Actualités locales
Bronze et qualification Mondial 2027

Les Lionnes Indomptables du Cameroun terminent le Championnat d’Afrique des Nations de volleyball sur une belle note.
Opposées au Rwanda dans le match pour la troisième place, les Camerounaises ont livré une prestation solide pour s’imposer nettement 3 sets à 0 (25-17, 25-16, 25-19).
Dominateur dès le premier set, le Cameroun n’a jamais laissé le Rwanda s’installer dans la rencontre. Les Lionnes ont confirmé leur supériorité dans les deux manches suivantes pour décrocher une médaille de bronze largement méritée.
Cette troisième place vaut également son pesant d’or : elle permet au Cameroun de valider son billet pour la Coupe du Monde de volleyball 2027. Une qualification qui vient récompenser le parcours des Lionnes Indomptables et leur permet de regarder désormais vers un nouveau grand rendez-vous international.
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Actualités locales
Cameroun soutient réforme cartographique à l’ONU

À l’Assemblée générale de l’ONU, le Cameroun a voté en faveur de l’initiative africaine visant à corriger la carte du monde pour promouvoir des représentations cartographiques qui rendent plus fidèlement compte de la taille relative des continents.
L’Afrique va retrouver sa taille réelle sur les cartographies. Si le texte, une initiative africaine, ne bannit pas la projection dite « de Mercator », il n’impose pas non plus une carte unique. Il encourage les gouvernements, les établissements scolaires, les organisations internationales et les entreprises technologiques à recourir à la projection « Equal Earth », ou à d’autres cartes dites « équivalentes », qui préservent les superficies relatives, lorsque celles-ci sont déterminantes. Il invite également à mieux enseigner les limites inhérentes à toute tentative de représenter une planète sphérique sur une surface plane.
Lors du vote, le Cameroun a voté en faveur de l’initiative, tout comme 163 autres pays. Les États-Unis ont voté contre, dénonçant un « projet idéologique radical ». Six pays, à savoir l’Estonie, la Géorgie, la Lituanie, la Moldavie, la Serbie et l’Ukraine, se sont abstenus.
« Les cartes façonnent notre compréhension du monde », a déclaré avant le vote Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères. « Elles guident l’éducation, nourrissent l’imaginaire et influencent les perceptions collectives ». Selon le chef de la diplomatie togolaise, il ne s’agit ni de condamner Mercator, dont il reconnaît l’utilité pour la navigation, ni d’imposer une nouvelle carte universelle. « Une carte juste ne change pas la géographie du monde, elle change notre façon de voir le monde », a-t-il résumé.
Le Togo a mené les négociations au nom du groupe africain, dans le prolongement d’une campagne soutenue par l’Union africaine. Le texte présente la correction de ces distorsions comme une forme de « justice cognitive et de réparation mémorielle » et cite notamment Equal Earth, une projection élaborée en 2018 qui restitue plus fidèlement les superficies relatives.
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Actualités locales
Dimitri Lipoff et la préparation des Lionnes Indomptables

Arrivé à la tête de la sélection féminine du Cameroun avec l’ambition de relever un nouveau défi, Dimitri Lipoff a rapidement mesuré l’ampleur de la tâche qui l’attendait. Le coordonnateur des Lionnes Indomptables revient sur ses premiers pas dans la tanière et sur une préparation particulièrement intense en vue de la CAN Féminine 2026.
Le technicien français explique avoir accepté la mission après plusieurs échanges avec Samuel Eto’o, qui avait déjà tenté de le convaincre de rejoindre le projet camerounais. Une proposition qu’il a finalement décidé d’accepter, notamment en raison de ses liens avec certaines figures du football féminin camerounais.
« J’étais en relation avec Eto’o depuis trois ans, il avait tenté de me recruter et déjà, c’était un challenge qui m’intéressait », raconte Dimitri Lipoff. Son expérience avec Gaëlle Enganamouit, qu’il a entraînée en Chine, a également facilité son rapprochement avec l’environnement du football camerounais.
À son arrivée, Lipoff dit avoir posé ses conditions pour pouvoir travailler dans de bonnes dispositions. « Au Cameroun, tout est matière à débat. Je suis arrivé avec des exigences et des garanties aussi », souligne-t-il. Ces garanties lui auraient permis de disposer d’une marge de manœuvre importante, notamment dans le choix des joueuses appelées à intégrer la sélection.
Près de 60 joueuses observées
L’une des premières priorités du staff a été de mieux connaître le vivier local. Dimitri Lipoff reconnaît qu’il connaissait peu le championnat camerounais avant sa prise de fonction. Une situation qui ne l’a toutefois pas empêché de multiplier les observations.
« J’ai eu de la chance car il n’était pas terminé. J’ai pu voir plusieurs matchs, les meilleures joueuses », explique-t-il. Le staff a ensuite lancé une vaste opération de détection. Près de 60 joueuses ont été appelées, 53 ont finalement participé aux différentes évaluations.
Pendant deux semaines, les candidates ont été observées, testées et comparées afin de dégager un groupe correspondant aux exigences du staff. « En deux semaines, on a sélectionné les meilleures. Ce qui n’était pas une mince affaire », reconnaît le coordonnateur des Lionnes.
La diaspora appelée à la rescousse
Après cette première phase consacrée au championnat local, le staff a progressivement élargi ses recherches à la diaspora camerounaise. Des joueuses évoluant au Japon, au Mexique, en Chine, en Europe ou encore aux États-Unis ont ainsi été intégrées au processus.
Une sélection menée dans un temps particulièrement court, alors que l’échéance de la CAN Féminine 2026 se rapprochait. Pour Lipoff, le calendrier ne laissait aucune place à l’improvisation.
« Ensuite, on a commencé cette mission commando en à peine un mois. Chaque minute était comptée », résume-t-il.
Derrière les convocations et les séances d’entraînement, le staff a donc dû mener un véritable travail de détection et de construction d’équipe. Une course contre la montre destinée à bâtir, en quelques semaines, un groupe capable de porter les ambitions du Cameroun sur la scène continentale.
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Féminicides au Cameroun : Urgence d’une réponse légale

Au Cameroun, la recrudescence des féminicides relance le débat sur l’urgence d’une réponse nationale et d’un cadre légal renforcé.
La multiplication des féminicides au Cameroun relance le débat sur l’urgence d’une réponse nationale. Le sujet a été remis au centre des échanges publics à la faveur d’un débat télévisé consacré aux meurtres de femmes et aux moyens de prévention.
Selon le texte source, au moins huit femmes auraient été tuées dans des violences conjugales entre le 17 et le 23 août 2026. Le même document évoque un nouveau cas à Yaoundé, où une femme de 44 ans aurait été retrouvée morte dans une chambre d’hôtel, tandis qu’un homme de 22 ans aurait été interpellé.
Le débat public porte aussi sur l’ampleur du phénomène. Des chiffres de 50 féminicides en 2023, 67 en 2024 et 77 en 2025 sont avancés dans la source. Pour les quatre premiers mois de 2026, au moins 50 victimes auraient déjà été recensées par le gouvernement.
Dans ce contexte, la nécessité d’un cadre juridique renforcé revient au premier plan. La ministre de la Promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, aurait indiqué que les travaux sur un projet de loi relatif aux violences faites aux femmes et aux enfants se poursuivent. Ce texte se trouverait à un stade avancé au niveau des services du Premier ministre. Il pourrait être transmis au Parlement lors de la session de novembre.
Affrontement politique sur la voie législative
Le dossier prend aussi une dimension politique. Le Social Democratic Front (SDF) a bien affirmé, dans une communication publiée le 27 août 2026, avoir déposé à l’Assemblée nationale des propositions de loi sur les féminicides et les infanticides. Ce point est confirmé par les éléments de vérification disponibles.
Le parti d’opposition reproche à la majorité parlementaire de ne pas avoir ouvert l’examen de ces textes. De son côté, la majorité au pouvoir a déjà pris publiquement position sur la recrudescence des violences contre les femmes, selon le texte source, même si les modalités précises d’une traduction législative restent au centre des discussions.
Au-delà de la controverse institutionnelle, le débat télévisé met en avant un enjeu plus large: prévenir les passages à l’acte. Les violences meurtrières sont souvent précédées d’alertes, de menaces ou d’agressions. La question de la prise en charge des victimes, du signalement et de la protection en amont apparaît donc centrale.
Le texte source mentionne aussi une campagne de sensibilisation au sein du ministère, avec le port hebdomadaire d’un message contre les féminicides et les infanticides par les agents. Dans l’attente d’éventuels débats parlementaires, la pression s’accentue pour une réponse coordonnée associant institutions, justice, services sociaux et société civile.
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