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Belgique : un corps retrouvé, l’affaire Tyméo âgé de 5 ans relancée

Près de deux mois après la disparition de Tyméo, une macabre découverte relance l’enquête en Belgique.
Un corps d’enfant a été retrouvé lundi à Onhaye, dans la province de Namur. Les autorités pensent qu’il pourrait s’agir du petit garçon de 5 ans, mais son identité doit encore être confirmée.
Un corps découvert au bord de la N97
La découverte a été faite le lundi 24 août vers 11 heures, à la suite d’un nouveau témoignage. La Police judiciaire fédérale a retrouvé le corps dans un talus, en bordure de la N97, à Onhaye.
La dépouille était fortement détériorée. Les enquêteurs n’ont donc pas pu procéder immédiatement à une identification formelle.
Pourtant, plusieurs éléments retrouvés sur place orientent les recherches vers Tyméo. Le parquet de Namur reste toutefois prudent. Les circonstances et les causes du décès ne sont pas encore établies.
Une autopsie doit permettre d’apporter des réponses supplémentaires et de confirmer ou non l’identité de l’enfant.
Tyméo et son père avaient disparu le 27 juin
Tyméo, âgé de 5 ans, avait disparu avec son père Bryan Brigou le 27 juin dernier à Onhaye. Depuis ce jour, les deux hommes n’avaient plus donné signe de vie.
La Police fédérale avait rapidement lancé un avis de recherche. Selon les informations officielles, Bryan Brigou avait été vu pour la dernière fois avec son fils dans l’après-midi du 27 juin. Son véhicule, une Volkswagen Golf 6 noire, avait ensuite été retrouvé vide le lendemain sur le parking du terrain de football d’Onhaye.
À l’époque, Tyméo portait notamment un short noir, un T-shirt blanc et une casquette aux couleurs de Spider-Man. L’enfant avait les yeux bleus et les cheveux blonds.
Le père de Tyméo toujours introuvable
Bryan Brigou, 29 ans, reste activement recherché. Au moment de sa disparition, il portait un bracelet électronique à la cheville droite, selon l’avis officiel de la Police fédérale.
Les recherches menées après la découverte du corps n’ont pas permis de retrouver sa trace. Le parquet indique que d’importants moyens ont été déployés dans le secteur.
Les enquêteurs continuent donc de travailler sur plusieurs hypothèses. Aucune piste n’est écartée à ce stade et les circonstances exactes de la mort de l’enfant restent inconnues.
L’identification du corps constitue désormais une étape majeure pour les enquêteurs. Si les examens confirment qu’il s’agit bien de Tyméo, l’enquête devra ensuite déterminer ce qui s’est passé depuis sa disparition et pourquoi son corps a été retrouvé à cet endroit, près de deux mois plus tard.
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Cameroun–États-Unis : agriculture, énergie et mines au cœur du dialogue économique du 27 août 2026

Le premier Dialogue économique et commercial bilatéral Cameroun–États-Unis se tiendra le 27 août à Yaoundé. Washington veut y promouvoir davantage de commerce, d’investissement et de transferts de technologies, en mettant l’accent sur l’agriculture, l’énergie, les mines, la technologie et les transports.
Les États-Unis veulent davantage parler d’affaires avec le Cameroun. Le premier Dialogue économique et commercial bilatéral entre les deux pays, prévu jeudi 27 août à Yaoundé, doit servir de cadre pour passer des intentions aux opportunités d’investissement. Le 24 août 2026, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, a reçu à Yaoundé John G. Robinson, chargé d’affaires a.i. de l’ambassade des États-Unis au Cameroun. Les deux parties ont affiné les préparatifs de cette rencontre présentée comme le premier dialogue économique bilatéral de ce format.
« Nous allons discuter des mesures pour améliorer le climat des affaires, mais aussi identifier des opportunités de commerce, des opportunités d’investissement entre le Cameroun et les États-Unis », a déclaré John G. Robinson à l’issue de l’audience. Pour Washington, l’enjeu est de créer davantage de passerelles entre les entreprises des deux pays et de faciliter les investissements.
DU SOUTIEN À L’INVESTISSEMENT
Le discours américain défend désormais une approche davantage tournée vers le secteur privé. En marge de Promote 2026, lors d’une conférence organisée par la Chambre de commerce américaine au Cameroun, John G. Robinson avait indiqué que les États-Unis souhaitaient être « un partenaire fiable pour la croissance économique ». Cette ambition doit passer par « le commerce, les investissements et les transferts de technologie », plutôt que par les programmes d’aide traditionnels.
Le dialogue économique annoncé veut traduire cette orientation en pistes d’affaires. « Tout est sur la table dans le cadre de ce dialogue », a insisté le diplomate américain. Selon lui, les deux pays ont intérêt à développer leurs échanges. « Le commerce favorise l’investissement, et l’investissement favorise le commerce », a-t-il ajouté.
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Le secteur privé américain dispose déjà de plusieurs points d’entrée au Cameroun. Des entreprises américaines et camerounaises ont noué récemment des partenariats dans l’agroalimentaire, l’aviculture, l’énergie et l’hôtellerie. Cette présence reste toutefois à consolider. Washington veut notamment utiliser ses instruments de financement et d’accompagnement pour faciliter de nouveaux projets.
DES OUTILS AMÉRICAINS DÉJÀ DISPONIBLES
Trois mécanismes occupent une place importante dans cette stratégie. La Société américaine de financement du développement international, DFC, peut soutenir le financement de projets répondant à ses critères. La banque américaine d’import-export, EXIM Bank, intervient notamment dans le financement des exportations et des transactions impliquant des entreprises américaines. Le US Commercial Service accompagne pour sa part les entreprises dans la recherche de partenaires et le développement de leurs activités commerciales.
Ces instruments peuvent donc rapprocher les entreprises camerounaises des capitaux et des technologies américaines. Selon la Chambre de commerce américaine au Cameroun, les missions commerciales et les échanges entre entreprises ont déjà contribué à des projets d’investissement dans plusieurs secteurs. Les mécanismes de financement américains continuent également de soutenir des projets éligibles associant des partenaires américains et camerounais.
Le rendez-vous du 27 août prochain devra surtout permettre d’élargir ce portefeuille. Les discussions porteront notamment sur l’agriculture, l’énergie, les mines, la technologie et les transports.
LA SND30 COMME TERRAIN DE CONVERGENCE
Washington veut aussi aligner ses intérêts commerciaux sur les priorités économiques du Cameroun. John G. Robinson a souligné que les discussions porteront sur des domaines directement liés à la Stratégie nationale de développement 2020-2030. « Nous allons discuter des secteurs divers, y compris la technologie, l’agriculture, l’énergie, secteur minier aussi », a-t-il déclaré après son entretien avec Alamine Ousmane Mey.
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La convergence est particulièrement visible dans l’agriculture et l’énergie. Le Cameroun cherche à accroître sa production locale, développer ses chaînes de valeur et renforcer ses capacités énergétiques. Les entreprises américaines peuvent y trouver des débouchés pour leurs capitaux, leurs équipements et leurs technologies.
Le secteur minier constitue une autre piste. Le Cameroun cherche à mieux valoriser ses ressources et à développer les infrastructures nécessaires à leur exploitation et à leur transformation. Pour les investisseurs américains, ces secteurs peuvent offrir des opportunités à condition que les conditions d’entrée et de financement soient suffisamment attractives.
Les transports figurent également parmi les sujets qui doivent être abordés lors du dialogue. Le déficit d’infrastructures constitue en effet l’un des principaux freins à la compétitivité des entreprises et à la circulation des marchandises.
UN COMMERCE ENCORE LIMITÉ
La taille des échanges donne toutefois la mesure du chemin à parcourir. En 2025, les importations américaines de biens en provenance du Cameroun se sont élevées à 287,7 millions de dollars. Dans l’autre sens, les exportations américaines vers le Cameroun ont atteint 169,3 millions de dollars, selon les données du Bureau du représentant américain au commerce. Les deux économies disposent donc d’une marge importante pour développer leurs échanges.
Mais l’augmentation des investissements ne dépendra pas uniquement de la volonté politique affichée par les deux gouvernements. Les investisseurs américains regarderont aussi les conditions concrètes d’exercice des affaires. Le climat des affaires, la réglementation, l’accès au financement, la qualité des infrastructures et la capacité à sécuriser les investissements restent déterminants.
Le dialogue économique devra donc aller au-delà de l’identification de secteurs porteurs. Pour attirer durablement les capitaux américains, le Cameroun devra offrir des conditions permettant aux entreprises de transformer une opportunité commerciale en projet rentable.
La rencontre de Yaoundé doit ainsi poser les bases d’un mécanisme appelé à durer. John G. Robinson a annoncé que ce format de dialogue devrait se poursuivre chaque année. Le gouvernement camerounais sera invité aux États-Unis pour la prochaine édition. Le premier rendez-vous doit donc produire des résultats suffisamment concrets pour justifier sa pérennisation.
Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 24/08/2026
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35 milliards FCFA pour l’énergie du complexe industrialo-portuaire de Kribi

Le 19 août 2026, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a évalué sur le terrain les solutions mises en place pour renforcer et sécuriser l’approvisionnement en électricité, mais aussi en eau potable de cet important pôle économique. Il s’agit du poste de transformation 225 kV et sa ligne haute tension de 42 km, financés à hauteur de 35 milliards de FCFA, qui affichent déjà des avancées notables, et du projet d’approvisionnement en eau, réalisé à 95 %.
Avec la montée en puissance du Complexe industrialo-portuaire de Kribi et l’installation de nouvelles entreprises, disposer d’une électricité suffisante, stable et continue devient un enjeu majeur de compétitivité. Le mercredi 19 août 2026, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a évalué sur le terrain les solutions mises en place pour renforcer et sécuriser l’approvisionnement en électricité, mais aussi en eau potable de cet important pôle économique. Il s’agit du poste de transformation 225 kV et sa ligne haute tension de 42 km, financés à hauteur de 35 milliards de FCFA, qui affichent déjà des avancées notables. Conçus pour répondre aux besoins immédiats du port (environ 100 MW) et anticiper une demande future estimée entre 330 et 400 MW, ces équipements constituent la clé de voûte de l’autonomie énergétique de Kribi et de son ambition industrielle.
« L’électricité, c’est vraiment l’oxygène pour l’industrie », a affirmé Gaston Eloundou Essomba. À mesure que de nouvelles entreprises s’installent autour du port en eau profonde, leurs besoins énergétiques augmentent. Une alimentation insuffisante ou instable peut peser directement sur leur production et leur compétitivité, prévient-on. La réponse repose notamment sur le poste électrique 225/30 kV du Port Autonome de Kribi (PAK), doté d’une capacité totale de transformation de 120 MVA, soit deux transformateurs de 60 MVA chacun. La construction du poste est achevée et les essais électriques individuels ainsi que les essais d’acceptation sur site ont été réalisés.
UNE LIGNE 225 KV KPDC-PAK
Le deuxième volet de la réponse est la ligne 225 kV KPDC–PAK, conçue en deux circuits. Le premier constitue une liaison dédiée entre la centrale à gaz de Kribi et le poste du PAK. Le second, connecté à la ligne venant de Mangombé, doit permettre de mobiliser d’autres sources du Réseau Interconnecté Sud, notamment Nachtigal, Songloulou et Memve’ele.
Cette configuration, précise-t-on, introduit une redondance dans l’approvisionnement. « C’est une redondance qui permet d’assurer la sécurité de l’approvisionnement à tout moment », a expliqué le ministre. L’objectif est que le Port de Kribi reçoive une énergie « en volume suffisant, en qualité suffisante et de manière continue ».
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Sur le terrain, la solution progresse, mais plusieurs étapes restent à franchir. Sur les 121 fondations prévues pour la ligne, 109 sont déjà réalisées, soit 89 %. Le montage des pylônes affiche 32 unités sur 121, soit 26 %. Côté équipements, 100 % des équipements de la ligne sont déjà livrés sur le site. Les équipements du poste sont fabriqués à 100 %, dont 60 % réceptionnés en usine.
Ces chiffres permettent aussi de mesurer les limites actuelles de la réponse : les équipements sont largement disponibles, mais la ligne n’est pas encore achevée. Environ 6 km de corridor restent notamment à libérer, avec des préoccupations d’ordre social. Face à une demande qui, selon Gaston Eloundou Essomba, croît « de manière exponentielle », le gouvernement envisage par ailleurs l’extension de la centrale à gaz de Kribi, avec l’ambition annoncée de porter sa capacité à 620 MW.
LE PROJET D’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE RÉALISÉ À 95 %
La mission ne s’est pas limitée à l’électricité. Le ministre a également visité le projet d’alimentation en eau potable du Port autonome de Kribi, réalisé à 95 %. Une autre infrastructure essentielle au développement du complexe industrialo-portuaire.
Cette étape a donné tout son sens à sa formule : « Il faut de l’eau, il faut de l’électricité. » Les entreprises qui s’implantent dans le Complexe ont besoin à la fois d’une alimentation électrique fiable et d’un accès sécurisé à l’eau. La réponse mise en œuvre à Kribi agit donc sur plusieurs maillons : accroître la capacité électrique, diversifier les voies d’approvisionnement, anticiper la hausse de la demande et renforcer l’accès à l’eau potable.
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Son efficacité se mesurera cependant à l’achèvement et à la mise en service effective des infrastructures. Pour le Complexe industrialo-portuaire de Kribi, l’enjeu dépasse les mégawatts : une énergie fiable et une eau disponible doivent améliorer la compétitivité des industries, favoriser de nouvelles implantations, créer davantage d’emplois et générer plus de richesses.
C’est tout le sens de la réponse engagée à Kribi : mettre l’eau et l’énergie au service de l’industrialisation et de la compétitivité du Complexe industrialo-portuaire. En visite à Kribi, le ministre Gaston Eloundou Essomba a également mesuré ces avancées stratégiques, destinées à conforter la place du port en eau profonde parmi les destinations privilégiées du Golfe de Guinée.
La visite s’est déroulée en présence notamment de Félix Nguélé Nguélé, gouverneur de la région du Sud, de Bouba Haman, préfet du département de l’Océan, ainsi que des directeurs généraux du Port autonome de Kribi (PAK), de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL) et de la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater).
Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 24/08/2026
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La BC-PME devient un maillon central du financement du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique

La BC-PME devient un maillon central du financement du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique. En 2026, une ligne de 6,5 milliards de FCFA doit soutenir la production de lait et de poisson. L’enjeu est désormais de convertir le crédit en capacités productives et en volumes supplémentaires.
Le gouvernement veut donner un contenu économique plus concret à l’import-substitution. Le 20 août 2026 à Yaoundé, le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, a signé avec la BC-PME une convention portant sur un financement additionnel de 6,5 milliards de FCFA pour les filières bovine laitière et poisson. Cette enveloppe place le financement au cœur du dispositif. La banque publique doit accompagner les producteurs, entrepreneurs et transformateurs qui présentent des projets bancables. Les ressources doivent notamment financer les investissements productifs et réduire le coût du crédit grâce à une ligne à taux bonifié. « L’objectif est de produire plus. L’objectif est de produire mieux. L’objectif est de localiser la production et d’assurer l’efficacité du marketing », a déclaré le ministre Taïga.
DU CRÉDIT AUX CAPACITÉS DE PRODUCTION
Le véritable enjeu se situe désormais dans l’utilisation des fonds. Le dispositif prévoit un accompagnement des opérateurs privés, en complément des interventions techniques du ministère et de ses structures sous tutelle. Le financement doit permettre aux producteurs laitiers et aux acteurs de la filière poisson d’investir dans leurs capacités. L’objectif ne consiste donc plus seulement à injecter des ressources dans les filières, mais à obtenir des résultats mesurables sur le terrain.
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Les autres transferts prévus au profit de la BC-PME renforcent cette orientation. Une première enveloppe de 400 millions de FCFA doit soutenir la distribution du riz et du blé produits localement. Un second transfert de 600 millions de FCFA vise les circuits de commercialisation de ces produits et la lutte contre la contrebande. Cinq milliards de FCFA sont par ailleurs prévus pour le financement direct du secteur privé, tandis qu’une dotation de 1,6 milliard doit servir à l’acquisition de machines et d’équipements pour les PME.
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Par Fabrice BELOKO
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