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une enseignante battue à mort, son mari recherché

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une enseignante battue à mort, son mari recherché
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Une enseignante, rentrée à Yaoundé il y a seulement quatre jours après un séjour à Bamunkumbit, dans la localité de Ndop, a été battue à mort par son mari, a-t-on appris ce mardi 8 septembre 2026. La femme était rentrée dans la capitale pour reprendre son poste d’enseignante après avoir passé du temps avec son mari à Bamunkumbit, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun.

Son mari, ancien chauffeur et plus récemment gérant d’un bar à Bamunkumbit, a pris la fuite après sa mort et est activement recherché. Un voisin, parmi les dernières personnes à l’avoir vue vivante, a livré un récit détaillé des heures précédant son décès.

Il a expliqué s’être rendu au domicile du couple dans la nuit du lundi 7 septembre, inquiet de ce qui s’y passait. « Quand j’ai frappé, son mari m’a dit que tout allait bien », a-t-il déclaré.

Le voisin a ajouté avoir insisté pour qu’on lui ouvre la porte, mais que le mari avait d’abord refusé. « J’ai insisté. Je lui ai dit que je devrais forcer la porte. Il est alors venu et l’a ouverte », a-t-il raconté.

Même après avoir ouvert la porte, le mari a refusé de le laisser entrer. C’est alors que la femme du voisin a été autorisée à entrer pour prendre des nouvelles de la victime. Une fois à l’intérieur, la femme lui a dit qu’elle allait bien.

« La défunte a dit à ma femme qu’elle allait bien, alors elle est sortie », a déclaré le voisin. Il a ajouté que le mari avait expliqué plus tard que sa femme était rentrée après avoir bu et qu’ils s’étaient disputés à ce sujet.

Le voisin est finalement rentré chez lui car il était déjà tard. Vers 1 h du matin, cependant, le mari est revenu frapper à sa porte. Cette fois, il a demandé à la femme du voisin de revenir voir comment allait sa femme. La victime était encore capable de parler et a de nouveau dit à la femme qu’elle allait bien, cette fois dans leur langue locale.

Au matin, son état s’était gravement détérioré. Le voisin a dit qu’il s’apprêtait à partir travailler lorsque le mari l’a rappelé. « À mon arrivée, j’ai vu la femme allongée sur le lit, la tête plongée dans un seau. Elle vomissait », a-t-il déclaré. Comprenant qu’elle avait besoin de soins médicaux urgents, il s’est précipité dehors pour trouver une moto.

« Je l’ai portée moi-même. Nous l’avons installée sur la moto », a-t-il ajouté. Le mari est ensuite parti avec sa femme pour l’hôpital. Lorsque le voisin est arrivé peu après, on lui a annoncé son décès.

C’est à l’hôpital qu’il a pu constater plus clairement ses blessures. « Elle avait des marques au visage », a-t-il dit. Le voisin a décrit ce qui semblait être des marques de coups, notamment des empreintes ressemblant à des doigts sur son visage.

Il a expliqué qu’il n’avait pas immédiatement réalisé, pendant la nuit, qu’elle était battue car il n’avait entendu ni cris ni bruits suspects qui auraient pu l’alerter sur une agression violente.

Ce témoignage vient corroborer les récits recueillis auprès de personnes proches du couple, qui ont confirmé que la femme avait été battue par son mari avant de mourir. La nouvelle du meurtre s’est également répandue dans les cercles communautaires et les associations de quartier de Bamunkumbit, où le couple était bien connu.

Ils avaient quitté Bamunkumbit pour Yaoundé quatre jours seulement avant le décès de la femme, car celle-ci devait reprendre son travail d’enseignante.

Ce qui s’est passé après leur arrivée à Yaoundé s’est soldé par la mort de la femme et la fuite de son mari. Ce meurtre porte à un nouveau chapitre le nombre de féminicides au Cameroun et ravive l’indignation face à la violence conjugale. Des efforts sont déployés pour retrouver le mari et l’arrêter.

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la Banque mondiale salue les avancées du Cameroun

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la Banque mondiale salue les avancées du Cameroun
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En visite au Cameroun, l’administrateur du groupe Afrique II de la Banque mondiale, Harold Tavares, a salué les progrès réalisés dans le secteur de l’électricité. Sa visite de la centrale hydroélectrique de Nachtigal, suivie d’une audience avec le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a permis de faire le point sur les défis liés à l’accès universel à l’électricité.

Le 7 septembre 2026, Harold Tavares a visité l’aménagement hydroélectrique de Nachtigal, d’une capacité installée de 420 MW et qui fournit environ 2 970 GWh par an. La centrale contribue à près de 30 % de la production du Réseau interconnecté Sud. Le responsable de la Banque mondiale s’est également félicité de l’impact du projet sur l’emploi, avec 95 % des employés de la centrale de nationalité camerounaise.

Au cours de son entretien avec Gaston Eloundou Essomba, les échanges ont porté sur l’augmentation des capacités de production, la modernisation des réseaux de transport et de distribution et la mobilisation des financements pour étendre l’accès à l’électricité.

Le Cameroun ambitionne ainsi de raccorder huit millions de personnes supplémentaires d’ici 2030, dans le cadre du Compact énergétique national et de l’initiative Mission 300. Harold Tavares a réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner cet objectif, alors que le taux national d’accès à l’électricité est actuellement estimé entre 63 et 65 %.

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Rubrique: TMarchés publics : le Chinois ZTE exclu jusqu’en 2028 après la résiliation du marché RNTU lié à un prêt de 78 milliards FCFA

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Rubrique: TMarchés publics : le Chinois ZTE exclu jusqu’en 2028 après la résiliation du marché RNTU lié à un prêt de 78 milliards FCFA
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(Investir au Cameroun) – ZTE Cameroun, entité locale du groupe chinois ZTE, figure actuellement dans le registre de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP) parmi les entreprises exclues de la commande publique du 12 août 2026 au 12 août 2028. L’inscription concerne le marché signé le 5 janvier 2017 pour la mise en œuvre du Réseau national des télécommunications d’urgence (RNTU).

Le registre motive cette exclusion par le non-respect des clauses du marché, l’incapacité de l’entreprise à lever des réserves liées au fonctionnement du système et à la technologie déployée, la non-exécution de certaines prestations ainsi que l’abandon du projet.

Mais l’acte cité n’est pas une décision prise en 2026. L’ARMP renvoie à une décision du ministère des Marchés publics datée du 17 juillet 2024, portant résiliation du marché.

Cette chronologie soulève une question. Dans son rapport annuel 2024, l’ARMP avait déjà inscrit ZTE Cameroon SARL parmi les entreprises sanctionnées pour le même marché. La période d’exclusion allait alors du 17 juillet 2024 au 17 juillet 2026, soit 24 mois. Le rapport précise que la décision avait été transmise à l’ARMP le 30 juillet 2024 et la fiche actualisée le lendemain.

Les références diffèrent également. Le rapport 2024 mentionne la décision n°00833/D/MINMAP/SG du 17 juillet 2024. Le registre actuellement en ligne cite la décision n°000338/D/MINMAP/SG/DAJ, datée du même jour et portant sur la même résiliation.

Deux publications officielles de l’ARMP rattachent donc au même marché et à une résiliation datant de juillet 2024 deux périodes différentes : juillet 2024-juillet 2026, puis août 2026-août 2028.

Aucun nouvel acte de 2026 identifié

Les recherches effectuées dans les publications accessibles de l’ARMP et du ministère des Marchés publics n’ont pas permis d’identifier une nouvelle décision prise en 2026 contre ZTE Cameroun dans le dossier du RNTU. Le registre actuellement publié renvoie lui-même uniquement à la résiliation de juillet 2024.

Le Code des marchés publics prévoit, à son article 184, que pour certaines causes de résiliation, l’entreprise concernée ne peut soumissionner pendant deux ans « à compter de la date de notification de la résiliation ». La date de notification peut donc être postérieure à celle de la décision.

Mais aucun document public identifié n’établit que la résiliation de ZTE aurait été notifiée le 12 août 2026. Le Code contient par ailleurs une difficulté de lecture : son article 185 indique qu’une résiliation prononcée conformément à l’article 182 n’emporte pas application de l’article 184, alors que ce dernier vise précisément plusieurs motifs prévus à l’article 182.

En l’absence de la décision complète et de sa preuve de notification, il serait donc prématuré de présenter la période 2026-2028 comme une deuxième sanction ou un renouvellement de l’exclusion.

Un projet adossé à un prêt chinois de 77,8 milliards FCFA

Le marché résilié concerne une infrastructure pour laquelle le gouvernement avait été autorisé, par décret du 17 octobre 2013, à contracter auprès d’Eximbank-Chine un prêt de 155,55 millions de dollars, soit environ 77,8 milliards de FCFA, destiné au financement partiel du RNTU.

Ce montant correspond au financement autorisé pour le projet et ne doit donc pas être assimilé, en l’absence du contrat financier complet, à la valeur du marché signé avec ZTE en 2017.

Le réseau a été conçu pour fédérer les communications des administrations intervenant dans la gestion des urgences. Il comprend notamment des dispositifs de radiocommunication, d’appels d’urgence, de vidéosurveillance, de visioconférence et une plateforme e-police.

En juillet 2022, lors d’une visite gouvernementale, l’infrastructure était annoncée réalisée à 90,69 % et avait fait l’objet d’une réception provisoire en juin. Des problèmes de compatibilité de certains équipements avaient déjà été signalés.

Deux ans plus tard, le marché était résilié avec des griefs portant notamment sur le fonctionnement du système, la technologie déployée, des prestations non exécutées et l’abandon du projet.

400 millions FCFA encore programmés pour le RNTU

La résiliation du contrat de ZTE n’a pas fait disparaître le réseau de la programmation publique. Le Cadre de dépenses à moyen terme 2026-2028 ajusté du ministère des Postes et Télécommunications prévoit 400 millions de FCFA en 2026 pour « l’exploitation et la gestion du Réseau national des télécommunications d’urgence ». Ce montant apparaît à la fois en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

Le RNTU continue donc de mobiliser des ressources publiques après la résiliation du marché de ZTE. Reste à clarifier la base exacte sur laquelle l’ARMP fait courir l’exclusion de l’entreprise du 12 août 2026 au 12 août 2028, alors que son propre rapport annuel documentait déjà une première période de 24 mois achevée en juillet 2026.

Baudouin Enama

Lire aussi :

15-11-2023 – Le Chinois ZTE peine à livrer le Réseau national des télécoms d’urgence au Cameroun, en chantier depuis près de 7 ans

14-07-2022 - Télécommunications : le Cameroun se dote d’un réseau sécurisé à plus de 77 milliards de FCFA

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le chef d’état-major de l’Armée de terre en mission d’inspection dans la RMIA 5

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le chef d’état-major de l’Armée de terre en mission d’inspection dans la RMIA 5
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Le général de division Saly Mohamadou, chef d’état-major de l’Armée de terre, a entamé lundi 7 septembre 2026 une mission d’inspection et d’évaluation des formations militaires stationnées dans la 5ᵉ Région militaire interarmées (RMIA 5). Une tournée destinée à évaluer leur niveau de préparation opérationnelle et leurs conditions de fonctionnement.

Arrivé à Bamenda en début d’après-midi, le CEMAT était accompagné d’une délégation de responsables de l’état-major de l’Armée de terre. Il a été accueilli par le général de brigade Bouba Dobekreo, commandant de la RMIA 5, avant de recevoir les honneurs militaires.

Une première séance de travail s’est ensuite tenue au poste de commandement de la RMIA 5 avec les commandants des formations locales. À cette occasion, le général Bouba Dobekreo a présenté la situation sécuritaire dans la région, jugée en nette amélioration, tout en évoquant les difficultés liées au personnel, aux équipements et aux infrastructures.

Cette mission s’inscrit dans le cadre des prérogatives du CEMAT en matière de préparation et de disponibilité opérationnelle des forces. Elle vise notamment à évaluer l’état des effectifs et des matériels, ainsi que les conditions d’instruction, d’entraînement, de travail et de vie des militaires, afin d’identifier les éventuelles mesures correctives à soumettre à la haute hiérarchie.

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