Dernières actualités
Après le 1er mai… Et maintenant ? : Et si le Cameroun faisait enfin du bonheur au travail une priorité nationale !

Le Cameroun vient une fois de plus de célébrer la Fête Internationale du Travail. Comme chaque année, le 1er mai aura été marqué par les défilés, les discours officiels, les décorations, les repas d’entreprise et les célébrations diverses organisées à travers le pays. Mais une fois les fanfares éteintes et les festivités terminées, une question essentielle demeure : que reste-t-il réellement pour les travailleurs ? Car derrière les uniformes impeccables et les sourires de circonstance, beaucoup continuent de vivre le stress ; la fatigue psychologique ; le manque de reconnaissance ; des tensions relationnelles ; parfois même une profonde démotivation.
Et pourtant, une évidence s’impose désormais partout dans le monde : aucune entreprise, aucune administration et aucune nation ne peut durablement performer sans prendre soin des femmes et des hommes qui la font vivre. Comme le rappelle Richard Branson : « Prenez soin de vos employés, ils prendront soin de votre entreprise. »
Le bien-être au travail n’est plus seulement une question sociale. Il devient un enjeu stratégique.
UNE ÉVOLUTION QUI INTERPELLE
Le Cameroun a récemment progressé dans le classement mondial du bonheur, passant de la 104ème à la 100ème place. Une progression encourageante. Mais cette avancée restera fragile tant que nos lieux de travail ne deviendront pas de véritables espaces : d’équilibre ; de respect ; d’écoute ; d’épanouissement et de dignité humaine. Car nous passons au travail une part importante de notre vie. Le travail n’est donc pas seulement un moyen de subsistance. C’est aussi un espace humain, relationnel et psychologique.
LE MANAGEMENT HUMAIN : LE TOURNANT SILENCIEUX
Longtemps perçu comme un luxe ou une idée naïve, le bonheur au travail s’impose progressivement comme une exigence moderne du management. Et certaines entreprises commencent à ouvrir la voie. Le 9 avril dernier, à l’occasion de la conférence de presse marquant les 15 ans de BGFIBank Cameroun, son Directeur Général, M. Abakal Mahamat, a pris une position particulièrement forte dans notre contexte : faire du bonheur des collaborateurs un objectif stratégique prioritaire.
Son ambition ? Créer un environnement où les employés sont heureux de venir travailler… et presque réticents à repartir. Dans un environnement professionnel encore souvent marqué par la rigidité et la contrainte, cette déclaration mérite d’être saluée. Car elle traduit une prise de conscience importante : la performance ne se décrète pas. Elle se construit. Et surtout… elle se vit.
UNE RÉALITÉ ENCORE CONTRASTÉE
Oui, certaines grandes entreprises commencent à investir dans le développement personnel ; les activités sportives ; les politiques de reconnaissance ; les espaces d’écoute ou encore le bien-être des collaborateurs. Mais dans beaucoup de PME, le bonheur au travail reste encore secondaire. Et dans l’administration publique, malgré quelques efforts, la dynamique demeure timide. Pourtant, l’enjeu est profondément national.
PEUT-ON ÊTRE HEUREUX AU TRAVAIL AU CAMEROUN ?
La question peut sembler provocatrice. Mais elle mérite d’être posée honnêtement. Entre les pressions économiques, les difficultés sociales, les rigidités hiérarchiques et parfois le manque de reconnaissance, beaucoup répondront spontanément : non. Et pourtant… La réponse est oui. Mais pas automatiquement.
Le bonheur au travail suppose une double évolution : une transformation des organisations mais aussi une évolution des mentalités individuelles. Car le bonheur au travail ne se construit pas uniquement d’en haut. Il se cultive aussi de l’intérieur.
DES LEVIERS SIMPLES EXISTENT POURTANT
Contrairement aux idées reçues, promouvoir le bonheur au travail ne nécessite pas toujours des investissements lourds. Chaque travailleur peut déjà : redonner du sens à son travail ; développer des relations positives ; prendre soin de son équilibre personnel ; exprimer ses idées et cultiver la gratitude.
Et les entreprises peuvent également : humaniser le management ; valoriser les efforts ; créer des espaces de dialogue ; intégrer la santé mentale ; renforcer le sentiment d’appartenance et donner davantage de sens au travail.
CE QUE DOIT DEVENIR LE 1ER MAI
Le 1er mai ne peut plus être uniquement un jour de célébration. Il devrait progressivement devenir : un moment national de réflexion sur la qualité humaine du travail. Un moment où chaque organisation se pose une question simple : comment améliorer concrètement la vie de celles et ceux qui y travaillent ? Car au fond, une entreprise forte est d’abord une entreprise humaine.
LE MOMENT DU CHOIX
Le Cameroun est aujourd’hui face à un choix important : continuer à considérer le bonheur au travail comme un luxe ou en faire progressivement un levier stratégique : de performance ; de stabilité sociale ; d’engagement et de développement humain ? La question concerne les entreprises, les managers, les travailleurs, les institutions et la société toute entière.
LE BONHEUR AU TRAVAIL N’EST PLUS UNE OPTION
Le bonheur au travail n’est ni une utopie, ni un privilège réservé à quelques multinationales. C’est une nécessité : économique, sociale et humaine. Et si, finalement, la vraie modernité du management camerounais commençait par une chose simple : remettre l’humain au cœur du travail ? À travers ses réflexions, ses actions et ses projets, l’Académie du Bonheur entend contribuer à faire émerger au Cameroun une véritable culture du management humain, du vivre-ensemble et du bonheur au travail.
Car nous en sommes convaincus : des travailleurs plus épanouis construisent des entreprises plus fortes… et une nation plus équilibrée. Et si le Cameroun décidait, lui aussi, de faire du bonheur au travail une priorité nationale ?
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Comment le Cameroun tente de convertir son potentiel agricole en levier d’industrialisation

L’intérêt de cet ouvrage tient d’abord à son approche historique. Les auteurs remontent aux politiques agricoles de la période postcoloniale pour montrer comment l’État a progressivement fait de l’agriculture un instrument de développement, de stabilisation sociale et de création de revenus. L’introduction rappelle que le secteur mobilise environ 70 % de la maind’œuvre active et qu’il a longtemps constitué un socle essentiel de l’économie nationale. Les cultures d’exportation — cacao, café, banane, huile de palme, coton — ont notamment participé à l’insertion du Cameroun dans les échanges internationaux.
Cette trajectoire n’est toutefois pas linéaire. À travers quatre chapitres répartis en deux grandes parties, l’ouvrage met en évidence les politiques publiques successives, leurs résultats et leurs limites. Les auteurs évoquent notamment les plans quinquennaux, les investissements publics, les Zones d’Actions Prioritaires Intégrées (ZAPI), le Programme de Développement Rural Participatif Décentralisé (PDRP) ou encore le Programme National de Développement Participatif (PNDP).
Cette rétrospective permet de mesurer la permanence d’un même enjeu : transformer les politiques agricoles en gains durables de productivité et de revenus ruraux. L’un des apports majeurs du livre réside dans l’identification des contraintes qui continuent de peser sur la compétitivité agricole. Les auteurs pointent l’insuffisance du financement, la faiblesse des infrastructures rurales, les difficultés d’accès aux marchés et aux facteurs de production, les problèmes de stockage et de transport, ainsi que les limites de la transformation locale. Ils soulignent également le déficit d’accès aux technologies de l’information et aux services permettant aux producteurs de mieux valoriser leur offre.
Le propos prend une dimension particulièrement économique lorsqu’il relie agriculture, industrialisation et souveraineté alimentaire. La production agricole ne constitue pas seulement une source d’emplois et de revenus : elle peut également réduire les importations, alimenter l’industrie agroalimentaire et élargir la base productive nationale. L’ouvrage rappelle ainsi que le développement agricole doit être pensé en articulation avec la transformation, le financement, les infrastructures et l’accès aux marchés.
La dernière partie ouvre précisément cette réflexion sur l’avenir. Les auteurs préconisent notamment davantage d’investissements, le développement des infrastructures de transformation, l’amélioration des transports et du désenclavement rural, ainsi qu’une implication accrue des collectivités territoriales. Ils insistent également sur la nécessité de sécuriser le foncier et de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement.
À travers cette lecture du Cameroun agricole, le livre pose finalement une question de politique économique : comment convertir le potentiel agricole du pays en croissance productive, en emplois et en réduction durable de la dépendance extérieure ? Son intérêt réside moins dans la célébration du potentiel agricole que dans l’examen des conditions économiques et institutionnelles nécessaires à sa transformation en véritable moteur de développement.
Fabrice BELOKO
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival

Les conditions de cette inscription dans le répertoire national ont récemment été présentées par le ministère en charge des Arts et de la culture.
Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, ministre en charge des Arts et de la culture (Minac) a récemment reçu une délégation composée de quelques autorités traditionnelles venant de la communauté Mvog Manga, basée dans les régions du Centre et du Littoral. Ces membres de l’association Anyang Mvog Manga sont allés solliciter auprès du Minac, la reconnaissance nationale de leur festival qui se prépare.
Lors de l’audience, SM Serge Amougou qui était à la tête de la délégation a indiqué que «prendre en compte notre festival, c’est considérer la culture, c’est avoir une vision très poussée de ce que nous voulons faire pour pérenniser la culture ancestrale en pratiquant les rites, us et coutumes des Ekang en général, des Beti et des Mvog Manga en particulier. Nous voulons tenir à ce qu’il n’y ait pas la disparition des pratiques ancestrales. Notre identité culturelle doit être remarquée et remarquable ».
Cette reconnaissance nationale requiert plusieurs préalables. Marie Thierry Edjoa Akoa, directeur du patrimoine culturel au Minac a expliqué qu’il est nécessaire de disposer d’un ancrage historique culturel. La deuxième condition c’est la gouvernance communautaire. Il faut donc avoir une périodicité fixe connue, un comité d’organisation traditionnel légitime reconnu, une chefferie et la participation effective de toute la communauté.
Comme troisième critère, le festival doit être un concentré de patrimoine vivant avec des rites, danses, chants et savoir-faire originel d’art oratoire, la pharmacopée, la lutte traditionnelle, les contes en langue maternelle.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement

Dans une lettre circulaire signée le 23 septembre 2026, le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba fixe désormais des obligations précises aux différents acteurs, avec pour objectif de corriger les dysfonctionnements constatés et améliorer durablement la disponibilité du gaz domestique pour les consommateurs.
Gaston Eloundou Essomba, ministre en charge de l’Eau et de l’énergie (Minee) a publié le 23 septembre 2026, une lettre-circulaire fixant les prescriptions relatives à l’approvisionnement du marché national en gaz et pétrole liquéfié (GPL). Cette note ministérielle fait suite à de nombreux dysfonctionnements qui perturbe les approvisionnements depuis plusieurs semaines.
Pour mettre un terme à ces dysfonctionnements et garantir un approvisionnement régulier du marché national en GPL et assurer la disponibilité du produit dans les points de vente, le membre du gouvernement prescrits 5 mesures.
D’abord, le strict respect par les importateurs du calendrier prévisionnel des livraisons, tel qu’arrêté par le Comité mensuel de suivi du marché du GPL. Ensuite, le membre du gouvernement prescrit le paiement effectif des factures relatives aux importations du GPL dans le strict respect des délais contractuels.
La répartition des cargaisons de GPL par la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), conformément aux parts de marché de chaque marketer et dans le respect des contrats commerciaux qui ont une prééminence sur les partes de marché. Le Minee recommande la priorisation de la réception des importations destinées aux pays voisins et enfin, Gaston Eloundou Essomba recommande l’obligation pour les sociétés agrées à l’exercice de distribution du GPL de disposer au préalable d’un parc d’au moins 10 000 bouteilles avant tout enlèvement dudit produit à destination des points consommateurs.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














