Oscar Njiki prend la défense d’André Onana et dénonce les comparaisons répétées avec d’autres gardiens
Faut-il juger un gardien uniquement au nombre de buts qu’il encaisse ? Pour Oscar Njiki, la réponse est sans appel. L’observateur camerounais estime qu’André Onana est victime d’un traitement à part, où chaque erreur est amplifiée tandis que ses prestations convaincantes passent souvent au second plan.
Le débat autour du dernier rempart des Lions Indomptables s’est une nouvelle fois invité dans l’actualité. Et cette fois, Oscar Njiki a choisi de répondre frontalement à ceux qui multiplient les comparaisons avec d’autres gardiens.
« On ne retient que le but encaissé par André Onana »
Selon Oscar Njiki, les critiques adressées à André Onana reposent davantage sur des préjugés que sur une véritable analyse de ses performances. Il regrette que certains observateurs s’emballent après quelques arrêts réalisés par un autre gardien avant de le présenter comme supérieur au Camerounais.
Pour lui, la différence de traitement saute aux yeux.
« Lorsqu’un gardien réalise quelques arrêts, certains s’empressent de le placer au-dessus d’André Onana. Pourtant, ces mêmes observateurs ne regardent guère ses matchs ; et lorsqu’ils daignent le faire, ils ne retiennent que l’instant où il encaisse un but. Que son équipe l’emporte par quatre buts à un, ils n’en retiendront que le « but encaissé ». Le gardien congolais vient d’encaisser 2 buts, et l’on s’accorde pourtant à dire qu’il a été bon. C’est bien la preuve qu’on n’évalue pas un gardien au seul nombre de buts encaissés : retenez-le, chers incultes », analyse Oscar Njiki.
À l’entendre, un gardien ne peut être résumé à une simple statistique. Un match se construit sur une multitude d’interventions, de sorties aériennes, de relances et d’arrêts décisifs. Pourtant, dans le cas d’Onana, le débat reviendrait inlassablement au même point : le but encaissé.
Samuel Eto’o et Harry Kane, une comparaison pour dénoncer un raisonnement
Oscar Njiki élargit ensuite son argumentation en prenant un exemple qui ne manquera pas de faire réagir. Il évoque Samuel Eto’o et Harry Kane, tout en précisant qu’il ne cherche pas à comparer les deux attaquants sur leur carrière.
Son objectif est ailleurs : montrer que certains raisonnements peuvent facilement être retournés contre ceux qui les utilisent.
« Comme je l’ai rappelé hier à l’un des vôtres, vouloir à tout prix rabaisser Onana par rapport aux autres n’est nullement le meilleur moyen de soutenir Samuel Eto’o. Car, suivant votre logique, on pourrait vous demander de citer un match de Coupe du monde où le Cameroun, mené, aurait vu Samuel égaliser puis inscrire le but de la victoire, à la manière d’un Harry Kane. Pensez-vous sérieusement qu’un capitaine tel que Kane rentrerait de deux Coupes du monde avec zéro point ? Impossible : il prendrait le match sur lui et ferait gagner son équipe », poursuit l’observateur de notre landerneau.
Pour lui, réduire la valeur d’un joueur à quelques situations isolées conduit inévitablement à des comparaisons biaisées. Une logique qui, selon ses mots, pourrait s’appliquer à n’importe quelle grande figure du football.
Oscar Njiki appelle à mettre fin aux comparaisons contre André Onana
Conscient que son parallèle entre Samuel Eto’o et Harry Kane pouvait susciter des interprétations, Oscar Njiki tient à lever toute ambiguïté. Il insiste sur le fait que son intention n’est pas d’opposer les deux attaquants, mais de dénoncer ce qu’il considère comme une méthode injuste pour juger André Onana.
Il conclut ainsi :
« Je ne fais pas cette analogie pour comparer Eto’o à Kane, mais pour vous inviter à cesser ces comparaisons absurdes et malveillantes visant à rabaisser Onana. Car sachez-le : ces sophismes peuvent aisément se retourner contre vous, et ces genres d’attaque n’épargnent jamais ceux qui les profèrent », conclut Oscar Njiki.














