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Interconnexion électrique Cameroun-Tchad : la première phase côté camerounais évaluée désormais à 145 milliards de FCFA

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Interconnexion électrique Cameroun-Tchad : la première phase côté camerounais évaluée désormais à 145 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – La première phase du volet camerounais de l’interconnexion électrique avec le Tchad est désormais évaluée à 221,3 millions d’euros, soit environ 145,2 milliards de FCFA. Ce chiffrage ressort d’une mission d’évaluation de la restructuration du Projet d’interconnexion des réseaux électriques du Cameroun et du Tchad (PIRECT), conduite par la Banque africaine de développement (BAD) du 12 au 16 octobre 2026. Selon l’Unité de gestion du projet, les travaux envisagés comprennent 426 kilomètres de lignes électriques à haute tension et plusieurs postes de transformation, avec pour objectif de permettre un transit de 100 MW vers le Tchad à l’horizon 2030.

Dans une communication officielle, l’équipe camerounaise du PIRECT précise que cette estimation concerne la première phase de l’option de restructuration « 2-bis ». Elle porte sur la composante transfrontalière du projet, distincte de celle destinée à relier les réseaux interconnectés Sud et Nord du Cameroun. Le montant de 145,2 milliards de FCFA qui représente une estimation du coût de cette première phase, ne correspond pas à un nouveau financement approuvé par la BAD.

Les ouvrages annoncés comprennent 426 km de lignes à 225 kV sur les axes Wouro-Soua–Garoua II et Maroua–frontière tchadienne, ainsi que les raccordements associés. La nouvelle configuration prévoit également la construction du poste électrique de Garoua II et l’extension de ceux de Wouro-Soua, dans l’Adamaoua, et de Maroua, dans l’Extrême-Nord.

L’Unité de gestion annonce par ailleurs l’intégration des plans d’action de réinstallation et de gestion environnementale et sociale au dispositif de financement de la BAD. Elle indique que les échanges commerciaux d’électricité doivent s’appuyer sur la Société camerounaise d’électricité (Socadel, anciennement Eneo) et TchadElec, sous la supervision technique de la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel).

Un déficit de financement évalué à 287 milliards de FCFA en 2025

Le nouveau chiffrage intervient dans un projet dont le montage financier a déjà fait l’objet de plusieurs révisions. En novembre 2025, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, avait annoncé devant les députés un déficit de financement de 287 milliards de FCFA pour la composante transfrontalière, réparti entre le Cameroun (150 milliards) et le Tchad (137 milliards). Cette déclaration avait notamment été rapportée par Sika Finance le 8 décembre 2025.

Pour adapter les travaux aux ressources disponibles, le Comité technique conjoint du projet avait retenu l’option « 2-bis » dès le 7 août 2025. Cette formule prévoit une réalisation par étapes, en donnant la priorité aux infrastructures permettant une première exploitation de l’interconnexion.

La Cellule d’exécution des projets de TchadElec confirme cette réorientation. Dans une publication datée du 20 octobre 2026, actualisée le lendemain, elle explique que la révision des études et des dossiers d’appels d’offres établis en 2017 a révélé une hausse des coûts et un déficit de financement. Les partenaires ont alors choisi de limiter la première phase aux travaux pouvant être financés avec les ressources disponibles.

La nouvelle estimation ne permet cependant pas de mesurer l’évolution du déficit annoncé en 2025. Les 150 milliards de FCFA représentaient un besoin de financement supplémentaire, tandis que le nouveau montant correspond au coût estimé d’un périmètre technique réduit. La communication du PIRECT ne ventile pas cette enveloppe entre les différentes infrastructures et ne précise pas la part déjà couverte par les financements disponibles.

Un écart de 6,4 km avec les marchés lancés en août

Le périmètre technique présenté en octobre diffère légèrement de celui des appels d’offres lancés deux mois auparavant. Les marchés publiés par la BAD les 12 et 13 août 2026 portent sur 419,6 km de lignes à 225 kV côté camerounais, contre 426 km dans la nouvelle communication.

Les lots mis en concurrence comprennent 227 km entre Wouro-Soua et Garoua II, 10,6 km de raccordements autour de Garoua II, 180 km entre Maroua et Kousséri, puis 2 km entre Kousséri et la frontière tchadienne. L’écart de 6,4 km avec le linéaire annoncé en octobre n’est pas expliqué dans les documents consultés.

Une autre différence concerne le poste électrique de Kousséri. Sa construction figurait comme tranche conditionnelle dans l’appel d’offres d’août relatif aux postes de transformation. La nouvelle présentation de la première phase ne mentionne explicitement que Garoua II, Wouro-Soua et Maroua. Elle ne précise pas si Kousséri reste intégré au chiffrage de 221,3 millions d’euros ou relève d’une étape ultérieure.

Les procédures de passation des marchés sont néanmoins engagées. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 18 novembre 2026 pour soumettre leurs offres concernant les postes électriques et jusqu’au 19 novembre pour les lignes. Les documents de la Sonatrel prévoient une durée d’exécution de 34 mois après contractualisation. Ces délais avaient déjà conduitInvestir au Cameroun, dans une analyse publiée le 8 septembre 2026, à constater que les principaux travaux ne pourraient pas être achevés à l’échéance initiale de fin 2027.

Une approbation formelle encore à établir

La finalisation de l’évaluation technique annoncée par l’équipe camerounaise ne signifie pas que la restructuration a reçu toutes les autorisations nécessaires. Dans sa publication des 20 et 21 octobre, la cellule tchadienne précise que l’approbation de la restructuration constitue un préalable à la signature des contrats.

Une mission réunissant notamment la BAD, les autorités tchadiennes et l’ingénieur-conseil s’est tenue à N’Djamena du 19 au 23 octobre pour préparer le rapport de restructuration, revoir les conditions des financements et actualiser le calendrier d’exécution.

Le calendrier reste un autre point à préciser. Fin 2025, le gouvernement camerounais envisageait une mise en service de la première phase à la fin de 2028. La communication d’octobre 2026 fixe désormais un objectif de transit de 100 MW à l’horizon 2030.

Baudouin Enama

Lire aussi:

08-09-2026 – Interconnexion électrique Cameroun-Tchad : les nouveaux appels d’offres rendent l’échéance de fin 2027 intenable

18-08-2026 – Infrastructures de transport : le Cameroun recherche des prestataires pour fournir 100 MW d’électricité au Tchad

19-12-2023 – Interconnexion électrique Cameroun-Tchad : les Indiens Kalpataru et Transrail remportent un marché de 119 milliards FCFA

18-03-2020 - 148 milliards de FCFA attendus de la BAD pour l’interconnexion des réseaux électriques entre le Cameroun et le Tchad

11-01-2019 - L’UE s’associe à la BAD pour financer l’interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad

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pourquoi la perte de ses sponsors chinois ne signifie pas la fin de sa valeur commerciale

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pourquoi la perte de ses sponsors chinois ne signifie pas la fin de sa valeur commerciale
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Dans une tribune, Jean-Pierre Bekolo estime que la rupture de contrats publicitaires avec des entreprises chinoises ne remet pas en cause la valeur intrinsèque de l’attaquant français Kylian Mbappé. Il interroge plus largement les rapports entre talent, capital et dépendance commerciale.

La perte de plusieurs contrats publicitaires attribués à Kylian Mbappé auprès d’entreprises chinoises ne signifie pas nécessairement un effondrement de sa valeur commerciale, estime Jean-Pierre Bekolo dans une tribune consacrée aux relations entre le talent sportif et les intérêts économiques.

L’auteur s’interroge sur la manière dont sont présentées les conséquences financières de la rupture de ces partenariats. Selon les chiffres avancés dans son texte, les contrats concernés avec Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre trois et six millions de dollars de revenus annuels pour le capitaine de l’équipe de France.

Ces montants restent toutefois à considérer comme des estimations citées par l’auteur, et non comme des données financières indépendamment confirmées.

Pour Jean-Pierre Bekolo, le débat ne devrait pas se limiter aux sommes que le joueur pourrait perdre. Il invite également à examiner ce que les entreprises recherchent lorsqu’elles signent des contrats avec des sportifs de renommée internationale : leur notoriété, leurs performances et leur capacité à influencer les consommateurs.

Lire la tribune de Jean-Pierre Bekolo :

MBAPPÉ : CE N’EST PAS L’ARGENT QUI A CRÉÉ LE TALENT, C’EST LE TALENT QUI A ATTIRÉ L’ARGENT

Il y a quelque chose de profondément pervers dans la manière dont on raconte aujourd’hui les pertes financières de Kylian Mbappé à la suite de la rupture de ses contrats publicitaires avec des entreprises chinoises.

On nous explique qu’il risque de perdre plusieurs millions de dollars. On calcule ce que représentent ces contrats dans ses revenus annuels.

On mesure sa dépendance au marché chinois. On s’inquiète de son avenir commercial.

Mais personne ne semble poser la question la plus élémentaire : pourquoi toutes ces entreprises sont-elles venues vers lui ?

Parce qu’il joue bien au football !

Ce n’est pourtant pas compliqué.

Nike ne lui a pas appris à courir. Dior ne lui a pas appris à dribbler. Les entreprises chinoises ne lui ont pas donné son talent. Elles sont venues chercher chez lui quelque chose qu’elles ne possédaient pas et qu’elles étaient prêtes à payer très cher : sa capacité à attirer les regards, à susciter l’admiration, à faire rêver des millions de personnes.

Ce n’est pas Mbappé qui avait besoin de ces marques pour devenir Mbappé. Ce sont ces marques qui avaient besoin de Mbappé pour vendre davantage.

Et pourtant, regardez comment fonctionne le système.

Il commence par reconnaître votre talent. Puis il investit dans ce talent. Puis il organise sa commercialisation. Et finalement, il vous fait croire que c’est lui qui vous a fabriqué.

Le sponsor devient votre bienfaiteur. Le financeur devient votre créateur. Celui qui vous achète finit par se comporter comme celui qui vous a donné la vie.

Et vous voilà obligé de le remercier de vous avoir permis d’exister !

Qu’a réellement perdu Mbappé ?

Prenons les chiffres avancés.

Ses contrats avec les entreprises chinoises Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre 3 et 6 millions de dollars de revenus annuels. Ses revenus publicitaires globaux seraient de l’ordre de 25 à 35 millions de dollars par an, auxquels s’ajoutent ses revenus de footballeur.

Admettons même qu’il perde définitivement ces 6 millions de dollars.

Que lui reste-t-il ?

Son salaire. Ses autres contrats publicitaires. Sa notoriété internationale. Ses millions de supporters. Et surtout, ce que personne ne peut lui retirer par une décision commerciale : son talent de footballeur.

Il n’a pas perdu sa vitesse parce qu’une entreprise chinoise a retiré son visage d’une publicité. Il n’a pas perdu sa technique parce qu’un fabricant de boissons énergisantes ne veut plus travailler avec lui. Il n’a pas perdu sa capacité à marquer des buts parce qu’un fabricant de produits laitiers a décidé de rompre son contrat.

Il a perdu des acheteurs de son image.

Ce n’est pas la même chose que perdre ce qui donne de la valeur à cette image.

Et que va-t-il retrouver ?

C’est ici que les calculs financiers deviennent particulièrement absurdes.

On comptabilise les contrats perdus comme si l’histoire économique de Mbappé venait de s’arrêter.

Mais pourquoi s’arrêterait-elle ?

Si son talent a attiré hier des entreprises chinoises, pourquoi ne pourrait-il pas attirer demain des entreprises indiennes, africaines, européennes, américaines ou d’autres entreprises chinoises ?

Le marché mondial ne se limite pas à trois marques.

Ces entreprises sont venues parce qu’elles espéraient gagner de l’argent grâce à lui. D’autres peuvent parfaitement faire le même calcul.

Il retrouvera peut-être l’équivalent de ces 3 à 6 millions de dollars. Peut-être davantage. Peut-être moins. Rien ne garantit qu’il les récupérera immédiatement, ni même intégralement.

Mais ce qui est certain, c’est que la source de sa valeur commerciale n’a pas disparu avec ses contrats.

Il peut perdre un sponsor sans perdre sa capacité à en attirer un autre.

Et c’est cette distinction que le système préfère entretenir dans la confusion.

Mais qu’ont perdu les entreprises chinoises ?

Voilà la question que l’on devrait également poser.

Elles ont perdu l’accès publicitaire à l’un des footballeurs les plus connus au monde.

Elles ont perdu la possibilité d’associer leurs produits à son image, à ses performances, à sa popularité, à son histoire.

Elles ont renoncé à un ambassadeur qu’elles avaient elles-mêmes jugé suffisamment précieux pour lui proposer des contrats de plusieurs millions.

Bien entendu, elles peuvent aussi trouver d’autres ambassadeurs. Mbappé n’est pas le seul footballeur talentueux de la planète.

Mais pourquoi faudrait-il considérer automatiquement la rupture comme une défaite pour celui qui vend son image et jamais comme une perte pour celui qui l’achetait ?

La relation commerciale fonctionne dans les deux sens.

Si une entreprise paye plusieurs millions pour utiliser votre visage, c’est qu’elle estime pouvoir gagner davantage grâce à ce visage.

C’est elle qui a identifié chez vous une valeur qu’elle voulait transformer en ventes.

Le mensonge du système : nous vous avons faits

Cette histoire dépasse évidemment Mbappé.

C’est exactement ce qui arrive aux artistes, aux cinéastes, aux écrivains, aux musiciens, aux chercheurs et à tant de jeunes talents, particulièrement en Afrique.

Une plateforme vous distribue et finit par vous faire croire qu’elle vous a créé.

Un producteur finance votre film et finit par se prendre pour l’auteur de votre cinéma.

Un éditeur publie votre livre et vous explique que sans lui vous ne seriez personne.

Une institution vous accorde une subvention et attend de vous une reconnaissance éternelle, parfois même une soumission.

Mais pourquoi sont-ils venus vers vous au départ ?

Parce que vous aviez quelque chose qu’ils n’avaient pas.

Une idée. Une imagination. Une invention. Une intelligence. Une capacité de création. Un talent.

Ils ont apporté des moyens financiers, techniques ou commerciaux. Ces moyens peuvent être importants, parfois indispensables à la réalisation d’un projet. Mais ils ne doivent pas être confondus avec la source de la création.

Le capital a une extraordinaire capacité à inverser les rapports de dépendance.

Il vient chercher une valeur produite ailleurs, puis il organise les conditions dans lesquelles celui qui a produit cette valeur finit par se croire redevable à celui qui l’exploite.

C’est ainsi que le talent devient reconnaissant envers l’argent, alors que l’argent était venu chercher le talent.

Lâchez Mbappé !

Alors, aux entreprises chinoises qui ne veulent plus de Mbappé, on pourrait simplement dire : lâchez-le !

Gardez votre argent.

Vous avez parfaitement le droit de choisir vos ambassadeurs et de défendre vos intérêts commerciaux.

Mais ne nous racontez pas que vous avez détruit la valeur de Mbappé en retirant vos contrats.

Vous avez simplement décidé de ne plus l’acheter.

Lui continuera à jouer au football. Il continuera à marquer des buts, s’il en est capable. Il continuera à attirer des spectateurs, des admirateurs et des entreprises intéressées par son image.

Et si ses performances demeurent à la hauteur de sa réputation, les propositions commerciales continueront vraisemblablement d’arriver.

Ce qui a attiré l’argent hier peut attirer l’argent demain.

La véritable liberté de Mbappé ne réside donc pas dans les millions qu’il possède déjà. Elle réside dans le fait que sa valeur première n’a pas été produite par ceux qui le rémunèrent aujourd’hui.

Il est devenu riche parce qu’il avait un talent que le marché voulait acheter.

Il ne doit pas son talent au fait d’être devenu riche.

Et cette vérité devrait être enseignée à tous les jeunes Africains qui rêvent de football, de cinéma, de musique, de littérature, de science ou d’entrepreneuriat.

Ne confondez jamais ceux qui financent votre talent avec ceux qui l’ont créé.

Ne confondez jamais la perte d’un client avec la perte de votre valeur.

Ne confondez jamais la fin d’un contrat avec la fin de votre avenir.

L’argent peut vous quitter. Votre talent, lui, peut continuer à produire de la valeur.

Et tant qu’il le fera, l’argent pourra revenir.

Jean-Pierre Bekolo

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Lions U15 : Kevin Teni affiche la confiance avant le choc face au Maroc

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Les Lions U15 du Cameroun abordent les 16es de finale de la Coupe du monde Azerbaïdjan 2026 avec ambition et sérénité. Après une phase de […]

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un collectif marche vers l’ambassade de Russie contre le recrutement de jeunes dans l’armée russe

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un collectif marche vers l’ambassade de Russie contre le recrutement de jeunes dans l’armée russe
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Le collectif « Ramenez nos fils et nos frères » organise ce mercredi 28 octobre une marche pacifique jusqu’à l’ambassade de Russie, afin d’appeler la Russie et l’État camerounais à collaborer pour démanteler les filières de recrutement clandestin de Camerounais dans l’armée russe.

Organisée le jour même de l’ouverture du 3ᵉ Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, cette marche traduit la volonté du collectif de placer au cœur de ce forum la question du recrutement clandestin de Camerounais et de leur enrôlement dans l’armée russe, d’autant que ce rendez-vous se veut aussi humanitaire.

La Russie et le Cameroun entretiennent une longue amitié, renforcée au fil des années par de multiples coopérations. Cette amitié ne saurait être ternie par la volonté ou la passivité des deux pays face à un phénomène qui se déroule sous nos yeux et brise, dans un silence total, de nombreuses familles.

Cette marche vise à rappeler que, depuis quelques années, des Camerounais, trompés par des promesses fallacieuses d’emplois bien rémunérés en Russie, sont recrutés dans l’armée russe et finissent envoyés sur le front russo-ukrainien, parfois en première ligne et sans formation préalable, comme en attestent les cas documentés par les médias et les récits des familles.

« Une si belle amitié ne saurait être ternie par des réseaux clandestins. C’est l’image d’une Russie meurtrière qui reste aujourd’hui gravée dans la conscience des familles camerounaises et africaines. À l’image du Kenya, qui a obtenu de la Russie qu’aucun Kenyan ne soit plus enrôlé dans son armée, nous voulons que plus jamais un Camerounais ne soit recruté pour aller combattre sur le front russo-ukrainien », déclare Paul Silver Yede, porte-parole et cofondateur du Collectif.

À PROPOS DU COLLECTIF « RAMENEZ NOS FILS ET NOS FRÈRES »

Créé en août 2026 par des acteurs de la société civile, « Ramenez nos fils et nos frères » est un mouvement de solidarité, de vérité et de protection de la jeunesse camerounaise. Il dénonce le recrutement, souvent trompeur, de jeunes Camerounais envoyés combattre aux côtés des forces russes en Ukraine.

L mouvement accompagne les familles confrontées à la disparition ou au décès de leurs proches, exige des informations sur le sort des personnes concernées et plaide pour le rapatriement des dépouilles ainsi que pour le démantèlement des réseaux de recrutement opérant depuis le Cameroun.

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