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l’Ordre des médecins traîne «la croqueuse de diamants» en justice

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l’Ordre des médecins traîne «la croqueuse de diamants» en justice
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L’Ordre national des médecins du Cameroun annonce avoir déposé des plaintes contre deux personnes soupçonnées d’exercer illégalement des activités médicales et médico-esthétiques. L’institution appelle à la vigilance et rappelle que seuls les praticiens dûment habilités peuvent réaliser des actes médicaux invasifs.

L’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) a annoncé dans une note d’information datée du 16 juillet 2026, avoir saisi les autorités compétentes à la suite de signalements portant sur des pratiques susceptibles de relever de l’exercice illégal de la médecine.

Les plaintes visent notamment Kingsly Nembo, qui se présenterait publiquement comme docteur et proposerait des actes médicaux et esthétiques sans être inscrit au tableau de l’Ordre. Elles concernent également Manuella Nimpa, connue sous le pseudonyme de « La Croqueuse de Diamants », pour des faits signalés relatifs à la réalisation d’actes esthétiques invasifs, notamment des injections de Body Filler, en dehors du cadre légal en vigueur.

Selon l’ONMC, les dossiers ont été transmis aux autorités compétentes, désormais chargées de mener les investigations nécessaires afin de vérifier les faits et d’établir les responsabilités conformément à la législation camerounaise.

L’Ordre rappelle que tout acte médical ou médico-esthétique invasif ne peut être pratiqué que par des professionnels légalement habilités et régulièrement inscrits à son tableau. Il réaffirme sa volonté de lutter contre toute forme d’exercice illégal de la médecine afin de protéger la santé des populations et de préserver l’intégrité de la profession médicale. L’institution invite enfin les professionnels de santé et les citoyens à signaler toute situation susceptible de constituer un exercice illégal de la médecine.

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Bois : la fiscalité portée à 75 % fait chuter les droits de sortie de 7,9 milliards de FCFA en 2025

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Bois : la fiscalité portée à 75 % fait chuter les droits de sortie de 7,9 milliards de FCFA en 2025
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(Investir au Cameroun) – Le durcissement de la fiscalité sur les exportations de bois commence à peser sur les recettes douanières camerounaises. En 2025, les droits de sortie collectés sur cette filière ont diminué de 7,9 milliards de FCFA, soit un recul de 21,3 % sur un an, selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2027-2029 du ministère des Finances.

Cette contreperformance contraste avec la progression générale des recettes douanières. Celles-ci ont atteint 1 152,9 milliards de FCFA en 2025, en hausse de 96,6 milliards ou 9,1 % par rapport à 2024. Le repli enregistré sur le bois constitue ainsi l’un des principaux facteurs ayant limité la performance globale de l’administration douanière.

Le ministère des Finances l’attribue au relèvement progressif des droits de sortie appliqués au bois brut, dans le cadre de la politique visant à décourager les exportations de grumes et à favoriser leur transformation au Cameroun. Le taux applicable aux bois en grumes et assimilés a été porté à 75 % de leur valeur FOB par la loi de finances 2024, contre 60 % auparavant.

Cette politique produit un effet budgétaire paradoxal. En augmentant fortement le coût fiscal des exportations de grumes, l’État réduit leur attractivité et, par conséquent, l’assiette sur laquelle il prélève les droits de sortie. La hausse du taux ne suffit donc plus à compenser la contraction des volumes exportés.

Les exportations de grumes chutent de 26,5 %

Les données de l’Institut national de la statistique confirment le recul de l’assiette taxable. En 2025, le Cameroun a exporté 349 611 m³ de grumes, contre 475 401 m³ un an plus tôt. La baisse atteint 125 790 m³, soit 26,5 %.

La valeur de ces exportations a parallèlement diminué de 8,37 milliards de FCFA, passant de 47,39 milliards en 2024 à 39,02 milliards en 2025, soit un recul de 17,7 %. Les quantités de bois publiées par l’INS sont exprimées en mètres cubes et non en tonnes.

La fiscalité ne constitue toutefois pas l’unique explication. Le gouvernement relève également une« atonie »de la branche sylviculture et exploitation forestière en 2025, liée notamment au recul de la demande extérieure. Le ralentissement des exportations résulte donc à la fois du resserrement de la politique publique et d’une conjoncture commerciale moins favorable.

Le niveau enregistré en 2025 est le plus faible des cinq dernières années. Il confirme que la stratégie de réduction des ventes de bois brut à l’étranger produit désormais des effets visibles sur les flux commerciaux. Mais la baisse des grumes ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une montée en puissance de la transformation locale.

Les sciages ne compensent pas la baisse des grumes

Les exportations de bois sciés, qui constituent le principal produit de la filière, ont elles aussi reculé en 2025. Les volumes sont passés de 895 572 à 762 007 m³, soit une diminution de 14,9 %.

En valeur, les recettes tirées des sciages ont chuté de 22,62 milliards de FCFA, passant de 180,28 milliards à 157,67 milliards, en baisse de 12,5 %. Le manque à gagner enregistré sur les sciages est ainsi près de trois fois supérieur à celui observé sur les grumes.

Au total, les exportations de bois et d’ouvrages en bois ont généré 217,63 milliards de FCFA en 2025, contre 249,70 milliards en 2024. La filière a donc perdu 32,07 milliards de FCFA de recettes d’exportation, soit 12,8 %, tandis que les volumes diminuaient de 26,7 %.

Ces chiffres montrent que la contraction des grumes ne s’est pas encore traduite par une augmentation suffisante des exportations de produits transformés. Quelques segments plus avancés progressent néanmoins. Les volumes de contreplaqués, bois plaqués et produits stratifiés ont augmenté de 34,1 %, tandis que leur valeur a progressé de 15,6 %. Les feuilles de placage ont, pour leur part, enregistré une hausse de 5,3 % en volume, mais un léger recul de 1,3 % en valeur.

La transition industrielle apparaît donc inégale : les produits de transformation plus poussée avancent sur certains segments, mais leur poids reste trop faible pour compenser le recul des grumes et des sciages.

Le pari de la transformation locale à l’épreuve de 2028

Le gouvernement entend poursuivre cette réorientation jusqu’à l’échéance du 1er janvier 2028, présentée dans le DPEB comme la date d’interdiction sous-régionale des exportations de bois en grumes. Pour préparer cette étape, l’État prévoit d’accorder des incitations aux exploitants afin qu’ils acquièrent des équipements de troisième transformation et de renforcer la préférence accordée au mobilier fabriqué localement dans la commande publique.

L’objectif est de déplacer la création de valeur vers le sciage avancé, le déroulage, le placage, le contreplaqué, la menuiserie et la fabrication de meubles. Cette stratégie doit également permettre de retenir davantage d’investissements et d’emplois industriels au Cameroun avant l’ouverture de nouveaux débouchés, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Mais les résultats de 2025 montrent que cette transition entraîne, à court terme, un coût budgétaire et commercial : baisse des droits de sortie, contraction des exportations de grumes et recul simultané des sciages. La fiscalité atteint donc son premier objectif — décourager les ventes de bois brut — sans que les données disponibles permettent encore de conclure à une compensation par la transformation locale.

La réussite de cette politique devra désormais être appréciée à partir d’autres indicateurs : volumes effectivement transformés dans les usines camerounaises, investissements industriels, emplois créés, ventes sur le marché intérieur et nouvelles recettes fiscales générées par les entreprises de transformation. À ce stade, la baisse des exportations de grumes est acquise ; le gain de valeur ajoutée attendu reste à démontrer.

BRM

Lire aussi:

16-06-2026 – Bois : les grumes portent encore la hausse des prix des exportations de la Cemac en attendant l’interdiction en 2028

22-05-2026 – Bois : le Cameroun interdit l’exportation en grumes de 15 nouvelles essences, portant le total à 91

23-04-2026 – Bois : les sciages dominent les exportations du Cameroun en 2025, les grumes résistent malgré les restrictions

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l’ancien Lion Indomptable prend les commandes des U19 de Montpellier

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l’ancien Lion Indomptable prend les commandes des U19 de Montpellier
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Nouvelle étape dans la reconversion d’Henri Bedimo. L’ancien international camerounais vient d’être nommé entraîneur des U19 de Montpellier Hérault Sport Club (MHSC), une promotion qui récompense le travail accompli depuis son arrivée au sein du centre de formation héraultais.

Champion de France avec Montpellier en 2012, Bedimo continue de gravir les échelons dans le club où il a marqué les esprits en tant que joueur. À la tête des U17 Nationaux depuis juillet 2023, il a su convaincre les dirigeants montpelliérains grâce à son engagement, sa rigueur et sa capacité à accompagner le développement des jeunes talents. Cette nouvelle responsabilité constitue une reconnaissance de son investissement dans la formation.

Au-delà de son rôle en France, Henri Bedimo est également le président de l’Academy Foot de Douala, une structure qui entretient un partenariat privilégié avec le MHSC. Ce lien renforce les passerelles entre le Cameroun et Montpellier, offrant aux jeunes footballeurs camerounais des opportunités de progression vers le football européen.

Cette nomination illustre la confiance que le MHSC accorde à son ancien défenseur, dont la reconversion sur les bancs semble suivre une trajectoire aussi prometteuse que sa carrière de joueur. En prenant les rênes des U19, Bedimo aura désormais la mission de préparer les futurs talents appelés à intégrer l’équipe première.

Pour l’ancien Lion Indomptable, cette promotion marque une nouvelle étape importante dans une carrière d’entraîneur en pleine ascension, avec l’ambition de faire émerger la prochaine génération de joueurs montpelliérains.

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Cacao – Café : l’algérien Madar cherche des fournisseurs au Cameroun

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Cacao – Café : l’algérien Madar cherche des fournisseurs au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le groupe public algérien Madar Holding prospecte le marché camerounais en vue de renforcer ses approvisionnements en café. Son président-directeur général, Adel Khemane, a participé, le 9 juillet 2026 à Douala, à des séances de travail avec l’Office national du cacao et du café (ONCC) et le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC).

Les échanges ont porté sur l’identification de fournisseurs et sur les conditions d’éventuels accords commerciaux destinés au marché algérien. Aucun volume, prix, montant ni calendrier de livraison n’a cependant été annoncé. À ce stade, la démarche relève donc d’une prospection commerciale et non d’un engagement ferme d’achat.

Ces rencontres faisaient suite à une audience accordée, la veille à Yaoundé, par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, aux responsables de Madar Holding. À cette occasion, Adel Khemane avait indiqué que le groupe recherchait des partenaires pour développer ses importations de café camerounais. Madar s’intéresse également à la banane et examine des possibilités d’investissement dans plusieurs filières agricoles.

Un marché algérien déjà ouvert au café camerounais

L’Algérie ne constitue pas un nouveau débouché pour le café camerounais. Entre 2020 et 2022, le Cameroun y a exporté pour environ 8,8 milliards de FCFA de café. Ce produit représentait alors 79,5 % de la valeur des ventes camerounaises sur le marché algérien.

En 2023, les exportations totales du Cameroun vers l’Algérie, tous produits confondus, ont atteint environ 7,7 milliards de FCFA, selon l’Institut national de la statistique.

La mission de Madar pourrait donc moins ouvrir un nouveau marché que formaliser et élargir un courant commercial déjà établi. Des contrats réguliers permettraient notamment de fixer les volumes, les critères de qualité, les prix, la fréquence des livraisons et les responsabilités logistiques.

La nature précise des produits recherchés reste toutefois à déterminer. Madar n’a pas indiqué si ses besoins portent sur du café robusta, de l’arabica, du café vert ou des produits déjà transformés. Le groupe n’a pas davantage précisé s’il envisage de traiter directement avec des exportateurs camerounais ou de recourir à des intermédiaires.

Le cacao reste au stade des discussions

Les échanges avec l’ONCC et le CICC ont également permis de présenter les capacités de la filière cacao et d’examiner d’éventuelles possibilités d’approvisionnement ou d’investissement. Mais aucune demande précise d’achat de fèves ou de produits dérivés n’a été rendue publique.

L’intérêt de Madar pour le cacao paraît donc moins avancé que celui exprimé pour le café. Il serait prématuré, en l’absence de volumes, de spécifications techniques ou de projet industriel identifié, de présenter le groupe algérien comme un futur acheteur de cacao camerounais.

Cette prudence est d’autant plus nécessaire que les rencontres institutionnelles constituent généralement une première étape avant l’ouverture de négociations entre les entreprises, la réalisation d’audits de fournisseurs et la conclusion de contrats commerciaux.

Un précédent encore limité à un protocole d’accord

La prospection de Madar intervient après un premier rapprochement entre des entreprises camerounaise et algérienne dans les produits transformés du cacao.

Le 11 septembre 2025, Nohi Chocolateries et la société industrielle algérienne Technocast avaient signé un protocole d’accord en marge de la quatrième Foire commerciale intra-africaine. Le document envisage l’exportation vers l’Algérie de chocolat à croquer, de chocolat boulanger, de chocolat pâtissier et d’autres produits agroalimentaires. Il prévoit également la fourniture d’intrants par Technocast à l’entreprise camerounaise.

Aucun volume, montant ni bilan d’exécution de cet accord n’a toutefois été communiqué. Le protocole démontre donc une intention de coopération, mais ne permet pas encore d’établir l’existence d’un flux commercial régulier de produits chocolatés entre les deux pays.

Ce précédent montre néanmoins que les perspectives bilatérales ne se limitent pas aux matières premières. Elles peuvent également concerner les produits semi-finis ou finis, à condition que les entreprises camerounaises puissent satisfaire les exigences de volume, de qualité, de conditionnement et de délai du marché algérien.

Des investissements sans projet encore identifié

Madar Holding affirme parallèlement examiner des possibilités d’investissement au Cameroun. Le groupe n’a toutefois précisé ni les projets étudiés, ni les montants envisagés, ni le calendrier d’une éventuelle implantation.

Aucun élément ne permet donc, à ce stade, de rattacher la mission à un projet déterminé de transformation locale du café ou du cacao. La concrétisation d’un tel investissement supposerait notamment de préciser le segment visé, les capacités industrielles, les besoins fonciers, les sources d’approvisionnement et les débouchés commerciaux.

Les échanges interviennent à l’approche de la cinquième session de la Commission mixte de coopération économique Cameroun-Algérie, annoncée à Yaoundé. Une dizaine d’accords seraient en préparation entre les deux pays dans le cadre du renforcement de leur coopération économique.

La portée réelle de la mission de Madar dépendra désormais de sa conversion en contrats précisant les produits concernés, les volumes, les prix, les normes de qualité et la fréquence des livraisons. En l’absence de ces engagements, l’opération demeure exploratoire. Elle confirme néanmoins la volonté d’un groupe public algérien de structurer ses approvisionnements sur un marché camerounais où un courant commercial existe déjà.

Frédéric Nonos

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