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Sonara : l’exploitation repasse au vert, mais une charge fiscale de 75 milliards FCFA creuse la perte nette à 76,22 milliards

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Sonara : l’exploitation repasse au vert, mais une charge fiscale de 75 milliards FCFA creuse la perte nette à 76,22 milliards
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(Investir au Cameroun) – Selon les états financiers de l’exercice 2025 consultés par Investir au Cameroun, la Société nationale de raffinage (Sonara) a enregistré une perte nette de 76,22 milliards de FCFA, contre 41,98 milliards de FCFA un an plus tôt. Le déficit s’aggrave ainsi de 34,24 milliards de FCFA, soit une hausse de 81,6 %.

Cette contre-performance intervient pourtant dans un contexte de net rebond de l’activité. Le chiffre d’affaires de la raffinerie, toujours privée de son outil de production depuis l’incendie du 31 mai 2019, a plus que doublé en un an, passant de 137,98 milliards de FCFA à 317,65 milliards de FCFA, soit une progression d’environ 130 %. Depuis l’arrêt de ses installations industrielles, la Sonara concentre ses activités sur l’importation, le stockage et la commercialisation de produits pétroliers finis, afin de contribuer à l’approvisionnement du marché camerounais.

L’exploitation repasse au vert

L’amélioration ne se limite pas au chiffre d’affaires. Plusieurs indicateurs d’exploitation se redressent nettement en 2025. La marge commerciale progresse de 4,28 milliards de FCFA à 16,18 milliards de FCFA. La valeur ajoutée passe de 2,43 milliards de FCFA à 37,95 milliards de FCFA. Surtout, l’excédent brut d’exploitation, négatif de 7,21 milliards de FCFA en 2024, redevient positif à 28,37 milliards de FCFA en 2025.

Cette embellie opérationnelle est soutenue par le rebond de l’activité commerciale, mais aussi par les subventions d’exploitation, qui atteignent 84,07 milliards de FCFA en 2025, contre 80,80 milliards de FCFA un an plus tôt. Le résultat d’exploitation redevient également positif, à 19,03 milliards de FCFA, après une perte d’exploitation de 14,01 milliards de FCFA en 2024.

Le paradoxe de 2025 est donc clair : la Sonara améliore sa performance opérationnelle, mais reste plombée par les lignes financières et fiscales de son compte de résultat. Le résultat financier demeure négatif, à -20,05 milliards de FCFA, même s’il s’améliore par rapport aux -24,75 milliards de FCFA enregistrés en 2024. Au final, le résultat des activités ordinaires ressort à -1,03 milliard de FCFA, contre -38,76 milliards de FCFA un an plus tôt. Avant prise en compte de la ligne fiscale, les comptes montrent donc un net redressement de la performance courante.

La ligne fiscale fait basculer le résultat net

Le basculement intervient à la ligne « impôts sur le résultat ». Celle-ci affiche une charge de 75,19 milliards de FCFA en 2025, contre 3,22 milliards de FCFA en 2024. Cette ligne transforme un déficit ordinaire limité à 1,03 milliard de FCFA en une perte nette de 76,22 milliards de FCFA.

La précision est importante : les états financiers consultés permettent d’identifier le poids de cette ligne dans la formation de la perte nette, mais ne permettent pas, dans l’extrait disponible, d’en préciser la nature détaillée. Il peut s’agir d’éléments fiscaux spécifiques ou de retraitements comptables dont l’explication nécessiterait l’accès aux notes annexes complètes. En l’état, le constat est comptable : sans cette charge, les comptes auraient traduit une amélioration beaucoup plus nette de la performance courante.

Une recapitalisation surtout bilancielle

Dans le même temps, la Sonara a bénéficié d’une opération majeure de renforcement de son capital social, passé de 19,56 milliards de FCFA en 2024 à 184,92 milliards de FCFA en 2025, soit une hausse de 165,36 milliards de FCFA. Cette opération s’inscrit dans un redressement bilanciel plus large, qui permet aux capitaux propres de redevenir positifs : ils passent de -196,20 milliards de FCFA à fin 2024 à 108,70 milliards de FCFA au 31 décembre 2025.

Mais cette recapitalisation doit être lue avec prudence. Le tableau des flux de trésorerie ne fait apparaître aucun apport nouveau en capital sur l’exercice. La ligne « augmentations de capital par apports nouveaux » ressort à 0 FCFA en 2025. Cela suggère que l’opération relève davantage d’un assainissement bilanciel que d’une injection directe de liquidités, sauf précision contraire dans les notes annexes.

La nuance n’est pas secondaire : elle distingue un redressement comptable d’un apport de trésorerie. La recapitalisation améliore la présentation du bilan et restaure les fonds propres, mais elle ne règle pas, à elle seule, la question de la rentabilité. Le total du bilan atteint désormais 855,83 milliards de FCFA, contre 802,12 milliards de FCFA en 2024. La soutenabilité financière de l’entreprise reste donc dépendante de sa capacité à réduire ses charges, contenir son passif et retrouver une activité industrielle génératrice de marges durables.

Un passif fiscal et social toujours préoccupant

Le principal signal d’alerte demeure le passif fiscal et social. Les dettes fiscales et sociales atteignent 477,58 milliards de FCFA au 31 décembre 2025, contre 359,83 milliards de FCFA un an auparavant. Elles augmentent donc de 117,75 milliards de FCFA en un an, soit une progression d’environ 32,7 %.

Ce montant représente près de 55,8 % du total du bilan de la Sonara. Il confirme que le redressement des capitaux propres, bien que significatif, reste fragile. La société présente désormais des fonds propres positifs, mais elle demeure lestée par un passif fiscal et social considérable.

Les dettes fournisseurs d’exploitation progressent également, passant de 142,88 milliards de FCFA à 212,89 milliards de FCFA. Cette hausse traduit la pression persistante sur le cycle d’exploitation de l’entreprise, dans un modèle où la Sonara continue d’assurer une fonction stratégique d’approvisionnement du marché national sans disposer encore de son outil de raffinage.

La trésorerie s’améliore, mais au prix d’un passif plus lourd

La situation de trésorerie connaît néanmoins une amélioration visible. La trésorerie nette, négative de 11,19 milliards de FCFA au 1er janvier 2025, devient positive à 53,60 milliards de FCFA au 31 décembre. La variation nette de trésorerie sur l’exercice ressort ainsi à 64,79 milliards de FCFA.

Le flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles est également positif, à 76,80 milliards de FCFA, contre 43,38 milliards de FCFA en 2024. Mais cette amélioration doit être lue avec prudence. Elle est soutenue par une forte variation du passif circulant, évaluée à 189,88 milliards de FCFA, dans un contexte d’alourdissement des dettes fiscales, sociales et fournisseurs.

La trésorerie se redresse donc, mais au prix d’un passif d’exploitation plus lourd. Cela limite la portée du signal positif et confirme que l’entreprise reste dans une situation financière délicate.

La reconstruction industrielle comme prochain test

Ces résultats interviennent alors que le gouvernement a engagé la consultation internationale du marché en vue de la reconstruction et de la modernisation de la Sonara. Selon les éléments communiqués autour de ce projet, son coût est désormais évalué à 700 milliards de FCFA, contre 250 milliards de FCFA initialement envisagés pour la seule réhabilitation des installations détruites par l’incendie de 2019.

Au-delà de la remise en état de la raffinerie, le projet prévoit la construction d’une unité d’hydrocraquage permettant de traiter le brut camerounais, l’augmentation des capacités de raffinage de 2,1 millions à au moins 3,5 millions de tonnes par an, ainsi que la modernisation des installations de stockage. Le gouvernement entend réaliser ce chantier dans le cadre d’un partenariat public-privé de type Design-Build-Finance-Maintain.

L’enjeu est désormais double. Sur le plan industriel, il s’agit de redonner à la Sonara une capacité de raffinage et de réduire la dépendance du pays aux importations de produits pétroliers finis. Sur le plan financier, il faudra éviter que le projet de reconstruction ne s’ajoute à une structure déjà alourdie par les pertes, les dettes fiscales et sociales, les dettes fournisseurs et les besoins permanents de soutien public.

La Sonara présente donc, en 2025, un profil contrasté : une activité commerciale en forte hausse, une exploitation redevenue positive, des capitaux propres restaurés, mais une perte nette aggravée et un passif fiscal et social qui continue de gonfler. La recapitalisation a corrigé une partie du bilan ; elle n’a pas restauré la rentabilité. C’est désormais la reconstruction industrielle, et surtout sa capacité à générer des marges durables, qui déterminera si la raffinerie peut sortir de sa longue séquence de fragilité financière.

Amina Malloum

Lire aussi:

29-06-2026 – Sonara : les nouveaux contours du projet de réhabilitation des infrastructures, finalement porté à 700 milliards de FCFA

08-08-2025 – Réhabilitation de la Sonara : la SNH et le consortium Ariana/RCG proposent leur expertise technique et financière

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Freelances, créateurs, e-commerçants : comment Porsa veut briser les frontières du business depuis l’Afrique

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Freelances, créateurs, e-commerçants : comment Porsa veut briser les frontières du business depuis l’Afrique
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(PORSA) – L’Afrique vit une révolution numérique sans précédent. Pourtant, une question cruciale reste sur les lèvres de milliers de professionnels : comment vendre ses services ou ses produits au-delà de son marché local sans se heurter à un mur technique et financier ?

Qu’on soit à Yaoundé, Abidjan ou Dakar, le constat est souvent le même : le potentiel est immense, mais le parcours reste semé d’embûches.

À chaque entrepreneur son blocage : la réalité du terrain

Pour comprendre l’urgence d’une solution, il faut regarder la réalité de nos entrepreneurs de front :

Le Freelance et Consultant : Il trouve des clients à l’international, mais passer des jours à chercher comment « recevoir un virement international » ou valider un paiement devient une perte de temps et d’énergie majeure.

Le Créateur de contenu et Formateur : Vendre un ebook, une formation en ligne ou un coaching nécessite souvent de jongler entre un site web complexe, un outil de paiement étranger et un système de relance. Une usine à gaz technique.

La Marque E-commerce locale : Vouloir exporter ses produits physiques dans la sous-région implique de gérer la fragmentation des Mobile Money, les devises et des réglementations douanières opaques.

L’Entreprise internationale ou la Diaspora : Ils veulent tester ou pénétrer le marché africain (un bassin de 1,4 milliard de consommateurs), mais se heurtent à l’absence d’une porte d’entrée unique et fiable.

Face à ces blocages, une évidence s’impose : le talent est là, mais l’outil de connexion mondial manquait.

La réponse est née à Yaoundé : l’écosystème Porsa

C’est pour répondre à ces défis précis que la plateforme camerounaise Porsa a été pensée. L’idée n’est pas de proposer un outil de plus, mais de centraliser tout ce dont un business a besoin pour respirer et grandir à l’international.

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Pour les entrepreneurs africains, Porsa devient le point d’ancrage unique qui permet de :

  • Créer une boutique en ligne professionnelle sans compétences techniques.
  • Vendre des produits physiques, des services, des formations, des ebooks ou des abonnements.
  • Configurer un système de paiement récurrent et de facturation cliente.
  • Générer des liens de paiement pour WhatsApp, Instagram, Facebook ou email.
  • Centraliser la gestion de leurs clients grâce à un CRM intégré.
  • Suivre leurs ventes et leurs revenus en temps réel.

L’objectif est simple : réduire la complexité technique afin que les entrepreneurs puissent se concentrer sur leur activité et leur croissance.

Une infrastructure invisible qui gère la complexité

Derrière cette simplicité d’utilisation se cache une innovation de taille pour le continent : la prise en charge totale des aspects administratifs et financiers complexes (gestion des risques, conformité, collecte multidevises).

En agissant comme un intermédiaire de confiance, Porsa permet enfin à un entrepreneur basé en Afrique de vendre avec la même fluidité et la même crédibilité qu’une entreprise basée à Paris ou à New York. C’est le chaînon manquant pour que la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) devienne une réalité palpable pour les PME.

Le commerce numérique africain n’attend plus que ses infrastructures pour exploser. Que vous soyez freelance en quête de vos premiers clients internationaux ou une marque prête à conquérir le continent, la barrière technique vient de tomber.

Prêt à libérer le potentiel de votre business ? Découvrez comment configurer votre espace en quelques minutes et commencez à vendre partout dans le monde dès aujourd’hui sur https://porsa.io/fr/.

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