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Bauxite de Minim-Martap : A2MP admet que son offre sur Canyon devrait échouer et maintient son prix à 20 FCFA par action

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Bauxite de Minim-Martap : A2MP admet que son offre sur Canyon devrait échouer et maintient son prix à 20 FCFA par action
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(Investir au Cameroun) – A2MP Investments reconnaît désormais que son offre visant les actions de Canyon Resources qu’elle ne contrôle pas encore a peu de chances d’aboutir. Dans un quatrième supplément à son offre daté du 11 septembre 2026, l’actionnaire majoritaire de la maison mère de Camalco, qui développe le projet de bauxite de Minim-Martap au Cameroun, maintient son prix à 0,05 dollar australien (AUD) par action, soit environ 20 FCFA.

A2MP qualifie ce prix de « best and final », c’est-à-dire définitif, sauf apparition d’une offre concurrente. L’opération doit prendre fin le 21 septembre 2026 à 19 heures, heure de Sydney, et l’investisseur assure qu’il ne prolongera pas ce délai sauf obligation légale.

Surtout, A2MP reconnaît que son offre n’a désormais « aucune perspective raisonnable d’aboutir ». L’investisseur attribue principalement cette situation au rejet de sa proposition par le comité indépendant de Canyon Resources et aux arguments utilisés pour convaincre les actionnaires minoritaires de ne pas apporter leurs titres.

Ce constat marque un net changement de ton depuis le lancement de l’opération le 29 juillet. A2MP et ses associés contrôlaient alors 55,56 % du capital de Canyon et proposaient 0,05 AUD en espèces pour chacune des actions restantes.

A2MP ne monte qu’à 56,63 %

Les acceptations reçues depuis le lancement de l’offre ont peu modifié le rapport de forces. A2MP indique disposer désormais, avec ses associés, d’un « Relevant Interest » portant sur 1 167 690 402 actions, soit 56,63 % du capital de Canyon sur une base non diluée.

La progression n’est donc que de 1,07 point de pourcentage par rapport aux 55,56 % détenus au lancement de l’offre.

Ce « Relevant Interest », notion du droit australien des sociétés désignant notamment un pouvoir ou une influence sur les titres, ne signifie pas que toutes les actions concernées ont déjà été transférées à A2MP.

Depuis le 28 août, le Takeovers Panel australien interdit en effet à l’investisseur de traiter les acceptations reçues ou de déclarer l’offre libérée de ses conditions sans l’accord préalable de son président ou du Panel. Ces mesures conservatoires visent à maintenir le statu quo pendant l’examen du dossier et ne préjugent pas de la décision finale.

A2MP reste surtout très éloigné de la condition minimale de 75 % prévue dans son offre et indique qu’il n’entend pas y renoncer. À défaut d’atteindre ce seuil avant la clôture, l’offre deviendra sans effet et les actionnaires ayant accepté retrouveront la libre disposition de leurs titres.

A2MP doit publier le 14 septembre une notification formelle sur l’état de ces conditions.

Un prix six fois inférieur à l’évaluation privilégiée par BDO

La faible adhésion des minoritaires intervient après la publication, le 31 août, de l’expertise réalisée par BDO Corporate Finance Australia pour le comité indépendant de Canyon.

BDO évalue l’action Canyon entre 0,14 et 0,446 AUD, soit environ 57 à 180 FCFA au taux du 11 septembre, avec une valeur privilégiée de 0,32 AUD, environ 129 FCFA.

L’offre d’A2MP, à environ 20 FCFA par action, est ainsi 84,4 % inférieure à cette valeur privilégiée. L’estimation centrale de BDO représente 6,4 fois le prix proposé par l’investisseur. L’expert indépendant a conclu que l’offre n’était ni équitable ni raisonnable pour les actionnaires.

A2MP conteste plusieurs hypothèses retenues dans cette évaluation, notamment celles concernant Minim-Martap, principal actif de Canyon.

La comparaison avec le marché boursier est moins défavorable à l’investisseur. Le 10 septembre, l’action Canyon a clôturé à 0,046 AUD, soit environ 19 FCFA. L’offre de 0,05 AUD représente donc une prime de 8,7 % sur ce cours.

Cette prime n’a toutefois pas suffi à provoquer un mouvement significatif des actionnaires minoritaires vers l’offre.

A2MP affirme également n’avoir connaissance d’aucune proposition concurrente ou supérieure et juge peu probable l’arrivée d’un autre acquéreur compte tenu de sa position déjà majoritaire au capital.

Minim-Martap reste confronté au blocage de son financement

L’échec probable de l’offre ne règle pas les difficultés de financement du projet camerounais de Minim-Martap, développé par Canyon à travers Camalco Cameroon SA.

Canyon évalue le gisement à 1,102 milliard de tonnes de ressources minérales, dont 144 millions de tonnes de réserves.

Le 24 août, l’entreprise a retiré son objectif d’une première expédition de bauxite au quatrième trimestre 2026 après la suspension des nouveaux décaissements sur la facilité de crédit syndiquée de 82 milliards de FCFA accordée à Camalco par AFG Bank Cameroon et d’autres prêteurs.

Au 31 juillet, Canyon indiquait avoir déjà tiré environ 75 millions de dollars, soit environ 42,3 milliards de FCFA au taux du 11 septembre, sur cette facilité. La compagnie disposait parallèlement d’environ 31 millions AUD de trésorerie, équivalant à 12,5 milliards de FCFA.

AFG Bank a demandé une révision du calendrier de développement, du modèle financier et de plusieurs autres paramètres avant d’envisager de nouveaux décaissements. Une visite du site doit également être réalisée à la satisfaction des prêteurs.

Les travaux logistiques se poursuivent néanmoins. Canyon indiquait le 24 août que sept locomotives avaient déjà été livrées au Cameroun et que les 60 premiers wagons d’une commande de 160 unités devaient arriver à Douala dans les huit semaines suivantes. La route reliant la mine au terminal ferroviaire approchait également de son achèvement.

Même en cas d’échec de son offre, A2MP n’envisage pas de quitter Canyon. L’investisseur indique vouloir rester le principal actionnaire et continuer à participer au développement à long terme de Minim-Martap.

À moins d’un changement significatif d’ici là, le prochain rendez-vous est fixé au 14 septembre, avec la publication de l’état des conditions de l’offre, avant son échéance prévue le 21 septembre.

Baudouin Enama

Lire aussi:

05-09-2026 – Bauxite de Minim-Martap : Canyon Resources retirée de l’indice des 500 plus grandes valeurs cotées à l’ASX

02-09-2026 – Bauxite de Minim-Martap : A2MP conteste une valorisation de l’action Canyon 6,4 fois supérieure à son offre

31-08-2026 – Bauxite de Minim-Martap : un expert indépendant conclut que l’offre d’A2MP sous-évalue l’action Canyon de 84 %

26-08-2026 – Bauxite de Minim-Martap : l’offre d’A2MP pour racheter Canyon contestée en Australie par Jeremy Raper

24-08-2026 – Bauxite de Minim-Martap : AFG Bank suspend ses décaissements, Canyon retire son calendrier d’exportation

30-07-2026 – Bauxite de Minim-Martap : A2MP veut retirer Canyon de la cote et remet en cause la rentabilité du projet

29-07-2026 – Bauxite de Minim-Martap : doute sur la capacité du projet à rembourser la facilité AFG de 82 milliards FCFA

11-03-2026 – Bauxite de Minim Martap : les actionnaires de Canyon Resources bloquent l’entrée d’Afriland au capital

25-09-2025 – Bauxite de Minim Martap : Canyon mobilise 215 millions AUD et accueille le groupe Afriland au capital

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BRICS key to Global South representation, scholar says

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BRICS key to Global South representation, scholar says
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ADDIS ABABA, Sept. 12 (Xinhua) — The BRICS is playing an increasingly important role in safeguarding genuine multilateralism and international rules by fostering a more balanced, inclusive and representative international order, an expert has said.

« BRICS is a venue for partnership, collaboration, and dialogue, » Balew Demissie, a senior consultant at the Policy Studies Institute of Ethiopia, recently told Xinhua. « It promotes multilateralism, not unilateralism. »

He said the group is playing an increasingly prominent role in « keeping the balance, inclusivity and representation » within the wider multilateral governance structure, where no single country or group dominates global decision-making.

« Rather than replacing existing global institutions, BRICS seeks to strengthen the principles of dialogue, sovereign equality, mutual respect and cooperation among nations, » he said, adding that the group is more representative of and responsive to the interests and aspirations of the Global South, thereby contributing to a fairer and more genuinely multipolar world order.

BRICS, with its expanded membership, provides a platform for emerging economies across the globe to have a stronger voice in global decision-making, particularly on issues such as trade, development, finance, climate change, peace and security, Demissie said.

He noted that through organizations such as the New Development Bank, BRICS also contributes to diversifying global economic and financial partnerships, while serving as a constructive counterweight to unilateralism by promoting « greater openness, predictability, cooperation and inclusiveness in international economic relations. »

Meanwhile, he highlighted China’s contribution to global development through its role in the BRICS and through other collaborative initiatives, such as the Belt and Road Initiative (BRI) and the Global Development Initiative.

« Ethiopia has benefited immensely from the BRI in different aspects, including infrastructure, health, education, agriculture and rural revitalization, » the scholar said.

He argued that China’s continued opening-up and inclusive trade policies provide significant opportunities for Global South countries by expanding access to one of the world’s largest and most dynamic markets.

China’s economic approach « encourages stronger South-South cooperation and helps Global South countries diversify their trading and development partnerships, contributing to a more open, interconnected, and balanced global economy, while creating jobs and attracting necessary expertise, » he noted.

To navigate current and future global uncertainties, BRICS should deepen collaboration in trade and investment, infrastructure, energy, education, digital technology and skills development, while expanding market access for small and medium-sized enterprises, he said.

Demissie also highlighted the critical importance of maintaining unity and coordination as the group expands and becomes increasingly diverse, requiring sustained dialogue, mutual understanding and flexible approaches to build consensus among members. ■

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Gianni Infantino : « Évidemment, je serai candidat aux nouvelles élections de la FIFA »

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Gianni Infantino a confirmé son intention de briguer un nouveau mandat à la présidence de la FIFA. À la tête de l’instance mondiale depuis 2016, […]

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Yaoundé au cœur de la bataille pour sauver les singes d’Afrique

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Yaoundé au cœur de la bataille pour sauver les singes d’Afrique
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Yaoundé abrite l’événement depuis le 9 septembre 2026, sous la présidence du ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo. Articulé autour de débats et d’ateliers, le rendez-vous organisé par l’Association africaine de primatologie (APS) nourrit l’ambition de traduire la connaissance scientifique en actions concertées, inclusives et respectueuses des communautés qui vivent aux côtés des primates.

À l’heure où plus de la moitié des primates d’Afrique sont menacés, et où crises sanitaires et pressions anthropiques se conjuguent pour fragiliser écosystèmes et populations, le 4ᵉ congrès de l’Association africaine de primatologie (APS) veut replacer les savoirs locaux au cœur des stratégies de protection.

Au palais des congrès de Yaoundé, où se déroule l’événement jusqu’au 11 septembre 2026, on a appris dès l’ouverture que : sur 107 espèces africaines, 18 sont en danger critique, 48 sont en danger et 38 sont vulnérables. Ces statistiques rendent tangible la menace d’extinction imminente. Au-delà des bilans alarmants, un accent est mis sur l’articulation entre biodiversité et sécurité humaine, traduite dans les faits par l’émergence des zoonoses, la perte de services écosystémiques et l’appauvrissement des moyens de subsistance des populations rurales.

Les débats et ateliers organisés à l’occasion de ce congrès de l’APS sont guidés par le thème : « Primatologie éthique : reconnaître le rôle des communautés locales et autochtones dans la conservation des primates africains ». Le choix de ce thème n’est pas anodin.

À la vérité, il réoriente la conservation depuis une logique parfois exclusivement scientifique ou protectionniste vers une démarche qui reconnaît les droits, traditions et connaissances autochtones. Plusieurs communications ont d’ailleurs illustré comment les pratiques locales, lorsqu’elles sont respectées et intégrées, deviennent des leviers puissants pour la protection des habitats. Des études de cas présentées montrent aussi que les projets imposés sans consultation entraînent conflits et échecs ; réciproquement, la co-construction des plans d’action favorise l’appropriation et la durabilité.

Les objectifs du congrès sont donc bien clairs et ambitieux. Pour l’APS, il est question de faire le point sur les avancées régionales en primatologie, de diffuser des résultats de terrain couvrant l’écologie, la maladie, les interactions homme-primate et le tourisme durable, et de renforcer l’organisation même de l’APS pour qu’elle porte un leadership africain renforcé. En ce qui concerne les attentes, elles s’articulent autour de la création de protocoles de collaboration, de la formation ciblée des jeunes chercheurs, et de montages financiers pour soutenir des projets communautaires sur le long terme.

Parmi les temps forts annoncés figurent, en bonne place, des plénières internationales, des panels où siègeront des représentants de communautés locales, des sessions de formation post-congrès et une excursion au parc de la Mefou. L’assemblée générale, qui procédera à l’installation du nouveau bureau exécutif, est perçue comme une étape majeure pour traduire les résolutions en gouvernance opérationnelle.

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