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Les fédéralistes camerounais mettent en garde contre les risques d’investissement suite au report des élections

La Coalition des groupes et militants fédéralistes du Cameroun (CCFGA) a exprimé sa profonde déception face à l’absence de manifestations de rue suite à la décision du régime de Biya de reporter les élections législatives et municipales. La CCFGA, présidée par Michael Takie, a averti que ce report pourrait probablement décourager les investissements étrangers et entraver la croissance économique du pays.
La décision du régime de Paul Biya de retarder les élections a été critiquée comme une tentative stratégique de disqualifier des candidats sérieux et d’éviter une élection présidentielle compétitive. Michael Takie, membre pionnier du Mouvement pour le changement au Cameroun occidental (WCMC) et actuel président, a appelé les Camerounais à exercer leur droit constitutionnel de protester contre ces mesures gouvernementales impopulaires.
« Le report de ces élections est une tentative évidente de mettre sur la touche des candidats forts et de manipuler le processus électoral », a déclaré Takie. « Nous sommes déterminés à obtenir un changement politique par le biais des urnes et, si nécessaire, par des manifestations de rue pour garantir que le vainqueur légitime devienne président. »
Dans un communiqué intitulé « Objet : Prorogation du mandat des conseillers municipaux et des députés », la CCFGA a souligné l’absence de crise significative pouvant justifier le report des élections. L’organisation a souligné que les élections avaient été initialement prévues bien avant la prochaine élection présidentielle, ce qui rendait le report à la fois inutile et préjudiciable aux principes démocratiques.
« Les élections prévues étaient espacées de plus de six mois des prochaines élections, il n’y avait donc pas d’événement politique concurrent ou de crise grave justifiant le report », peut-on lire dans le communiqué. « Étant donné la majorité écrasante du RDPC au parlement, le report inutile n’a pu être combattu que par des manifestations massives des Camerounais. »
M. Takie a souligné que le report compromet l’attrait du Cameroun pour les investisseurs étrangers et les prêteurs à faible taux d’intérêt, ce qui aggrave encore les difficultés économiques du pays. Il a exhorté les partis d’opposition fédéralistes à s’unir et à se concentrer sur la garantie d’une élection présidentielle libre, transparente et compétitive, avec le retour au fédéralisme comme enjeu décisif.
« Les récentes déclarations du ministre de l’Administration territoriale, concernant la candidature de certains hommes politiques de l’opposition à la présidence de la République, suggèrent que le report est motivé par des raisons politiques », a poursuivi M. Takie. « Malgré l’impact économique négatif évident, ce gouvernement a montré que ses calculs partisans et égoïstes éclipsent les intérêts communs des Camerounais. »
Le communiqué de presse de la CCFGA a également évoqué le conflit prolongé dans l’ancien Cameroun méridional, plaidant pour le fédéralisme comme solution. L’organisation a appelé tous les Camerounais à reconnaître l’importance du fédéralisme lors de la prochaine élection présidentielle et à s’engager dans une inscription et une participation massives des électeurs.
« Nous appelons tous les partis d’opposition à s’engager dans la campagne d’inscription des électeurs ou à l’intensifier », a exhorté le communiqué. « En outre, la CCFGA appelle les partis d’opposition responsables et fédéralistes à mutualiser leurs efforts pour une élection présidentielle réussie. »
Le communiqué conclut par un appel à une plus grande transparence et à l’indépendance des institutions de l’Etat par rapport au parti au pouvoir. Il exhorte également tous les Camerounais à accomplir leur devoir civique avec urgence et fierté, soulignant la nécessité d’un processus électoral compétitif et transparent pour prévenir les conflits et promouvoir l’unité nationale.
« Le Cameroun souffre depuis des décennies », a déclaré Takie. « Nos processus politiques n’ont pas produit d’élections transparentes et compétitives qui auraient pu empêcher certains conflits, comme le conflit séparatiste. Nous invitons tous les Camerounais à se joindre à nous pour faire comprendre au régime que cette élection présidentielle sera différente. »
Mimi Mefo Info
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La SNH a versé 385 milliards de FCFA au Trésor public à fin octobre 2025

Au 31 octobre 2025, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) demeure une source substantielle de recettes pour le Trésor public au titre de ses activités pétrolières et gazières. Selon SNH Infos, le magazine d’information de l’entreprise, « la SNH a injecté 385,160 milliards de FCFA au Trésor public ». Ce niveau de transfert marque toutefois un recul en glissement annuel. À la même date en 2024, les versements atteignaient 440,350 milliards de FCFA.
L’écart s’élève ainsi à 55,190 milliards de FCFA, soit une baisse de 12,53 %. Au-delà de ces transferts directs, l’entreprise continue également de contribuer aux finances publiques à travers d’autres canaux fiscaux. D’après la même source, « à ces transferts s’ajoutent un dividende de 20,040 milliards de FCFA, 16,515 milliards de FCFA d’impôt sur les sociétés et 8,033 milliards de FCFA de divers autres impôts » à fin octobre 2025.
Cependant, ces contributions annexes sont elles aussi orientées à la baisse. À fin octobre 2024, la SNH avait versé un dividende de 25 milliards de FCFA, 22,855 milliards de FCFA au titre de l’impôt sur les sociétés et 8,391 milliards de FCFA d’autres taxes. En comparaison, les dividendes reculent de 4,96 milliards de FCFA, tandis que les recettes issues de l’impôt sur les sociétés diminuent de 6,34 milliards de FCFA.
Cette contraction intervient après une dynamique particulièrement soutenue observée en 2024. Selon SNH Infos, les transferts cumulés avaient fortement progressé entre fin juin et fin octobre 2024, passant de 265,316 milliards à 440,350 milliards de FCFA, soit une hausse de 175,034 milliards de FCFA (+65,96 %) sur cette période. Sur le plan opérationnel, la production nationale d’hydrocarbures s’établit à 29,083 millions de barils équivalent pétrole au 31 octobre 2025
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Bertoua : 11 milliards FCFA pour lancer la zone économique spéciale bois

Longtemps resté en suspens, le projet de création d’une zone économique spéciale dans la capitale régionale de l’Est semble ainsi relancé. Yaoundé a en effet obtenu de la Banque mondiale un financement destiné à soutenir l’opérationnalisation de cette initiative. L’information a été révélée au cours d’une audience tenue le 14 avril 2026 au ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), au cours de laquelle le ministre par intérim, Fuh Calistus Gentry, a échangé avec une délégation de l’institution de Bretton Woods.
Selon le Minmidt, « le conseil d’administration de la Banque mondiale, réuni le 31 mars 2026, a approuvé le financement du projet “économie forestière”, avec une enveloppe de plus de 11 milliards de FCFA destinée au développement de la zone économique spéciale bois de Bertoua ».
Ce financement s’inscrit dans un dispositif plus large visant à transformer les économies forestières en Afrique centrale, en articulant exploitation, transformation locale et accompagnement des acteurs de la filière. Dans un communiqué publié le 31 mars 2026, la Banque mondiale indique qu’elle mobilisera environ 238 milliards de FCFA pour une première phase couvrant le Cameroun, la République centrafricaine et le Congo, sur un programme global estimé à près de 615 milliards de FCFA. Sans détailler la répartition exacte entre les pays bénéficiaires, les autorités camerounaises indiquent avoir obtenu une première allocation de plus de 11 milliards de FCFA pour la ZES bois de Bertoua.
Le projet vise la structuration d’un pôle industriel capable d’accueillir des unités de transformation avancée du bois. L’objectif est notamment de développer des activités de transformation de deuxième et troisième niveaux, telles que la production de bois d’ingénierie, d’assemblages, de contreplaqués ou encore de meubles. À ce jour, le Cameroun n’exporte que 36 % de sa production de bois sous forme transformée, contre 64 % sous forme de grumes. L’idée d’une zone industrielle spécialisée dans le bois à Bertoua n’est toutefois pas nouvelle.
Elle remonte à 2019, avec un décret présidentiel fixant les modalités de création et de gestion des zones économiques spéciales au Cameroun. En 2021, Bertoua figurait parmi les quatre sites présélectionnés, aux côtés d’Edéa, Douala et Kribi. Ce choix s’expliquait notamment par la proximité de la ville avec la ligne de chemin de fer à Bélabo, le barrage hydroélectrique de Lom-Pangar, le vaste massif forestier de la région, ainsi que sa position stratégique sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N’Djamena.
Le projet est piloté par le Minmidt, en collaboration avec la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi), avec l’appui de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) et des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC). Des travaux préparatoires ont déjà été engagés. Le 12 juillet 2024, un appel d’offres restreint a été lancé pour sélectionner un prestataire chargé de réaliser l’étude de faisabilité du parc industriel bois. Trois entreprises — Ets Cosmos Engineering, Cresi Sarl et Polygone Sarl — ont été présélectionnées.
Le cabinet retenu disposait de trois mois pour conduire ces études, pour un budget de 50 millions de FCFA. Selon des sources proches du dossier, ces travaux ont permis de définir les contours techniques du projet et d’identifier les besoins en infrastructures. Au-delà de la production industrielle, le programme soutenu par la Banque mondiale prévoit également un renforcement de la gouvernance forestière, avec un objectif d’augmentation de 15 % de la part de bois transformé légalement. Il intègre aussi des objectifs environnementaux, notamment une réduction annuelle estimée à 17,6 millions de tonnes équivalent CO₂. Par ailleurs, plus de 500 PME devraient bénéficier d’un accompagnement financier et technique. Le programme met également l’accen
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MTN Cameroon amorce le virage vers la 5G avec le déploiement de l’IMS-VoLTE

Lors d’une mission de travail conduite le 13 avril 2026 dans les installations de l’opérateur, les échanges entre le régulateur et MTN ont principalement porté sur la qualité des services de communication. Au-delà du bilan du plan d’investissement 2025 — marqué par un renforcement des capacités data, une amélioration de la qualité des appels et une meilleure résilience du réseau — l’opérateur a annoncé l’opérationnalisation d’une nouvelle solution technologique. Objectif : améliorer les services existants tout en préparant la compatibilité avec la prochaine étape d’évolution des télécommunications, à savoir la 5G.
Au cœur de cette stratégie figure le déploiement de l’IMS-VoLTE. Cette technologie ne se limite pas à optimiser les performances de la 4G ; elle constitue surtout une brique essentielle pour intégrer la 5G de manière fluide lorsque celle-ci sera autorisée. Selon des sources proches du dossier, l’IMS (IP Multimedia Subsystem) peut être compris comme une « colonne vertébrale logicielle » du réseau. Il permet de faire transiter l’ensemble des services — voix, SMS, vidéo — via Internet, plutôt que via les anciens réseaux téléphoniques.
Couplée à la VoLTE (Voice over LTE), qui permet de passer des appels directement sur le réseau 4G sans basculer vers la 2G ou la 3G, cette architecture modernise en profondeur le fonctionnement des communications. Concrètement, cela signifie qu’un opérateur disposant déjà de l’IMS-VoLTE peut activer la voix sur 5G sans refondre entièrement son infrastructure. Cette anticipation réduit ainsi les délais de migration et les coûts associés, tout en assurant une continuité de service pour les utilisateurs.
UN DÉPLOIEMENT EN 2026 POUR PRÉPARER L’AVENIR
À court terme, l’IMS-VoLTE que prévoit de déployer MTN Cameroon devrait améliorer sensiblement l’expérience des abonnés 4G : appels en haute définition, temps de connexion réduit et possibilité de naviguer sur Internet sans interruption pendant une communication. À moyen terme, cette évolution ouvre la voie à de nouveaux usages : voix sur Wi-Fi, appels vidéo enrichis et, surtout, intégration de la voix sur les futurs réseaux 5G.
L’opérateur prévoit également de renforcer la fiabilité globale de ses services, notamment à travers la modernisation des systèmes d’alimentation électrique et des centres de données. Des prérequis techniques indispensables pour supporter les exigences de la 5G, notamment en matière de débit et de latence. Lors de cette réunion coprésidée par le professeur Philémon Zoo Zame et Wanda Matandela, directeur général de MTN Cameroon, le régulateur a insisté sur le respect des standards de qualité de service et des obligations de couverture nationale.
Si les contraintes liées à l’énergie et aux infrastructures demeurent, la feuille de route présentée traduit une volonté claire d’anticiper les évolutions du secteur. OÙ EN EST LA 5G AU CAMEROUN ? Sur le plan institutionnel, la 5G n’est pas encore déployée commercialement au Cameroun. Le ministère des Postes et Télécommunications a toutefois indiqué que le projet de cahier des charges encadrant l’établissement et l’exploitation des réseaux 5G devrait être finalisé en 2025.
Ce document définira notamment les conditions d’attribution des licences, les normes techniques alignées sur les standards internationaux du 3GPP, les obligations de couverture — y compris en zones rurales — ainsi que les exigences en matière de qualité de service et de gestion des impacts environnementaux liés aux ondes électromagnétiques.
En amont, un consultant a été recruté dès avril 2024 pour étudier les modalités d’accès au spectre, tandis que le Comité interministériel d’attribution des bandes de fréquences a déjà identifié, depuis 2022, des bandes adaptées à la 5G, notamment le segment 3,3-3,8 GHz. Dans ce contexte, MTN Cameroon, qui avait soumis une demande d’expérimentation à l’ART, se positionne comme un candidat sérieux pour un lancement rapide dès que le cadre réglementaire sera finalisé.
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