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Le MINMIDT lance une opération d’assainissement des agréments dans la région du Littoral

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Du 13 au 24 juillet 2026, une mission du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique mènera une opération de vérification des agréments […]

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Après les scellés à Garoua, la Cicam négocie avec la CNPS un moratoire sur une dette sociale de 4,5 milliards de FCFA

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Après les scellés à Garoua, la Cicam négocie avec la CNPS un moratoire sur une dette sociale de 4,5 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Selon un responsable de la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam) interrogé parInvestir au Cameroun, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) a placé sous scellés, le 8 juillet 2026, plusieurs installations de l’entreprise publique à Garoua. Cette mesure de recouvrement est liée à des arriérés de cotisations sociales que l’organisme évalue à près de 4,5 milliards de FCFA.

Le cadre de la Cicam confirme aussi bien la fermeture des usines et magasins concernés que le montant de la créance réclamée. La direction de l’entreprise négocie désormais avec la CNPS un nouvel échéancier de remboursement.

« Les négociations sont en bonne voie », assure cette source. La Cicam prévoit d’effectuer un premier versement afin de démontrer sa volonté d’apurer la dette, avant de solliciter la reconduction du moratoire dont elle bénéficiait jusqu’ici.

« Nous allons avancer un montant pour montrer notre bonne foi et demander la reconduction du même moratoire », précise notre interlocuteur, sans dévoiler le montant de ce paiement initial ni les conditions du précédent accord.

Aucun nouvel échéancier n’avait toutefois encore été conclu à la date de publication. La durée du moratoire antérieur, le nombre d’échéances effectivement réglées et les circonstances précises ayant conduit à la pose des scellés n’ont pas été communiqués. Ces éléments seront déterminants dans les discussions sur une éventuelle reprise de l’échelonnement de la dette.

La levée des scellés permettrait de rétablir l’accès aux installations concernées. Elle ne suffirait cependant pas, à elle seule, à relancer durablement une entreprise dont l’outil industriel est déjà fortement dégradé.

Une restructuration évaluée jusqu’à 48,2 milliards de FCFA

Ce nouvel épisode intervient alors que la Cicam traverse l’une des périodes les plus critiques de son histoire. Fragilisée par l’afflux de vêtements de seconde main, la concurrence des tissus et vêtements importés d’Asie et d’Afrique de l’Ouest ainsi que par la contrebande, l’entreprise a progressivement perdu des parts de marché.

Ses difficultés commerciales et financières se sont accompagnées d’une accumulation des pertes et d’une dégradation de l’outil de production, devenu largement obsolète faute d’investissements suffisants.

Une étude diagnostique commandée par le ministère de l’Industrie au Bureau de mise à niveau et réalisée par le cabinet Mazars estime que la restructuration de la Cicam nécessiterait entre 30,7 et 48,2 milliards de FCFA, selon le scénario retenu.

Dans l’hypothèse d’une restructuration intégralement financée par l’État, le besoin net est évalué à 40,6 milliards de FCFA. Une ouverture du capital à un investisseur privé permettrait, selon l’étude, de ramener ce besoin à 21,7 milliards. Dans les deux cas, une importante injection de capitaux est jugée indispensable à la modernisation de l’appareil industriel et à la relance de l’activité.

Les discussions avec Arise toujours sans issue

Parallèlement, les discussions engagées depuis la fin de l’année 2024 entre l’État camerounais et Arise Integrated Industrial Platforms, en vue d’une entrée du groupe au capital de la Cicam, n’ont toujours pas débouché sur un accord annoncé publiquement.

Cette absence d’issue entretient les incertitudes sur le financement de la restructuration et sur le choix du partenaire industriel susceptible d’accompagner la relance de l’entreprise publique.

Dans le même temps, un consortium réunissant Panafritex, filiale textile d’Arise, la Société de développement du coton (Sodecoton), la CNPS et Marlo Properties Fincorp envisage de créer Camtext SA. Évalué à 180 milliards de FCFA, ce complexe textile intégré doit être implanté dans la zone industrielle de Dibamba.

Le projet vise à transformer localement 12 000 tonnes de coton par an produites par la Sodecoton. Il s’inscrit dans l’objectif gouvernemental de porter à 50 % le taux de transformation locale du coton à l’horizon 2030. Son financement et son calendrier de réalisation restent toutefois déterminants pour apprécier sa capacité à modifier effectivement l’organisation de la filière.

La CNPS, créancière de la Cicam et partenaire annoncée de Camtext

La participation annoncée de la CNPS au projet Camtext donne au dossier une dimension particulière. L’organisme de sécurité sociale cumulerait ainsi les positions de créancier de l’opérateur public historique et d’investisseur dans un nouveau projet destiné à occuper une place importante dans l’industrie textile nationale.

Cette double position soulève la question de l’articulation entre la restructuration de la Cicam et la création d’une nouvelle plateforme industrielle soutenue par plusieurs acteurs publics et privés. Elle ne constitue cependant pas, en elle-même, une contradiction : la CNPS demeure tenue de recouvrer les cotisations sociales dues, indépendamment de ses éventuels investissements dans d’autres projets.

L’émergence de Camtext accentue néanmoins les interrogations sur la place qui sera réservée à la Cicam dans la future architecture de la filière. Le nouveau complexe n’étant pas encore opérationnel, il est prématuré d’en conclure à une marginalisation définitive de l’entreprise publique.

L’accord recherché avec la CNPS pourrait permettre la levée des scellés et le rétablissement de l’accès aux installations de Garoua. Il ne réglerait toutefois qu’une partie des difficultés de la Cicam. Sa relance durable reste suspendue à la mobilisation des financements nécessaires à sa modernisation, à l’arrivée éventuelle d’un partenaire stratégique et à la clarification de son positionnement dans une filière textile en pleine recomposition.

Amina Malloum

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Macauley Zepa signe son premier contrat professionnel avec Fulham

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À seulement 18 ans, Macauley Zepa franchit une étape majeure dans sa jeune carrière. Le prometteur attaquant camerounais a signé son premier contrat professionnel avec […]

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Agriculture : le Cameroun vise 70 000 tonnes de semences certifiées dans le septentrion en 2026

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Agriculture : le Cameroun vise 70 000 tonnes de semences certifiées dans le septentrion en 2026
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(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais ambitionne de produire 70 000 tonnes de semences certifiées dans les trois régions septentrionales en 2026. Pour atteindre cet objectif, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe, a remis, le 8 juillet à Garoua, un lot de 83 tonnes de semences de base améliorées aux organisations de producteurs de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord.

Produites par l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad), ces semences doivent être multipliées sur une superficie totale de 7 500 hectares. Selon les données communiquées par le ministère de l’Agriculture, cette opération devrait permettre d’obtenir 70 000 tonnes de semences certifiées destinées aux agriculteurs.

Le détail des volumes et des superficies par culture n’a toutefois pas été communiqué. Cette ventilation permettrait notamment d’apprécier les rendements attendus pour chacune des spéculations ciblées ainsi que la part des besoins des trois régions que cette production devrait couvrir.

Les semences de base distribuées ont été produites dans le cadre du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH). Ce programme gouvernemental vise à accroître la production et la transformation locales afin de réduire la dépendance du Cameroun aux importations de produits alimentaires.

Dans le septentrion, le dispositif cible notamment des cultures telles que le riz, le maïs et le soja. Les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord constituent d’importants bassins de production pour ces filières, mais les rendements demeurent freinés par l’accès limité aux intrants de qualité, les aléas climatiques et l’insuffisance des équipements agricoles.

Une campagne agricole lancée sur fond d’insécurité alimentaire

La remise des semences intervient près d’un mois après le lancement officiel, le 18 juin 2026, de la campagne agricole dans la partie septentrionale du pays.

L’agriculture y revêt un enjeu économique et social majeur. Les trois régions concentrent une part importante des populations rurales pauvres et restent particulièrement exposées à l’insécurité alimentaire.

Cette situation résulte d’une combinaison de facteurs, parmi lesquels les conflits et les déplacements de populations, les perturbations de l’activité agricole et des circuits commerciaux, la pauvreté ainsi que des chocs climatiques récurrents. Les sécheresses, les inondations et l’irrégularité des pluies affectent régulièrement les rendements et aggravent les déficits de production.

À travers la multiplication locale de semences certifiées, le gouvernement entend améliorer la productivité des exploitations, sécuriser l’approvisionnement des producteurs en matériel végétal de qualité et renforcer l’offre alimentaire dans les trois régions. L’impact réel du programme dépendra toutefois des volumes effectivement certifiés, de leur calendrier de disponibilité et des conditions auxquelles ces semences seront distribuées aux agriculteurs.

BRM

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