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Le style André Onana gagne du terrain chez les jeunes au Cameroun : La génération Onana est née !
« J’ai assisté hier aux demi-finales du tournoi World Cola, disputé au stade annexe de Bepanda à Douala, et un détail a particulièrement retenu mon attention […]
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Bananes : les exportations de la CDC chutent à 3085 tonnes en juin 2026, le niveau le plus bas depuis début 2026

(Investir au Cameroun) – La Cameroon Development Corporation (CDC), unique entreprise à capitaux nationaux de la filière banane, a réalisé en mai 2026 ses volumes de ventes à l’international les plus bas depuis le début de l’année courante. Selon les données de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), les exportations de cette unité agro-industrielle détenue à 100% par l’Etat ont culminé à 3085 tonnes sur la période, correspondant à une baisse de 12% par rapport aux 3508 tonnes de bananes vendues à l’international en mai 2026.
Les ventes du mois de juin sont aussi en repli en comparaison avec les performances réalisées au cours des quatre premiers mois de l’année 2026 : 4231 tonnes au mois de janvier, 3234 tonnes en février, 3822 tonnes en mars et 3233 tonnes en avril dernier. L’Assobacam n’explique pas les causes de cette baisse de régime. Mais elle correspond à la fin de la sécheresse au Cameroun, période généralement marquée par la baisse des rendements agricoles.
Mais au-delà de cette observation conjoncturelle, le niveau des exportations enregistré par la CDC, deuxième employeur au Cameroun après l’Etat, traduit les difficultés de cette entreprise à se relever de la crise socio-politique qui secoue les régions anglophones du pays depuis fin 2016.
En effet, à cause de cette crise qui a longtemps perturbé l’exploitation des sites situés dans la région du Sud-Ouest notamment, plusieurs plantations de bananes, d’hévéa et de palmiers à huile de l’entreprise sont restées à l’arrêt, causant une accumulation des pertes qui continuent de plomber la situation financière de l’entreprise.
Au cours de l’année 2025, par exemple, l’entreprise a pointé 14 349 hectares de plantations matures non exploitées, officiellement en raison de l’insuffisance des intrants agricoles nécessaires aux travaux culturaux et la persistance des contraintes sécuritaires dans certaines zones de production.
BRM
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Yaoundé : quatre présumés malfrats, dont un militaire et un policier révoqué, interpellés
Quatre individus, parmi lesquels un militaire en service, un policier révoqué et deux civils, ont été présentés à la presse le 7 juillet 2026 à […]
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Diaspora : le pari de la CDEC pour convertir 652 milliards FCFA de transferts en épargne productive

(Investir au Cameroun) – Avec 652 milliards de FCFA de transferts reçus en 2024, la diaspora camerounaise constitue une source de financement que l’État veut mieux canaliser. La Caisse des Dépôts et Consignations du Cameroun (CDEC) explore, à travers le projet DIASDEV, la création d’un produit d’épargne réglementé destiné aux Camerounais établis à l’étranger et aux résidents nationaux. Mais le dispositif reste à construire : il devra convaincre sur la sécurité des fonds, leur rémunération, leur traçabilité et leur affectation effective à des projets économiques.
La CDEC organise, ce mardi 7 juillet 2026, au Hilton Hôtel de Yaoundé, une conférence sur le thème :« L’épargne nationale au service du financement de l’économie : rôle de la Caisse des Dépôts et Consignations ». Cette rencontre marque la restitution de DIASDEV, une étude de faisabilité consacrée à la structuration d’une offre d’épargne susceptible de mobiliser des ressources longues au profit de l’investissement productif.
652 milliards FCFA de transferts, mais une fraction seulement mobilisable
Selon les éléments présentés par la CDEC, citant le Rapport d’évaluation à mi-parcours de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, les flux monétaires entrants de la diaspora camerounaise ont atteint 1,2 milliard de dollars en 2024, soit environ 652 milliards de FCFA, en hausse de 8 % par rapport à 2023. Ces transferts proviendraient principalement de la France, des États-Unis et de la zone CEMAC.
Le potentiel est important, mais il ne doit pas être interprété comme une ressource entièrement disponible pour l’investissement. Une grande partie de ces flux sert d’abord à financer les dépenses courantes des familles : consommation, santé, éducation, logement ou soutien social. L’enjeu de DIASDEV est donc plus réaliste : capter une fraction de ces ressources, aujourd’hui dispersées, afin de les transformer en épargne longue et mieux orientée vers le financement de l’économie.
D’après les données 2024 du ministère des Relations extérieures reprises par la CDEC, la diaspora camerounaise représenterait environ 500 000 détenteurs de passeport à l’étranger et jusqu’à 6 millions de personnes en périmètre élargi, soit près de 20 % de la population totale. Ce périmètre élargi devra toutefois être précisé, notamment selon qu’il inclut les descendants, les binationaux ou les Camerounais d’origine.
Une Caisse de dépôt, pas une banque commerciale
La CDEC ne devrait pas commercialiser directement ce produit auprès des particuliers. Selon les précisions fournies par l’institution, son modèle économique et les contraintes réglementaires, notamment celles posées par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), limitent son intervention directe sur le marché bancaire de détail.
Son rôle serait plutôt celui d’une institution de référence : structurer le cadre, définir les mécanismes, garantir la cohérence du dispositif et s’appuyer sur des banques ainsi que des institutions de microfinance partenaires pour assurer la collecte auprès de la diaspora et des résidents nationaux. Ce point est décisif, car le montage devra éviter toute confusion entre les missions d’une Caisse de dépôt et celles des établissements de crédit.
Trois scénarios sont encore à l’étude : une épargne bancaire de court terme, un dépôt à terme de long terme et une épargne financière adossée à des fonds. Les conclusions de la restitution doivent permettre d’éclairer les prochaines décisions sur le produit à retenir, les modalités de collecte, les garanties offertes aux épargnants, la rémunération attendue et les secteurs d’affectation des ressources.
Le test décisif de la confiance
DIASDEV s’inscrit dans un programme d’accompagnement des Caisses de dépôt porté par l’Agence française de développement et Expertise France, avec l’appui du Forum des Caisses de Dépôt. Selon les éléments de cadrage de la CDEC, une étude spécifique a été confiée au cabinet Onepoint, avec l’expertise technique de FICOM.
Plusieurs acteurs institutionnels et financiers ont été associés aux travaux, dont le ministère des Finances, le ministère des Relations extérieures, le ministère de l’Économie, la Direction nationale de la BEAC, l’AFD Cameroun, l’Agence de promotion des investissements, la Société immobilière du Cameroun, ainsi que des banques et institutions de microfinance. Un groupe de travail interne a également été créé par décision du directeur général de la CDEC, Richard Evina Obam, le 19 janvier 2026, pour suivre et valider les livrables du projet.
Le véritable défi reste toutefois celui de la confiance. La diaspora n’est pas un gisement captif. Elle n’orientera une partie de son épargne vers ce type de produit que si le dispositif offre des garanties lisibles : sécurité juridique, rendement clair, liquidité maîtrisée, reporting régulier et transparence dans l’utilisation des fonds.
L’enjeu dépasse donc la simple canalisation des transferts. Pour la CDEC, il s’agit de tester la capacité du Cameroun à convertir une ressource privée, souvent familiale et dispersée, en financement long pour les infrastructures, l’industrie, les PME ou l’innovation. À défaut d’un cadre crédible et transparent, DIASDEV restera une étude de faisabilité. Avec un mécanisme robuste, il pourrait devenir l’un des instruments de mobilisation de l’épargne nationale au service de l’économie productive.
Baudouin Enama
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