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Pierre Emmanuel Binyam retire sa liste de la course à la présidentielle du MRC

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Pierre Emmanuel Binyam retire sa liste de la course à la présidentielle du MRC
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La liste conduite par Pierre Emmanuel Binyam renonce à l’élection du Présidium du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), prévue le 17 octobre lors de la convention extraordinaire. Dans un communiqué daté du 14 octobre, ses membres affirment ne plus pouvoir participer à un scrutin.

À trois jours de la convention extraordinaire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), prévue le 17 octobre, Pierre Emmanuel Binyam et les membres de sa liste annoncent leur retrait de l’élection du Présidium. Dans un communiqué publié le 14 octobre, ils justifient cette décision par des irrégularités persistantes dans l’organisation du scrutin.

Les signataires estiment que les conditions ne sont pas réunies pour garantir une élection crédible. Ils rappellent avoir posé, le 12 octobre, plusieurs exigences, notamment la suppression de la cotisation statutaire comme condition d’accès au vote, la prise en charge totale du transport des délégués du Grand Nord et la mise à disposition d’un fichier électoral actualisé. Selon eux, ces revendications n’ont pas été entièrement prises en compte.

Parmi les anomalies relevées figurent des inscriptions en double, l’absence de certaines communes pourtant représentées par des reçus de paiement, des fédérations non répertoriées ainsi que deux délégués décédés toujours inscrits dans le fichier électoral du Noun. Les signataires signalent également l’indisponibilité du fichier du Sud-Ouest et l’omission de leur candidat Evaristus Longa Shengang dans la Mefou-et-Afamba.

Malgré ces griefs, le camp de Pierre Emmanuel Binyam annonce qu’il ne remettra pas en cause les résultats du scrutin du 17 octobre. Il présente cette position comme un choix destiné à éviter une nouvelle fracture au sein du parti, à l’approche des échéances politiques de 2027.

Les membres de la liste réaffirment enfin leur attachement au MRC et leur soutien au professeur Maurice Kamto.

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La dépouille de Jean Manga Onguene arrive au Cameroun le 20 octobre 2026

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L’annonce est de sa famille. Le corps de l’ancien lion indomptable arrivera à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen à 17h30 mn via le vol Air France numéro […]

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« le Cameroun peut connaître la plus terrible déflagration de son histoire »

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« le Cameroun peut connaître la plus terrible déflagration de son histoire »
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Le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale le député Cabral Libii appelle insiste pour montrer la nécessité de nommer le vice-président prévu par la Constitution révisée. Pour lui, le défaut du vice-président expose le pays à un chaos.

Le cri d’alarme retentit dans la déclaration que le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) a rendu publique le 13 octobre 2026. Le député Cabral Libii alerte sur un potentiel chaos au Cameroun en cas d’empêchement définitif du président de la République en fonction. Pour le démonter, l’homme politique part du fait que la nouvelle révision constitutionnelle prévoit un poste de vice-président de la République qui doit être pourvu par voie de nomination par le chef de l’Etat.

La conséquence de la création de ce poste est qu’en cas d’empêchement définitif du président en fonction, c’est le vice-président qui saisit le Conseil constitutionnel pour déclarer l’empêchement afin que ce dernier constate la vacance. Et que s’ouvre la procédure de succession. Mais, le poste n’est pas pourvu. « Le président Paul Biya est très avancé en âge ». A cet effet, il « devait nommer son vice-président pour que ce dernier l’assiste dans certaines tâches et surtout que l’Etat soit mis à l’abri de l’impasse juridique et chaotique » face à l’empêchement éventuel du président.

Cabral Libii déplore le fait que des « adeptes du chaos et les calculateurs politiques » combattent cette nomination parce qu’ils veulent plutôt une élection présidentielle avant 2032. Ils font tout pour décrédibiliser sa parole : multiplication de campagnes de dénigrement contre lui et contre le PCRN, invention de fiction accusatoire, développement de faux arguments, formation de coalitions contre le PCRN.

Mais dans leur propre système, on assiste à une « bataille larvée de camps et de clans alors que leur chef est encore là ». Le récent conflit de compétences entre le ministère de la Communication et le Conseil national de la communication au sujet du groupe l’Anecdote conforte Cabral Libii dans sa position. L’opposant voit à travers cette scène, le pire après le président Paul Biya si le vice-président n’est pas nommé alors que survient le cas d’empêchement. « Notre pays peut connaître la plus terrible des déflagrations de son existence », prévient-il.

En l’absence du vice-président le pays piétine. Le Conseil supérieur de la magistrature ne se tient pas depuis plus de cinq ans, l’affaire Martinez Zogo est en pendante depuis trois ans, les féminicides et infanticides prennent de l’ampleur, les scandales financiers se succèdent. Cependant, de nombreux acteurs réagissent contre la position de l’homme politique. Ils pensent que Cabral Libii soutient un coup d’Etat constitutionnel, et une succession de gré à gré.

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BDEAC : 130 milliards FCFA levés, 666 milliards d’engagements confirmés non décaissés fin 2025

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BDEAC : 130 milliards FCFA levés, 666 milliards d’engagements confirmés non décaissés fin 2025
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(Investir au Cameroun) – La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) annonce vouloir« accélérer les décaissements » grâce aux 222 millions de dollars mobilisés le 13 octobre 2026 lors de sa première émission obligataire internationale, soit environ 130,2 milliards de FCFA. Cette opération intervient après un exercice au terme duquel la banque recensait 666,4 milliards de FCFA d’engagements confirmés sur prêts et études encore non décaissés.

Inscrit dans la note 26 du rapport annuel 2025, ce stock correspond aux fractions de financements classées comme confirmées, mais pas encore versées aux bénéficiaires. Il est comptabilisé hors bilan, séparément des engagements simplement autorisés. Son montant est passé de 543,1 milliards de FCFA fin 2024 à 666,4 milliards un an plus tard, soit une hausse de 123,3 milliards, ou 22,7 %. Cette progression porte sur des financements restant à décaisser, et non sur les seules opérations approuvées pendant l’année.

L’émission internationale équivaut arithmétiquement à 19,5 % de ce stock de fin 2025, soit près d’un cinquième. Ce rapprochement donne un ordre de grandeur, pas un taux de couverture des besoins actuels : les dates diffèrent, les engagements ne sont pas tous immédiatement exigibles et la banque dispose d’autres ressources. La conversion de l’emprunt repose sur le cours de référence du 13 octobre publié par la BCEAO, de 586,30 FCFA pour un dollar.

Au Cameroun, 14,5 milliards tirés en janvier, puis aucun autre versement recensé jusqu’en juin

Au 30 juin 2026, la Caisse autonome d’amortissement (CAA) recensait 151,7 milliards de FCFA de soldes engagés non décaissés auprès de la BDEAC, selon ses données provisoires. Ce montant concerne les emprunts de l’administration centrale : il ne couvre donc pas l’ensemble des financements accordés par la banque régionale aux entreprises camerounaises.

Le bulletin de juin permet de suivre les versements intervenus au premier semestre. Il fait état de 14,5 milliards de FCFA tirés en janvier auprès de la BDEAC, rattachés au financement du plan de riposte Covid-19. Aucun autre tirage n’est enregistré sur cette ligne entre février et juin. Le stock non décaissé, qui atteignait 166,2 milliards fin décembre 2025, s’établit ainsi à 151,7 milliards à chaque fin de mois de janvier à juin 2026.

Ces données décrivent les mouvements recensés par la CAA, sans en expliquer les causes. Elles ne ventilent pas les 151,7 milliards restant à décaisser entre les projets et leurs prochaines échéances de tirage. Le montant qui pourrait bénéficier des nouvelles ressources internationales demeure donc à établir.

Des décaissements limités à 5 % de l’objectif en 2025

À l’échelle de la banque, les décaissements de prêts avaient atteint 18,65 milliards de FCFA en 2025, au profit de huit projets, contre 32,64 milliards en 2024. La baisse est de 42,9 %. Rapportés à une prévision annuelle de 373 milliards, les versements représentent un taux d’exécution de 5 %.

La disponibilité des ressources n’est toutefois pas la seule condition de versement prévue par la banque. Son rapport annuel cite notamment« la levée des conditions suspensives », c’est-à-dire les exigences à remplir avant de débloquer les fonds. Il mentionne aussi le respect du calendrier des travaux, la cohérence entre leur avancement et les sommes demandées, ainsi que l’absence d’impayés. Le document ne chiffre pas la contribution respective de ces conditions et des contraintes de liquidité à la sous-exécution de 2025.

La trésorerie et les équivalents de trésorerie atteignaient pourtant 128,3 milliards de FCFA au 31 décembre 2025, contre 66,2 milliards un an auparavant. Ce total comprenait 12,9 milliards de fonds gérés pour le compte du Fonds de développement de la Communauté et de l’Aide budgétaire globale de l’Agence française de développement. Il ne peut être assimilé intégralement à une enveloppe disponible pour les prêts propres de la BDEAC. Cette photographie de fin d’année ne permet pas non plus de reconstituer les liquidités dont elle disposait pendant l’exercice.

Le remboursement des crédits accordés constitue un autre élément de cette situation financière. Pour 2025, la banque indique avoir encaissé 39,65 milliards de FCFA sur une facturation globale de 185,18 milliards, soit environ 21 %. Les contreparties publiques représentaient 78 % des montants facturés. La BDEAC attribue ce faible recouvrement à une« forte tension sur la capacité de paiement des contreparties, principalement publiques ».

Une échéance en octobre 2029, sans affectation détaillée des fonds

L’emprunt international apporte de nouvelles ressources avec leur propre calendrier de remboursement. La BDEAC annonce une échéance finale en octobre 2029 et un coupon annuel de 7,88 % en euros, après une couverture de change simultanée entre l’euro et le dollar. Le communiqué du 14 octobre ne détaille pas l’amortissement du principal.

La banque s’engage à organiser des conférences semestrielles avec les investisseurs et à publier des présentations sur son portefeuille de prêts, ses financements et sa liquidité. Elle destine les ressources mobilisées aux infrastructures, à l’agriculture, à l’agro-industrie et à l’industrie dans les six pays de la CEMAC. Mais son communiqué ne précise ni la part réservée aux engagements déjà confirmés, ni les projets bénéficiaires au Cameroun, ni les montants et dates de leurs prochains versements.

BRM

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