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Transfusion sanguine : Trois ministères en appui financier au Centre national

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Transfusion sanguine : Trois ministères en appui financier au Centre national
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Le budget de la structure a été réajusté.

Le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) veut réajuster son budget de l’exercice 2026. C’est ce qui ressort en substance des travaux de son 10ème comité de gestion récemment tenus à Yaoundé. Lesdits travaux présidés par Tetanye Ekoe ont essentiellement porté sur l’examen et l’approbation du collectif budgétaire du CNTS.

Le document administratif de régulation a permis aux participants d’élargir les réflexions sur la modification en cours d’exercice des prévisions initialement inscrites dans le budget du Centre national de transfusion sanguine, grâce aux ressources financières supplémentaires du ministère des Finances (Minfi) ; l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) et celui de la Santé publique (Minsante).

«Parce que nous avons de nouvelles ressources, nous sommes obligés de les ajouter au budget que nous avons préalablement fait adopter. C’est un exercice extrêmement rigoureux qui exige la sincérité, la régularité et la cohérence d’ensemble. Ici il est question de rester dans la ligne de ce budget afin que le public et le gouvernement sentent bien que la mission qui nous a été assignée soit exécutée» a indiqué Tetanye Ekoe.

En effet, des collectifs budgétaires sont régulièrement adoptés pour réajuster les prévisions en cours d’exercice face aux besoins croissants du Centre. Une part des activités de la structure est adossée aux frais de gestion des produits sanguins, bien que le coût de production réel d’une poche de sang (estimé à environ 50 000 à 60 000 FCFA par des experts) dépasse largement les capacités financières actuelles du CNTS.

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Pompéi : un touriste de 17 ans aurait été agressé sexuellement par un gardien qui se faisait passer pour un guide

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Pompéi : un touriste de 17 ans aurait été agressé sexuellement par un gardien qui se faisait passer pour un guide
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Un touriste de 17 ans affirme avoir été victime d’une agression sexuelle lors d’une visite des ruines de Pompéi, en Italie. Selon les enquêteurs, un gardien du site archéologique aurait profité de son uniforme pour se faire passer pour un guide et conduire l’adolescent dans une maison antique habituellement fermée au public.

L’affaire, révélée mercredi 16 septembre 2026, a conduit à l’arrestation d’un homme de 58 ans à Scafati, dans la province de Salerne. Il est soupçonné de violence sexuelle aggravée sur mineur et a été placé en détention provisoire à la prison de Vallo della Lucania.

Le gardien aurait attiré le jeune touriste dans une domus fermée au public

Les faits remontent au 16 août 2026, selon les informations communiquées par les autorités italiennes.

D’après l’enquête rapportée par ANSA et La Repubblica, le gardien aurait abordé le jeune visiteur peu après son arrivée dans le parc archéologique. Son uniforme aurait contribué à donner au garçon l’impression qu’il avait affaire à un guide du site.

L’homme lui aurait ensuite proposé de découvrir une domus normalement inaccessible aux visiteurs. La promesse d’une visite particulière aurait conduit l’adolescent vers une partie plus isolée du site.

Selon les enquêteurs, une fois à l’écart, le gardien aurait agressé sexuellement le jeune homme malgré son refus et ses tentatives pour se défendre. RaiNews rapporte que le suspect aurait notamment embrassé et touché la victime avant de lui imposer plusieurs actes sexuels.

Les enquêteurs ont pu reconstituer une partie du parcours grâce aux images des caméras de vidéosurveillance installées dans le parc archéologique.

La plainte du jeune visiteur a constitué le point de départ de l’enquête menée par les Carabinieri du poste permanent installé sur le site. Les images auraient ensuite permis à la victime d’identifier le suspect.

Un homme de 58 ans placé en détention provisoire

Les Carabinieri de la compagnie de Torre Annunziata ont procédé à l’arrestation du gardien à Scafati, à la suite d’une ordonnance de placement en détention délivrée par le juge des enquêtes préliminaires du tribunal de Torre Annunziata, sur demande du parquet.

L’homme a ensuite été transféré à la prison de Vallo della Lucania.

La justice italienne justifie la mesure par la gravité des faits reprochés, les éléments réunis pendant l’enquête et le risque de récidive évoqué dans la procédure. Ces éléments correspondent toutefois à l’appréciation retenue au stade de la mesure de sûreté et ne constituent pas une condamnation définitive.

Le directeur du parc archéologique de Pompéi, Gabriel Zuchtriegel, a réagi après la révélation de l’affaire.

« Notre pensée va à la victime du grave épisode de violence sexuelle », a-t-il déclaré, précisant que des conséquences disciplinaires pourraient également être prises après les vérifications internes.

Le directeur a aussi indiqué que le parc pourrait envisager de se constituer partie civile dans une éventuelle procédure judiciaire.

Une autre affaire impliquant des touristes britanniques en Grèce

Cette affaire intervient quelques semaines après une autre enquête pour viol à Zakynthos, en Grèce.

Selon le média grec Ethnos, deux Britanniques de 18 ans ont déclaré aux autorités avoir été victimes de viols après avoir rencontré le même homme pendant leurs vacances sur l’île. Les deux jeunes femmes se sont rendues à l’hôpital pour des examens et ont informé leurs familles.

L’affaire avait ensuite pris une tournure spectaculaire. D’après Ethnos, la mère de l’une des jeunes femmes s’est rendue en Grèce après avoir appris les accusations. Elle aurait retrouvé l’homme sur son lieu de travail avant de l’agresser. La police est intervenue et les personnes impliquées ont été conduites au commissariat.

Les autorités grecques enquêtaient alors sur les accusations portées par les deux jeunes femmes. Ces faits restent eux aussi soumis à la procédure judiciaire et les accusations doivent être établies par la justice.

À Pompéi, l’enquête se poursuit désormais sous la direction du parquet de Torre Annunziata. Le jeune touriste, dont l’identité n’a pas été rendue publique, reste au centre des préoccupations des autorités alors que les investigations cherchent à établir précisément les circonstances de l’agression présumée.

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Lutte contre le blanchiment des capitaux : Le Cameroun outille son Agence d’investigation financière

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Lutte contre le blanchiment des capitaux : Le Cameroun outille son Agence d’investigation financière
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Sur les 24 actions recommandées au départ pour sortir le pays de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), le pays est à ce jour à 7 actions résiduelles à satisfaire.

Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a récemment autorisé le déplacement d’une délégation du Cameroun pour aller défendre le huitième rapport du pays au cours de la réunion de face à face avec les experts du Groupe d’action financière (GAFI) la semaine dernière à Abidjan en Côte d’Ivoire, afin de lever la majorité des actions encore résiduelles et sous monitoring.

En effet, sur les 24 actions recommandées au départ pour sortir le Cameroun de la liste grise du GAFI, le pays est à ce jour à 7 actions résiduelles à satisfaire. Ces actions portent entre autres sur la supervision des entités assujetties des secteurs financiers et non financiers, la supervision des organismes à but non lucratif, la gestion des avoirs criminels gelés, saisis ou confisqués ou encore la mise en œuvre des sanctions financières ciblées en matière de prévention du financement du terrorisme et de la prolifération.

Sur le plan local, le Cameroun renforce les compétences de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF). Le ministre des Finances (Minfi) Louis Paul Motaze a visité le 2 septembre 2026, les nouveaux locaux de l’Anif à Yaoundé. Le membre du gouvernement a tout d’abord rappelé au personnel de ce service public de renseignement financier leur importance dans le dispositif de sécurité financière.

«Le monde est devenu extrêmement dangereux parce qu’il y a des criminalités qui changent de forme, de physionomie mais aussi parce que nos pays sont désormais notés. Cela a une conséquence sur nos capacités d’emprunt, sur ce que les marchés financiers peuvent nous accorder…» a indiqué le Minfi.

Pour ce qui est de la sortie du Cameroun de la liste grise du GAFI, le membre du gouvernement dit noter une espèce d’évolution et d’encouragements qui ont été adressés au Cameroun pour signifier que le pays est sur la bonne voie.

En effet, le GAFI a maintenu le Cameroun sur sa liste grise, synonyme de ce que le pays fait l’objet d’un suivi renforcé et d’une surveillance accrue. L’information avait été révélée par une note rendue publique par cette institution sur son site internet le 24 octobre 2025. Ce maintien du Cameroun sur la liste grise du GAFI engage les autorités gouvernementales à combler des lacunes stratégiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

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Cameroun : 14 milliards FCFA de CAFI pour financer une agriculture sans déforestation

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Cameroun : 14 milliards FCFA de CAFI pour financer une agriculture sans déforestation
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Le financement de 24,57 millions de dollars accordé par la Central African Forest Initiative à IDH, une organisation spécialisée dans le développement de chaînes de valeur agricoles, pour son nouveau dispositif au Cameroun ne sera pas débloqué en une seule fois. Les décaissements suivront l’avancement du programme, les premiers engagements du secteur privé et, surtout, les résultats environnementaux vérifiés. Une approche qui fait des performances réalisées une condition du financement.

Au Cameroun, le financement de l’agriculture durable change de logique. Les 24,573 millions de dollars approuvés par la Central African Forest Initiative (CAFI) le 21 janvier 2026 pour le projet porté par IDH ne constituent pas une enveloppe disponible en une seule fois. Près de 14 milliards de FCFA seront libérés progressivement, au gré de conditions précises.

IDH a annoncé le 15 septembre 2026 la mise en place de son « Investment & Payment for Environmental Services Hub ». Le dispositif doit rapprocher les entreprises agricoles des sources de financement et orienter davantage de capitaux vers des chaînes de valeur sans déforestation. Le mécanisme vise les PME, les grandes coopératives et les entreprises agricoles qui peinent à franchir le seuil séparant la microfinance du crédit bancaire classique.

IDH interviendra avant le passage devant les financeurs. L’organisation apportera une assistance technique, travaillera sur les modèles économiques et préparera les entreprises à l’investissement. Elle pourra également injecter du capital catalytique remboursable. Elle mettra ensuite les entreprises en relation avec les banques, les institutions de microfinance, les investisseurs et les acheteurs.

Le dispositif ne constitue donc pas une garantie bancaire. En cas de défaut d’une entreprise, IDH ne se substituera pas au débiteur pour rembourser la banque. Les établissements financiers et les investisseurs conserveront leur propre analyse du risque et décideront librement de financer ou non les projets présentés.

UNE PREMIÈRE TRANCHE DE 2,5 MILLIARDS

Le financement de CAFI est réparti en trois tranches. La première représente 4,481 millions de dollars, soit environ 2,5 milliards de FCFA. Son décaissement est lié à la signature du document de projet.

La deuxième tranche porte sur 12,190 millions de dollars. Elle représente près de 6,9 milliards de FCFA. Son versement est prévu au premier trimestre de la deuxième année de mise en œuvre. IDH devra cependant franchir plusieurs étapes avant d’y accéder. L’organisation devra avoir rendu opérationnels les mécanismes d’assistance technique et de capital d’amorçage. Elle devra également faire valider par un organisme indépendant une méthodologie destinée à vérifier les résultats.

Le système de suivi des paiements pour services environnementaux de CAFI devra aussi être adapté. Le secteur privé devra, lui aussi, commencer à répondre présent. Au moins une entreprise de cacao devra avoir signé un contrat de soutien financier au programme de paiements pour services environnementaux. Une autre devra avoir signé une lettre d’intention.

Le Hub devra en outre avoir attiré au moins quatre investisseurs dans son réseau d’affaires et d’investissement. Dix entreprises potentielles devront avoir été évaluées en vue d’un accès au mécanisme de capital d’amorçage. Ces exigences montrent que CAFI ne finance pas seulement la mise en place d’une structure. Le bailleur veut mesurer sa capacité à produire des opérations concrètes et à susciter l’engagement des investisseurs.

JUSQU’À 4,5 MILLIARDS LIÉS À LA PERFORMANCE

La troisième tranche porte sur 7,904 millions de dollars, soit environ 4,5 milliards de FCFA. Elle constitue la partie la plus directement liée à la performance environnementale. Son décaissement est prévu au deuxième trimestre de la quatrième année de mise en œuvre. Il dépendra des résultats enregistrés au cours des trois premières années.

Un premier seuil financier devra être franchi. Les engagements matérialisés par des contrats ou des lettres d’intention avec des entreprises privées devront atteindre au moins 6,701 millions de dollars. Ce montant équivaut à environ 3,8 milliards de FCFA.

Il correspond au financement demandé à CAFI pour le volet consacré aux paiements pour services environnementaux. Le montant restant dépendra des performances effectivement constatées. CAFI prévoit un calcul fondé notamment sur le nombre d’unités de résultats validées et le montant attribué à chacune. Dans ce système, un hectare n’a donc pas uniquement une valeur foncière ou agricole. Il peut devenir une unité permettant de mesurer une performance environnementale.

Sont notamment concernés les hectares d’agriculture sans déforestation, d’agroforesterie, de reboisement, de régénération ou de conservation forestière. Une vérification indépendante devra confirmer ces résultats. Si elle conclut à une performance « faible », aucun versement de cette troisième tranche à IDH ne sera effectué. Le risque financier ne disparaît donc pas. Il change de place. Le programme doit d’abord démontrer sa capacité à atteindre les objectifs fixés avant de prétendre à la totalité des ressources prévues.

IDH DOIT ENCORE MOBILISER 16,5 MILLIARDS

Les 14 milliards de FCFA apportés par CAFI ne représentent qu’une partie de l’ambition financière du programme. IDH vise la mobilisation de 29 millions de dollars supplémentaires d’ici 2030. Soit environ 16,5 milliards de FCFA. Ces ressources devront provenir de financeurs privés, climatiques et d’acteurs liés aux paiements pour services environnementaux. Il s’agit d’un objectif de mobilisation. Cet argent n’est donc pas encore acquis.

L’enjeu économique se situe précisément à ce niveau. Le financement public doit servir de levier pour faire entrer davantage de capitaux privés dans les chaînes de valeur agricoles sans déforestation.

Le programme devra également accompagner la mise en œuvre de pratiques agricoles vérifiées comme sans déforestation et résilientes au changement climatique sur 9 950 hectares d’ici 2030. À cela s’ajouteront 7 000 hectares destinés au boisement, au reboisement, à la régénération naturelle assistée ou à la protection des forêts.

LE GRAND MBAM COMME PREMIER TERRAIN

Le volet consacré aux paiements pour services environnementaux démarrera dans le Grand Mbam. Le principe repose sur une rémunération liée à des résultats environnementaux vérifiés. Agriculteurs et communautés pourront recevoir des paiements en fonction des pratiques mises en œuvre. L’agroforesterie, le reboisement et la protection des forêts figurent parmi les activités concernées.

Le mécanisme introduit ainsi une logique économique nouvelle. La conservation et la restauration des écosystèmes deviennent des activités susceptibles de générer des revenus lorsqu’elles produisent des résultats mesurables. CAFI et IDH comptent utiliser les enseignements de cette première expérience pour envisager une extension du mécanisme à d’autres zones du Cameroun et, à terme, du bassin du Congo.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 16/09/2026

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