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Willy Essomba Onana : le CS Sfaxien met fin à l’aventure après une seule saison

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Le CS Sfaxien a décidé de mettre un terme à sa collaboration avec l’ailier camerounais Willy Essomba Onana, après seulement une saison passée sous les […]

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« Le soutien appuyé de Samuel Eto’o à Gianni Infantino dépasse l’amabilité diplomatique »- Jean Pierre Bekolo

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«Si Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), soutient le projet de Gianni Infantino, c’est d’abord parce qu’il est milliardaire. Mais l’adhésion de Samuel Eto’o, loin d’émaner d’une idéologie au service des peuples africains, révèle tout autre chose : l’aspiration classique du dominé à rejoindre le camp des dominants», explique le cinéaste.

Lire ici sortie :

Le soutien appuyé du président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) à Gianni Infantino dépasse la simple manœuvre de couloir ou l’amabilité diplomatique. En s’alignant sur une FIFA résolue à accélérer la financiarisation du football mondial et à livrer le jeu aux capitaux privés, Eto’o n’agit pas par incohérence. Il applique sur la scène internationale la logique politique qu’on lui connaît face au régime de Paul Biya à Yaoundé : celle de la conquête individuelle au sein d’un ordre établi.

Samuel Eto’o n’a jamais masqué son ambition. Issu d’un milieu modeste à Douala, il s’est hissé au sommet du sport mondial à force de talent et d’acharnement, accumulant trophées, gloire et fortune. Devenu dirigeant, il assume une vision du pouvoir radicalement étrangère à la tradition progressiste — celle qui pense le monde depuis la condition des dépossédés et des exclus. Il lui préfère une dynamique d’ascension pure : si le système appartient aux puissants, la seule réponse rationnelle serait d’entrer dans le système pour devenir puissant à son tour.

Le « nkapitalisme » camerounais : l’illusion de l’agrégation individuelle

Cette démarche illustre ce que le penseur Pierre Fezeu décrit comme l’erreur intellectuelle et politique majeure des élites camerounaises contemporaines : croire que la somme des réussites individuelles finira, par ruissellement, par produire une réussite collective. Ce capitalisme à la camerounaise — ce « nkapitalisme » — est un mirage.

Cette vision érige l’exception (la trajectoire hors norme d’un athlète d’élite ou d’un homme d’affaires connecté au pouvoir) en méthode d’émancipation pour des millions de citoyens. Or, l’enrichissement personnel ne neutralise jamais les structures qui fabriquent la misère ; il s’en extrait, les contourne ou en tire profit. La fortune d’un champion ne bâtit ni hôpitaux de référence, ni écoles publiques, ni championnats locaux viables.

Dire à une jeunesse précarisée « travaille, bats-toi et deviens milliardaire » masque l’absence d’institutions fortes, de souveraineté économique et de redistribution. Présenter la réussite de quelques figures de proue comme la preuve que le système fonctionnerait pour tous revient à anesthésier toute velléité de transformation sociale.

Changer le système ou négocier sa place ?

C’est ici que se noue la fracture idéologique. La pensée critique part d’un constat matériel : les règles du jeu mondial produisent et reproduisent la sujétion des peuples du Sud. L’enjeu historique était de transformer ces règles. La mondialisation libérale a imposé une autre voie : constatant la difficulté de renverser l’ordre en place, pourquoi ne pas simplement y faire fortune ? On n’attaque plus la forteresse, on négocie son droit d’entrée ; on ne détruit plus la table des puissants, on cherche à s’y asseoir.

Eto’o ne veut pas abolir l’ordre qui concentre le capital à Zurich, Londres ou New York. Il veut prouver qu’un Africain peut négocier d’égal à égal avec les maîtres du jeu. L’ambition impose le respect sur le plan biographique, mais elle bute sur une contradiction politique insurmontable : la réussite d’un seul ne libère personne d’autre que lui-même.

L’Afrique, éternel réservoir de matière première

Le football mondial reproduit fidèlement la division internationale du travail. L’Afrique produit des joueurs parmi les meilleurs du monde, alimente les championnats européens et enrichit les sponsors globaux. Mais où se trouve la propriété africaine de cette immense valeur ? Ce n’est pas un hasard si la compétition reine du continent s’appelle la « CAN TotalEnergies ».

Qui possède les clubs et les marques ?

Qui contrôle les droits de diffusion et les plateformes médias ?

Qui maîtrise les infrastructures et décide de la circulation de l’argent ?

L’Afrique fournit la matière première humaine — ses corps, son énergie et son génie —, mais elle abandonne la valeur ajoutée aux places financières extérieures. Le problème n’est donc pas l’arrivée de nouveaux capitaux en soi, mais la propriété de ce capital : pourquoi le continent applaudirait-il l’expansion d’une industrie dont il demeure structurellement dépendant ?

Le miroir sud-africain et la leçon oubliée

Le cas de Patrice Motsepe et de l’Afrique du Sud post-apartheid offre un éclairage brutal sur ce fossé entre libération politique et dépossession économique — particulièrement au moment où des Africains y subissent des violences nées de la détresse matérielle.

La fin de l’apartheid a permis l’émergence d’une bourgeoisie noire influente dans les conseils d’administration. Pourtant, l’Afrique du Sud demeure l’une des sociétés les plus inégalitaires au monde, car la structure de propriété n’a pas été transformée. Quand la majorité reste prisonnière du chômage de masse et de la misère, les frustrations économiques finissent par se retourner contre les frères du continent.

La leçon est directe pour le Cameroun, où l’économie a trop souvent été évacuée du débat politique — rappelant l’époque où le Social Democratic Front (SDF) de John Fru Ndi était ironiquement résumé par la formule populaire « Suffer Don’t Finish ». La représentation flatte la fierté, mais seule la possession réelle des leviers de production transforme les conditions matérielles d’un peuple. Changer la couleur de peau des dirigeants sans toucher aux structures économiques ne met pas fin à la violence de l’exploitation.

L’origine sociale ne fait pas la conscience de classe

Avoir souffert d’un ordre injuste ne pousse pas nécessairement à vouloir le détruire. Cela peut tout aussi bien nourrir le désir féroce de s’en extraire et d’adopter les réflexes de la classe dominante. On peut avoir été dominé et ne rêver que de devenir dominant.

Quand on renonce à transformer les rapports de domination, le pouvoir cesse d’être un instrument de libération collective ; il devient un sanctuaire individuel auquel il faut accéder pour sécuriser ses privilèges. La question n’est donc pas de plaquer sur Eto’o les étiquettes occidentales de droite ou de gauche, mais d’affronter le dilemme qui paralyse l’Afrique contemporaine : cherchons-nous à abolir les mécanismes d’oppression ou demandons-nous seulement que des Africains figurent parmi les oppresseurs ?

Dans le premier cas, on parle de transformation structurelle ; dans le second, d’un simple réaménagement des privilèges. Une société ne s’émancipe pas en contemplant ses millionnaires voyager en jet privé, mais en édifiant des structures collectives durables. Entrer dans le game n’est pas le posséder. Et devenir puissant n’a jamais suffi à libérer les siens.

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Xi’s Album | Xi holds talks with Jordan’s king

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Xi’s Album | Xi holds talks with Jordan’s king
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Xinhua communément appelée « agence Chine nouvelle », prononcer est la plus grande et la plus ancienne des deux agences de presse nationales chinoises.

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Fusion SABC–Guinness : la participation de BGI devrait passer de 84,12 % à près de 88 %

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Fusion SABC–Guinness : la participation de BGI devrait passer de 84,12 % à près de 88 %
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(Investir au Cameroun) – La fusion par absorption de Guinness Cameroun SA (GCSA) par la Société anonyme des boissons du Cameroun (SABC) devrait faire passer la participation de BGI dans SABC de 84,12 % à environ 87,93 %, selon les calculs d’Investir au Cameroun. Sous réserve de l’approbation de l’opération et du maintien de l’actionnariat publié fin 2025, le poids cumulé des autres actionnaires reculerait parallèlement de 15,88 % à 12,07 %, sans qu’ils cèdent aucun titre.

Cet effet ne figure pas explicitement dans l’avis de fusion. Il ressort du croisement entre les modalités financières du projet et l’actionnariat publié par BGI. Selon l’avis dont les principaux termes ont été relayés le 20 août 2026 par Cameroon Tribune, les deux entreprises« ont établi un projet de fusion par voie d’absorption de GCSA par SABC ». Les copies certifiées de ce projet ont été déposées le 20 juillet au Registre du commerce et du crédit mobilier, auprès des greffes compétents de Douala.

Toutes les actions nouvelles reviendraient à BGI

L’opération prévoit l’émission de 1 811 106 actions nouvelles de SABC, d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune, destinées à rémunérer l’apport des actionnaires de Guinness Cameroun. Le capital de SABC passerait ainsi de 57,363 milliards à 75,475 milliards de FCFA.

Avant la fusion, ce capital correspond à 5 736 363 actions. L’émission annoncée porterait leur nombre total à 7 547 469. Les nouveaux titres représenteraient ainsi presque exactement 24 % du capital post-fusion, même si leur valeur équivaut à 31,57 % du capital actuel.

Or, les comptes annuels 2025 de BGI, certifiés par PricewaterhouseCoopers Audit, indiquent qu’au 31 décembre 2025, cette entité du groupe Castel détenait 84,12 % de SABC et 100 % de Guinness Cameroun. Sauf modification intervenue depuis cette date, BGI devrait donc recevoir la totalité des actions créées en rémunération de l’absorption.

Le calcul est le suivant : [(84,12 % × 5 736 363 actions) + 1 811 106 actions nouvelles] ÷ 7 547 469 actions. La participation de BGI ressort ainsi à 87,9306 %, soit environ 88 %.

Les autres actionnaires ramenés à 12,07 %

L’opération ne changerait pas l’identité de l’actionnaire de contrôle, BGI disposant déjà d’une majorité très large dans SABC. Elle accentuerait néanmoins la concentration du capital entre ses mains.

Les autres actionnaires conserveraient le même nombre de titres, mais leur poids relatif tomberait collectivement de 15,88 % à environ 12,07 %. Leur participation reculerait ainsi de 3,81 points, tandis que celle de BGI progresserait dans les mêmes proportions.

Cette évolution constitue la principale conséquence actionnariale du projet : Guinness Cameroun, entièrement détenue par BGI à la dernière date documentée, serait transformée en actifs de SABC et rémunérée par des titres renforçant la position de la même maison mère dans la société absorbante.

Une prime de fusion de 253,65 milliards de FCFA

Sur le plan comptable, Guinness Cameroun apporterait à SABC un actif évalué à près de 329 milliards de FCFA et un passif d’environ 57 milliards, soit un apport net annoncé de 271,762 milliards de FCFA.

L’augmentation de capital de 18,111 milliards de FCFA ne constitue donc pas une levée de fonds en numéraire. Elle correspond à la fraction de cet apport net incorporée au capital social. La différence, soit 253,651 milliards de FCFA, serait inscrite en prime de fusion. Celle-ci représenterait 93,34 % de l’apport net.

La participation de 87,93 % demeure toutefois une estimation d’Investir au Cameroun, et non un taux annoncé par les entreprises. Elle repose sur la structure du capital publiée au 31 décembre 2025. Le taux de 84,12 % étant lui-même arrondi dans les comptes de BGI, le résultat définitif pourrait varier marginalement.

Le projet reste par ailleurs soumis à l’approbation des assemblées générales extraordinaires des deux sociétés. En vertu de l’article 679 de l’Acte uniforme de l’Ohada relatif aux sociétés commerciales, les créanciers non obligataires dont les créances sont antérieures à la publicité du projet disposent de 30 jours pour former opposition. Cette opposition ne peut cependant pas, à elle seule, interrompre la poursuite de la fusion.

La répartition définitive du capital devra donc être confirmée par les résolutions approuvant l’opération et par les publications légales postérieures. Mais les informations actuellement accessibles indiquent que l’absorption de Guinness Cameroun devrait renforcer de manière mesurable le contrôle de BGI sur SABC, au-delà de la seule restructuration comptable annoncée.

Baudouin Enama

Lire aussi :

27-07-2026 – Guinness Cameroon : la Cemac valide l’exécution de la feuille de route de Castel, sans donner le montant des investissements

12-03-2024 – Castel revendique plus de 45 milliards de FCFA d’investissements depuis le rachat de Guinness Cameroun en 2023

27-06-2023 – Rachat des actifs de Guinness Cameroun par Castel : le Trésor public engrange 51 milliards de FCFA d’impôts

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