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26 entreprises publiques engloutissent 750 milliards FCFA de subventions en 5 ans

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26 entreprises publiques engloutissent 750 milliards FCFA de subventions en 5 ans
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Vingt-six entreprises publiques, un total de 749,3 milliards FCFA. Le chiffre a été révélé la semaine dernière par la chambre des Compte à l’Assemblée nationale, dans le cadre de la session de juin consacrée principalement à l’évaluation des grandes orientations économiques et financières.

L’exposé présentée aux parlementaires recense les subventions cumulées décaissées par l’État entre 2020 et 2025. Associé aux prises de participations de l’État dans ces mêmes structures, le montant global grimpe à 2 660,6 milliards FCFA. Une somme qui interroge la nature même de ces entreprises. Elles ont été créées pour produire de la richesse et alimenter le budget public, pas pour vivre de ses transferts.

UN PRINCIPE ÉCONOMIQUE INVERSÉ

Le résultat présenté à l’Assemblée nationale est explicite sur ce point. Les entreprises publiques ne devraient pas être gratifiées de subventions, dans la mesure où elles sont créées pour générer de la valeur afin de contribuer au financement du budget de l’État. Or le tableau des décaissements montre l’inverse. Ce sont ces entreprises qui reçoivent l’argent public, et non le budget qui en bénéficie.

La répartition des montants révèle des écarts considérables. La Société nationale de raffinage, Sonara, concentre à elle seule 479 milliards de francs CFA, plus de 63% du total distribué. Le Port autonome de Douala reçoit 90,8 milliards. D’autres structures affichent des montants nettement plus modestes, comme le Laboratoire national vétérinaire, 350 millions, ou la Manufacture des allumettes du Cameroun, 659 millions. Certaines structures ne se contentent pas de recevoir un appui ponctuel.

Elles dépendent de ces subventions dans le cadre de leur fonctionnement courant. C’est le cas notamment de la SEMRY, la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua, créditée de 10,9 milliards de francs CFA sur la période. La Société de presse et d’éditions du Cameroun (Sopecam), a perçu 5 milliards. La Société de développement du cacao (Sodecao), a reçu 1,35 milliard. L’Agence nationale d’appui au développement forestier (Anafor), a bénéficié de 855 millions FCFA.

Pour ces structures, la subvention prend alors ici des allures de « perfusion » sans laquelle l’entreprise ne saurait survivre. L’expression employée dans le document budgétaire résume la situation avec précision. Il ne s’agit plus d’un soutien conjoncturel destiné à accompagner un investissement ou une phase de redressement. C’est un mécanisme de survie qui s’installe dans la durée.

UNE CONFUSION DE STATUTS QUI COÛTE CHER

Cette dépendance chronique pose une question de classification. Une entreprise publique qui ne parvient pas à s’affranchir de l’appui budgétaire ne remplit plus, par définition, sa fonction économique. Ces dernières devraient donc voir leur statut d’entreprise publique disparaître au profit de celui d’établissement public, entité qui ne crée pas suffisamment de valeur pour pouvoir rémunérer ses facteurs de production.

Cette distinction n’a rien d’académique. Elle a des conséquences directes sur les finances publiques. On se retrouve donc avec des paiements d’indemnités, de primes et d’indemnités de départ à la retraite pour des montants très importants au détriment du budget de l’État. Autrement dit, l’argent public sert à financer des charges de fonctionnement et des sorties de personnel dans des structures qui, sur le plan strictement économique, ne génèrent plus la valeur ajoutée censée justifier leur statut d’entreprise.

UN POIDS QUI INTERROGE LA PERFORMANCE DU PORTEFEUILLE PUBLIC

Au-delà des quatre entreprises citées comme dépendantes, le tableau recense d’autres montants significatifs. La Cameroon Radio Television, a reçu 12,8 milliards FCFA. Camair-Co, la compagnie aérienne nationale, a bénéficié de 27 milliards FCFA. La Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux, (Maetur), a perçu 793,4 millions FCFA. La Société immobilière du Cameroun (SIC), a été créditée de 35 milliards FCFA. Sonatrel, gestionnaire du réseau de transport d’électricité, a reçu 21,2 milliards FCFA.

Ces montants cumulés, ajoutés aux prises de participations de l’État, dessinent un engagement budgétaire massif dans le portefeuille public. Un engagement qui ne se traduit pas systématiquement par un retour économique équivalent, si l’on en juge par la persistance des subventions versées à certaines structures année après année.

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Infection à VIH : 21 000 nouveaux cas détectés en 2025

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Infection à VIH : 21 000 nouveaux cas détectés en 2025
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La prévalence de la maladie fait état de 501 000 personnes vivant avec la maladie au Cameroun actuellement.

Selon l’évaluation de l’impact du VIH dans la population au Cameroun (Camphia 2024-2025) menée de septembre 2024 à janvier 2025 dans 13 500 ménages sur la prévalence de la maladie à travers les dix régions du pays, 21 000 nouveaux cas ont été détectés. Ces résultats montrent aussi une baisse de 10 000 infections par rapport à la dernière Camphia de 2018. L’enquête précise qu’environ ¾ des nouvelles infections concernent les femmes et les adolescents.

L’étude présentée mardi 7 juillet 2026 indique que la prévalence de la maladie fait état de 501 000 personnes vivant avec la maladie dans le pays. Selon Camphia 2024-2025, pour la tranche des 15-49 ans, environ 21 000 nouvelles infections sont enregistrées chaque année, un chiffre en baisse par rapport aux 31 000 nouveaux cas recensés lors de la précédente enquête Camphia 2017-2018.

Les régions du Nord-Ouest (5,6%), le Centre en dehors de la ville de Yaoundé (5,3%) et le Sud (4,8%) occupent respectivement le trio de tête tandis que la région de l’Extrême-Nord occupe la dernière place avec 1,5% du taux de prévalence national. Au niveau national, la suppression de la charge virale est estimée à 72%. Dans le détail, la différence n’est pas marquée selon le sexe mais davantage les tranches d’âge.

Les femmes de 25 à 34 ans sont moins nombreuses dans ce cas que celles de 55 à 64 ans. Chez les hommes, indique Camphia 2024-2025, les plus de 65 ans sont plus nombreux que ceux de 25 à 34 ans. Le Cameroun atteint l’objectif de 95% de personnes vivant avec le VIH sous traitement et pareil pour ceux dont la charge virale a été supprimée.

La Cameroon Population Based HIV Impact Assessment (CAMPHIA) est une enquête d’évaluation de l’impact du VIH sur la population Camerounaise, mise en œuvre par la Cameroon Baptist Convention Health Board (CBCHB) en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique du Cameroun (MINSANTE) et opérationnalisée par l’Institut National de la Statistique (INS).

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Dans la supply chain, le leadership féminin s’affirme comme moteur de performance

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Dans la supply chain, le leadership féminin s’affirme comme moteur de performance
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Le secteur de la logistique cherche un nouveau souffle. À Douala, le 3 juillet, la première édition des Women In Logistics Africa (WILA) Awards a placé cette ambition au centre des échanges. Organisée à l’Hôtel Platinum Cocotiers sous le thème « Femmes leaders dans la Supply Chain africaine. Transformation par l’innovation », la rencontre a réuni des responsables d’entreprises, des experts et des décideurs autour d’une même préoccupation. Comment donner davantage de visibilité aux femmes dans une filière qui demeure largement masculine.

Une voix masculine pour défendre le leadership féminin

À la tribune, une intervention a retenu l’attention. Celle du Dr Aliou Ibrahima, Operational Excellence Manager chez Africa Global Logistics (AGL) Cameroon. Seul homme invité au panel consacré au leadership féminin, il a assumé cette position avec simplicité. « Ce fut un honneur d’être la seule voix masculine sur ce panel dédié à l’avancement des femmes dans notre secteur », a-t-il déclaré.

Son intervention s’est construite autour d’une idée. Faire de la place. Une expression qui, selon lui, ne relève ni du symbole ni de la bienveillance. Elle répond à une nécessité pour un secteur confronté à des transformations profondes. « Trop souvent, des talents exceptionnels restent contenus, retenus, parfois invisibles », a-t-il lancé devant l’assistance.

Puis il poursuit : « Faire de la place, ce n’est pas attendre qu’on vous l’accorde. C’est oser occuper l’espace qui vous revient avec compétence, avec conviction, avec audace. » Le propos s’appuie sur son expérience. Depuis plus de vingt-sept ans chez AGL Cameroon, le spécialiste de la supply chain dit observer quotidiennement le travail accompli par les femmes dans les opérations logistiques.

« Ce n’est pas une exception. C’est une réalité que notre industrie doit enfin reconnaître à sa juste valeur. » Pour lui, la question dépasse largement celle de la représentation. « Le monde a besoin de votre énergie, de votre exigence, de votre leadership. L’économie mondiale se construit aussi grâce à vous », a-t-il affirmé en s’adressant directement aux professionnelles présentes.

WILA veut bâtir un réseau de femmes leaders en Afrique

Ce plaidoyer rejoint la philosophie portée par Women In Logistics Africa. Créée en 2021, l’organisation s’est donné pour mission de promouvoir la diversité dans les métiers de la supply chain, d’encourager les jeunes femmes à intégrer ces professions et de développer leur accès aux responsabilités. En 2026, le réseau revendique plus de 1 000 membres répartis dans plusieurs pays africains.

Dans son éditorial du magazine officiel de l’événement, la présidente de WILA Cameroun, Léopoldine Likak Bosseck, rappelle la finalité de cette initiative. « Les WILA Awards ne sont pas seulement une cérémonie de distinction. Ils représentent la reconnaissance formelle des parcours exceptionnels qui façonnent la supply chain de demain. » Elle ajoute que l’association entend accompagner les femmes par le mentorat, le partage d’expertise et le plaidoyer afin de « briser les plafonds de verre dans un secteur historiquement masculin ».

L’inclusion devient un enjeu de compétitivité

Les ambitions de WILA dépassent le seul cadre des récompenses. L’organisation souhaite devenir, d’ici à 2030, la référence des réseaux féminins de la logistique en Afrique. Parmi ses objectifs figurent la promotion de l’égalité des genres, le développement des compétences des professionnels du secteur et la mise en valeur de parcours inspirants capables d’attirer une nouvelle génération vers les métiers de la supply chain.

Cette première édition a également voulu montrer que l’inclusion répond à des enjeux économiques. Les organisateurs estiment qu’une meilleure représentation des femmes favorise l’innovation, améliore la performance des entreprises et renforce la résilience des chaînes d’approvisionnement africaines. C’est dans cette perspective que les WILA Awards ambitionnent de faire émerger un écosystème où les compétences priment sur les stéréotypes.

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Dette souveraine : l’État a levé environ 1 300 milliards de FCFA sur le marché des titres publics en un an

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Dette souveraine : l’État a levé environ 1 300 milliards de FCFA sur le marché des titres publics en un an
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Le Cameroun a levé environ 1 300,2 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) entre mars 2025 et mars 2026. Ce montant, déduit des données publiées par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) dans son Rapport sur la politique monétaire de juin 2026, représente près de 19,2 % des 6 764,7 milliards de FCFA mobilisés par les six pays de la Cemac au cours de la période.

Ces ressources proviennent des émissions de bons du Trésor assimilables (BTA), instruments de financement à court terme, et d’obligations du Trésor assimilables (OTA), émises sur des maturités plus longues. Sur le seul compartiment obligataire, le Cameroun a mobilisé 392,4 milliards de FCFA. S’agissant des BTA, les données de la BEAC permettent d’estimer les levées du pays à environ 907,8 milliards de FCFA.

Le Cameroun a notamment mobilisé 351 milliards de FCFA sur les bons à 26 semaines et 93,8 milliards sur ceux à 13 semaines. Ces deux maturités totalisent ainsi 444,8 milliards de FCFA. Le rapport de la banque centrale indique par ailleurs que les titres à 52 semaines ont représenté 51 % des émissions de BTA du Cameroun. Les maturités à 13 et 26 semaines correspondant aux 49 % restants, le volume total des BTA camerounais peut être évalué à environ 907,8 milliards de FCFA.

Par déduction, les bons à 52 semaines représenteraient près de 463 milliards de FCFA. L’addition des 907,8 milliards de FCFA de BTA et des 392,4 milliards de FCFA d’OTA porte ainsi les émissions du Cameroun à environ 1 300,2 milliards de FCFA. Cette estimation doit toutefois être considérée comme approximative. Le volume global des BTA camerounais est reconstitué à partir de la part de 51 % publiée par la BEAC et non directement fourni par la banque centrale sous la forme d’un total consolidé.

PLUS DE 6 764 MILLIARDS DE FCFA MOBILISÉS EN CEMAC

À l’échelle sous-régionale, le recours au marché des titres publics s’est renforcé. Selon la BEAC, « les émissions réalisées entre mars 2025 et mars 2026 ont permis aux six pays de l’union monétaire de mobiliser 6 764,7 milliards de FCFA, contre 5 699,9 milliards un an plus tôt ». La progression atteint 1 064,8 milliards de FCFA en un an, soit 18,7 %. Sur ce montant, 3 283 milliards de FCFA ont été mobilisés par les États à travers les BTA, contre 3 481,7 milliards de FCFA pour les OTA.

Les deux compartiments affichent ainsi des volumes relativement proches, même si les titres de court terme continuent d’occuper une place importante dans les opérations de trésorerie des gouvernements de la sous-région. À elles seules, les émissions de BTA à 52 semaines ont concentré 1 161,9 milliards de FCFA, soit 35,4 % de l’ensemble des bons du Trésor émis. La BEAC relève que « la Guinée équatoriale y a consacré 83,7 % de ses émissions de BTA, devant le Cameroun avec 51 % et le Tchad avec 40,2 % ».

Sur la maturité de 26 semaines, les États de la Cemac ont levé 1 097,8 milliards de FCFA. Le Congo a mobilisé 365,6 milliards de FCFA, contre 351 milliards pour le Cameroun et 296,4 milliards pour le Gabon. Les bons à 13 semaines ont, de leur côté, rapporté 1 023,4 milliards de FCFA. Le Congo concentre 699,5 milliards de FCFA de ce volume, devant le Gabon avec 230,1 milliards et le Cameroun avec 93,8 milliards de FCFA. La structure des émissions camerounaises fait ainsi ressortir un recours plus prononcé aux BTA.

Sur les quelque 1 300,2 milliards de FCFA levés par Yaoundé, environ 907,8 milliards proviendraient de titres d’une maturité inférieure ou égale à un an, contre 392,4 milliards de FCFA obtenus par l’émission d’obligations.

LE GABON DOMINE LES ÉMISSIONS OBLIGATAIRES

Sur le segment des OTA, 253 émissions ont permis aux États de la Cemac de mobiliser 3 481,7 milliards de FCFA entre mars 2025 et mars 2026. Le Gabon occupe la première place avec 1 381,5 milliards de FCFA, un montant soutenu notamment par des opérations de titrisation. Le Congo suit avec 807,1 milliards de FCFA. Le Tchad a levé 529,7 milliards, devant le Cameroun avec 392,4 milliards. La République centrafricaine a mobilisé 195,1 milliards de FCFA et la Guinée équatoriale 176 milliards. La préférence des États s’est principalement portée sur les maturités intermédiaires.

Selon les données de la BEAC, « les obligations à trois ans ont concentré le volume le plus important, avec 1 020,4 milliards de FCFA levés, devant celles à deux ans, qui totalisent 941,5 milliards de FCFA ». Les titres à cinq ans ont permis de mobiliser 494,6 milliards de FCFA, contre 430,6 milliards pour ceux à quatre ans. À elles seules, ces quatre maturités ont représenté 84,5 % des sommes levées sur le marché obligataire. À l’autre extrémité de la courbe, les émissions à 10 et 15 ans n’ont pesé que 1,2 % du volume total des OTA. Elles ont été réalisées exclusivement par le Cameroun.

Le profil des opérations de Yaoundé se distingue donc à deux niveaux. D’une part, le Trésor camerounais a concentré une part importante de ses émissions de BTA sur la maturité de 52 semaines. D’autre part, il a été le seul émetteur de la Cemac présent sur les échéances obligataires de 10 et 15 ans au cours de la période examinée.

LES BANQUES RESTENT LES PRINCIPAUX DÉTENTEURS

Au-delà des montants mobilisés, la structure des détenteurs confirme le poids du secteur bancaire dans le financement des États. Les titres publics de la Cemac restent principalement détenus par les spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), établissements chargés d’intervenir sur le marché pour placer et négocier la dette publique. À fin mars 2026, ils concentraient 64,7 % de l’encours des titres publics, selon la banque centrale. Les investisseurs institutionnels, parmi lesquels les compagnies d’assurance, les fonds de pension et les caisses de dépôts et consignations, détenaient 19,1 % de l’encours.

Les établissements de crédit ne disposant pas du statut de SVT représentaient, pour leur part, 12,1 % des positions. La part des personnes physiques restait limitée à 3,2 % des titres. La BEAC détenait, quant à elle, 0,87 % de l’encours. Ces actifs correspondent aux titres acquis par la banque centrale dans le cadre du programme exceptionnel de rachat mis en œuvre pendant la crise de la Covid-19.

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