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Cameroun : La vraie fausse mort de Marafa Hamidou Yaya

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Cameroun : La vraie fausse mort de Marafa Hamidou Yaya
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Marafa Hamidou Yaya n’est pas mort ! La machine à rumeurs s’est emballée ce week-end autour de la sa personne. Des informations fausses concernant son décès ont circulé sur les réseaux sociaux avant d’être démenties. Certaines plateformes ont laissé croire que Marafa Hamidou Yaya serait mort. Il n’en est rien. L’ancien ministre de Paul Biya, selon les dernières informations est certes malade mais il est bien vivant, selon les informations de Lebledparle.com.

« Contrairement à ce qui circule ici et là, l’ancien ministre d’Etat Marafa Hamidou Yaya est certes toujours souffrant, mais bel et bien en vie », rapporte le journaliste Gubai Gatama.

L’aristocrate Peul

Marafa Hamidou Yaya est un homme politique camerounais peul né en 1952, ancien ministre d’État chargé de l’administration territoriale et de la décentralisation et ancien secrétaire général de la présidence. Issu de l’aristocratie peule de Garoua dans le nord du pays, ingénieur diplômé en pétrochimie de l’Université du Kansas (États-Unis), il dirige de 1981 à 1990 le département de l’exploitation-production de la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

L’ancien ministre d’État camerounais chargé de l’Administration territoriale Marafa Hamidou Yaya est présenté à un juge d’instruction le 16 avril 2012, puis mis en détention préventive à Kondengui la prison centrale de Yaoundé pour être transféré quelques semaines plus tard à la caserne militaire du SED. Il a été condamné à 25 ans de prison ferme pour complicité intellectuelle, une peine révisée à la baisse suite aux pourvois en cassation.

Marafa Hamidou Yaya, l’ambitieux présidentiel

Depuis sa condamnation à 25 ans de prison ferme en septembre 2012, Marafa Hamidou Yaya (MHY) n’a eu de cesse de clamer son innocence et attribue ses malheurs à ses ambitions présidentielles – révélées par Wikileaks lors d’une conversation avec l’ambassadeur américain, Janet Garvey, en poste à Yaoundé. Le Cameroun est gouverné depuis 1982 par Paul Biya. Il est à noter que dans le même entretien MHY a déclaré à la diplomate américaine que l’opération anti-corruption dite Épervier en cours dans le pays est plutôt une entreprise d’épuration politique. Lui-même ne serait pas surpris de se retrouver derrière les barreaux.

Depuis son arrestation, Marafa poursuit son combat politique aux travers de lettres ouvertes adressés à son ex-mentor politique Paul Biya et parfois à ses concitoyens, riches en révélations et très lues du public camerounais, parfois il signe des tribunes dans la presse internationale ou accorde des interviews. Dans l’une d’entre-elles, il déclare préparer la sortie de son ouvrage rédigé en secret sous le titre de ‘’Le choix de l’action’’ qui finalement parait à la fin de 2014. Cette activité épistolaire de Marafa embarrasserait le régime de Yaoundé qui pour y mettre fin l’a transféré de son premier lieu de détention, la prison centrale de Yaoundé, vers la caserne militaire du Secrétariat d’État à la Défense.

« Une procédure judiciaire était entachée de multiples irrégularités »

Par cette présence dans les médias MHY est devenu l’un des politiciens les plus suivis des Camerounais, le State Department américain, l’internationale socialiste et plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Le 2 juin 2016, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a émis un avis où il qualifiait la détention de MHY de « violation du droit international » et a demandé au gouvernement de le libérer immédiatement et de le dédommager pour le préjudice subi. Les Nations unies ont précisé que la procédure judiciaire était entachée de multiples irrégularités, l’ont reconnu comme un détenu d’opinion et appellent à sa mise en liberté.

Marafa : « On peut emprisonner le corps, mais pas l’esprit »

Sa condamnation a été confirmée le mercredi 18 mai 2016. MHY, qui a une santé qui se dégrade, purge sa peine dans la prison de haute sécurité du camp militaire du Secrétariat d’État à la Défense. « On peut emprisonner le corps, mais pas l’esprit », explique Haman Mana. « Il continue à réfléchir, malgré les obstacles », confie-t-il encore. Les services de sécurité sont pourtant particulièrement à l’affût. « Mes droits de visite sont extrêmement limités et des brouilleurs ont été installés pour me priver de toute communication », déplorait Marafa Hamidou Yaya à Jeune Afrique en avril 2017.

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Armée : le général Philippe Mpay est mort

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Armée : le général Philippe Mpay est mort
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Le général Phillipe Mpay n’est plus. Agé de 87 ans, le Commandant des écoles et centres d’instructions interarmées (Comeciia) s’est éteint aux premières heures de ce 9 mai 2026, des suites de maladie, apprend-on. C’est donc un des hommes clés du système sécuritaire de l’Etat. Mais le nom de cet oficier supérieur de l’armée rime dabvanatge avec une réputation pour le moins triste, du fait de son passage à la tête du Commandement opérationnel (CO).

Le Commandement opérationnel avait été mis sur pied le 20 février 2000 par le président de la République, en vue de lutter contre le grand banditisme dans la région du Littoral en général, et la ville de Douala en particulier. Il avait la particularité de regrouper en son sein à la fois des gendarmes et des militaires. Alors que sa création suscitait de grands espoirs dans une ville en proie à une insécurité rampante, cette unité spéciale de sécurité a vite viré à des exécutions extrajudiciaires. Et moins d’un an après, ses exactions atteignent une côte alarmante.

Les 9 de Bépanda

En effet, en janvier 2001, le Commandement opérationnel dont les actions étaient déjà décriées tant par les organisations de défense des droits de l’homme telles qu’Amnesty international, que par l’opposition camerounaise, est secoué par la « disparition » de neuf jeunes gens au quartier Bepanda. Accusés de vol d’une bouteille de gaz par une voisine, ces jeunes de ce quartier populaire seront interpellés, pour ne plus jamais réapparaître. Des sources concordantes à l’époque des faits disent que ces neuf ont été exécutés pour nombre de personnes tombés dans les filets de cet organe. Les mêmes sources attribuaient à la dame à l’origine de leur arrestation, des relations avec un haut placé dans la gendarmerie.

Anicet Ekane

C’était le début de la fin du Commandement opérationnel. Face à la montée en puissance des critiques. Parmi les contestataires les plus virulents, Anicet Ekane. Alors que Me Jean de Dieu Momo assurait la défense de ces derniers devant les tribunaux de Douala, le président du Manidem organisera chaque mois de janvier une cérémonie en mémoire des martyrs du Commandement opérationnel, s’attaquant particulièrement au commandant du CO. L’homme aura très souvent maille à partir avec les forces de l’ordre dans son engagement en vue du rétablissement de la vérité sur ces neuf jeunes gens. Les enquêtes n’en livreront aucun secret officiel. Mais le CO finira par mourir sans avoir rempli sa mission, emporté par l’« affaire des 9 de Bépanda ».

Le hasard veut que l’ancien patron du tristement célèbre Commandement opérationnel décède le jour même de l’inhumation d’Anicet Ekane. Les deux se sont livrés à un combat de rude épreuve à distance, des années durant.

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Obsèques d’Anicet Ekane : La désacralisation de l’image du martyr en marche

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Obsèques d’Anicet Ekane : La désacralisation de l’image du martyr en marche
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Anicet George Ekane sera inhumé ce 09 mai 2026 dans son village Bomono, dans le département du Moungo. Lundi 4 mai dernier, Muna Ekane, le fils du défunt à qui la justice a confié l’organisation des obsèques, a entretenu la presse sur le sujet. Réitérant le lieu des obsèques. Dès mercredi soir, les condoléances sont reçues à la Salle des fêtes d’Akwa à Douala. Le lendemain, était prévu un hommage politique. Ce vendredi, une soirée culturelle est prévue à Bomono Gare. Demain samedi, est prévue la mise en bière à l’hôpital Laquintinie, suive d’une procession dans les rues de Douala. La boucle sera bouclée par l’inhumation à Bomono Gare.

Appel à la cohésion

A l’occasion de son échange avec la presse, le Dr Muna Ekane a exhorté les uns et les autres à dépasser les divergences pour honorer dignement la mémoire du disparu. Un message qui résonne comme une invitation à la cohésion, dans un contexte politique souvent marqué par les divisions. Un appel qui n’a pas trouvé d’écho favorable auprès de nombre de personnes physiques et morales initialement concernées par ce dernier hommage au président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem). Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), parti de Maurice Kamto, qui avait sollicité les services du Manidem pour s’engager dans la présidentielle 2025 (pour être recalé par Elecam et le Conseil constitutionnel, au motif que Dieudonné Yebga, ancien président du parti, s’était lui aussi déposé sa candidature pour le compte du même parti, Ndlr) avait d’ores et déjà annoncé qu’il ne participera pas à ces obsèques organisées par Muna Ekane. De son côté, Simone Marianne Ekane, la sœur cadette d’Anicet Ekane, a indiqué qu’une partie de la fratrie, ainsi que la dernière veuve de l’homme, ne seront pas de la partie. Le Manidem a lui aussi pris ses distances.

Dernières volontés

Autant qu’un bon nombre de personnes qui voient d’un mauvais œil le refus par Muna Ekane de respecter la dernière volonté de son père : celle d’être inhumé près d’Ernest Ouandié au cimetière protestant de Bafoussam dans la région de l’Ouest. Et que ses obsèques soient dirigées par le Manidem, notamment le trio « Dongmo, Jean Baptiste Ketchateng et la trésorière ».

Depuis, le débat enfle sur cette attitude des contestataires au choix de l’organisateur en chef des obsèques. Mais le chien aboie, la caravane passe. Arrêté le 24 octobre 2025 à Douala dans le cadre de la crise post-électorale, Anicet Georges Ekane et Djeukam Tchameni, ont été placés en détention dans des cellules du secrétariat d’Etat à la défense (la gendarmerie nationale) à Yaoundé. Privé de son assistant respiratoire, le président du Manidem décèdera le 1er décembre 2025 dans des circonstances troubles. Le corps d’abord confisqué par la justice, a finalement été remis à la famille qui l’a conservé à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala. Puis s‘est déclenché la polémique sur le respect des dernières volontés de l’homme. L’Etat dont l’on avait déjà vu l’ombre d’un des acteurs clé à l’aéroport international de Douala à l’arrivée de la dépouille, notamment le ministre Grégoire Owona, secrétaire général adjoint du Rdpc, parti au pouvoir, a forcé une place dans l’affaire.

15 janvier 1971

Finalement la justice saisie au sujet de l’organisation des obsèques de celui qui aura été moulé dans l’esprit upéciste, depuis le 15 janvier 1971 lorsqu’élève, il a vécu en direct l’assassinat d’Ernest Ouandié à Bafoussam. L’homme en qui cet esprit combattant et libérateur a muri au gré des évolutions de l’histoire politique du Cameroun, en est devenu un des fervents chantres. Au risque de sa propre liberté. Lui qui, après avoir entretenu la flamme de l’Union des populations du Cameroun (Upc) dans la clandestinité avec beaucoup d’autres militants et partisans, est passé par la case prison. Et a finalement opté pour le Manidem dont les partisans considèrent comme la version authentique d’une Upc morcelée par des guerres intestines.

L’un des actes forts posés par Anicet Ekane au soir de sa vie, aura été d’investir Maurice Kamto dans une élection présidentielle où le président du Mrc était malmené par le pouvoir de Yaoundé. Une investiture « gratuite » selon des sources concordantes, au moment où nombre de partis détenteurs d’élus, monnayaient à coûts de dizains, voire des centaines de millions, ce « yango », pour accorder le privilège aux intéressés, d’être candidats. Et l’homme qui considérait cette élection comme l’ultime chance de renverser le régime quarantenaire de Yaoundé, au nom de l’Union pour le changement (Upc) qui avait porté avec succès la candidature de Ni John Fru Ndi en 1992, jettera son dévolu sur Issa Tchiroma une fois le dossier de Maurice Kamto rejeté. Avec la suite que l’on sait.

C’est dans cet esprit upéciste qu’Anicet Ekane n’a pas voulu restreindre ses obsèques à sa seule famille nucléaire ou biologique, mais que ses restes soient un héritage national. Mais cette dernière volonté s’est butée à une opposition interne dans sa propre famille à qui il avait concédé « un rôle secondaire » lors de ces obsèques. Nombre de ses camarades politiques et admirateurs refusent que les rôles changent, et surtout que l’homme ne soit pas inhumé près de son inspirateur politique. Muna Ekane tient le bon bout dans cette posture de défiance à la mémoire de son père.

Mémoire bafouée

Jean Baptiste Ketchateng, lui, n’a pas attendu ce moment avant de jeter l’éponge, mieux, de quitter le parti. L’homme a pris la tangente une fois que la justice a accordé à Muna Ekane la direction de cet événement, en écartant la veuve ; et que « l’heureux élu » avait opté pour un enterrement à Bomono plutôt qu’à Bafoussam. Muna Ekane n’aura à ses côtés que les partisans d’Issa Tchiroma. L’opposant en exil a appelé à une mobilisation à l’occasion de ces obsèques. Le même fils qui le 2 décembre dernier, faisait allégeance à la mémoire de son père : « après consultation de l’épouse de notre père, de ses ex compagnes, de ses compagnons de lutte et membres de sa famille politiques, nous sommes arrivés aux conclusions suivantes, sur les volontés de notre père concernant ses obsèques : notre père a souhaité qu’elles se fassent sous la direction du Manidem ; il a régulièrement émis le souhait d’être enterré à Bafoussam, près de Ernest Ouandié (Sic)», écrivait-il dans un courrier adressé au vice-président du Manidem, pour le compte de la fratrie dont il est l’aîné. Pour autant, « nous souhaitons que ces obsèques s’organisent en bonne intelligence avec la famille biologique». L’homme proposait alors la date du 15 janvier pour ce dernier hommage ; date qui coïncide avec l’assassinat de l’ancien président de l’UPC tombé sous les balles du régime de Yaoundé dans la ville de Bafoussam, sous les yeux d’Anicet Ekane. Ce qui provoquera un choc intérieur au jeune élève, et fera germer la graine de la lutte politique pour la libération totale de son pays.

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Loum: une pige de quelques heures en ”prison” pour le maire

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Loum: une pige de quelques heures en ”prison” pour le maire
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Guy Mesmin Wabo revient de loin. Le maire de la commune de Loum dans le département du Moungo, région de l’Ouest, a passé quelques heures dans une cellule du commissariat de sécurité publique de sa ville, suite à une interpellation instruite par le préfet du Moungo et exécutée par le commissaire de la sécurité publique locale. Rien ne filtre pour le moment sur les motifs de l’interpellation du premier magistrat municipal de cette ville réputée fidèle au Social democratic front (SDF) . Dans le communiqué commis par le , parti du maire Wabo, si cet aspect est également ignoré, il est indiqué que  »Monsieur Guy Mesmin Wabo… a été interpellé tel un bandit de grand chemin, aux environs de 16 Heures 30 minutes ce Jeudi 07 mai 2026, par le commissaire de Sécurité publique de la ville de Loum, assisté des éléments de son unité de police, agissant a-t-il déclaré, sur ordre de Monsieur le préfet du département du Moungo, après avoir été contraint de descendre de son véhicule personnel. » Soulignant que le maire a été  » transporté sur une moto (taxi) surchargé par un policier’‘.

Une situation qui a créé des tensions dans la ville. L’on apprend que le commissariat commençait à être assiégé par les populations et les militants du SDF qui entendaient obtenir la libération de son maire. Ce que le  »bourreau » du maire n’entendait pas exécuter.  »Après près de quatre (04) heures de séjour dans cette unité de police, à la sécurité renforcée pour la circonstance par les éléments de la Brigade de Gendarmerie de Loum, le maire Guy Mesmin Wabo sera remis en liberté sans aucune audition ni aucune information sur les mobiles de son interpellation’‘, rapporte le communiqué du SDF signé de Moïse Raymond Ngan, le ministre du Shadow cabinet du SDF, en charge de l’information et des médias.

Le parti de la Balance  »dénonce et condamne et avec force cette énième forfaiture et cette interpellation barbare d’un élu, maire dans sa commune, actes constitutifs de violation grave des droits de l’homme et d’atteinte aux libertés individuelles, d’abus de fonction et d’abus d’autorité ». Pour le SDF, cet acte  »porte gravement atteinte à l’Etat de droit que ne cessent de vanter les pouvoirs publics ».

L’on apprend que le commissaire n’a consenti à libérer sa victime que par contrainte de Yaoundé. Tant Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale que Martin Mbarga Nguele le Délégué général à la sûreté nationale (Dgsn), ont dû s’y engager directement pour obtenir l’élargissement de Guy Mesmin Wabo. Le SDF  »réclame des sanctions exemplaires pour ces fonctionnaires coupables de traffic d’influence, fait constitutif de délit et réprimé par la loi ».

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