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Bauxite de Minim-Martap : Canyon Resources retirée de l’indice des 500 plus grandes valeurs cotées à l’ASX

(Investir au Cameroun) – Canyon Resources, la société australienne qui développe le projet de bauxite de Minim-Martap au Cameroun, va sortir de l’All Ordinaries, l’indice conçu pour mesurer la performance des 500 plus grandes valeurs éligibles cotées à l’Australian Securities Exchange (ASX). S&P Dow Jones Indices a annoncé le 4 septembre 2026 que le titre Canyon, coté sous le code CAY, sera retiré de l’indice avant l’ouverture de la séance du 21 septembre.
La décision intervient presque exactement dix-huit mois après l’entrée de Canyon dans cet indice, devenue effective le 24 mars 2025. Dans son rapport d’activités du premier trimestre 2025, publié le 17 avril, la société présentait cette admission comme le reflet de sa progression sur le marché boursier australien.
Une sortie dix-huit mois après l’entrée dans l’indice
L’All Ordinaries est l’un des indicateurs larges du marché actions australien. Selon la méthodologie de S&P Dow Jones Indices, il sélectionne les 500 plus grandes valeurs éligibles cotées à l’ASX sur la base de leur capitalisation boursière moyenne sur les trois mois précédant la revue. Contrairement à plusieurs autres indices de la famille S&P/ASX, aucun filtre de liquidité ni niveau minimal de flottant n’est exigé. Sa composition est revue deux fois par an, en mars et en septembre.
Le communiqué de S&P ne donne toutefois aucune explication spécifique concernant Canyon. Il inscrit simplement la société parmi les valeurs appelées à sortir de l’All Ordinaries lors du rééquilibrage de septembre. Le document ne publie ni le rang de Canyon au moment de la revue ni la capitalisation correspondant à la frontière entre les sociétés retenues et celles qui en sortent.
Il serait donc excessif d’attribuer directement ce retrait à l’offre publique d’achat en cours sur Canyon ou aux difficultés de financement de Minim-Martap. La méthodologie permet seulement d’établir que la capitalisation boursière joue un rôle central dans la sélection des valeurs de l’All Ordinaries.
Pour Canyon, le changement marque néanmoins un retournement par rapport à mars 2025. Lors de son admission, la junior minière expliquait que son entrée dans l’indice traduisait la progression de sa présence sur le marché australien. Dix-huit mois plus tard, elle ne figurera plus dans cet univers de référence.
Une sortie en pleine bataille pour le contrôle de Canyon
Le rééquilibrage intervient alors que Canyon est au centre d’une bataille pour son contrôle. A2MP Investments a lancé une offre publique d’achat sur les actions qu’elle ne détient pas encore au prix de 0,05 dollar australien par titre.
Le comité indépendant constitué par Canyon s’oppose à cette proposition. BDO Corporate Finance Australia, mandaté comme expert indépendant, a évalué l’action entre 0,14 et 0,446 dollar australien, avec une valeur privilégiée de 0,32 dollar. Ce niveau est plus de six fois supérieur aux 0,05 dollar proposés par A2MP. BDO a conclu que l’offre n’était « ni équitable ni raisonnable ».
A2MP a contesté cette analyse dans un document publié le 2 septembre, notamment les hypothèses retenues pour valoriser Minim-Martap, tout en maintenant son prix de 0,05 dollar australien par action.
Le dossier a également été porté devant le Takeovers Panel, l’instance australienne spécialisée dans les différends relatifs aux prises de contrôle de sociétés cotées. Le 28 août, son président a pris des mesures provisoires à la suite d’une requête déposée par l’actionnaire Jeremy Raper.
Sans autorisation préalable du président ou du Panel, A2MP ne peut notamment pas traiter les acceptations reçues dans le cadre de son offre ni déclarer celle-ci libérée de certaines conditions. Le Takeovers Panel précise que ces mesures servent à maintenir le statu quo pendant l’examen du dossier et ne préjugent pas d’une décision sur le fond.
Minim-Martap confronté au gel de nouveaux décaissements
Au Cameroun, cette bataille intervient alors que Canyon a également dû revoir le calendrier du projet de Minim-Martap. Le 24 août, la société a retiré son objectif d’effectuer une première expédition de bauxite au quatrième trimestre 2026.
Cette décision a suivi la notification par AFG Bank Cameroun de la suspension de nouveaux décaissements sur la facilité de crédit syndiquée de 82 milliards de FCFA accordée à Camalco Cameroon, la filiale qui développe le projet.
Selon les comptes de Canyon, 45,5 milliards de FCFA avaient déjà été tirés sur cette enveloppe au 30 juin 2026. AFG Bank a demandé une nouvelle revue du calendrier de développement du projet, de son modèle financier et d’autres paramètres financiers, ainsi qu’une visite du site, avant la reprise éventuelle des décaissements.
La sortie de l’All Ordinaries ne signifie pas que Canyon est radiée de la Bourse australienne. Son action demeure cotée à l’ASX. Elle signifie que S&P Dow Jones Indices ne la retiendra plus, à compter du 21 septembre, parmi les quelque 500 valeurs composant son indicateur large du marché australien.
Cette date concentre par ailleurs deux échéances pour la société. Le retrait de l’indice doit prendre effet avant l’ouverture du marché le 21 septembre. Selon les derniers documents publiés par A2MP, son offre de rachat doit également expirer ce même jour à 19 heures, heure de Sydney, sauf nouvelle prolongation ou retrait de l’offre.
Pour Minim-Martap, principal actif de Canyon, le retrait de l’indice ne modifie ni les titres miniers ni les ressources du gisement. Il intervient cependant au moment où l’entreprise doit obtenir la reprise du financement bancaire du projet, arrêter un nouveau calendrier pour les premières exportations et traverser une offre de rachat qui pourrait modifier son contrôle.
Baudouin Enama
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INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale

En marge de la 6e session du Conseil des chefs de police d’Afrique centrale à Yaoundé, le Président de la Commission CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o et le président d’INTERPOL Lucas Philippe ont tenu une audience sur la libre circulation, la lutte contre la criminalité transfrontalière et l’équipement des frontières.
La sécurité au cœur de l’intégration. En marge de la 6ᵉ session ordinaire du Conseil des chefs de police d’Afrique Centrale à Yaoundé, consacrée au renforcement de la lutte contre la criminalité transfrontalière, le président de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), Monsieur Lucas Philippe, en visite de travail au Cameroun, a accordé une audience officielle au Président de la Commission de la CEMAC, S.E. Baltasar Engonga Edjo’o.
Cette rencontre institutionnelle a permis de faire le point sur les enjeux stratégiques de la libre circulation au sein de l’espace CEMAC, tout en abordant le financement prioritaire des infrastructures, telles que les postes-frontières juxtaposés.
Les échanges ont également mis l’accent sur le renforcement de la sécurité frontalière, qui a fait l’objet d’un plaidoyer ciblé du président de la Commission auprès de l’OIPC-INTERPOL, notamment à travers l’équipement en lecteurs de passeports biométriques.
L’objectif est clair : concilier fluidité et sécurité. Alors que la CEMAC promeut la libre circulation des personnes et des biens, la porosité des frontières alimente trafics, terrorisme et criminalité organisée.
De même, l’accompagnement de la Communauté dans la création de corps de police dédiés aux frontières et la formation spécialisée des personnels ont été sollicités, en vue de dynamiser la coopération et d’assurer la fluidité des échanges intracommunautaires.
Une coopération qui pourrait se traduire par un appui technique d’INTERPOL, l’accès à ses bases de données et le renforcement des capacités des polices frontalières des six États membres.
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le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria

Le gouvernement camerounais active la stratégie de crise sanitaire pour prévenir une éventuelle importation de la maladie sur le territoire national.
Le Nigeria, pays voisin du Cameroun, a confirmé le 20 octobre dernier son premier cas de la maladie à virus Ebola, souche bundibugyo. Il s’agit d’une diplomate venue de l’Ouganda et qui a été prise en charge dans un hôpital privé à Abuja. Ce cas a permis d’identifier 44 cas contacts. Et les autorités ont renforcé la surveillance sanitaire ainsi que des contrôles aux frontières. Au Cameroun voisin, l’heure est à l’activation des mesures d’urgence pour prévenir l’importation de la maladie.
Le 2 octobre dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement, a réuni les autorités sanitaires en vue de l’évaluation de la situation liée à cette épidémie. Au cours de la réunion qu’il a présidée dans son cabinet à Yaoundé, Joseph Dion Ngute a tenu à savoir ce que le département ministériel chargé de la santé a déjà fait au moment où l’épidémie est aux portes du Cameroun, juste au Nigeria.
D’après le ministre de la Santé publique au sortir de cette rencontre, le Cameroun n’enregistre à date aucun cas suspect. Il est question d’assurer la préparation aux événements de santé publique avant leur arrivée. Parce que lorsque les mesures suivent la crise, celle-ci coûte plus cher, a-t-il confié aux médias.
Après cette réunion à l’immeuble Étoile à Yaoundé, le ministre de la Santé publique préside une autre rencontre de crise ce jeudi au centre de coordination des opérations d’urgence de santé publique à Yaoundé. La réunion permettra de faire une évaluation du niveau de préparation du pays face à une éventuelle entrée du virus Ebola. Cette évaluation aboutira à des mesures à prendre pour mettre à niveau la stratégie de riposte. Au sortir de cette réunion, le ministre Malachie Manaouda entend multiplier des rencontres à d’autres niveaux, en l’occurrence au niveau des entrées du pays.
Présent au Nigeria, le virus Ebola fait déjà des ravages dans d’autres pays d’Afrique. Le plus grand foyer se trouve en République démocratique du Congo où les autorités déclarent 9 952 cas confirmés dont 4 602 décès au 19 octobre 2026. Le virus est aussi présent en Ouganda, au Kenya. Comme le Cameroun, le Bénin aussi multiplie des réunions pour préparer la riposte.
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cinq jeunes de 19 à 24 ans interpellés dans une affaire de vols à l’arraché à moto

Âgés de 19 à 24 ans et domiciliés au quartier Carrière, cinq individus ont été interpellés la semaine dernière par les éléments du poste de gendarmerie de ce quartier, commandé par l’adjudant-chef Parfait Iket.
Soupçonnés de vols aggravés à l’arraché commis à moto, ils auraient opéré en binômes dans plusieurs quartiers de l’arrondissement de Yaoundé Iᵉʳ, notamment Messa-Ekoazon, Doumassi, Nkoaba’a, Angono et Carrière.
Selon les enquêteurs, ces interpellations font suite à plusieurs plaintes de victimes et ont été facilitées par la collaboration de la chefferie de Messa-Ekoazon. Les perquisitions effectuées aux domiciles des suspects ont permis de saisir plusieurs chichas, du cannabis, des téléphones portables, des cartes nationales d’identité et une moto rouge sans plaque d’immatriculation.
L’enquête se poursuit pour identifier et interpeller d’éventuels complices.
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