Actualités locales
les collaborateurs de Cavaye Yéguié Djibril sommés de libérer leurs bureaux

Ils ont 48 heures pour libérer les bureaux. C’est une note signée par le Directeur de Cabinet du président de l’Assemblée nationale Isaac Tamba qui donne la nouvelle.
Les collaborateurs de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yéguié Djibril, ont effectivement été sommés de libérer leurs bureaux. Cette mesure, assortie d’un ultimatum, a été prise peu après l’élection de Théodore Datouo à la tête de l’institution parlementaire camerounaise.
En effet, par une note de service signée par Isaac Tamba, le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, les occupants des bureaux du Cabinet du «Très Honorable Président de l’Assemblée nationale, situés au Quartier Général, sont invités à libérer les locaux dans un délai de 48 heures à compter de la publication de ladite note».
Après des tensions lors de la passation de service, Cavaye Yéguié Djibril est retourné dans son village natal de Mada…
Actu Cameroun apprend que cette décision est prise sur la haute instruction du patron de la chambre base de notre parlement. Elle vise à permettre le lancement des travaux de réhabilitation des bâtiments concernés. Selon Isaac Tamba «la stricte exécution de cette mesure, s’inscrit dans le cadre des opérations de rénovation des infrastructures administratives de l’institution parlementaire».
Pour rappel, l’élection de Théodore Datouo en mars 2026, comme président de l’Assemblée nationale a mis fin à plus de 34 ans de présidence ininterrompue de Cavaye Yéguié Djibril. La nouvelle administration a exigé le départ des anciens occupants et la restitution des véhicules, du matériel, et de la sécurité liés au cabinet précédent. Après des tensions lors de la passation de service, Cavaye Yéguié Djibril est retourné dans son village natal de Mada, où il est décédé en mai 2026.

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le tribunal d’Ekounou refuse de trancher le conflit interne au parti

Le tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou a rendu ce jeudi 17 septembre 2026 sa décision très attendue dans la procédure opposant le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à trois de ses anciens militants. La juridiction se déclare incompétente pour statuer sur le fond du litige.
Pour retracer la chronologie de cette affaire : tout commence en juin 2025, lorsque Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC afin de briguer l’investiture du Manidem pour la présidentielle. Sa candidature est rejetée successivement par ELECAM puis par le Conseil constitutionnel. En décembre 2025, il retrouve la tête du parti. Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure dite Laure Noutchang et Sébastien Mbala Wouria II contestent alors cette réintégration, affirmant qu’elle méconnaît les statuts du MRC, faute de constat officiel de démission par le directoire et de convention organisée dans le délai statutaire de soixante jours.
Le 29 juin 2026, le Comité national de médiation et d’arbitrage du parti prononce l’exclusion définitive de Willy Mengue pour trahison, indiscipline et manquement à la loyauté. En parallèle, les trois requérants saisissent la chambre des référés du Tribunal d’Ekounou, réclamant la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du parti.
Les audiences des 10 et 15 septembre voient le ministère public plaider l’incompétence du juge des référés, invoquant le principe de libre administration des partis politiques garanti par la loi de 1990. Les avocats du MRC développent le même argumentaire, tandis que Willy Mengue et ses codemandeurs désertent les deux dernières audiences, seul un collaborateur de leur conseil déposant des conclusions écrites.
En se déclarant incompétent, le tribunal confirme la position défendue par le parquet et par la défense du MRC : la justice civile ne saurait s’immiscer dans l’organisation interne d’une formation politique. Cette décision referme, pour l’instant, un chapitre judiciaire qui aura duré plusieurs mois.
Source : Africa Renaissance tv
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