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Marché monétaire de la Cemac: Le Cameroun lève une enveloppe record de 135 milliards de FCFA

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vue partielle du siège de la Beac à Yaoundé

Les investisseurs de la sous-région maintiennent leur confiance envers le Cameroun. Malgré un contexte difficile marqué par le durcissement de la politique monétaire que mène la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) qui espère ainsi restreindre l’accès aux financements pour les États et les agents économiques, dans le cadre de la lutte contre l’inflation. Cette confiance se traduit par la sursouscription enregistrée lundi 24 juin 2024 par le trésor public camerounais sur une émission par adjudication des Bons du Trésor Assimilables (BTA) et d’Obligations du Trésor Assimilables (OTA) à travers laquelle le pays espérait capter 125 milliards de FCFA. En effet, malgré la courte maturité de cette opération (26 semaines), elle a été sursouscrite à hauteur de 3 milliards de FCFA, soit une enveloppe globale de 128 milliards de FCFA proposée par les investisseurs.

Toutefois, le Cameroun a préféré rejeter ces propositions de financements supplémentaires, ne retenant que les 125 milliards de FCFA qu’il recherchait au départ. Au ministère des Finances, la mode est aux superlatifs. On qualifie même «d’historique !», ces résultats enregistrés par le Cameroun sur le marché monétaire. «Dans un contexte économique marqué par la rareté de la liquidité et le relèvement des taux d’intérêt, c’est une opération historique, une grande première», se satisfait une source au ministère des Finances, contactée par nos confrères d’Investir au Cameroun. Une satisfaction d’autant plus légitime que «les pays de la Cemac ont du mal à lever pareil montant, même à travers des émissions de titres de long terme (1 à 10 ans de maturité) appelés obligations du Trésor assimilables (OTA)», soulignent nos confrères.

Cependant, d’après des informations obtenues auprès de sources proches du dossier, Yaoundé a réussi à capter une enveloppe supplémentaire de 10 milliards de FCFA en se référant à la «technique des offres non concurrentielles». Selon notre source, «il s’agit pour un spécialiste en valeur du trésor, d’attendre la fin des adjudications et la publications résultats pour solliciter une souscription, tout en s’assurant qu’il ne souscrit pas à un prix taux moins élevé que la moyenne». Cette sorte de levée de fonds parallèle associée à celle sus-évoquée, porte à 135 milliards de FCFA l’ensemble des financements mobilisés par le Cameroun sur le marché monétaire de la Cemac. Au ministère des Finances, on annonce que cet argent va servir prioritairement à apurer «les arriérés de paiement de l’Etat durant les exercices budgétaires, principalement les prestataires internes de l’exercice 2023». Le succès que vient de remporter le Cameroun sur le marché monétaire est loin d’être surprenant. Tout investisseur sait que sur ce marché, le Cameroun affiche un taux de remboursement de ses emprunts de 100% depuis 13 ans. Puisque officiellement, depuis le lancement du marché sous régional des titres publics, le pays n’a jamais enregistré de moindre défaut de paiement. Ce qui en fait un pays solvable et très peu risqué pour les détenteurs des capitaux.

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Climat politique : Bapooh Lipot appelle à la “fermeté” du gouvernement face aux opposants

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Au moment où Yaoundé souffle le chaud et le froid avec le projet de loi portant prorogation du mandat des députés et des conseillers municipaux, « l’Union des Populations du Cameroun apporte son soutien au gouvernement et toutes les institutions régaliennes dans sa dynamique visant à contrecarrer les stratégies mises en place par une certaine opposition satellisée pour déstabiliser le Cameroun et ses institutions », écrit Robert Bapooh Lipot. Dans un communiqué rendu public ce 17 juillet 2024.

Le Secrétaire général de la faction de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) reconnue par l’Administration territoriale, dénonce « la détermination des leaders d’une certaine opposition à profiter du prétexte des élections présidentielles pour semer le chaos au Cameroun et déstabiliser ses institutions ». Sans citer de noms ; mais cela survient dans un contexte marqué par des remous sur la scène politique nationale. Avec notamment Maurice Kamto le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) qui menace de recourir à la violence s’il est écarté de la course pour la prochaine présidentielle. Et dans une certaine mesure Cabral Libi’i le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) en pleine zone de turbulence, qui est en guerre ouverte contre Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat) qui a pris fats et causes pour Robert Kona le co-fondateur du parti, qu’il reconnait comme le nouveau président dudit parti.

Face à une telle situation, « l’Etat doit nécessairement opposer la fermeté régalienne fondatrice de la sauvegarde de la paix sociale, de l’unité nationale et la souveraineté du Cameroun», conseille-t-il au gouvernement. En rappelant que « l’unité nationale et la souveraineté sont les piliers sur lesquels repose notre nation», Robert Bapooh Lipot « appelle tous les citoyens à rester vigilants et à s’unir derrière le gouvernement dans cette dynamique, afin de préserver l’intégrité et la souveraineté de notre nation». Non sans promettre son « engagement à travailler pour la stabilité et la prospérité du Cameroun ». Lui qui se pose en successeur politique d’Augustin Frédéric Kodock.

C’est l’une des après voix politiques extérieures au gouvernement, à prendre position après les menaces de Paul Atanga Nji le Minat lors de la Conférence des gouverneurs. Mais surtout, à s’aligner sur les positions rigides de l’Etat.

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Législatives et municipales : La Communauté internationale mise en garde contre la menace d’une guerre civile

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Dans une lettre adressée à Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations unies, au sujet de la prorogation du mandat des députés et des conseillers municipaux, dont le projet de loi déposé à l’Assemblée nationale, a été adopté illico presto, le Dr Benjamin Akih met en garde contre une « potentielle guerre civile au Cameroun». Dénonçant le motif avancé par le pouvoir de Yaoundé, le manque de moyens pour organiser quatre scrutins la même année. « Un souci logistique n’est pas une bonne justification », est formel ce membre de la Coalition des Camerounais anglophones pour le fédéralisme. « Aucune crise ou circonstance grave n’a justifié le report d’élections qui auraient eu lieu au moins 8 mois avant le prochain scrutin. Ils ont désormais été déplacés seulement environ trois mois après les prochaines élections du Conseil régional», fait constater l’auteur de la lettre.

Pour l’activiste dont l’organisation produit régulièrement des sondages au sujet de la prochaine élection présidentielle, et qui constatent à chaque fois que le président Biya ne peut plus gagner face à Maurice Kamto, « les griefs de la population de l’ancien Southern Cameroons sont complexes mais peuvent être résolus de manière durable grâce à une démocratie constitutionnelle efficace accompagnée d’élections compétitives et transparentes ». En dénonçant le fait que « le gouvernement de M. Biya légifère de manière égoïste dans le but d’exclure les partis politiques compétitifs des élections cruciales et de la vie politique active », l’homme pense que « le report des élections municipales et législatives a un impact négatif sur toute tentative de transition du conflit armé dans l’ancien Southern Cameroons vers un processus politique responsable avec de nouveaux porte-parole élus ».

Communauté internationale

Avec la pirouette en cours à Yaoundé, Ben Akih est convaincu que « M. Biya se présentera aux élections à la veille de son 93e anniversaire ». Et « sa candidature dépend du caractère antidémocratique du parti au pouvoir. Mais cela pourrait conduire à une guerre civile», prévient-il. « Nous approchons d’un point d’inflexion dans notre histoire. Cela conduirait à un changement politique crédible ou déclencherait des protestations populaires, voire une guerre civile pour mettre fin à la tragédie de la présidence de Biya», met-il en garde le patron des Nations unies. Et, poursuit-il, « si les circonstances conduisent à une guerre civile, convenons que M. Biya a tiré le premier coup de feu avec cette législation ». Ce qui pourrait compromettre selon lui les chances d’un retour à la paix. Alors « l’ONU et d’autres organisations internationales ayant intérêt à une Afrique stable devraient orienter le pays vers une démocratie constitutionnelle efficace. Cela peut commencer par votre dénonciation de la récente manipulation du calendrier électoral », propose-t-il.

Le promoteur de la plateforme English Cameroon for a united Cameroon rappelle avoir écrit déjà en mars dernier à Antonio Guterres, sur la situation critique du Cameroun. Avec les multiples élections prévues, et qui pour lui devraient contribuer à décrisper les crises sociopolitiques et préparer le terrain d’un retour à la paix : « j’ai exprimé l’optimisme que ces élections pourraient accélérer la résolution du conflit dans l’ancien Southern Cameroons en produisant un gouvernement à l’esprit fédéraliste. J’ai exprimé mes inquiétudes quant au risque que le gouvernement de M. Biya manipule le calendrier électoral et recoure à la fraude et à l’intimidation pour maintenir son parti au pouvoir », relève-t-il.

La lettre actuelle est envoyée en copie à plusieurs dirigeants du monde comme Emmanuel Macron le président de la République française, Patricia Ecosse la Secrétaire générale du Commonwealth, Ursula Von Der Leyen la présidente de la Commission de l’Union européenne, Moussa Faki Mahamat le président de la Commission de l’Union africaine, Molly Phée le Secrétaire adjoint aux Affaires africaines au Département d’Etat américain.

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Colline de Dschang : encore un accident sur un tronçon tristement célèbre

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Un autre incident tragique s’est produit hier, mercredi 17 juillet 2024, s’ajoutant à la longue liste d’accidents qui ont émaillé le dangereux tronçon de la colline de Dschang. Selon les informations rapportées, un camion transportant des boissons Guinness s’est renversé en raison d’un mauvais virage.

Heureusement, cet accident n’a pas fait de victimes. Néanmoins, cette quasi-collision rappelle avec force les dangers qui existent le long de cette voie cruciale.

La colline de Dschang a malheureusement acquis la réputation d’être associée à des accidents tragiques. Au cours des dernières semaines, un nombre important d’accidents ont entraîné la perte tragique de nombreuses vies humaines, ce qui a suscité de vives inquiétudes quant à l’adéquation des mesures de sécurité.

Ce n’est pas une nouveauté, puisque l’incident de 2021 impliquant un autobus de Menoua Voyages est un événement profondément tragique, marqué par une chaîne de circonstances malheureuses qui a entraîné la perte de plus de 50 vies, selon l’ONG de sécurité routière Sécuroute.

On accorde souvent beaucoup d’attention à des problèmes tels que les inspections de véhicules défectueuses, l’insuffisance des équipements d’intervention d’urgence et le manque de rigueur dans l’application du code de la route. Le nombre élevé de décès sur les routes au Cameroun est en grande partie imputable à des défaillances systémiques, la colline de Dschang étant un endroit particulièrement dangereux.

Bien que cette fois-ci, le dernier accident ait été une bonne nouvelle, il met en évidence l’urgence d’agir. Il est crucial d’adopter une stratégie globale qui englobe l’amélioration de l’infrastructure routière, la sécurité des véhicules, la préparation aux situations d’urgence et le renforcement des règles de circulation afin de transformer efficacement la colline de Dschang d’une zone d’accident dangereuse en une route sécurisée.

Mimi Mefo Info

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