Actualités locales
Réaction de l’ambassade à Mélenchon

L’ambassade de Côte d’Ivoire en France a publié ce 16 juillet 2026, une déclaration dénonçant les propos tenus à Paris par Jean-Luc Mélenchon sur la situation politique ivoirienne. La représentation diplomatique annonce également son intention d’engager des actions en justice.
Dans une déclaration rendue publique le 16 juillet 2026 à Paris, l’ambassade de Côte d’Ivoire près la République française et la Principauté de Monaco a vivement réagi aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon, président de La France insoumise, prononcées lors d’un récent meeting dans la capitale française.
En effet, la mission diplomatique reproche au leader Insoumis d’avoir porté des jugements sur la vie politique ivoirienne et sur le président Alassane Ouattara, notamment en évoquant les conditions de sa réélection. Elle qualifie ces propos d’« irresponsables », d’« insultants » et de « dégradants » à l’égard du peuple ivoirien et de son chef de l’État.
Par ailleurs, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, Maurice Kouakou Bandaman estime que Jean-Luc Mélenchon n’a « ni légitimité, ni qualité, ni compétence » pour se prononcer sur les institutions ivoiriennes, rappelant la souveraineté de la Côte d’Ivoire depuis son indépendance en 1960. Elle souligne également la qualité des relations entre la Côte d’Ivoire et la France, fondées, selon elle, sur le respect mutuel et une coopération de longue date.
Enfin, la représentation diplomatique annonce qu’elle entend engager « toute action de droit » afin que les propos qu’elle considère comme offensants fassent l’objet d’une réponse devant les juridictions et institutions compétentes.
Candidat de la France Insoumise à la présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon est connu pour ses prises de positions sur l’Afrique et notamment des dirigeants qui s’éternisent au pouvoir en violation des constitutions de leur pays.
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le tribunal d’Ekounou refuse de trancher le conflit interne au parti

Le tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou a rendu ce jeudi 17 septembre 2026 sa décision très attendue dans la procédure opposant le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à trois de ses anciens militants. La juridiction se déclare incompétente pour statuer sur le fond du litige.
Pour retracer la chronologie de cette affaire : tout commence en juin 2025, lorsque Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC afin de briguer l’investiture du Manidem pour la présidentielle. Sa candidature est rejetée successivement par ELECAM puis par le Conseil constitutionnel. En décembre 2025, il retrouve la tête du parti. Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure dite Laure Noutchang et Sébastien Mbala Wouria II contestent alors cette réintégration, affirmant qu’elle méconnaît les statuts du MRC, faute de constat officiel de démission par le directoire et de convention organisée dans le délai statutaire de soixante jours.
Le 29 juin 2026, le Comité national de médiation et d’arbitrage du parti prononce l’exclusion définitive de Willy Mengue pour trahison, indiscipline et manquement à la loyauté. En parallèle, les trois requérants saisissent la chambre des référés du Tribunal d’Ekounou, réclamant la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du parti.
Les audiences des 10 et 15 septembre voient le ministère public plaider l’incompétence du juge des référés, invoquant le principe de libre administration des partis politiques garanti par la loi de 1990. Les avocats du MRC développent le même argumentaire, tandis que Willy Mengue et ses codemandeurs désertent les deux dernières audiences, seul un collaborateur de leur conseil déposant des conclusions écrites.
En se déclarant incompétent, le tribunal confirme la position défendue par le parquet et par la défense du MRC : la justice civile ne saurait s’immiscer dans l’organisation interne d’une formation politique. Cette décision referme, pour l’instant, un chapitre judiciaire qui aura duré plusieurs mois.
Source : Africa Renaissance tv
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