Actualités locales
Absences marquantes des Lions Indomptables

David Pagou n’a pas fait dans la continuité. Le sélectionneur a dévoilé une liste de 26 joueurs marquée par plusieurs choix forts. Si plusieurs cadres sont bien présents, l’absence de certains habitués de la sélection ne passe pas inaperçue.
Dévoilée ce lundi au siège de la FECAFOOT, la liste de David Pagou pour les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027 suscite déjà les commentaires. Le technicien camerounais a décidé de renouveler une partie de son groupe, quitte à se passer de plusieurs joueurs qui occupaient jusque-là une place importante chez les Lions Indomptables.
Nouhou Tolo, le capitaine de la CAN 2025 laissé de côté
C’est sans doute l’absence qui interpelle le plus. Nouhou Tolo, défenseur central et capitaine des Lions Indomptables lors de la CAN 2025, ne figure pas dans le groupe appelé à affronter les Comores puis le Congo.
Une décision forte de David Pagou, d’autant qu’aucune explication officielle n’a, pour l’heure, été avancée pour justifier cette non-convocation. Le sélectionneur assume ainsi un premier choix sportif qui sera forcément scruté lors des prochaines sorties de l’équipe nationale.
Epassy absent, Baleba forfait sur blessure
Autre nom attendu qui manque à l’appel : David Epassy. Le gardien avait pris une place importante dans la hiérarchie ces derniers mois, après la mise à l’écart d’André Onana. Il ne sera pourtant pas du voyage pour ces deux premières rencontres des éliminatoires.
Son absence s’expliquerait par une blessure. Une situation qui concerne également Carlos Baleba. Le milieu de terrain camerounais, très attendu au sein du dispositif de David Pagou, est lui aussi forfait en raison de pépins physiques.
Ces deux absences sont donc davantage dictées par des considérations médicales que par un choix purement sportif.
Bassogog, autre cadre écarté
En attaque, l’absence de Christian Bassogog constitue également une petite surprise. L’expérimenté international camerounais, habitué aux rendez-vous avec les Lions Indomptables, n’a pas été retenu par le nouveau sélectionneur.
À travers ce choix, David Pagou semble vouloir donner davantage de place à un groupe rajeuni et renouvelé. Une orientation qui pourrait marquer le début d’une nouvelle dynamique au sein de la sélection.
Des choix qui seront rapidement jugés
Entre absences sportives et forfaits pour blessure, la première liste de David Pagou dessine déjà les contours de son projet. Nouhou Tolo, David Epassy, Carlos Baleba et Christian Bassogog constituent les principaux absents d’un groupe où le sélectionneur entend manifestement imprimer sa marque.
Reste désormais à voir si ces choix porteront leurs fruits. Les Lions Indomptables recevront les Comores à Yaoundé avant de se déplacer au Congo. Deux rendez-vous qui permettront au nouveau staff de donner un premier aperçu de ses intentions et, surtout, de mesurer la pertinence de ses choix.
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Actualités locales
une vidéo impliquant une Lionne Indomptable enflamme la toile

Une vidéo présentée comme montrant une internationale camerounaise, récemment sacrée championne d’Afrique avec les Lionnes Indomptables, suscite une vive polémique sur les réseaux sociaux au Cameroun.
Selon le journaliste Paul Sabin Nana, la séquence aurait commencé à circuler dans la nuit du 7 au 8 septembre. Elle montrerait deux femmes échangeant un baiser dans un lieu présenté comme un ascenseur à l’arrêt.
L’identité des personnes visibles dans cette vidéo et les circonstances exactes de son enregistrement n’ont toutefois pas été établies de manière indépendante.
La diffusion de ces images a entraîné de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Des supporters ont exprimé leur déception, tandis que plusieurs acteurs du milieu sportif se sont interrogés sur les éventuelles conséquences de cette affaire.
« Une séquence de quelques secondes aura suffi à enflammer la toile. Dans la nuit du 7 à ce 8 septembre 2026, une vidéo a fuité sur les réseaux sociaux. On y voit une internationale camerounaise, sacrée championne d’Afrique en août dernier au Maroc avec les Lionnes Indomptables, échanger un baiser à la bouche avec une autre femme dans ce qui s’apparente à un ascenseur à l’arrêt.
La scène a immédiatement provoqué une vague d’indignation au Cameroun, où les rapports sexuels entre personnes de même sexe sont punis par l’article 347-1 du Code pénal.
Les réactions ont été vives. Sous le choc, de nombreux supporters se disent déçus.
Le journaliste sportif Marc Chouamo n’a pas mâché ses mots : cette Lionne « peut dire adieu à la Coupe du Monde Brésil 2027 ».
Le site spécialisé Cfoot a réagi avec ironie : « Oui, on te donne le café ».
Pour le média Ayila’Sport, l’affaire est plus sérieuse : « J’espère que la commission d’éthique de la Fecafoot va se saisir de ces vidéos qui polluent la toile. L’heure est grave ».
Le premier impact est déjà financier. L’entreprise Ange Hair & Beauty, dont l’une des femmes en action dans la vidéo surnommée Ngon Eton est l’égérie, a publié un communiqué annonçant la suspension de leur collaboration « dans l’attente d’une vérification complète des faits ».
Au-delà de la polémique du moment, cette vidéo ramène sur la table un tabou ancien qui a longtemps freiné l’essor du football féminin au Cameroun. L’amalgame entre pratique du football et homosexualité a poussé de nombreux parents à détourner leurs filles de cette discipline.
Un important travail de sensibilisation avait été mené pour déconstruire ce cliché. En 2021, l’icône du football féminin Ajara Nchout Njoya déclarait à Afrique Football Média : « Les gens doivent arrêter de croire que parce que tu joues au football, tu es lesbienne. Ce n’est pas forcément ça ». Une campagne qui semblait porter ses fruits, jusqu’à aujourd’hui.
Cette affaire soulève enfin la question du deux poids deux mesures. Comment mener une lutte efficace quand certaines personnes sont condamnées au Cameroun pour homosexualité alors que d’autres, surprises dans des situations similaires, restent libres car protégées par de hauts réseaux ?
Il y a quatre ans, des vidéos intimes impliquant une autre grande figure du football féminin camerounais avaient circulé massivement. Non seulement elle n’a jamais été inquiétée par la justice, mais elle a ensuite été promue à de hautes responsabilités dans le football national.
Mon cher Marc Chouamo, dans un pays gouverné par la loi du plus fort, cette Lionne ne manquera pas la prochaine Coupe du monde si elle bénéficie de la protection des puissants.
Tant que cette justice sélective persistera, la lutte contre des pratiques pourtant interdites par la loi camerounaise restera sans effet », écrit Paul Sabin Nana.
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Groupe Duval annonce 11,8 milliards FCFA d’investissement dans Sadi Mall, attendu fin 2026 à Douala

(Investir au Cameroun) – Le groupe français Duval prévoit d’ouvrir d’ici fin 2026 Sadi Mall, un complexe commercial en construction à Bonamoussadi, dans le nord de Douala. L’investissement annoncé atteint 18 millions d’euros, soit environ 11,8 milliards de FCFA.
Le projet doit développer plus de 12 000 m². Selon le Groupe Duval, il comprendra une galerie commerciale de 3 000 m², 3 600 m² de boutiques et un centre d’affaires de 1 300 m², auxquels s’ajouteront des bureaux, des espaces de loisirs et un food-court. Le promoteur prévoit la création de plusieurs centaines d’emplois.
Sadi Mall doit notamment accueillir Intermarché et La Foir’Fouille. La présence de ces deux enseignes rattache le projet immobilier au développement des activités de distribution du Groupe Duval au Cameroun, où le groupe français est associé depuis 2022 au groupe camerounais Arno.
Les deux partenaires ont créé Duval Arno Distribution (DAD), une coentreprise dédiée à la distribution alimentaire et à l’équipement de la maison. Elle exploite notamment BUT by Arno et les supermarchés Arno partenaire Intermarché.
Lors de la création de DAD, en juin 2022, Duval et Arno avaient annoncé leur intention d’ouvrir d’ici 2030 une trentaine de supermarchés alimentaires de proximité et une quinzaine de magasins d’ameublement et de décoration au Cameroun. L’ensemble devait représenter plus de 40 000 m² de surfaces de vente.
Sadi Mall ajoute ainsi un nouvel actif au portefeuille immobilier africain du Groupe Duval. Celui-ci indique développer des programmes de commerces, bureaux, hôtels et logements au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, au Sénégal et au Togo.
Amina Malloum
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Réponse à Jules Domche sur Bello Bouba

J’ai écouté mon ami et coéquipier Jules Domche dans une émission de Valsero. Il y accuse explicitement Bello Bouba Maigari, candidat de l’UNDP à l’élection présidentielle d’octobre 2025, d’avoir été, dès le départ, une sorte de marionnette du pouvoir et du candidat du RDPC, Paul Biya.
Je voudrais apporter quelques éléments à ce procès, non pour absoudre Bello Bouba de ses choix politiques, mais parce que j’ai eu, pendant cette campagne, des échanges directs avec lui.
J’ai échangé avec Bello Bouba comme avec d’autres candidats et acteurs engagés dans cette élection. Il m’avait même fait l’honneur de m’inviter à une réunion stratégique de sa campagne. Je précise cela non pour revendiquer une quelconque proximité, mais pour rappeler que certains jugements portés aujourd’hui de l’extérieur ne correspondent pas nécessairement à ce que j’ai pu observer de l’intérieur.
Bello Bouba n’a jamais eu le tempérament politique d’Issa Tchiroma. Avec un appareil politique moins rodé et moins important, ce dernier avait choisi une campagne offensive, faite de formules fortes, d’attaques répétées et d’une parole destinée à occuper immédiatement l’espace public et à rassurer les partisans du « changement ».
Bello Bouba, lui, est d’une autre école. Il a une conception de la politique faite de retenue, de prudence et, surtout, d’un refus presque viscéral de la confrontation directe. Transformer cette modération en preuve qu’il était une « marionnette » du pouvoir me paraît donc être un raccourci.
Je l’ai, pour ma part, trouvé fidèle à lui-même pendant cette campagne. Au début, j’ai pensé qu’il ferait un très bon résultat. Mais son choix de ne pas attaquer frontalement le gouvernement et Paul Biya l’a progressivement éloigné d’une opinion qui attendait de lui autre chose.
Son refus de se séparer de son compagnon de route, le ministre Nana, a aussi fini par lasser, y compris dans son propre entourage. Il m’avait dit à ce propos que lui avait pris ses responsabilités en démissionnant et qu’il revenait à Nana d’en prendre les siennes. Tout Bello !
Souvenons-nous de son premier grand meeting à Ngaoundéré. La mobilisation était annonciatrice de lendemains meilleurs. L’attente était immense. Mais le discours n’a pas été à la hauteur : pas de grandes dénonciations, pas d’attaque frontale, pas de rupture spectaculaire avec le pouvoir. Pour une grande partie de l’opinion, l’espoir avait laissé place à la déception.
Tchiroma, en fin politique, a perçu la faille et s’y est engouffré.
C’est cette attitude de Bello Bouba, cette absence de punch politique, qui a ensuite nourri, sur le moment, l’idée d’une entente tacite entre lui et le pouvoir, à laquelle s’est ajoutée, plus tard, certainement, son attitude postélectorale.
Mais Bello Bouba, c’est aussi cela. En 1992 comme en 2025, il a refusé la confrontation postélectorale et accepté les résultats. Certains y voient de la compromission. D’autres, une conception particulière de la stabilité politique. On peut critiquer sévèrement cette posture sans réécrire pour autant toute son histoire politique.
Pour moi, la vraie question est ailleurs : pourquoi Bello Bouba a-t-il démissionné du gouvernement, est-il allé à cette élection s’il savait, comme beaucoup le pensaient, qu’il avait peu de chances de l’emporter ?
Une partie de la réponse se trouve, à mon sens, dans l’état de l’UNDP. Il fallait sauver le parti d’une implosion interne et lui redonner une existence politique propre, après des années durant lesquelles la plate-forme RDPC-UNDP avait fini par brouiller son identité auprès d’une partie de ses militants.
Ce n’est pas un secret : beaucoup de militants de l’UNDP ne voulaient plus entendre parler de cette alliance avec le RDPC, encore moins de Paul Biya. À tel point que, plus tard, une partie d’entre eux, comprenant qu’elle pouvait associer ses voix à celles des partisans d’Issa Tchiroma pour atteindre son objectif politique, a franchi le pas. Ils ont voté pour un autre candidat que celui investi par leur propre parti.
Bello Bouba connaissait les limites de sa campagne, et combien était difficile la marche vers la victoire.
Et cet épisode personnel qui me revient à l’esprit. Un soir, pendant la précampagne, je rends visite à Bello Bouba à sa résidence de Santa Barbara. Après notre échange, il devait aller à la rencontre de Maurice Kamto, qui habitait non loin de là et dont la candidature avait été rejetée par le Conseil constitutionnel.
Je lui demande s’il allait tâter le terrain pour négocier son soutien, maintenant que Maurice Kamto ne pouvait plus concourir. Sa réponse fut prudente, comme à son habitude, se résumant à me dire qu’il « payait » une visite que l’intéressé lui avait rendue quelques jours plus tôt.
Je lui avais alors dit que, selon moi, Maurice Kamto ne le soutiendrait pas, par pur pragmatisme politique. Non seulement parce que l’appareil de l’UNDP était en place et difficilement malléable de l’extérieur, mais aussi parce qu’un tel choix ne procurerait pas nécessairement au MRC et à son leader un avantage politique qui mérite ce sacrifice.
Si j’ai bonne mémoire, je lui avais posé cette question : « Que se passerait-il si tu remportes l’élection ou si tu réalises un score suffisamment important pour que le débat politique ne se résume plus à un face-à-face Kamto-Biya ? Dans un cas comme dans l’autre, il n’y a aucun avantage politique pour le MRC. » Je ne dis pas ici ce qu’il a répondu.
Pour finir, peut-on critiquer Bello Bouba ? Évidemment. Peut-on considérer que sa campagne fut trop prudente, trop timorée, insuffisamment offensive ? Absolument. Peut-on lui reprocher d’avoir refusé, en 1992 comme en 2025, la confrontation après les résultats ? C’est un débat politique parfaitement légitime.
Bello Bouba a commis des erreurs, c’est un fait. Elles ne démontrent pas, pour autant, qu’il était une marionnette.
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