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le parcours de Joël Parfait Kuate, entrepreneur camerounais basé à Bruxelles

Ingénieur, entrepreneur, formateur et auteur, Joël Parfait Kuate développe entre l’Europe, le Canada et l’Afrique des projets destinés à rendre l’intelligence artificielle plus accessible aux entreprises, aux institutions et aux jeunes talents. Son ambition : contribuer à faire de l’Afrique un acteur de la révolution technologique, et non un simple consommateur de solutions conçues ailleurs.
Le parcours de Joël Parfait Kuate ne commence pas dans un grand laboratoire technologique ni dans un incubateur international. Il débute dans un cybercafé, au Cameroun, à une époque où disposer d’un ordinateur personnel ou d’une connexion permanente restait encore inaccessible pour beaucoup de jeunes.
Curieux, autodidacte et attiré par la création numérique, il apprend progressivement le graphisme, la conception de sites internet et les premiers métiers du digital. Ses premières missions sont modestes. Les revenus obtenus sont réinvestis dans des heures de connexion, du matériel et sa propre formation. Cette période forge une conviction qui guidera la suite de son parcours : la technologie peut devenir un puissant levier d’autonomie lorsqu’elle est accompagnée de compétences, de discipline et d’une compréhension réelle des besoins locaux.
Installé par la suite en Belgique, il poursuit un parcours mêlant communication, design, gestion des technologies de l’information, architecture logicielle, Big Data et intelligence artificielle. Cette formation multidisciplinaire lui permet de relier deux univers souvent séparés : la compréhension des usages humains et la conception de solutions technologiques.
Cette approche devient la base de son activité entrepreneuriale. À Bruxelles, Joël Parfait Kuate développe Digital House Company, une structure spécialisée dans la transformation numérique, la conception de produits digitaux, l’automatisation et l’intégration de l’intelligence artificielle dans les organisations.
Au fil des années, il lance et accompagne plusieurs initiatives. L’École du Numérique vise à rendre les compétences technologiques accessibles aux professionnels, aux entreprises et aux institutions. Jurisis explore les usages de l’intelligence artificielle dans le domaine juridique. Indibot s’intéresse à l’automatisation et à l’assistance numérique pour les entrepreneurs et les indépendants. Axia Technologie complète cet écosystème avec des activités de conseil et de développement de solutions numériques.
Derrière ces différents projets se trouve une même ligne directrice : partir d’un problème concret avant de parler de technologie. Pour Joël Parfait Kuate, l’intelligence artificielle n’a de valeur que lorsqu’elle permet de gagner du temps, de mieux exploiter les données, d’améliorer un service, de former plus efficacement ou de rendre une expertise plus accessible.
Cette vision l’a conduit à intervenir comme consultant et formateur auprès d’entreprises, d’écoles, d’institutions publiques et de professionnels en Belgique, en France, au Luxembourg, en Afrique et au Canada. Il travaille sur des sujets allant de l’IA générative et du Big Data à l’automatisation, la programmation, l’UX/UI, la cybersécurité et la transformation des métiers.
Plus de 1 000 professionnels ont déjà été formés ou sensibilisés dans le cadre de ses activités. Sa pédagogie repose sur des cas d’usage concrets : analyser des documents, automatiser des tâches répétitives, améliorer la relation client, structurer les connaissances internes, créer des assistants spécialisés ou encore permettre aux collaborateurs de mieux utiliser leurs données.
Cette expérience de terrain nourrit également sa réflexion sur la place de l’Afrique dans la révolution de l’intelligence artificielle. En 2024, il publie « L’Afrique et l’Intelligence Artificielle : Vers un avenir durable et innovant ». L’ouvrage s’adresse aux décideurs, entrepreneurs, étudiants, institutions et acteurs de la diaspora. Il y défend une idée centrale : le continent africain ne doit pas uniquement adopter des outils produits à l’étranger, mais construire ses propres capacités technologiques.
Cette souveraineté numérique suppose plusieurs conditions : former massivement les jeunes et les professionnels, développer des infrastructures adaptées, valoriser les données africaines, intégrer les langues locales, soutenir les entrepreneurs technologiques et instaurer des cadres éthiques et réglementaires cohérents.
L’auteur souligne également que l’intelligence artificielle ne doit pas être envisagée uniquement sous l’angle des grandes plateformes ou des modèles complexes. Elle peut apporter des réponses concrètes dans l’agriculture, la santé, l’éducation, l’administration publique, la finance, le droit ou encore l’accompagnement des petites et moyennes entreprises.
Pour Joël Parfait Kuate, la diaspora africaine a un rôle particulier à jouer. Elle peut servir de pont entre les écosystèmes, faciliter le transfert de compétences, créer des partenariats et contribuer à adapter les innovations internationales aux réalités du continent. Mais cette contribution doit aller au-delà des discours : elle doit se traduire par des formations, des investissements, des projets pilotes et des collaborations durables.
Son parcours entre le Cameroun et la Belgique illustre cette volonté de créer des passerelles. Il intervient régulièrement dans des événements, des écoles, universités, laboratoires et des organisations afin de vulgariser l’intelligence artificielle et d’encourager une adoption responsable. Son objectif n’est pas de présenter l’IA comme une solution magique, mais comme un outil que les entreprises et les institutions doivent apprendre à maîtriser.
À travers ses structures, ses formations et son livre, Joël Parfait Kuate souhaite désormais renforcer les partenariats entre l’Europe et l’Afrique, accompagner davantage d’organisations dans leur transformation et contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’experts africains de l’intelligence artificielle.
Son histoire, commencée dans un cybercafé et poursuivie aujourd’hui au cœur de l’écosystème technologique bruxellois et même jusqu’à la silicone valley ou en 2023 il était pour une mission avec hub brussel, porte un message simple : l’accès aux technologies peut transformer une trajectoire individuelle, mais la maîtrise collective de ces technologies peut transformer un continent.
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Nominations au Conseil de SNH par Paul Biya

Le chef de l’Etat camerounais vient de renforcer le conseil d’administration de cette structure en nommant deux nouvelles figures.
Le Président de la République, Paul Biya, a signé ce mercredi 22 juillet 2026, un décret portant nomination de deux nouveaux représentants de la Présidence de la République au sein du Conseil d’administration de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH). Il s’agit de Guy Emmanuel Sabikanda, Maire de la Ville de Kribi.
Premier maire élu de la cité balnéaire, il a pris ses fonctions le 4 mars 2020, succédant au régime de la délégation du gouvernement en place depuis 2007. Il avait auparavant servi une dizaine d’années comme grand conseiller de l’exécutif de la Communauté urbaine de Kribi, nous rappelle Shance Lion.
El Hadj Abdoulaye Yerima Bakary
Il administre un territoire devenu central dans la stratégie énergétique nationale. En effet, Kribi abrite le port en eau profonde. Cette ville constitue le terminus de l’oléoduc acheminant le brut depuis les champs de Doba au Tchad, et accueille le projet de raffinerie moderne intégrée. Son mandat s’articule autour d’une vision de « ville intelligente » et de la valorisation des retombées locales des grands chantiers.
Paul Biya a aussi porté son choix sur sa majesté El Hadj Abdoulaye Yerima Bakary, Lamido de Maroua. Chef traditionnel de premier degré du département du Diamaré, il occupe le trône du Lamidat de Maroua depuis le 16 septembre 2023, dont il est le 16º monarque et le 13€ de la dynastie régnante depuis 1801.
Le renforcement de la gouvernance
Son parcours associe autorité coutumière et gestion publique: chef du canton de Dogba depuis 1995, il a exercé deux mandats de maire de la commune d’arrondissement de Maroua Ile, de 2007 à 2020. Entrepreneur dans les bâtiments et travaux publics, également promoteur agricole, il préside le Conseil d’administration de la Société de coopération pour l’épargne et le développement du Diamaré. Depuis janvier 2025, il est vice-président du Conseil des chefs traditionnels du Cameroun.
Ces nominations interviennent dans un contexte où la SNH demeure un acteur stratégique de l’économie camerounaise, jouant un rôle central dans la gestion des ressources pétrolières et gazières du pays, ainsi que dans le financement de nombreux projets de développement. En désignant ces deux personnalités, le Chef de l’État poursuit le renforcement de la gouvernance de cette entreprise publique stratégique, tout en intégrant des profils issus de différentes composantes du territoire national.
Investissements structurants
Cette décision traduit également la volonté des pouvoirs publics de consolider les instances dirigeantes de la SNH afin d’accompagner les défis liés au développement du secteur énergétique, à la valorisation des ressources nationales et à la mise en œuvre des ambitions économiques du Cameroun. La SNH reste un pilier essentiel de la politique énergétique nationale et un levier majeur pour soutenir les investissements structurants, la croissance économique et le développement du pays, explique Shance Lion.
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la CAF élargit la compétition à 28 équipes !

La Coupe d’Afrique des nations (CAN) se jouera désormais à 28 équipes. Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a annoncé ce mercredi 22 juillet que l’édition 2027 réunira désormais 28 sélections, contre 24 lors des précédentes éditions.
La Confédération africaine de football (CAF) a officialisé l’élargissement de la Coupe d’Afrique des nations à 28 équipes à compter de l’édition 2027. L’annonce a été faite par son président, Patrice Motsepe, lors d’une conférence de presse.
Prévue du 19 juin au 17 juillet 2027, la compétition sera organisée conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. La CAF a salué les efforts des trois pays hôtes, assurant qu’ils travaillent en étroite collaboration avec l’instance continentale afin de répondre aux exigences en matière d’infrastructures, de sécurité, de transport et d’organisation.
Avec ce nouveau format, la phase de groupes devrait être composée de sept groupes de quatre équipes, contre six groupes dans la formule actuelle à 24 sélections. Les modalités précises de qualification pour la phase à élimination directe devraient être précisées prochainement par la CAF.
Les éliminatoires de la CAN 2027 se dérouleront entre septembre 2026 et mars 2027, réparties sur trois fenêtres internationales.
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BVMAC : ADC avance vers la cote avec 41,2 milliards de FCFA de capitaux propres

(Investir au Cameroun) – Près de quatre ans après la décision de l’État camerounais d’ouvrir son capital à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), Aéroports du Cameroun (ADC) se rapproche de la cote régionale. À l’issue d’un atelier d’évaluation organisé le 24 juin 2026 à Kribi, le directeur général de la BVMAC a estimé que l’entreprise présentait désormais le niveau de préparation requis pour rejoindre le compartiment A-Premium.
« À ce stade, on peut dire que la société ADC S.A. est déjà prête à être introduite en Bourse, et en classe Premium », a déclaré Louis Banga Ntolo, selon des propos rapportés le 20 juillet 2026 par Cameroon Tribune. Les travaux ont réuni les dirigeants d’ADC, des représentants de la BVMAC ainsi que les cabinets Deloitte & Touche, NYA & Co et Emerald Securities Services Bourse, qui accompagnent l’opération.
Cette appréciation favorable marque une avancée importante, mais ne constitue pas encore une autorisation d’introduction. Le compte rendu de l’atelier ne fait état ni d’un visa délivré par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), ni d’un document d’information approuvé, ni d’une décision formelle d’admission prise par la BVMAC.
Les principales caractéristiques de l’opération restent également inconnues : valorisation d’ADC, proportion du capital ouverte au public, nombre et prix des actions, période de souscription ou date de première cotation. En l’absence de ces paramètres, il est encore impossible d’estimer le montant susceptible d’être mobilisé, la dilution éventuelle des actionnaires actuels ou les perspectives de rendement offertes aux futurs investisseurs.
Une décision engagée depuis septembre 2022
Le projet remonte à septembre 2022. Le gouvernement camerounais avait alors retenu ADC, le Port autonome de Douala, la Société de développement du coton et la Cameroon Hotels Corporation parmi les entreprises publiques ou parapubliques appelées à rejoindre la cote régionale.
Cette décision s’inscrit dans l’application du dispositif communautaire adopté après l’unification du marché financier de la Cemac en 2018, qui impose aux États de céder en Bourse tout ou partie de leurs participations dans certaines entreprises publiques et parapubliques.
ADC a été la première des quatre sociétés sélectionnées à engager concrètement les préparatifs. Le 31 janvier 2023, l’entreprise a publié un appel à manifestation d’intérêt afin de recruter une société de Bourse chargée de l’accompagner. Emerald Securities Services Bourse a ensuite été retenue pour superviser le processus.
En novembre 2023, la BVMAC avait rappelé que la structuration financière de l’opération, le recours à un intermédiaire agréé, l’obtention du visa de la Cosumaf et la décision d’admission constituaient des étapes distinctes.
L’atelier de Kribi confirme donc la progression du dossier, sans établir que l’ensemble de ces formalités a déjà été franchi. Le représentant du ministère des Finances présent aux travaux estime néanmoins qu’ADC pourrait devenir la première des quatre entreprises camerounaises sélectionnées en 2022 à être effectivement cotée.
Plusieurs critères du compartiment premium déjà remplis
Sur le plan quantitatif, ADC satisfait déjà plusieurs critères d’admission au compartiment A-Premium. La BVMAC exige notamment un capital social d’au moins 100 millions de FCFA, un chiffre d’affaires supérieur à 15 milliards, au moins deux exercices bénéficiaires sur les trois précédant l’introduction et le versement d’un dividende au cours de cette période.
ADC affiche un capital social de 436 millions de FCFA et un chiffre d’affaires de 36,89 milliards en 2025. L’entreprise a enregistré des bénéfices en 2023, 2024 et 2025 et distribué 550 millions de FCFA de dividendes au titre de l’exercice 2024.
La capitalisation, le pourcentage de capital à diffuser et le montant minimal à placer dans le public dépendront toutefois de la valorisation retenue. Pour accéder au compartiment premium, ADC devra présenter une capitalisation d’au moins 10 milliards de FCFA et diffuser entre 10 % et 20 % de son capital, selon sa valeur au moment de l’introduction.
Le montant minimal à placer dans le public varie de 5 à 15 milliards de FCFA en fonction de la capitalisation. L’offre devra, dans tous les cas, porter sur au moins deux millions d’actions réparties entre un minimum de 200 actionnaires.
Les comptes 2025 présentent néanmoins une image plus contrastée de la rentabilité. Le bénéfice net a chuté de 72,4 %, à 2,54 milliards de FCFA, après 9,2 milliards en 2024, alors que le chiffre d’affaires est resté quasiment stable. La marge nette est ainsi retombée d’environ 25 % à 6,9 %.
L’excédent brut d’exploitation a également reculé de 20,5 %, à 7,88 milliards de FCFA. Rapporté aux capitaux propres de fin d’exercice, le bénéfice 2025 correspond à une rentabilité comptable approximative de 6,2 %. Ce ratio est calculé sur les capitaux propres de clôture et non sur leur moyenne annuelle.
Le bilan reste toutefois robuste, avec 41,23 milliards de FCFA de capitaux propres et une trésorerie nette de 23,40 milliards à fin 2025. Cette trésorerie a cependant été renforcée par l’encaissement exceptionnel de 22,8 milliards de FCFA issu de la titrisation de la créance détenue par ADC sur Camair-Co. Elle ne reflète donc pas uniquement la capacité récurrente de l’entreprise à générer des liquidités grâce à ses activités.
La volatilité des résultats devra être intégrée à la valorisation. L’exercice 2024 avait bénéficié d’éléments comptables liés au traitement de la créance sur Camair-Co et ne constitue pas, à lui seul, une base représentative de la rentabilité récurrente de l’entreprise.
Par ailleurs, les derniers états financiers publiés par ADC sont établis selon le référentiel Syscohada. La communication diffusée à l’issue de l’atelier ne précise pas si les comptes au format IFRS, exigés pour une admission au compartiment A-Premium, ont déjà été finalisés et certifiés par deux commissaires aux comptes agréés.
L’État vendra-t-il ses titres ou ADC lèvera-t-elle de l’argent frais ?
Le principal enjeu porte désormais sur la nature de l’opération envisagée. Lors du lancement du processus en 2023, ADC expliquait que son introduction en Bourse devait lui permettre de « renforcer ses capitaux propres pour faire face à ses besoins de financement des investissements ». Les communications plus récentes évoquent cependant davantage la cession d’une partie des actions détenues par l’État.
La distinction est déterminante. Une offre publique de vente portant sur des titres existants procurerait les recettes de cession à l’actionnaire vendeur, probablement l’État, sans apporter directement de ressources nouvelles à ADC.
À l’inverse, une augmentation de capital permettrait d’injecter de l’argent frais dans l’entreprise, mais diluerait les actionnaires qui ne participeraient pas à l’opération. Un montage associant une vente de titres existants et une émission de nouvelles actions demeure également possible.
Cette question est d’autant plus importante qu’ADC doit financer un cycle soutenu de modernisation de ses infrastructures. En 2025, l’entreprise a décaissé près de 9,8 milliards de FCFA pour acquérir des immobilisations. Elle a également signé avec l’Agence française de développement une nouvelle convention de prêt de 58,4 millions d’euros, soit environ 38,31 milliards de FCFA, destinée à la réhabilitation de l’aérogare passagers de l’aéroport international de Douala.
L’annonce faite à Kribi rapproche ainsi ADC de la cote, mais ne permet pas encore d’évaluer la portée financière de l’opération. Celle-ci ne pourra être mesurée qu’après la publication du prospectus, du prix d’introduction, du niveau de flottant et du calendrier.
À ce stade, ADC dispose d’une appréciation favorable sur son degré de préparation. Les investisseurs, eux, attendent encore de savoir ce qu’ils pourront effectivement acheter, à quel prix et au bénéfice de qui les capitaux seront mobilisés.
Baudouin Enama
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