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Suspension du Fsnc: Aboubakary Siddiki dénonce une « neutralisation politique » à l’approche de 2027

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Le climat politique camerounais s’assombrit à mesure que se profilent les prochaines échéances électorales. Dans un contexte de tensions exacerbées par les contrecoups de la […]

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les annonces de Manaouda Malachie face aux défis du système de santé camerounais

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les annonces de Manaouda Malachie face aux défis du système de santé camerounais
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Le ministre de la Santé publique du Cameroun annonce que la médecine nucléaire sera bientôt possible à Douala. Il ajoute que le Cameroun sera l’un des pays d’Afrique où le tourisme sanitaire sera effectif. Une manière pour le patron de la santé au Cameroun d’affirmer que le plateau technique prend une nouvelle dimension dans le pays.

Mais de quoi parle-t-on exactement lorsqu’on évoque la médecine nucléaire ? Il s’agit d’une spécialité médicale qui utilise de faibles quantités de substances radioactives, appelées radiopharmaceutiques, pour diagnostiquer ou traiter certaines maladies. Ces produits peuvent être injectés dans le sang, avalés ou inhalés. Une fois dans l’organisme, ils permettent aux médecins d’observer le fonctionnement des organes grâce à des appareils spécialisés, notamment les caméras gamma et les scanners PET. Cette technique aide à détecter certaines anomalies parfois difficiles à identifier avec les examens classiques.

La médecine nucléaire intervient notamment dans la prise en charge de certains cancers, des maladies de la thyroïde, ainsi que de certaines affections cardiaques, osseuses et neurologiques. Elle peut servir à repérer des cellules malades, à suivre l’évolution d’une maladie ou, dans certains cas, à détruire directement des cellules cancéreuses grâce à des traitements radioactifs ciblés. Elle ne concerne cependant pas tous les patients : son utilisation dépend de la maladie diagnostiquée et de l’avis des spécialistes.

Comment se portent déjà les hôpitaux camerounais sur le terrain ? Les facilités annoncées par le Minsanté pour la prise en charge des patients dans les hôpitaux du Cameroun sont-elles effectivement accessibles ?

À regarder les équipements installés dans certains hôpitaux, notamment les CHR dans les régions et les hôpitaux généraux de Douala et Yaoundé, on pourrait accorder du crédit aux déclarations du Dr Manaouda Malachie.

Mais là où le problème se pose, c’est au niveau de l’effectivité et de la qualité de la prise en charge des patients dans ces établissements. On rencontre encore, dans de nombreux établissements sanitaires au Cameroun, des femmes enceintes qui meurent faute de moyens de prise en charge. D’autres sont séquestrées avec leurs bébés pour non-paiement de factures exorbitantes.

Sans compter le nombre de Camerounais qui lancent quotidiennement des appels à l’aide sur les réseaux sociaux pour solliciter la générosité de personnes de bonne volonté et obtenir un soutien financier pour leurs soins. Tout cela alors que le ministre Manaouda Malachie ne cesse de clamer qu’avec 6 000 FCFA, une femme enceinte peut bénéficier au Cameroun d’une prise en charge allant du suivi de la grossesse jusqu’à l’accouchement. Il nous a même présenté, dans un CHR à Garoua, des machines capables de traiter le cancer et d’autres maladies délicates.

Si tout cela est effectivement une réalité et que, selon ses déclarations, les hôpitaux camerounais disposent de plateaux techniques comparables à ceux des pays développés, comment expliquer qu’aucune autorité camerounaise, pas même le président de la République, dont il affirme appliquer la politique de santé, ne se fasse soigner dans ces hôpitaux ? On se souvient encore que le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, est décédé à Paris, après avoir tenté en vain de recouvrer la santé à l’Hôpital général de Yaoundé.

Paul Biya lui-même semble avoir un abonnement premium en Suisse pour ses soins. Sans parler du défunt président du Sénat et d’autres personnalités.

Comment le Cameroun compte-t-il pratiquer la médecine nucléaire lorsque de nombreux patients meurent encore de maladies pourtant courantes, faute de soins appropriés ? Que compte faire le ministre de la Santé pour changer les mentalités de certains personnels soignants, dont les comportements précipitent trop souvent les malades vers la tombe ?

Comment compte-t-il faire pour que la santé devienne une priorité pour ces personnels, dont certains semblent placer l’argent au-dessus de tout dans les hôpitaux ? Enfin, comment compte-t-il leur apprendre à mieux traiter les patients et à établir avec eux une relation plus humaine ?

Car, au bout du compte, le rétablissement d’un patient dépend aussi de la manière dont il est traité à l’hôpital. Il est inconcevable que des mamans qui viennent de donner naissance soient obligées de partager des lits de maternité, faute de places.

Le ministre Manaouda Malachie devrait expliquer aux Camerounais comment bénéficier concrètement d’une prise en charge de la grossesse à l’accouchement pour seulement 6 000 FCFA. C’est par une meilleure diffusion de l’information et une sensibilisation accrue sur le terrain que les premières avancées pourront se concrétiser.

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Dossier Christian Kofane : Albacete doit près de 650 millions FCFA à l’AS Nylon

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L’AS Nylon vient de remporter une importante bataille juridique devant la FIFA. Le club camerounais a obtenu gain de cause face à la formation espagnole […]

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la Camerounaise Osvalde Lewat en lice avec son roman « Un corps indocile »

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la Camerounaise Osvalde Lewat en lice avec son roman « Un corps indocile »
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Littérature. L’écrivaine camerounaise, avec « Un corps indocile », son deuxième roman, tient en haleine le microcosme.

Une écrivaine camerounaise décrochera-t-elle le prix Renaudot 2026 ? La question se pose depuis la publication, le 28 octobre, de la sélection finale de ce prestigieux prix littéraire français. Parmi les six auteurs encore en lice figure Osvalde Lewat, romancière, documentariste et photographe camerounaise, avec « Un corps indocile », publié aux éditions Philippe Rey. Le nom du lauréat sera connu le 3 novembre, à Paris.

Pour l’écrivaine, cette sélection marque une nouvelle étape dans un parcours qui l’a conduite du journalisme à la réalisation documentaire, puis à la littérature. Pour les lecteurs camerounais, elle offre aussi l’occasion de retrouver, derrière une œuvre qui circule aujourd’hui dans le paysage littéraire francophone, une trajectoire qui a commencé au Cameroun, entre les bancs de l’École supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (ESSTIC) de Yaoundé et les premières expériences professionnelles à Cameroon Tribune.

Osvalde Lewat est désormais à une étape décisive de la compétition. La présence d’une autre romancière camerounaise, Hemley Boum, avec « Nos vies sauvages », dans les précédentes sélections avait déjà attiré l’attention sur les auteures du pays. Mais c’est aujourd’hui Osvalde Lewat qui porte les espoirs camerounais dans cette dernière ligne droite.

Du journalisme au roman

Diplômée de l’ESSTIC, Osvalde Lewat a fait ses premiers pas dans le journalisme à Cameroon Tribune. Elle s’est ensuite orientée vers le documentaire et la photographie, deux pratiques qui ont nourri son regard sur les sociétés, les rapports de pouvoir et les trajectoires individuelles.

Son premier roman, « Les Aquatiques », paru en 2021, avait été remarqué par la critique et récompensé notamment par le prix Ahmadou Kourouma en 2022. Avec « Un corps indocile », elle poursuit son exploration des tensions entre l’individu et les contraintes qui pèsent sur son existence.

Le Zambuena, un pays imaginaire très familier

Dans ses deux romans, Osvalde Lewat installe ses personnages au Zambuena, un pays imaginaire qui ressemble pourtant au Cameroun par ses réalités sociales, ses rapports de pouvoir et ses expressions populaires. Cette fiction géographique lui permet de prendre une distance avec le réel tout en conservant des traits que le lecteur camerounais reconnaît aisément.

La proximité se lit jusque dans la langue. L’écrivaine laisse notamment affleurer des expressions populaires en Pidgin English, sans les traduire systématiquement. Elle fait ainsi une place aux idiomes de son pays d’origine, sans les neutraliser ni les expliquer à tout prix pour le lecteur extérieur. La langue littéraire accueille les sonorités et les usages d’un quotidien camerounais qui n’a pas besoin de se renier pour être entendu ailleurs. Osvalde Lewat ne prend pas seulement des libertés avec les langues, elle prend aussi ses aises avec le langage : le sujet principal de l’ouvrage, c’est bien l’organe masculin de Deffo ? Eh bien, on en parle, y compris de ses exploits, sans ambages.

Le Zambuena est également traversé par une histoire d’exploitation. Derrière les destins individuels se dessine celui d’un pays dont les ressources et les habitants sont soumis à des formes successives de prédation : d’abord celle des colonisateurs historiques, puis celle des « nouveaux Blancs », avant que les intérêts chinois ne viennent à leur tour s’inscrire dans ce paysage économique. Les acteurs changent, mais la question de la maîtrise des richesses et du bénéfice que les populations en retirent demeure.

Cette dimension politique reste en arrière-plan. Osvalde Lewat ne transforme pas son roman en manifeste : elle laisse les conditions de vie, le travail et les difficultés de ses personnages faire apparaître les mécanismes de domination. C’est dans cet environnement que prend place l’histoire de Deffo, le personnage central d’un corps indocile.

Un corps qui refuse de se soumettre

Jeune couturier installé à Paris, Deffo aspire à exercer son métier librement. Une douleur persistante à l’aine bouleverse son existence et le contraint à rentrer au Zambuena, où il trouve un emploi dans une usine textile industrielle.

À la liberté de création succèdent les contraintes de la production, les exigences du travail et la dépendance économique. Le corps malade devient le lieu où se rencontrent la fragilité physique, les pressions sociales et le désir de rester maître de son destin.

À travers ce personnage, Osvalde Lewat interroge la possibilité de demeurer fidèle à soi-même lorsque les circonstances imposent leurs propres règles. Le titre résume cette tension : un corps indocile est un corps qui échappe, qui refuse de se plier entièrement aux normes et aux injonctions. Il devient aussi le symbole d’une volonté de ne pas abandonner toute maîtrise de son existence.

Le rendez-vous du 3 novembre

La présence d’un corps indocile dans la sélection finale constitue déjà une reconnaissance pour Osvalde Lewat et son travail. Mais le rendez-vous du 3 novembre dira si cette reconnaissance se transforme en consécration.

Pour le Cameroun, l’enjeu est de suivre le parcours d’une écrivaine dont l’itinéraire relie formation journalistique nationale, création documentaire et littérature. De l’ESSTIC et de Cameroon Tribune aux dernières étapes du Renaudot, son chemin témoigne d’une œuvre qui puise dans les réalités camerounaises sans s’y enfermer.

Dans l’attente, les cases sacrées dans les savanes arbustives des montagnes du Ndé connaîtront de l’activité ce dernier weekend, pour apporter la bénédiction des ancêtres à l’enfant du pays.

Chantal Kenfack | Le Jour

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