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Mawa McQueen, reine de la crêpe au caviar

Elle fait irruption comme une tornade. L’œil vif, le pas assuré, l’air contrit d’être arrivée en retard mais s’enquérant déjà du rendez-vous suivant auprès de son attaché de presse, la cheffe Mawa McQueen vit à mille à l’heure.
Rendue célèbre par ses crêpes fourrées au caviar (148 dollars l’unité) à Aspen, dans les Rocheuses du Colorado, cette Franco-Américaine originaire de Côte d’Ivoire est à Paris pour la présentation de son second livre, Une ambition sans limite – Cultiver un état d’esprit propice au succès, publié par sa propre maison d’édition, Édition MCQ*.
À la tête de quatre restaurants (Mawa’s Kitchen, Mawita et The Crepe Shack, à Snowmass et à Aspen) qui emploient quelque 120 salariés, l’ex-môme de Trappes (banlieue parisienne), dont la fortune est estimée entre 11 et 18 millions d’euros, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle s’apprête à ouvrir trois autres établissements à Denver et à Boulder (Colorado) et à inaugurer un hôtel à une heure de route d’Aspen. Tout cela après un parcours semé d’embûches, construit sans héritage et sans l’aide des banques.
Enfance chaotique à Abidjan et Trappes
« Il n’y a pas de ligne rouge chez moi, lance-t-elle. Mais rassurez-vous, je ne vais tuer personne. J’aimerais que mon message trouve un écho chez les jeunes Africains issus de l’immigration, qui s’estiment indignes d’obtenir le meilleur et se contentent des miettes. »
Mantras et préceptes peuplent son ouvrage : « Croire en soi » ; « N’attendez pas qu’on vienne vous sauver » ; « Rêvez grand ! »… McQueen met aussi l’accent sur son enfance, chaotique, davantage pour mesurer le chemin parcouru que pour susciter la compassion. Sa naissance, fruit d’une liaison éphémère entre une chrétienne à peine sortie de l’adolescence et un musulman dioula polygame. La séparation précoce d’avec cette mère partie chercher une vie meilleure en France. Son errance à Abidjan, de famille en famille, chez de lointains parents, dans des conditions difficiles.
Mawa McQueen dans son restaurant d’Aspen, dans le Colorado, en décembre 2023. © KELSEY BRUNNER
Elle se souvient des nuits passées sous la table, avec pour seule couverture un pagne, de la frugalité de l’unique repas de la journée, et, surtout, du sentiment de n’être jamais à sa place : « Je ne me suis pas sentie aimée, j’ai toujours eu l’impression de déranger ». La crainte, aussi, de voir son géniteur l’enlever. « Certains s’amusaient à m’effrayer. Ils me répétaient que mon musulman de père, qui, forcément, maltraitait les femmes, viendrait me chercher pour me faire exciser, me marier, m’imposer le port du voile. »
La rencontre avec ce dernier dément ces prédictions alarmantes. Une parenthèse heureuse de trois années en compagnie d’un père aimant et d’une belle-mère qui la traite comme sa propre fille. « J’avais grandi comme une herbe sauvage, leur amour me permettait de savoir, enfin, qui j’étais. » Sa mère revient alors qu’elle a 12 ans, et l’emmène en France.

L’atterrissage à Trappes est rude : un trois-pièces dans une HLM pour une famille de douze –neuf frères et sœurs, un beau-père (« aussi adorable que [ma] belle-mère en Côte d’Ivoire ») et une mère, parfaite étrangère, qu’elle doit apprendre à connaître.
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L’école est un calvaire : « Mon français était approximatif, mes notes, catastrophiques : j’étais nulle. » Un jour, l’un de ses professeurs, intrigué de la voir toujours quitter l’établissement au pas de charge, l’interpelle et s’enquiert de ses centres d’intérêt. Elle aime cuisiner. L’enseignant entreprend de la faire admettre au lycée hôtelier, sourd à ses objections. « J’ai été inscrite sur une liste d’attente avant d’être admise. Ma première grande victoire. C’était incroyable, ma famille était abasourdie : à ses yeux, j’étais une grande gueule sans talent particulier, tout juste capable se trouver un petit époux blanc. »
Biberonnée au Cosby Show
Après le lycée hôtelier, Mawa ne trouve pas de travail dans la restauration et se résout à devenir employée de maison – « en attendant d’être naturalisée française pour pouvoir partir en Angleterre » –, mais uniquement dans les beaux quartiers : « Je déployais ma stratégie. J’avais développé une véritable aversion pour la pauvreté. Voir les femmes de ma communauté résignées à vivre cette vie insipide d’immigrées pauvres, sans perspectives, me donnait des envies de suicide. »
Déjà, bien avant son arrivée en France, elle nourrissait un rêve. Biberonnée aux séries américaines qui mettent en scène des Noirs riches et prospères, elle adhérait à l’american dreamque lui vendait le Cosby Show. Avec une obsession : partir pour les États-Unis. Mawa Sidibé McQueen racontait alors à qui voulait l’entendre qu’elle était la fille de Clair Huxtable, la mère de famille qu’interprète Phylicia Rashad dans le célèbre sitcom.

Pour vivre aux États-Unis, il faut parler l’anglais. Pragmatique, Mawa débarque à Londres comme fille au pair, dans une famille aisée. Son petit ami de l’époque l’inscrit d’autorité à la loterie de la Green Card américaine. Elle n’y accorde guère d’importance : « Trop beau pour être vrai. » Pourtant, elle l’obtient. Le petit ami, lui, la quitte.
À son arrivée aux États-Unis, en 2002, Mawa McQueen répond surtout à des offres d’emploi de femme de ménage. « Persuadés d’être assignés à des tâches et fonctions spécifiques, certains Noirs se satisfont du minimum, hésitant à réclamer ce à quoi ils pourraient légitimement prétendre. » Un ange veille : au vu de son CV, le directeur du White Barn Inn Restaurant la recrute comme serveuse. Six mois plus tard, elle devient manager et plonge dans l’univers de la restauration cinq étoiles, passant ses étés à Kennebunkport (Maine) et ses hivers à Aspen, « le lieu des escapades romantiques de Victor Newman, personnage emblématique des Feux de l’amour ».

La Californian Crepe, spécialité de la cheffe Mawa McQueen. © KELSEY BRUNNER
Quand ils séjournent dans leur résidence d’été, à Kennebunkport, les anciens présidents Bush – père et fils – veulent déjeuner dans le restaurant du relais-château où elle travaille. D’abord une voix, au bout du fil : « Mr. President is going to be here. » Elle raccroche sèchement, s’imaginant qu’il s’agit d’un mauvaise plaisanterie. Devant l’insistance de son interlocuteur, elle répond, excédée : «Yes, yes, bring him !» Quinze minutes plus tard, sept véhicules blindés escortent les membres de la famille Bush. « Je suis allée me cacher dans le local à poubelles », confie-t-elle. Invitée à servir à table, tétanisée, elle bredouille : « Je ne peux pas, je suis Noire. » Bush père la rassure : « You’re gonna be okay, Mawa. »
Mory Sako et Georgiana Viou
Seule Africaine-Européenne à Aspen, McQueen – « un nom qui en jette et qui marque la naissance d’une dynastie », qu’elle s’est attribué après sa naturalisation américaine – avait d’abord jugé utile d’occulter ses origines africaines. Le continent renvoyait en effet à une image misérabiliste. « Les Africains-Américains étaient fascinés par mon apparente assurance : je commandais du regard, disais aux uns et aux autres ce que j’attendais d’eux… Certains me prenaient pour la fille unique pourrie-gâtée d’un milliardaire. » En sa qualité de Française, Mawa McQueen acquiert de la notoriété et s’autorise une certaine connivence avec la clientèle de milliardaires. « J’avais de la personnalité, je croyais en moi, ils adoraient ça. »
Son aventure de cheffe commence lorsqu’une cliente de The Little Nell lui demande de l’aider à préparer son repas de Noël. « À la fin du service, celle-ci décrète : “You know, you deserve better.”» [« Tu mérites mieux que ça »]. McQueen suit son conseil, s’engouffre dans le créneau, encore vierge, de la cuisine diététique, tout en conservant son emploi.

Elle crée sa première entreprise en 2006, M&M Home Dining Services, un service de chef privé qui deviendra Mawa’s Kitchen. « J’ai construit mon business petit à petit, vivant très chichement, investissant chaque centime économisé depuis mes 16 ans, multipliant parallèlement les petits boulots : femme de ménage, baby-sitter, etc. », dit-elle. Son engagement en faveur d’une cuisine diététique lui permet de s’installer sur le marché de la restauration au service de compagnies de jets privés.
En tant que cheffe, elle s’inspire de la cuisine du continent, qu’elle décrit comme africaine-méditerranéenne. L’affaire George Floyd accentue cette quête des origines. Elle a ainsi retiré de sa carte le quinoa, l’a remplacé par le fonio, et y a ajouté le gombo frit, consommé en apéritif, comme on le fait en Louisiane. « J’accommode des produits connus de la clientèle avec des ingrédients inattendus. Le fonio a été boudé toute une saison. Alors j’ai eu l’idée d’en changer le nom. Devenu l’African Quinoa, il a été largement plébiscité, non seulement pour ses qualités nutritives, mais aussi parce que le consommer est un geste de protection de l’environnement. Sa culture nécessite peu d’eau et elle permet de soutenir les femmes réunies en coopératives, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. »
Mawa McQueen milite pour une cuisine qui mêle les genres et fédère. « J’essaie de ramener à Aspen des chefs du monde entier. Je viens de proposer à Mory Sacko et à Georgiana Viou de me rejoindre ! » Quant à sa « mère » du Cosby Show, elle a un jour déjeuné dans son restaurant, alors qu’elle tournait un film. « Un rêve ! J’ai pleuré, elle a rigolé et s’y est mise aussi. C’était fantastique », dit-elle en faisant défiler les photos sur son téléphone portable.
*Une Ambition sans limite – Cultiver un état d’esprit propice au succès, de Mawa McQueen, Édition MCQ, 174 pages, 15,99 euros.
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Route Yaoundé-Douala : réfections et reconstruction

Le gouvernement vient d’attribuer un marché de 4,97 milliards de FCFA TTC à China First Highway Engineering Company Cameroun pour réaliser, pendant trois mois, des travaux d’entretien confortatif sur les 236 km reliant Yaoundé au pont sur la Dibamba.
Le voyageur qui emprunte régulièrement la Route nationale nº3 entre Yaoundé et Douala peut espérer, dans les prochaines semaines, des conditions de circulation moins éprouvantes. Le ministère des Travaux publics (MINTP) vient de lancer une nouvelle intervention sur cet axe qui concentre une grande partie des échanges économiques du pays. Par une décision du 20 juillet 2026, le marché a été attribué à China First Highway Engineering Company Cameroun (CFHEC). L’entreprise dispose de trois mois pour intervenir sur les 236 km reliant Yaoundé, au niveau du Poste central, au pont sur la Dibamba. Le marché, financé par le Budget d’investissements publics (BIP) des exercices 2026 et 2027, s’élève à 4,97 milliards de FCFA TTC.
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Le document du marché précise que ce marché porte sur l’exécution des travaux d’entretien confortatif de la Route nationale nº3, section Yaoundé (Poste central)-Douala (pont sur la Dibamba) (236 km), dans les régions du Centre et du Littoral, phase de la reconstruction de ce tronc de la RN3.” Cette formulation retient particulièrement l’attention. Depuis plusieurs années, les usagers attendent le lancement de la reconstruction complète de cette route, construite entre 1982 et 1986, dont l’état s’est fortement dégradé sous l’effet de l’augmentation du trafic, en particulier celui des poids lourds desservant le port de Douala.
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Par Paul TJEG
Source : Défis Actuels N°1131 du 07/08/2026
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Chute des exportations camerounaises au T1 2026

Selon le Comité national économique et financier (CNEF), les exportations camerounaises au premier trimestre 2026 ont diminué de 187,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, tombant à 606,9 milliards, contre 794 milliards un an auparavant. Cette contraction de 23,6 % est principalement concentrée sur trois produits stratégiques : le cacao, le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié.
Ils sont trois produits d’exportation stratégiques : le cacao, le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié. Ils concentrent à eux seuls environ 91 % de la contraction des exportations enregistrée au premier trimestre 2026 par le Cameroun. Ce qui illustre la forte exposition des recettes extérieures du Cameroun aux performances de quelques matières premières. En effet, selon le Comité national économique et financier (CNEF), les recettes d’exportation du Cameroun ont diminué de 187,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, tombant à 606,9 milliards, contre 794 milliards un an auparavant. Cette contraction de 23,6 % est principalement concentrée sur trois produits stratégiques : le cacao, le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié.
Le cacao perd 120,6 milliards de FCFA
La filière cacao, devenue en 2025 le premier pourvoyeur de capitaux du pays, encaisse le choc le plus violent. Selon les données du CNEF, le cacao et ses produits dérivés ont généré 199,3 milliards de FCFA de recettes au premier trimestre 2026, contre 319,9 milliards de FCFA un an plus tôt. La filière a ainsi perdu 120,6 milliards de FCFA, soit près des deux tiers de la baisse totale des exportations camerounaises. Les recettes tirées du cacao et de ses dérivés ont donc reculé de 37,7 % en glissement annuel. Cette évolution, explique-t-on, coincide avec un retournement brutal du marché mondial. Selon la Banque mondiale, le cours de référence du cacao est passé de 8,08 dollars, le kilogramme en mars 2025 à 3,24 dollars en mars 2026, soit une baisse de près de 60 %. Ces prix internationaux ne reflètent pas nécessairement la réalité offerte actuellement les exportateurs camerounais, mais la corrélation demeure évidente. En l’absence des volumes précis expédiés sur la période, la ventilation entre prix et effet-quantité ne peut être établie avec certitude.
Chute de 14,4 % des recettes d’exploitation du pétrole brut
Le pétrole brut présente une configuration inverse. Alors que son prix de référence a fortement progressé, les recettes d’exportation camerounaises ont par contre diminué de 14,4 %, à 152,4 milliards de FCFA. Celles du gaz naturel liquéfié ont reculé de 28,4 %, à 59,9 milliards. La Banque mondiale établit le prix du Brent à 103,7 dollars le baril en mars dernier, contre 72,6 dollars un an plus tôt, soit une hausse de 42,8 %. Sur la même période, le prix de référence du gaz naturel a progressé de 35,8 %, à 17,91 dollars par million de BTU. Les exportateurs camerounais malgré cette remontée des cours suggère un effet négatif des volumes, mais les données disponibles ne permettent pas encore de le mesurer.
La baisse touche également le bois et les ouvrages, dont les recettes ont diminué de 11,5 %, ainsi que le caoutchouc brut, en recul de 16,7 %, et le café, en baisse de 17,6 %. Les recettes tirées de l’aluminium et de ses dérivés chutent de plus de 53 %, malgré une hausse de 26,9 % du cours international de l’aluminium entre mars 2025 et mars 2026. Le choc du premier trimestre prolonge une tendance sur déjà baissière. L’Institut national de la statistique (INS) avait déjà relevé un repli de 5,2 % des exportations en 2025, à 3 084 milliards de FCFA. La cote part alors 38,5 % des recettes extérieures, devant le pétrole brut (19,7 %) et le gaz naturel liquéfié (11,4 %). Une concentration qui, au regard des chiffres du CNEF, reste le principal facteur de vulnérabilité du commerce extérieur camerounais. Néanmoins, quelques filières ont résisté à cette dégradation, constate le CNEF. Les exportations de coton par exemple ont progressé de 57,5 %, à 21,1 milliards de FCFA, contre 13,4 milliards un an auparavant. Les recettes des bananes et plantains aussi ont augmenté de 27,9 %, tandis que celles des savons de ménage ont gagné 16,8 %.
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Par Blaise NNANG
Source : Défis Actuels N°1131 du 07/08/2026
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Budget 2027: Un Focus sur l’Investissement Public

Le ministre des Finances ouvre les travaux de préparation du budget 2027 dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires. Face à des marges de manœuvre réduites, le gouvernement veut revoir la qualité des investissements publics afin qu’ils produisent davantage de croissance et répondent plus efficacement aux besoins des populations.
Le budget 2027 va se préparer dans un contexte économique et financier difficile. En effet, l’analyse de l’exécution du budget au titre du premier trimestre 2026 montre une faible mobilisation des recettes budgétaires totales de l’État : soit 1 331,4 milliards, en retrait de 212,7 milliards par rapport à leur niveau au terme de la même période en 2025, pour un taux de réalisation de seulement 61 % de l’objectif de 2181 milliards ; ceci en raison d’un insuffisant rendement dans la collecte des recettes internes, lié à la faible mobilisation des recettes non pétrolières et des emprunts et dons.
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UNE ÉCONOMIE RÉSILIENTE
Les émissions des titres publics n’ont permis de collecter que 98 milliards sur un objectif de 160 milliards. Les dépenses budgétaires quant à elles, restent sous de très fortes contraintes, avec d’importants montants de dette extérieure, dont le règlement est évalué à 833,9 milliards au premier trimestre 2026 et de dette intérieure, auquel s’ajoute une forte ardoise de retards à payer aux prestataires, de 31 mars de l’exercice 2025 à 715,6 milliards. Le montant total des dépenses budgétaires au terme du premier trimestre est de 1 541,7 milliards, un sursaut de 215,7 milliards à l’ensemble des recettes budgétaires.
URGENCE D’OPTIMISER LA COLLECTE DES RECETTES
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Celui-ci traduit correctement, je l’espère, le contexte et les enjeux de la préparation du budget 2027 et des interventions attendues pour améliorer la qualité globale de l’investissement public, en accord avec la stratégie nationale de développement.
Par LOUIS PAUL MOTAZE, ministre des Finances
Source : Défis Actuels N°1131 du 07/08/2026
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