Actualités locales
le Cameroun face aux défis du RDUE

Le règlement européen sur la déforestation impose au cacao camerounais traçabilité, géolocalisation et conformité dès 2025.
Le cacao camerounais destiné à l’Union européenne entre dans une phase de transition. Le règlement européen sur la déforestation, adopté en mai 2023, doit s’appliquer à partir du 1er janvier 2025. Il impose aux importateurs de démontrer que les fèves et produits dérivés n’ont pas été cultivés sur des terres déboisées après le 31 décembre 2020.
Pour le Cameroun, l’enjeu est commercial. En 2020, 65% de la production nationale de cacao a été exportée vers l’UE. Le marché européen représente aussi 60% des importations mondiales de fèves. Une mise en conformité incomplète pourrait donc perturber les flux d’exportation, ralentir les achats et accroître le risque d’exclusion de certains lots.
Le nouveau cadre européen exige une traçabilité détaillée. Les opérateurs devront relier chaque cargaison à des producteurs identifiés et à des parcelles géolocalisées. Le cacao exporté devra aussi respecter les lois du pays de production, notamment sur le foncier, l’environnement, le travail, le commerce, les douanes et les taxes.
Dans ce contexte, l’Union européenne a lancé au Cameroun un appel d’offres pour recruter trois cabinets de géomètres assermentés dans le cadre du programme « Cacao durable ». L’objectif est d’accélérer le recensement des producteurs et le géoréférencement des parcelles, en appui au Conseil interprofessionnel du cacao et du café. La date limite du 22 mars 2024 pour cet appel d’offres est mentionnée par la source consultée.
Une adaptation de toute la chaîne
L’ajustement ne concerne pas seulement les planteurs. Collecteurs, coopératives, transformateurs et exportateurs devront sécuriser la séparation physique des lots et conserver les informations nécessaires à la preuve de conformité. Cette réorganisation suppose des investissements en cartographie, en enregistrement des producteurs, en outils numériques et en contrôle interne.
Les producteurs installés sur des terres récemment déboisées risquent d’être écartés du circuit formel vers l’Europe. À l’inverse, les exploitations déjà identifiées et conformes pourraient mieux préserver leur accès aux acheteurs internationaux. La pression sur la filière pourrait donc accélérer la structuration du secteur, avec un suivi plus fin de l’origine des fèves.
Selon la source, les cabinets à recruter devront cibler de préférence des zones à forte densité forestière et géolocaliser les exploitations par lots pré-identifiés. Cette orientation montrerait que la conformité se jouera en priorité dans les bassins où le risque de déforestation est jugé plus élevé.
Le Cameroun affiche déjà une stratégie de cacao sans déforestation, fondée sur l’intensification et la diversification des revenus agricoles. Avec le RDUE, cette orientation devient aussi une condition d’accès au premier débouché extérieur de la filière. Pour les exportateurs, l’enjeu est désormais de transformer cette contrainte réglementaire en avantage de marché.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Blocage des téléphones non dédouanés au Cameroun

Au Cameroun, le blocage des téléphones non dédouanés doit débuter le 1er septembre. Calendrier, appareils visés et effets attendus.
Le Cameroun doit lancer le 1er septembre le blocage de certains téléphones mobiles dont la situation douanière n’a pas été régularisée. La mesure a été annoncée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Elle prévoit la perte d’accès aux réseaux télécoms pour les appareils concernés.
Selon les éléments disponibles, le dispositif vise d’abord les téléphones non dédouanés qui se connecteront pour la première fois à un réseau camerounais. Il doit aussi s’appliquer à des appareils connectés après le 1er avril 2026 dont les propriétaires ont reçu des messages d’alerte restés sans suite.
Le calendrier marque une nouvelle étape d’une réforme engagée en 2023 pour la perception des droits et taxes de douane sur les terminaux mobiles. Concrètement, à compter du 1er septembre, les appareils visés ne pourront plus accéder aux réseaux des opérateurs, notamment Camtel, MTN Cameroun et Orange Cameroun.
L’impact attendu concerne à la fois les usagers et le marché du mobile. Pour les particuliers, le principal risque est l’interruption des appels, de l’internet mobile et des autres services liés à la carte SIM sur un téléphone non régularisé. Pour les vendeurs et importateurs, la mesure doit accentuer la pression sur les circuits informels, alors que les autorités ont déjà signalé l’ampleur du phénomène.
Près de 700 000 appareils repérés en avril
En avril 2026, près de 700 000 nouveaux appareils ont été identifiés sur le réseau local sans dédouanement préalable en moins d’un mois. Ce volume donne une indication de la taille du marché parallèle que les autorités cherchent à mieux contrôler.
Pour les utilisateurs, la première étape consiste à relever le numéro IMEI de leur téléphone en composant *#06#. La source consultée indique qu’il serait ensuite possible de vérifier le statut de l’appareil sur une plateforme en ligne dédiée ou auprès de la Douane au 8044.
La même source précise qu’un téléphone déclaré non dédouané pourrait être régularisé via le portail ept.camcis.cm ou dans un bureau des Douanes. Elle ajoute que le ministère des Postes et Télécommunications, l’ART, l’ANTIC ainsi que les opérateurs participent au déploiement du mécanisme.
La mesure pourrait entraîner des perturbations pour des utilisateurs ayant acheté un appareil sur le marché local sans preuve claire de dédouanement. Elle devrait aussi renforcer les contrôles à l’importation et dans la distribution, avec pour objectif affiché d’élargir la collecte des recettes douanières et de tracer davantage les terminaux en circulation.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Rentrée scolaire : Boissons du Cameroun remet 700 kits à des lauréats du CEP et du FSLC dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest

(Investir au Cameroun) – Boissons du Cameroun a récompensé 700 élèves parmi les meilleurs lauréats du Certificat d’études primaires (CEP) et du First School Leaving Certificate (FSLC) dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, dans le cadre de l’édition 2026 de son programme « Excellence scolaire ». Chaque région compte 350 bénéficiaires.
Dans le Nord-Ouest, la sélection comprend 100 lauréats du CEP et 250 du FSLC. Dans le Sud-Ouest, elle porte sur 150 lauréats du CEP et 200 du FSLC. Le dossier de presse de l’entreprise évalue à environ 40 000 FCFA la valeur moyenne de chaque dotation. Rapportée aux 700 bénéficiaires, cette estimation représente environ 28 millions de FCFA. Il s’agit toutefois d’un calcul théorique et non d’une dépense totale annoncée par Boissons du Cameroun.
Chaque kit comprend un sac à dos, un bon d’achat de fournitures scolaires et un certificat d’excellence. Les bons sont utilisables auprès de librairies partenaires, un dispositif qui, selon l’entreprise, doit faciliter le retrait des fournitures à proximité des bénéficiaires et assurer la traçabilité des remises. Les sacs portent également un message de sensibilisation à la non-consommation d’alcool par les mineurs.
Les cérémonies de remise se sont tenues le 26 août dans le Nord-Ouest et le 28 août à Ombé, dans le Sud-Ouest, selon les publications de l’entreprise.« Investir dans l’éducation, c’est donner à chaque talent la possibilité de transformer son potentiel en avenir », déclare Jeanne Nji, responsable RSE de Boissons du Cameroun.
L’opération s’inscrit dans les actions de responsabilité sociétale du brasseur consacrées à l’éducation.« Le volet RSE restera au cœur de notre stratégie », affirme son directeur général, Stéphane Descazeaud. En 2025, le programme avait ciblé la région du Nord, où l’entreprise avait annoncé la distribution de 1 000 kits à des lauréats du CEP et du FSLC.
B.E
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Renaprov Finance veut poursuivre son entrée en Bourse malgré le refus « en l’état » de la BVMAC

(Investir au Cameroun) – Renaprov Finance ne renonce pas à son projet d’introduction à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). Après la décision du Comité d’admission et de développement de ne pas autoriser « en l’état » son entrée à la cote régionale, l’établissement camerounais de microfinance annonce qu’il poursuivra les démarches nécessaires pour obtenir le réexamen de son dossier.
« Nous avons pris acte de la décision. Nous allons poursuivre sereinement la collaboration entamée dans le cadre de cette opération d’entrée en Bourse de Renaprov Finance S.A. », affirme Jean Patient Tsala, chef de la Division de la communication et des relations publiques de Renaprov Finance.
L’établissement entend notamment apporter les réponses demandées par la place financière régionale. « Nous allons travailler en étroite collaboration avec la BVMAC et tous les acteurs impliqués pour que la phase de réexamen de notre sollicitation soit fructueuse », poursuit Jean Patient Tsala. Renaprov cherche également à rassurer les investisseurs ayant déjà souscrit à l’opération : « Nous rassurons tous les souscripteurs que cette opération va se dérouler en toute transparence et en respect des exigences évoquées dans cette décision. »
La BVMAC laisse effectivement ouverte la possibilité d’une admission ultérieure. Dans sa décision prise le 5 août 2026 et publiée le 2 septembre, le Comité demande à la Direction générale de poursuivre les échanges avec Renaprov et son arrangeur, Afriland Bourse & Investissement, puis de procéder à un nouveau examen dès que les clarifications sollicitées auront été communiquées.
Un litige foncier au centre des réserves
La principale réserve porte sur un contentieux foncier opposant Renaprov Finance à Martin Joël Mbia Essama devant les juridictions camerounaises. Le Comité estime qu’une issue défavorable à l’établissement pourrait porter atteinte à sa crédibilité ainsi qu’à la réputation du marché financier régional.
La décision publiée par la BVMAC ne précise cependant ni l’objet exact du litige, ni la valeur du bien concerné, ni l’exposition financière éventuelle de Renaprov.
Le Comité souhaite également que soit examinée l’opportunité d’une admission de l’établissement sur le compartiment E-PME. Une telle orientation nécessiterait le recrutement d’un Listing Sponsor agréé par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), chargé d’accompagner Renaprov pendant une période comprise entre un et deux ans dans le respect de ses obligations de société cotée.
La BVMAC réclame enfin des précisions concernant l’agrément du commissaire aux comptes ayant certifié les états financiers présentés dans le cadre de l’IPO.
1,092 milliard FCFA déjà levé
La décision intervient alors que l’opération avait franchi plusieurs étapes. Les 52 019 actions finalement souscrites, proposées au prix de 21 000 FCFA l’unité, avaient été admises le 30 juin 2026 aux opérations du Dépositaire central unique de la Cemac. Elles correspondent à une levée de 1,092 milliard FCFA.
Le 21 juillet, la BVMAC présentait encore cette admission au Dépositaire central comme une étape précédant « son arrivée prochaine à la cote ». Deux semaines plus tard, son Comité d’admission a estimé que les réserves identifiées devaient être levées avant d’autoriser l’introduction en Bourse.
Le montant effectivement mobilisé reste très inférieur aux 8,4 milliards FCFA recherchés lors du lancement de l’opération en décembre 2025. Renaprov avait proposé jusqu’à 400 000 actions nouvelles à 21 000 FCFA l’unité, avec pour objectif initial d’ouvrir 44,44 % de son capital.
À la date du 15 mars 2026, initialement prévue pour la clôture des souscriptions, environ 1,1 milliard FCFA avaient été mobilisés. Afriland Bourse & Investissement avait alors prolongé la souscription jusqu’au 15 mai. Le montant finalement enregistré, 1,092 milliard FCFA, représente environ 13 % de l’objectif initial.
La sous-souscription réduit mécaniquement l’ouverture effective du capital. Avec un capital initial de 5 milliards FCFA, divisé en 500 000 actions d’une valeur nominale de 10 000 FCFA, l’émission de 52 019 nouveaux titres porte le nombre total d’actions à 552 019. Les actions nouvelles représentent donc environ 9,42 % du capital après l’opération, contre les 44,44 % prévus en cas de souscription intégrale.
Renaprov Finance cherche, à travers cette levée, à renforcer ses fonds propres afin d’accroître sa capacité de financement. L’établissement devra désormais répondre aux trois points soulevés par le Comité d’admission avant que son dossier puisse revenir devant la BVMAC. La décision du 5 août ne fixe aucun délai pour ce réexamen.
Amina Malloum
Lire aussi :
22-07-2026 – BVMAC : Renaprov avance vers la cote avec 1,09 milliard de FCFA levé, soit 13 % des 8,4 milliards recherchés
1-04-2026 – Bvmac : Renaprov proroge d’un mois la souscription à ses actions, après une mobilisation limitée à 1,1 milliard de FCFA
30-12-2025 – Bvmac : Renaprov Finance veut ouvrir plus de 44 % de son capital pour lever 8,4 milliards FCFA
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














