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Alios Finance capte 51 % des nouveaux crédits des établissements financiers camerounais au premier semestre

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Alios Finance capte 51 % des nouveaux crédits des établissements financiers camerounais au premier semestre
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(Investir au Cameroun) – Alios Finance Cameroun a concentré environ 51 % des nouveaux crédits distribués par les établissements financiers du pays au premier semestre 2026, avec un montant estimé à 10,84 milliards de FCFA. Ce résultat, calculé à partir des données trimestrielles de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), place la Société camerounaise de crédit automobile (SOCCA), qui exploite cette marque, devant la Société camerounaise d’équipement (SCE).

Cette première place s’accompagne toutefois d’un recul des financements sur un an. Selon les mêmes calculs, les nouveaux crédits d’Alios ont diminué de 22,1 %, après 13,91 milliards de FCFA au premier semestre 2025. L’établissement résiste mieux que l’ensemble de son marché, dont les nouveaux concours ont baissé de 29,7 %, passant de 30,21 milliards à 21,24 milliards de FCFA.

Sur les six premiers mois de 2026, la SCE arrive en deuxième position avec environ 5,06 milliards de FCFA de nouveaux crédits, soit 23,8 % du marché. Le Crédit foncier du Cameroun suit avec 3,54 milliards, devant Pro-PME Finance, à 1,80 milliard. Ces montants sont reconstitués à partir des volumes globaux et des parts de marché publiés par la BEAC. Son rapport sur le deuxième trimestre a été rendu public le 22 octobre.

Un rebond à 8,61 milliards de FCFA au deuxième trimestre

Alios doit sa première place semestrielle à l’accélération de ses nouveaux crédits entre avril et juin. Leur montant est estimé à 8,61 milliards de FCFA, après 2,23 milliards entre janvier et mars, soit une progression de 285,6 %. Sa part de marché trimestrielle est ainsi passée de 25,83 % à 68,29 %.

La SCE suit une trajectoire inverse. Première au début de l’année avec 41,05 % des nouveaux concours, elle ne représente plus que 12,01 % du marché au deuxième trimestre. Ses financements estimés reculent de 3,55 milliards à 1,51 milliard de FCFA, soit une baisse de 57,3 %. Sur ce seul trimestre, elle passe derrière le Crédit foncier, qui détient 13,70 % du marché.

La hausse des nouveaux crédits d’Alios atteint 6,37 milliards de FCFA entre les deux trimestres, alors que l’ensemble du marché progresse de 3,96 milliards. Les autres établissements enregistrent donc, ensemble, une contraction de leurs nouveaux concours. Sur la comparaison semestrielle, les financements estimés de la SCE diminuent également de 30,5 % par rapport aux 7,28 milliards de FCFA du premier semestre 2025.

Le crédit-bail représente 65 % des nouveaux financements aux PME

Le crédit-bail occupe une place importante dans les financements accordés aux PME par les établissements financiers, hors banques commerciales. Au premier semestre 2026, ces opérations ont atteint 8,99 milliards de FCFA, soit 65,1 % des 13,81 milliards de nouveaux concours consentis à cette clientèle, selon le cumul des données trimestrielles de la BEAC.

Les tableaux utilisés ne détaillent cependant pas cette enveloppe par prêteur. Les 51 % attribuables à Alios concernent l’ensemble des nouveaux crédits des établissements financiers, toutes clientèles et catégories de financement confondues. Ils ne mesurent donc pas sa part du marché du crédit-bail.

Une opération obligataire soutenue par la SFI

Alios Finance Cameroun évolue depuis le 30 avril 2025 sous le contrôle de Credaf Group, holding financière de l’homme d’affaires ivoirien Serge-Aimé Bilé. L’acquisition a porté sur les entités d’Alios au Cameroun, au Gabon et en Côte d’Ivoire, ainsi que sur les succursales de cette dernière au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal.

Selon la fiche du projet n° 51984 publiée par la Société financière internationale (SFI) le 14 octobre 2026, Credaf détient 70,6 % de la SOCCA. La SFI y décrit une participation pouvant atteindre 6,6 milliards de FCFA dans une émission obligataire envisagée à hauteur de 13,2 milliards. L’opération a été approuvée le 26 juin, signée le 30 juin et enregistrée à l’étape« Invested »le 25 août.

Les ressources doivent soutenir le développement du crédit-bail et des financements aux micro, petites et moyennes entreprises au Cameroun. La documentation prévoit d’affecter au moins 15 % du produit de l’émission aux entreprises de cette catégorie détenues par des femmes.

Baudouin Enama

Lire aussi :

02-07-2026 – Alios Finance Cameroun confirme son leadership sur le marché du Crédit-Bail

25-08-2026 – BVMAC : la souscription à l’emprunt de 13 milliards FCFA d’Alios Finance prorogée au 10 septembre

31-07-2026 – BVMAC : la SFI envisage de couvrir jusqu’à 53 % de l’emprunt de 13 milliards d’Alios Finance Cameroun

27-07-2026 – BVMAC : Alios Finance sollicite 13 milliards de FCFA pour renforcer ses capacités de financement

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Lions U15 : Kevin Teni affiche la confiance avant le choc face au Maroc

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Les Lions U15 du Cameroun abordent les 16es de finale de la Coupe du monde Azerbaïdjan 2026 avec ambition et sérénité. Après une phase de […]

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un collectif marche vers l’ambassade de Russie contre le recrutement de jeunes dans l’armée russe

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un collectif marche vers l’ambassade de Russie contre le recrutement de jeunes dans l’armée russe
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Le collectif « Ramenez nos fils et nos frères » organise ce mercredi 28 octobre une marche pacifique jusqu’à l’ambassade de Russie, afin d’appeler la Russie et l’État camerounais à collaborer pour démanteler les filières de recrutement clandestin de Camerounais dans l’armée russe.

Organisée le jour même de l’ouverture du 3ᵉ Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, cette marche traduit la volonté du collectif de placer au cœur de ce forum la question du recrutement clandestin de Camerounais et de leur enrôlement dans l’armée russe, d’autant que ce rendez-vous se veut aussi humanitaire.

La Russie et le Cameroun entretiennent une longue amitié, renforcée au fil des années par de multiples coopérations. Cette amitié ne saurait être ternie par la volonté ou la passivité des deux pays face à un phénomène qui se déroule sous nos yeux et brise, dans un silence total, de nombreuses familles.

Cette marche vise à rappeler que, depuis quelques années, des Camerounais, trompés par des promesses fallacieuses d’emplois bien rémunérés en Russie, sont recrutés dans l’armée russe et finissent envoyés sur le front russo-ukrainien, parfois en première ligne et sans formation préalable, comme en attestent les cas documentés par les médias et les récits des familles.

« Une si belle amitié ne saurait être ternie par des réseaux clandestins. C’est l’image d’une Russie meurtrière qui reste aujourd’hui gravée dans la conscience des familles camerounaises et africaines. À l’image du Kenya, qui a obtenu de la Russie qu’aucun Kenyan ne soit plus enrôlé dans son armée, nous voulons que plus jamais un Camerounais ne soit recruté pour aller combattre sur le front russo-ukrainien », déclare Paul Silver Yede, porte-parole et cofondateur du Collectif.

À PROPOS DU COLLECTIF « RAMENEZ NOS FILS ET NOS FRÈRES »

Créé en août 2026 par des acteurs de la société civile, « Ramenez nos fils et nos frères » est un mouvement de solidarité, de vérité et de protection de la jeunesse camerounaise. Il dénonce le recrutement, souvent trompeur, de jeunes Camerounais envoyés combattre aux côtés des forces russes en Ukraine.

L mouvement accompagne les familles confrontées à la disparition ou au décès de leurs proches, exige des informations sur le sort des personnes concernées et plaide pour le rapatriement des dépouilles ainsi que pour le démantèlement des réseaux de recrutement opérant depuis le Cameroun.

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Interconnexion électrique Cameroun-Tchad : la première phase côté camerounais évaluée désormais à 145 milliards de FCFA

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Interconnexion électrique Cameroun-Tchad : la première phase côté camerounais évaluée désormais à 145 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – La première phase du volet camerounais de l’interconnexion électrique avec le Tchad est désormais évaluée à 221,3 millions d’euros, soit environ 145,2 milliards de FCFA. Ce chiffrage ressort d’une mission d’évaluation de la restructuration du Projet d’interconnexion des réseaux électriques du Cameroun et du Tchad (PIRECT), conduite par la Banque africaine de développement (BAD) du 12 au 16 octobre 2026. Selon l’Unité de gestion du projet, les travaux envisagés comprennent 426 kilomètres de lignes électriques à haute tension et plusieurs postes de transformation, avec pour objectif de permettre un transit de 100 MW vers le Tchad à l’horizon 2030.

Dans une communication officielle, l’équipe camerounaise du PIRECT précise que cette estimation concerne la première phase de l’option de restructuration « 2-bis ». Elle porte sur la composante transfrontalière du projet, distincte de celle destinée à relier les réseaux interconnectés Sud et Nord du Cameroun. Le montant de 145,2 milliards de FCFA qui représente une estimation du coût de cette première phase, ne correspond pas à un nouveau financement approuvé par la BAD.

Les ouvrages annoncés comprennent 426 km de lignes à 225 kV sur les axes Wouro-Soua–Garoua II et Maroua–frontière tchadienne, ainsi que les raccordements associés. La nouvelle configuration prévoit également la construction du poste électrique de Garoua II et l’extension de ceux de Wouro-Soua, dans l’Adamaoua, et de Maroua, dans l’Extrême-Nord.

L’Unité de gestion annonce par ailleurs l’intégration des plans d’action de réinstallation et de gestion environnementale et sociale au dispositif de financement de la BAD. Elle indique que les échanges commerciaux d’électricité doivent s’appuyer sur la Société camerounaise d’électricité (Socadel, anciennement Eneo) et TchadElec, sous la supervision technique de la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel).

Un déficit de financement évalué à 287 milliards de FCFA en 2025

Le nouveau chiffrage intervient dans un projet dont le montage financier a déjà fait l’objet de plusieurs révisions. En novembre 2025, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, avait annoncé devant les députés un déficit de financement de 287 milliards de FCFA pour la composante transfrontalière, réparti entre le Cameroun (150 milliards) et le Tchad (137 milliards). Cette déclaration avait notamment été rapportée par Sika Finance le 8 décembre 2025.

Pour adapter les travaux aux ressources disponibles, le Comité technique conjoint du projet avait retenu l’option « 2-bis » dès le 7 août 2025. Cette formule prévoit une réalisation par étapes, en donnant la priorité aux infrastructures permettant une première exploitation de l’interconnexion.

La Cellule d’exécution des projets de TchadElec confirme cette réorientation. Dans une publication datée du 20 octobre 2026, actualisée le lendemain, elle explique que la révision des études et des dossiers d’appels d’offres établis en 2017 a révélé une hausse des coûts et un déficit de financement. Les partenaires ont alors choisi de limiter la première phase aux travaux pouvant être financés avec les ressources disponibles.

La nouvelle estimation ne permet cependant pas de mesurer l’évolution du déficit annoncé en 2025. Les 150 milliards de FCFA représentaient un besoin de financement supplémentaire, tandis que le nouveau montant correspond au coût estimé d’un périmètre technique réduit. La communication du PIRECT ne ventile pas cette enveloppe entre les différentes infrastructures et ne précise pas la part déjà couverte par les financements disponibles.

Un écart de 6,4 km avec les marchés lancés en août

Le périmètre technique présenté en octobre diffère légèrement de celui des appels d’offres lancés deux mois auparavant. Les marchés publiés par la BAD les 12 et 13 août 2026 portent sur 419,6 km de lignes à 225 kV côté camerounais, contre 426 km dans la nouvelle communication.

Les lots mis en concurrence comprennent 227 km entre Wouro-Soua et Garoua II, 10,6 km de raccordements autour de Garoua II, 180 km entre Maroua et Kousséri, puis 2 km entre Kousséri et la frontière tchadienne. L’écart de 6,4 km avec le linéaire annoncé en octobre n’est pas expliqué dans les documents consultés.

Une autre différence concerne le poste électrique de Kousséri. Sa construction figurait comme tranche conditionnelle dans l’appel d’offres d’août relatif aux postes de transformation. La nouvelle présentation de la première phase ne mentionne explicitement que Garoua II, Wouro-Soua et Maroua. Elle ne précise pas si Kousséri reste intégré au chiffrage de 221,3 millions d’euros ou relève d’une étape ultérieure.

Les procédures de passation des marchés sont néanmoins engagées. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 18 novembre 2026 pour soumettre leurs offres concernant les postes électriques et jusqu’au 19 novembre pour les lignes. Les documents de la Sonatrel prévoient une durée d’exécution de 34 mois après contractualisation. Ces délais avaient déjà conduitInvestir au Cameroun, dans une analyse publiée le 8 septembre 2026, à constater que les principaux travaux ne pourraient pas être achevés à l’échéance initiale de fin 2027.

Une approbation formelle encore à établir

La finalisation de l’évaluation technique annoncée par l’équipe camerounaise ne signifie pas que la restructuration a reçu toutes les autorisations nécessaires. Dans sa publication des 20 et 21 octobre, la cellule tchadienne précise que l’approbation de la restructuration constitue un préalable à la signature des contrats.

Une mission réunissant notamment la BAD, les autorités tchadiennes et l’ingénieur-conseil s’est tenue à N’Djamena du 19 au 23 octobre pour préparer le rapport de restructuration, revoir les conditions des financements et actualiser le calendrier d’exécution.

Le calendrier reste un autre point à préciser. Fin 2025, le gouvernement camerounais envisageait une mise en service de la première phase à la fin de 2028. La communication d’octobre 2026 fixe désormais un objectif de transit de 100 MW à l’horizon 2030.

Baudouin Enama

Lire aussi:

08-09-2026 – Interconnexion électrique Cameroun-Tchad : les nouveaux appels d’offres rendent l’échéance de fin 2027 intenable

18-08-2026 – Infrastructures de transport : le Cameroun recherche des prestataires pour fournir 100 MW d’électricité au Tchad

19-12-2023 – Interconnexion électrique Cameroun-Tchad : les Indiens Kalpataru et Transrail remportent un marché de 119 milliards FCFA

18-03-2020 - 148 milliards de FCFA attendus de la BAD pour l’interconnexion des réseaux électriques entre le Cameroun et le Tchad

11-01-2019 - L’UE s’associe à la BAD pour financer l’interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad

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