aveu du groupe Société Générale. Au Cameroun, la difficulté pour YUP à se frayer un chemin sur le marché est certainement lié à la suprématie incontestée des deux principaux opérateurs de mobile du pays sur ce marché, à savoir MTN et Orange. En effet, arrivés sur le marché pratiquement 10 ans avant YUP, grâce à leurs offres Orange Money et MTN Mobile Money, ces opérateurs ont effectué un maillage du territoire, qui laisse aujourd’hui peu de place aux nouveaux arrivants.
Selon le rapport de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) sur les services de paiement dans la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale) en 2022, au moment de mettre la clé sous le paillasson en mars 2022, YUP Cameroun avait réussi à aguicher 689 071 clients, qui avaient effectivement ouvert des comptes mobile money pour leurs transactions. Ce chiffre apparaît bien résiduel, comparé aux plus de 21 millions de comptes officiellement recensés dans le pays en 2022. Ce chiffre apparaît bien résiduel, comparé aux plus de 21 millions de comptes officiellement recensés dans le pays en 2022. Mieux, au moment de la cessation de ses activités, révèle le rapport de la BEAC, seulement 22 332 comptes ouverts chez YUP Cameroun étaient actifs, représentant 3,35% du global. Ce qui signifie que 666 739 comptes du réseau YUP Cameroun, soit plus de 96% du total, n’étaient pratiquement pas utilisés, malgré ce qui peut être perçu comme une ruée des clients vers cette offre dès son lancement.
Pendant ce temps, Orange et MTN poursuivent leur chevauchée sur le marché, en revendiquant chacun le leadership. En effet, alors qu’Orange Cameroun revendique 70% de parts de marché du mobile money en 2021, avec 10 millions de comptes dans le pays et plus de 100 000 partenaires commerciaux, MTN affirme faire mieux. «Je crois pouvoir dire, par ailleurs, que nous sommes également passés leader du marché des services financiers mobiles, puisque notre filiale Mobile Money Corporation dispose désormais de la base d’utilisateurs actifs de mobile money la plus large du pays», rétorque Mitwa Ng’ambi, la DG de MTN Cameroun, dans une interview début 2023.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
| 15-03-2022 - Après l’arrêt de Yup, Société Générale Cameroun se donne trois mois pour rembourser les dépôts des clients |
17-11-2023- Mobile Money : au moment de l’arrêt des activités de YUP Cameroun en 2022, plus de 96% des comptes étaient inactifs
Actualités locales
Eto’o tue et brise les talents. Le brassard instable de capitaine en est la preuve

Le brassard de capitaine des Lions Indomptables fait l’objet d’une vive controverse au Cameroun. Dans une tribune intitulée « La désacralisation du brassard des Lions Indomptables par Samuel Eto’o Fils », l’ancien journaliste sportif Jean-Claude Mbede Fouda livre une critique sévère de la gestion du leadership au sein de la sélection nationale depuis l’arrivée de Samuel Eto’o à la présidence de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).
Pour l’auteur, le brassard n’a jamais été un simple accessoire porté par les joueurs. Il représente, dans l’histoire du football camerounais, un symbole d’autorité et de responsabilité associé à plusieurs grandes figures des Lions Indomptables, parmi lesquelles Stephen Tataw, Rigobert Song, Thomas Nkono, Joseph-Antoine Bell ou encore Jacques Songo’o.
Jean-Claude Mbede Fouda estime que cette dimension symbolique aurait progressivement perdu de son importance. Il s’appuie notamment sur la succession de joueurs ayant porté le brassard ces dernières années, citant Vincent Aboubakar, André-Frank Zambo Anguissa, Devis Epassy et Nouhou Tolo.
Cette rotation constitue, selon lui, le signe d’une absence de leadership durable au sein de l’équipe nationale. Il s’interroge notamment sur la pertinence d’une équipe de haut niveau qui change régulièrement de capitaine.
L’ancien journaliste va beaucoup plus loin et attribue cette situation à Samuel Eto’o. Selon lui, le président de la Fecafoot chercherait à empêcher l’émergence d’une figure suffisamment forte pour exercer une autorité durable dans le vestiaire.
Lire la tribune de Jean-Claude Mbede Fouda :
« La désacralisation du brassard des Lions Indomptables par Samuel Eto’o Fils
Au Cameroun, le brassard de capitaine de l’équipe nationale de football n’a jamais été un simple morceau de tissu élastique glissé autour du bras. C’était une relique, une couronne, un symbole d’autorité sacrée.
On se souvient avec émotion de ces figures tutélaires qui portaient ce poids avec une dignité presque royale : Stephen Tataw, Rigobert Song, Émile Mbouh, Thomas Nkono, Joseph-Antoine Bell, Jacques Songo’o…
À cette époque bénie, même un enfant à la maternelle pouvait vous réciter sans hésiter le nom du capitaine des Lions Indomptables. Le pays avait des repères, et ces repères avaient un visage.
Aujourd’hui, ce mythe est mort, assassiné sur l’autel d’un ego surdimensionné.
Depuis qu’il est à la tête de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), Samuel Eto’o Fils mène une guerre psychologique sous-jacente contre la notion même de leadership au sein du vestiaire.
Regardez les faits : en l’espace de quelques années, le brassard est devenu une patate chaude qu’on se passe de main en main, de match en match. Vincent Aboubakar, André-Frank Zambo Anguissa, Devis Epassy, Nouhou Tolo… et demain, sans doute un anonyme propulsé là non par hasard, mais par le désir ardent de ne pas créer de grand capitaine, capable de porter ce titre.
Le premier péché capital aujourd’hui de l’équipe nationale du Cameroun, c’est d’être talentueux et acclamé. Ce privilège est une exclusivité du président de la fédération.
Quelle est donc cette équipe nationale de haut niveau qui change de capitaine à chaque rassemblement ?
La vérité est aussi claire qu’amère : Samuel Eto’o ne veut pas d’un capitaine. Il veut une marionnette. Il ne veut pas qu’une star émerge à côté de lui, même plusieurs années après sa retraite sportive.
Nouhou Tolo était le chouchou du public et du sélectionneur David Pagou lors de la dernière CAN ? Il ne doit y avoir qu’une seule légende, un seul soleil autour duquel tout le système solaire du football camerounais doit tourner. Comment ose-t-il ? C’est de l’indiscipline aggravée. Il est écarté.
André Onana joue à Manchester United ? Il est trop zélé. Comment se fait-il qu’il se fasse acclamer par la foule en Ouganda ? La seule légende de toute l’Afrique, c’est Eto’o.
Carlos Baleba est annoncé partout pour 100 millions d’euros ? C’est un blasphème : il a pris la grosse tête. Il fait la concurrence à Eto’o. Il faut l’écarter.
Eto’o tue et brise les talents. Le brassard instable de capitaine en est la preuve. Il agit comme s’il avait lui-même importé le football en Afrique, ne tolère aucun ombrage.
Pour régner sans partage, il lui faut étouffer les talents, banaliser les cadres et détruire les symboles de l’autorité sur le terrain. Aucun capitaine sous sa mandature ne semble destiné à durer ou à imprimer sa marque sur plusieurs compétitions d’affilée.
Au lieu de gouverner et de bâtir notre football, le président de la Fecafoot s’emploie à effacer les mémoires.
Et le plus tragique réside dans le spectacle de ses partisans, fiers de répéter à l’envi que tel ou tel joueur actuel « n’a rien gagné avec l’équipe nationale ». Comme si l’objectif suprême était de rabaisser cette génération pour que la précédente reste éternellement intouchable.
On refuse de voir la réalité d’un passé pourtant bien documenté : celui du joueur talentueux parmi tant d’autres de sa génération, certes, mais aussi du plus indiscipliné, souvent au centre des tempêtes et des exclusions de l’équipe nationale.
Devons-nous nous taire ? Devons-nous accepter cette dérive simplement parce que nous ne partageons pas les mêmes réseaux d’influence, la même quête d’adulation aveugle ou les mêmes compromissions ? Absolument pas. Le brassard des Lions Indomptables a une histoire, une âme, et il est du devoir de ceux qui ont suivi et chroniqué ce football de s’élever contre sa clochardisation.
L’histoire du football camerounais est plus grande que la destinée d’un seul homme, aussi prestigieuse fut sa carrière sur les terrains. Ce règne de l’égocentrisme et cette anathème jetée sur nos talents finiront par passer. La vérité prévaudra, et le brassard des Lions Indomptables retrouvera un jour la sacralité et le respect qu’il n’aurait jamais dû perdre.
Par Jean-Claude Mbede Fouda
Ancien Journaliste de Sports »
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Assurances : le Minfi avertit 20 sociétés de courtage pour manquements à la réglementation

(Investir au Cameroun) – Le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, a adressé un avertissement à 20 sociétés de courtage d’assurances et à leurs responsables pour des « manquements à la réglementation des assurances ». La sanction est contenue dans une décision signée le 19 août 2026.
Sont concernées Asscourt SA, Benew Insurance, Cauris Assurances, Elit Assurance, ET Assurances, Fusion Assurances, Horizon Assurance, Insuremed, La Courtière, Libertis Assurances, Matrix BL Assurances, Plateforme Assurances, Protecteur Fidèle Assurance, Socam Assurances, Renaissance SARL, Synopsis, Treasury Assur, Vitalis Assurances, Vitassur Assurances et Vitrine AAC.
La décision vise également les responsables de ces sociétés. Le ministère leur reproche notamment le non-respect des termes d’un communiqué du 29 mai 2026 par lequel certains dirigeants d’entreprises d’intermédiation en assurances avaient été invités à se présenter à la Direction des assurances.
Le texte du 19 août ne précise toutefois pas, société par société, les faits ayant conduit à la sanction. Il se limite à évoquer des manquements à la réglementation et le non-respect du communiqué du 29 mai.
L’avertissement n’entraîne pas le retrait de l’autorisation d’exercer. Le Code des assurances de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) prévoit plusieurs sanctions disciplinaires applicables aux courtiers en cas d’infraction à la réglementation ou de non-exécution des injonctions de l’autorité de contrôle : avertissement, blâme, suspension ou démission d’office des dirigeants responsables et retrait d’agrément. Des amendes peuvent également être prononcées dans certains cas.
Dans sa décision, le ministère des Finances prévient les sociétés concernées et leurs responsables qu’ils s’exposent à des sanctions plus sévères en cas de nouveaux manquements.
Cette mesure intervient moins de trois mois après le retrait, le 29 mai 2026, des agréments de 31 autres sociétés de courtage. Dans ce précédent dossier, 26 agréments avaient été déclarés caducs et cinq autres cas associaient, selon le ministère, caducité et détournements de primes.
Amina Malloum
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Une vidéo intime d’une lionne indomptable enflamme la toile et relance le débat sur l’homosexualité
Une vidéo intime impliquant Ngon Eton, une joueuse de l’équipe nationale féminine du Cameroun, les Lionnes Indomptables, a fuité sur les réseaux sociaux dans la nuit du 7 au 8 septembre 2026, provoquant une vive polémique nationale.
La séquence montre Ngon Eton, une internationale camerounaise récemment sacrée championne d’Afrique au Maroc en août 2026 — échangeant un baiser intime avec une autre femme dans un ascenseur.
Ce scandale éclate quelques semaines seulement après le triomphe historique de l’équipe à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine, un exploit qui avait suscité une immense liesse populaire à travers le pays.
Au Cameroun, l’homosexualité demeure pénalisée. L’article 347-1 du Code pénal punit les rapports sexuels entre personnes de même sexe de peines allant de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement.
Cette fuite médiatique réactive de vives tensions au sein de l’opinion publique camerounaise. Elle fait écho à d’autres événements récents ayant exposé la question LGBT+ au Cameroun.
Alors que certains internautes condamnent fermement le comportement de l’athlète au nom des lois et des mœurs locales, d’autres s’insurgent contre la violation de la vie privée et s’interrogent sur les répercussions de ce scandale sur la carrière de la championne d’Afrique.
«Cette Lionne peut dire adieu à la Coupe du Monde Brésil 2027», commente le journaliste camerounais Marc Chouamo. «Mon cher Marc Chouamo, dans un pays gouverné par la loi du plus fort, cette Lionne ne manquera pas la prochaine Coupe du monde si elle bénéficie de la protection des puissants. Tant que cette justice sélective persistera, la lutte contre des pratiques pourtant interdites par la loi camerounaise restera sans effet», réplique le journaliste Nana Paul Sabin.
De son côté, le magazine Cfoot, ironise l’action de la joueuse. «Oui, on te donne le café», lit-on ici. «À peine une première coupe d’Afrique et voilà le message qu’elle envoie déjà à la jeunesse ? Don comme tu es championne d’Afrique tu te crois déjà tout permis ? Qu’es qui passe même dans la tête des africaines quand elles deviennent stars ? Je ne sais pas si c’est vrai j’espère que c’est un montage où alors l’IA parce que je ne peux pas croire que à peine à peine là c’est déjà ça», commente Guy Stephane Yemga.
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