Actualités locales
Eto’o soutient le projet d’Infantino pour le football africain

Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o, apporte son soutien au projet porté par Gianni Infantino pour le développement du football. Pour l’ancien capitaine des Lions indomptables, cette initiative pourrait offrir de nouvelles perspectives au football africain et favoriser l’émergence des talents de demain.
Samuel Eto’o rappelle d’abord le rôle essentiel des partenaires privés dans le financement du football. « Qui finance le football ? Ce sont des entreprises qui achètent des espaces pour communiquer », souligne-t-il, mettant en avant le poids des investissements nécessaires au développement du sport.
Le président de la FECAFOOT estime surtout que l’action du patron de la FIFA a déjà produit des résultats visibles sur le continent. « Aujourd’hui, le président Infantino donne la possibilité aux Africains de rêver de développer le football », affirme-t-il. Selon Eto’o, les infrastructures construites ces dernières années témoignent de cette dynamique : « Il a contribué à ce que le foot africain s’améliore, vous n’auriez pas ainsi autant de sièges de Fédérations construits. »
Au-delà des infrastructures, l’ancien attaquant du FC Barcelone voit dans le projet d’Infantino un moyen de renforcer la formation et de faire émerger une nouvelle génération de joueurs capables de rivaliser avec les meilleurs.
« Son projet, ça va permettre de développer des talents », assure-t-il. Et de se projeter dans l’avenir : « Dans quelques années, quand nous aurons des Roger Milla, des Kylian Mbappé, ça viendra de ce financement-là ! »
Pour Samuel Eto’o, l’enjeu dépasse donc les investissements immédiats. Il s’agit de créer les conditions permettant au football africain de produire durablement ses propres grandes stars.
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Actualités locales
le Cameroun paie ses producteurs plus de deux fois plus que la Côte d’Ivoire

Le chiffre est suffisamment spectaculaire pour retenir l’attention. Au moment où la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, annonce un prix d’achat bord champ à 1 200 FCFA le kilogramme pour sa campagne principale 2026/2027, le cacao camerounais se négocie déjà à des niveaux supérieurs à 2 500 FCFA/kg.
Le 6 août, jour du lancement officiel de la nouvelle campagne à Yaoundé, l’Office national du cacao et du café (ONCC) relevait ainsi des prix de 2 650 à 2 700 FCFA/kg au niveau des acheteurs à Douala. Trois semaines plus tard, la fourchette atteignait 2 750 à 2 900 FCFA/kg.
Autrement dit, le planteur camerounais évolue actuellement sur un marché où le prix observé est plus de deux fois supérieur au prix minimum garanti annoncé en Côte d’Ivoire. Une comparaison qui, au-delà du seul effet d’affichage, raconte quelque chose de la transformation progressive de la filière camerounaise.
Il y a quelques années encore, pareille comparaison aurait paru incongrue. La Côte d’Ivoire était alors la référence absolue du cacao africain, avec un système de commercialisation fortement structuré autour d’un prix garanti aux producteurs. Le Cameroun, lui, évoluait dans un environnement beaucoup plus exposé aux fluctuations du marché.
La situation actuelle invite à regarder de plus près les choix opérés par Yaoundé. Car le prix payé au producteur camerounais n’est pas le résultat d’un tarif administratif uniforme fixé par l’État. Il est largement déterminé par les mécanismes du marché. Mais si les producteurs peuvent aujourd’hui bénéficier de niveaux de rémunération aussi élevés, c’est aussi parce que les politiques publiques ont contribué à créer les conditions permettant au marché camerounais de mieux valoriser la fève.
C’est précisément le message porté par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, lors du lancement de la campagne 2026/2027 : les « clignotants » sont au vert sur plusieurs fondamentaux de la filière.
Les politiques publiques derrière le prix
Premier levier : la surveillance et la transparence du marché. À travers l’ONCC et son Système d’information des filières, les pouvoirs publics disposent d’un instrument de suivi des prix permettant de documenter quotidiennement l’évolution des cours et de mieux informer les acteurs. L’ONCC publiait ainsi, au 31 août, un prix d’achat à Douala compris entre 2 750 et 2 900 FCFA/kg.
Deuxième levier : la qualité. Le Cameroun a fait de l’amélioration de la qualité de son cacao un axe majeur de sa stratégie. Une orientation qui permet aux producteurs de mieux défendre leur origine sur un marché international où la qualité, la traçabilité et la conformité deviennent de plus en plus déterminantes.
Troisième levier : la transformation locale. Le pays a progressivement renforcé ses capacités industrielles afin de ne plus dépendre exclusivement de l’exportation de fèves brutes. Cette politique s’inscrit dans l’ambition plus large de transformation structurelle portée par la Stratégie nationale de développement 2020-2030. Le résultat est tangible : la production commercialisée peut désormais trouver des débouchés auprès d’un tissu industriel local en développement.
À cette capacité industrielle camerounaise s’ajoute un élément géographique rarement mis en avant : le Nigeria voisin. Pour le ministre du Commerce, la combinaison des capacités de transformation du Cameroun et de celles disponibles à proximité de la frontière nigériane offre aux producteurs des marchés de proximité susceptibles d’absorber une part importante de la production.
Le contraste avec la Côte d’Ivoire est saisissant
Le 1ᵉʳ septembre 2026, à l’ouverture de la campagne principale 2026/2027, le gouvernement ivoirien a fixé à 1 200 FCFA/kg le prix minimum garanti du cacao bien fermenté, bien séché et bien trié. Le gouvernement ivoirien justifie cette nouvelle référence par la forte volatilité des cours internationaux et par la nécessité de retenir un niveau financièrement et budgétairement soutenable.
Le paradoxe est donc saisissant : le premier producteur mondial annonce 1 200 FCFA/kg, pendant que le marché camerounais évolue autour de 2 700 à 2 900 FCFA/kg.
Pendant longtemps, la bataille du cacao africain s’est jouée principalement sur les volumes. Aujourd’hui, elle se déplace progressivement vers la valeur : qualité, transformation, traçabilité, conformité et capacité à négocier une meilleure rémunération du producteur. Le Cameroun dispose encore de marges importantes.
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Intégration de l’IA dans les lycées au Cameroun

Le MINESEC a lancé l’intégration de l’IA dans les lycées camerounais. Entre promesses pédagogiques et défis pour les enseignants.
Le ministère des Enseignements secondaires (MINESEC) a lancé, le 17 août 2026, une stratégie d’intégration de l’intelligence artificielle dans l’enseignement secondaire au Cameroun. La présentation a eu lieu au Centre d’Enseignement à Distance par IA AIDL.
Cette initiative vise à introduire des simulations numériques dans les lycées. La ministre Nalova Lyonga a officiellement lancé ce dispositif pour les établissements secondaires. D’après les éléments communiqués, l’objectif est de rendre les apprentissages plus concrets et plus accessibles, notamment dans les filières scientifiques et techniques.
Le MINESEC affirme avoir conçu plus de 250 simulations bilingues, gratuites et utilisables sans connexion internet en moins d’un mois. Ces contenus doivent permettre de compenser l’absence d’équipements dans certains établissements. Le chiffre de 250 simulations générées « à coût zéro » est avancé.
Au-delà de l’annonce, l’enjeu est pédagogique. Les simulations peuvent offrir aux élèves des expériences difficiles à organiser dans un laboratoire classique, pour des raisons de sécurité, de coût ou de disponibilité du matériel. Elles peuvent aussi standardiser certains supports d’enseignement et faciliter l’accès aux démonstrations dans des lycées moins équipés.
Des promesses, mais aussi des limites en classe
Selon l’Inspecteur général Adjaba Biwoli Jean Pierre, cette orientation doit rendre l’apprentissage « plus interactif, pratique et accessible ». Le ministère met ainsi en avant une école plus inclusive, appuyée sur des outils numériques capables de fonctionner hors ligne.
La source cite aussi des démonstrations menées par des enseignants de chimie, biologie, arts et lettres et techniques industrielles, avec des expériences virtuelles de combustion, des laboratoires immersifs et des antibiogrammes. Ces usages illustrent le potentiel de l’IA pour l’expérimentation, mais posent aussi la question de la formation des enseignants et de l’encadrement des élèves.
L’introduction de l’IA dans les lycées camerounais marque néanmoins une nouvelle étape dans la numérisation de l’école. Reste à mesurer son déploiement réel, son appropriation par les enseignants et son impact sur les apprentissages dans les salles de classe.
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Blocage des téléphones non dédouanés au Cameroun

Au Cameroun, le blocage des téléphones non dédouanés doit débuter le 1er septembre. Calendrier, appareils visés et effets attendus.
Le Cameroun doit lancer le 1er septembre le blocage de certains téléphones mobiles dont la situation douanière n’a pas été régularisée. La mesure a été annoncée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Elle prévoit la perte d’accès aux réseaux télécoms pour les appareils concernés.
Selon les éléments disponibles, le dispositif vise d’abord les téléphones non dédouanés qui se connecteront pour la première fois à un réseau camerounais. Il doit aussi s’appliquer à des appareils connectés après le 1er avril 2026 dont les propriétaires ont reçu des messages d’alerte restés sans suite.
Le calendrier marque une nouvelle étape d’une réforme engagée en 2023 pour la perception des droits et taxes de douane sur les terminaux mobiles. Concrètement, à compter du 1er septembre, les appareils visés ne pourront plus accéder aux réseaux des opérateurs, notamment Camtel, MTN Cameroun et Orange Cameroun.
L’impact attendu concerne à la fois les usagers et le marché du mobile. Pour les particuliers, le principal risque est l’interruption des appels, de l’internet mobile et des autres services liés à la carte SIM sur un téléphone non régularisé. Pour les vendeurs et importateurs, la mesure doit accentuer la pression sur les circuits informels, alors que les autorités ont déjà signalé l’ampleur du phénomène.
Près de 700 000 appareils repérés en avril
En avril 2026, près de 700 000 nouveaux appareils ont été identifiés sur le réseau local sans dédouanement préalable en moins d’un mois. Ce volume donne une indication de la taille du marché parallèle que les autorités cherchent à mieux contrôler.
Pour les utilisateurs, la première étape consiste à relever le numéro IMEI de leur téléphone en composant *#06#. La source consultée indique qu’il serait ensuite possible de vérifier le statut de l’appareil sur une plateforme en ligne dédiée ou auprès de la Douane au 8044.
La même source précise qu’un téléphone déclaré non dédouané pourrait être régularisé via le portail ept.camcis.cm ou dans un bureau des Douanes. Elle ajoute que le ministère des Postes et Télécommunications, l’ART, l’ANTIC ainsi que les opérateurs participent au déploiement du mécanisme.
La mesure pourrait entraîner des perturbations pour des utilisateurs ayant acheté un appareil sur le marché local sans preuve claire de dédouanement. Elle devrait aussi renforcer les contrôles à l’importation et dans la distribution, avec pour objectif affiché d’élargir la collecte des recettes douanières et de tracer davantage les terminaux en circulation.
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