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Yaoundé : quatre présumés malfrats, dont un militaire et un policier révoqué, interpellés

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Quatre individus, parmi lesquels un militaire en service, un policier révoqué et deux civils, ont été présentés à la presse le 7 juillet 2026 à […]

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Diaspora : le pari de la CDEC pour convertir 652 milliards FCFA de transferts en épargne productive

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Diaspora : le pari de la CDEC pour convertir 652 milliards FCFA de transferts en épargne productive
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(Investir au Cameroun) – Avec 652 milliards de FCFA de transferts reçus en 2024, la diaspora camerounaise constitue une source de financement que l’État veut mieux canaliser. La Caisse des Dépôts et Consignations du Cameroun (CDEC) explore, à travers le projet DIASDEV, la création d’un produit d’épargne réglementé destiné aux Camerounais établis à l’étranger et aux résidents nationaux. Mais le dispositif reste à construire : il devra convaincre sur la sécurité des fonds, leur rémunération, leur traçabilité et leur affectation effective à des projets économiques.

La CDEC organise, ce mardi 7 juillet 2026, au Hilton Hôtel de Yaoundé, une conférence sur le thème :« L’épargne nationale au service du financement de l’économie : rôle de la Caisse des Dépôts et Consignations ». Cette rencontre marque la restitution de DIASDEV, une étude de faisabilité consacrée à la structuration d’une offre d’épargne susceptible de mobiliser des ressources longues au profit de l’investissement productif.

652 milliards FCFA de transferts, mais une fraction seulement mobilisable

Selon les éléments présentés par la CDEC, citant le Rapport d’évaluation à mi-parcours de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, les flux monétaires entrants de la diaspora camerounaise ont atteint 1,2 milliard de dollars en 2024, soit environ 652 milliards de FCFA, en hausse de 8 % par rapport à 2023. Ces transferts proviendraient principalement de la France, des États-Unis et de la zone CEMAC.

Le potentiel est important, mais il ne doit pas être interprété comme une ressource entièrement disponible pour l’investissement. Une grande partie de ces flux sert d’abord à financer les dépenses courantes des familles : consommation, santé, éducation, logement ou soutien social. L’enjeu de DIASDEV est donc plus réaliste : capter une fraction de ces ressources, aujourd’hui dispersées, afin de les transformer en épargne longue et mieux orientée vers le financement de l’économie.

D’après les données 2024 du ministère des Relations extérieures reprises par la CDEC, la diaspora camerounaise représenterait environ 500 000 détenteurs de passeport à l’étranger et jusqu’à 6 millions de personnes en périmètre élargi, soit près de 20 % de la population totale. Ce périmètre élargi devra toutefois être précisé, notamment selon qu’il inclut les descendants, les binationaux ou les Camerounais d’origine.

Une Caisse de dépôt, pas une banque commerciale

La CDEC ne devrait pas commercialiser directement ce produit auprès des particuliers. Selon les précisions fournies par l’institution, son modèle économique et les contraintes réglementaires, notamment celles posées par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), limitent son intervention directe sur le marché bancaire de détail.

Son rôle serait plutôt celui d’une institution de référence : structurer le cadre, définir les mécanismes, garantir la cohérence du dispositif et s’appuyer sur des banques ainsi que des institutions de microfinance partenaires pour assurer la collecte auprès de la diaspora et des résidents nationaux. Ce point est décisif, car le montage devra éviter toute confusion entre les missions d’une Caisse de dépôt et celles des établissements de crédit.

Trois scénarios sont encore à l’étude : une épargne bancaire de court terme, un dépôt à terme de long terme et une épargne financière adossée à des fonds. Les conclusions de la restitution doivent permettre d’éclairer les prochaines décisions sur le produit à retenir, les modalités de collecte, les garanties offertes aux épargnants, la rémunération attendue et les secteurs d’affectation des ressources.

Le test décisif de la confiance

DIASDEV s’inscrit dans un programme d’accompagnement des Caisses de dépôt porté par l’Agence française de développement et Expertise France, avec l’appui du Forum des Caisses de Dépôt. Selon les éléments de cadrage de la CDEC, une étude spécifique a été confiée au cabinet Onepoint, avec l’expertise technique de FICOM.

Plusieurs acteurs institutionnels et financiers ont été associés aux travaux, dont le ministère des Finances, le ministère des Relations extérieures, le ministère de l’Économie, la Direction nationale de la BEAC, l’AFD Cameroun, l’Agence de promotion des investissements, la Société immobilière du Cameroun, ainsi que des banques et institutions de microfinance. Un groupe de travail interne a également été créé par décision du directeur général de la CDEC, Richard Evina Obam, le 19 janvier 2026, pour suivre et valider les livrables du projet.

Le véritable défi reste toutefois celui de la confiance. La diaspora n’est pas un gisement captif. Elle n’orientera une partie de son épargne vers ce type de produit que si le dispositif offre des garanties lisibles : sécurité juridique, rendement clair, liquidité maîtrisée, reporting régulier et transparence dans l’utilisation des fonds.

L’enjeu dépasse donc la simple canalisation des transferts. Pour la CDEC, il s’agit de tester la capacité du Cameroun à convertir une ressource privée, souvent familiale et dispersée, en financement long pour les infrastructures, l’industrie, les PME ou l’innovation. À défaut d’un cadre crédible et transparent, DIASDEV restera une étude de faisabilité. Avec un mécanisme robuste, il pourrait devenir l’un des instruments de mobilisation de l’épargne nationale au service de l’économie productive.

Baudouin Enama

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Nécrologie : Le SDF annonce le décès de Lucas Ndi, ex-président régional du Sud-Ouest

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Lucas Ndi, cadre du Social democratic front (SDF) dans la région du Sud-Ouest est décédé ce mardi 6 juillet 2026 à Ngomedzap, région du Centre. […]

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Entreprises publiques : les participations de l’État jugées “très peu rentables” par la Chambre des comptes (Rapport)

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Entreprises publiques : les participations de l’État jugées “très peu rentables” par la Chambre des comptes (Rapport)
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(Investir au Cameroun) – Dans un exposé élaboré en juin 2026 et destiné au Parlement, la Chambre des comptes de la Cour suprême documente la faible rentabilité financière du portefeuille d’entreprises de l’État camerounais. Intitulé« Audits des entreprises publiques : cas spécifique de la Société camerounaise d’aluminium (Alucam) », le document révèle qu’en 2024, l’État n’a perçu que55,85 milliards de FCFAde dividendes, alors que ses participations directes dans les entreprises contrôlées et non contrôlées sont évaluées à1 926,2 milliards de FCFA.

Le rapport distingue38 entreprises contrôléespar l’État, pour un montant de participations de1 534,58 milliards de FCFA, et12 entreprises non contrôlées, où les participations publiques atteignent391,64 milliards de FCFA. Mais le rendement budgétaire immédiat reste limité. Selon la Chambre des comptes,« l’on observe que sur 49 entreprises recensées, seulement 9 ont versé des dividendes à l’État en 2024 ».

La SNH et la BEAC concentrent plus de 70 % des dividendes

La contribution au budget de l’État repose sur un nombre très réduit d’entités. Les dividendes versés en 2024 proviennent de laSCB,DPDC,BEAC,BGFI,SNH,SGC,AFRICA RE,SOCAPALMetADC. À elles seules, laSNHet laBEACont rapporté41,43 milliards de FCFA, soit environ74 %de l’enveloppe globale des dividendes encaissés par l’État cette année-là.

Dans le détail, la SNH a versé20,875 milliards de FCFA, tandis que la participation du Cameroun dans la BEAC a généré20,551 milliards de FCFA. La SCB suit avec5,201 milliards de FCFA, devant la SGC (3,829 milliards), SOCAPALM (2,221 milliards), DPDC (1,407 milliard), BGFI (1,383 milliard), AFRICA RE (194,47 millions) et ADC (189,27 millions).

Ce niveau de concentration pose une question de fond : que rapporte réellement le portefeuille public, au-delà de quelques contributeurs majeurs ? La Chambre des comptes formule elle-même une appréciation sévère :« Il apparait que sur le plan financier, les prises de participations de l’État au capital des entreprises est très peu rentable. »

Un rendement de 2,92 %, contre une hypothèse de placement à 6,5 %

Pour l’exercice 2024, la Chambre des comptes indique que les 55,85 milliards de FCFA de dividendes ont été perçus pour un investissement global de 1 911,35 milliards de FCFA, soit un rendement de 2,92 %. Le document compare ensuite cette performance à une hypothèse de placement sur le marché financier à un taux moyen de 6,5 %. Dans ce cas, estime la juridiction, l’État aurait pu obtenir environ 150 milliards de FCFA d’intérêts.

Cette comparaison doit toutefois être interprétée avec prudence. Les participations publiques ne répondent pas toujours à une logique strictement financière. Certaines relèvent d’objectifs stratégiques, industriels, sociaux ou de souveraineté économique. Le document rappelle d’ailleurs que l’État actionnaire peut poursuivre plusieurs objectifs : garder le contrôle de secteurs vitaux, soutenir l’emploi, aménager le territoire ou encore garantir l’accès à certains services publics.

Mais sur le seul plan budgétaire, l’écart reste significatif. Le portefeuille public mobilise un capital important, tandis que les remontées sous forme de dividendes restent limitées et concentrées sur une minorité d’entreprises.

La SNI, plus de dix ans sans dividende versé à l’État

Le rapport attire aussi l’attention sur les participations indirectes de l’État, notamment celles détenues à travers laSociété nationale d’investissement (SNI). Selon le document, la SNI détient indirectement, au nom de l’État,36,5 milliards de FCFAdans38 entreprises. Environ15de ces entreprises versent régulièrement des dividendes, mais ces revenus ne vont pas directement dans les caisses de l’État : ils constituent des produits pour la SNI.

La Chambre des comptes relève cependant que la SNI ne reverse plus de dividendes à l’État depuis plus de dix ans, alors qu’elle dispose d’un report à nouveau créditeur évalué à9,7 milliards de FCFA. Le rapport pose alors explicitement la question :« Que gagne l’État en tant qu’actionnaire de la SNI ? »

La juridiction avance une explication liée aux relations financières entre l’État et son véhicule d’investissement. Elle indique que les assistances techniques fournies par la SNI à l’État ne sont ni constatées en comptabilité comme créances, ni rémunérées. Selon le rapport, la SNI prélève dans ses ressources propres pour financer le budget de l’État sans être remboursée. La Chambre conclut que« cette attitude de l’État actionnaire ne favorise pas la performance financière de cette entreprise publique ».

Au-delà du cas SNI, le rapport met en lumière une faiblesse plus large du pilotage du portefeuille public. L’État immobilise des montants considérables dans des entreprises dont certaines poursuivent des missions d’intérêt général, mais dont le rendement financier reste faible. La question n’est donc pas seulement celle du niveau des dividendes. Elle porte aussi sur la clarté des objectifs assignés aux entreprises publiques, le suivi de leur performance et la capacité de l’État à distinguer les participations stratégiques des participations à vocation financière.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

07-09-2021 – Au Cameroun, les investissements des entreprises publiques chutent de 67,4% en 2019, malgré une hausse des besoins

08-09-2021 – Les entreprises publiques camerounaises affichent 224 milliards de FCFA de pertes cumulées entre 2017 et 2019

07-07-2022 – Gouvernance : pressé par le FMI, le Cameroun mettra les sociétés d’État sous contrats de performance à fin 2024

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