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ADC : le bénéfice chute de 72 % à 2,5 milliards FCFA malgré un chiffre d’affaires stable à 36,9 milliards en 2025

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ADC : le bénéfice chute de 72 % à 2,5 milliards FCFA malgré un chiffre d’affaires stable à 36,9 milliards en 2025
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(Investir au Cameroun) – Les Aéroports du Cameroun (ADC) restent bénéficiaires en 2025, mais leur rentabilité retombe fortement après un exercice 2024 exceptionnellement soutenu par des reprises comptables liées au traitement de la créance Camair-Co. Selon les états financiers consultés par Investir au Cameroun, le résultat net de l’entreprise publique s’établit à 2,54 milliards de FCFA en 2025, contre 9,2 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une baisse de 72,4 %.

Cette contraction intervient alors que l’activité est restée quasiment stable. Le chiffre d’affaires ressort à 36,89 milliards de FCFA, contre 36,79 milliards de FCFA en 2024, soit une légère progression de 0,3 %. L’excédent brut d’exploitation (EBE), principal indicateur de la performance opérationnelle, suit en revanche une trajectoire baissière. Il passe de 9,91 milliards à 7,88 milliards de FCFA, en recul de 20,5 %.

La valeur ajoutée reste stable, à 22,61 milliards de FCFA, contre 22,57 milliards un an plus tôt. Mais cette stabilité ne suffit pas à préserver les marges, en raison notamment de la hausse des charges de personnel et du niveau élevé des dotations aux amortissements et provisions.

Les charges de personnel pèsent près de 40 % du chiffre d’affaires

Les charges de personnel poursuivent leur progression. Elles atteignent 14,73 milliards de FCFA en 2025, contre 12,66 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 16,3 %. Elles représentent désormais près de 40 % du chiffre d’affaires de l’entreprise.

Selon les explications contenues dans les états financiers, cette augmentation résulte notamment de l’ajustement comptable de la provision pour congés payés, du paiement en 2025 de la prime de résultat de l’exercice 2024, évaluée à 710 millions de FCFA contre 600 millions de FCFA l’année précédente, de la progression des effectifs, de l’évolution de l’ancienneté de certains personnels, des avancements d’échelons, des reclassements, de la liquidation des droits des retraités et du recours croissant au personnel occasionnel pour les travaux d’entretien des espaces verts et les services ménagers.

Dans le même temps, les reprises d’amortissements, de provisions et de dépréciations reculent, passant de 24,11 milliards à 19,79 milliards de FCFA. Les dotations aux amortissements et provisions, elles, augmentent fortement, à 23,41 milliards de FCFA, contre 18,34 milliards de FCFA en 2024. Ce double mouvement contribue à ramener le résultat d’exploitation de 15,68 milliards de FCFA en 2024 à 4,26 milliards de FCFA en 2025.

L’effet Camair-Co s’estompe

La forte baisse du bénéfice tient donc principalement à un effet de base. En 2024, les comptes d’ADC avaient été soutenus par d’importantes reprises de provisions et de dépréciations, dans le sillage du traitement de la créance détenue sur Camair-Co. Cette créance, arrêtée au 31 décembre 2020, s’élevait à 28,51 milliards de FCFA.

Dans le cadre de la reprise par l’État de la dette de la compagnie aérienne publique, ADC a bénéficié de la titrisation de cette créance, avec un encaissement effectif de 22,8 milliards de FCFA en 2025, après une décote de 5,7 milliards de FCFA. Mais l’essentiel de l’effet comptable avait déjà été enregistré dans les comptes de 2024 à travers les reprises de provisions.

En 2025, cet effet exceptionnel s’estompe. Le résultat net revient ainsi à un niveau davantage représentatif de la performance ordinaire de l’entreprise, dans un contexte où les charges de personnel progressent et où les dotations aux amortissements et provisions demeurent élevées.

À cette normalisation comptable s’ajoute un environnement d’exploitation moins favorable. Selon les explications fournies par un responsable de l’entreprise, la crise post-électorale consécutive à l’élection présidentielle a perturbé le trafic aérien pendant près d’un mois, avec plusieurs annulations de vols sur le segment international, pesant sur certaines recettes de l’entreprise.

Une trésorerie renforcée par la titrisation de la créance Camair-Co

Malgré la forte contraction de son bénéfice, ADC conserve une situation de trésorerie solide. À fin décembre 2025, la trésorerie nette s’établit à 23,4 milliards de FCFA, contre 7,6 milliards de FCFA un an plus tôt. Elle progresse ainsi de 15,8 milliards de FCFA sur l’exercice.

Cette amélioration est principalement portée par l’encaissement, en avril 2025, du produit de la titrisation de la créance Camair-Co, à hauteur de 22,8 milliards de FCFA. Les états financiers précisent que cette hausse intervient malgré des décaissements importants liés aux activités opérationnelles, aux investissements et au financement.

La trésorerie à vue progresse, elle aussi, fortement, avec une hausse de 121 % sur un an. Cette situation donne à ADC une marge de manœuvre financière appréciable, même si elle repose en partie sur une opération non récurrente.

Stratégie active de placement sur le marché régional

Parallèlement, ADC poursuit une stratégie de valorisation de ses excédents de trésorerie sur le marché financier de la Cemac. Après avoir investi 3 milliards de FCFA en 2023 dans l’emprunt obligataire ECMR et des obligations assimilables du Trésor (OTA), puis 1 milliard de FCFA supplémentaire en 2024, l’entreprise a renforcé son portefeuille en 2025 avec de nouvelles souscriptions de 8 milliards de FCFA en obligations du Trésor.

À fin décembre 2025, l’encours total de ces placements atteint 12 milliards de FCFA. Ils ont généré 683 millions de FCFA d’intérêts depuis leur mise en place. Cette politique traduit la volonté d’ADC d’optimiser le rendement de ses excédents de trésorerie, tout en privilégiant des actifs considérés comme relativement peu risqués, notamment les titres souverains émis par les États de la sous-région.

La trajectoire financière de 2025 montre ainsi une entreprise encore bénéficiaire et disposant d’une trésorerie renforcée, mais dont la rentabilité opérationnelle reste sous pression. Après l’embellie comptable de 2024, liée au traitement de la créance Camair-Co, ADC doit désormais démontrer sa capacité à préserver ses marges dans un contexte de charges croissantes, de besoins d’investissement importants et d’évolution incertaine du trafic aérien.

Amina Malloum

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Cacao : le ministre Mbarga Atangana pointe « l’écologie punitive » de la nouvelle règlementation de l’UE

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Cacao : le ministre Mbarga Atangana pointe « l’écologie punitive » de la nouvelle règlementation de l’UE
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(Investir au Cameroun) – Alors que la filière cacao camerounaise se prépare aux nouvelles exigences européennes de traçabilité et de lutte contre la déforestation, les producteurs s’inquiètent du coût de cette transition. À l’ouverture des Cocoa Days, organisés ce jeudi 2 juillet 2026 à Yaoundé, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a dénoncé une forme d’« écologie punitive », estimant que les planteurs sont appelés à supporter des contraintes croissantes sans contrepartie suffisante sur les prix.

Le propos intervient dans un contexte de retournement du marché local. Après l’embellie observée au cours des récentes saisons cacaoyères, avec des prix bord-champ ayant atteint jusqu’à 5 000 FCFA le kilogramme, les producteurs font face à une forte correction. Selon le ministre du Commerce, le kilogramme s’échange aujourd’hui autour de 1 800 à 2 000 FCFA, un niveau jugé insuffisant pour absorber les charges nouvelles liées à la conformité, à l’achat d’intrants et à la main-d’œuvre.

À en croire Luc Magloire Mbarga Atangana,« le sentiment des producteurs est que chaque jour, on leur demande toujours un peu plus, sans contrepartie ». Le membre du gouvernement dit ne pas contester le principe de la durabilité, mais interroge la répartition du coût de cette transition dans une filière où les petits producteurs restent le maillon le plus vulnérable.

Le RDUE, une pression déjà réelle sur la filière

Adopté par l’Union européenne, le Règlement contre la déforestation et la dégradation des forêts (RDUE) impose aux opérateurs et commerçants concernés de prouver que les produits mis sur le marché européen, ou exportés depuis l’UE, ne sont pas issus de terres déboisées après le 31 décembre 2020 et respectent la législation pertinente du pays de production. Le cacao fait partie des produits concernés, au même titre que le café, le soja, le palmier à huile, le bois, le caoutchouc ou encore les bovins.

Même si sa pleine application a été repoussée — au 30 décembre 2026 pour les grands et moyens opérateurs, puis au 30 juin 2027 pour les micro et petits opérateurs —, le règlement exerce déjà une pression sur les chaînes d’approvisionnement. Les exportateurs, acheteurs et industriels exigent progressivement des producteurs des informations plus précises sur l’origine des fèves, la géolocalisation des parcelles et le respect des normes sociales, environnementales et fiscales applicables.

Pour les producteurs camerounais, cette pression se traduit par une mutation du modèle de production. Le RDUE ne leur impose pas directement une obligation juridique uniforme, mais il conditionne l’accès au marché européen à une traçabilité plus exigeante. En pratique, les planteurs doivent donc s’adapter aux demandes de leurs acheteurs s’ils veulent continuer à écouler leur production dans les circuits d’exportation.

“Oui à la durabilité, mais aussi à la profitabilité”

Luc Magloire Mbarga Atangana assure que le Cameroun ne rejette pas l’objectif environnemental poursuivi par l’Union européenne.« Loin de moi l’idée ou l’intention de remettre en cause le règlement sur la déforestation, qui est une cause noble pour la préservation de l’environnement. Nos producteurs s’y sont pliés, parfois à leur corps défendant », a-t-il déclaré.

Mais le ministre pose la question de la compensation économique.« La question que ceux-ci nous posent est de savoir ce qu’ils reçoivent en retour », poursuit-il. Avant de résumer la position camerounaise :« Nous disons oui à la durabilité », mais aussi« oui, trois fois oui, à la profitabilité, à la décence des prix, à l’équité de la rémunération et à la transparence du marché ».

Cette ligne traduit une préoccupation de plus en plus récurrente dans les pays producteurs : la durabilité ne peut pas être exigée uniquement au niveau de la production, sans mécanisme garantissant une meilleure rémunération des planteurs. Pour le Cameroun, l’enjeu est d’éviter que les nouvelles normes environnementales ne deviennent une barrière commerciale supplémentaire, supportée principalement par les petits producteurs.

Des charges en hausse pour les producteurs

Le ministre du Commerce estime que les prix actuellement pratiqués ne permettent pas aux producteurs de faire face aux charges induites par les nouvelles exigences. La transition vers une agriculture moins extensive, destinée à limiter la pression sur les forêts, suppose notamment d’améliorer les rendements sur des parcelles existantes. Cela passe par l’usage d’intrants, de traitements phytosanitaires et de meilleures pratiques culturales, dont le coût reste élevé pour de nombreux planteurs.

«On nous oblige aujourd’hui à pratiquer une agriculture non plus extensive, pour éviter la déforestation, mais intensive, sur des parcelles limitées, en utilisant des intrants chimiques. Or ceux-ci ne sont pas à portée de prix. Avant, nous utilisions des méthodes de culture traditionnelles sur nos parcelles»,explique Martin Kamdjeu, Président du conseil d’administration d’une coopérative agricole, et producteur dans la localité de Nkondjock.

À cette contrainte s’ajoute le renchérissement de la main-d’œuvre. Selon les producteurs, l’envolée des prix observée lors des précédentes campagnes a modifié l’équilibre local du travail agricole. Certains ouvriers sont devenus eux-mêmes propriétaires de parcelles, réduisant l’offre de main-d’œuvre disponible.

« Avec l’envolée du prix du kilogramme, certains ouvriers sont devenus eux aussi propriétaires de parcelles, donc producteurs. La main-d’œuvre est donc devenue rare et chère. Aujourd’hui, vous ne payez pas un ouvrier moins de 40 000 FCFA, contre 25 000 FCFA il y a encore quelques années », explique Hortense Nguele, présidente régionale de l’Association nationale des producteurs de cacao et de café.

Débat sur le partage de la valeur

Au-delà du coût des intrants et de la main-d’œuvre, plusieurs producteurs accusent les grandes firmes internationales qui achètent le cacao de préserver leurs marges, tout en transférant une partie du coût de la conformité vers l’amont de la chaîne. Cette critique relance le débat sur le partage de la valeur entre planteurs, exportateurs, industriels, chocolatiers et distributeurs.

Pour l’Union européenne, le RDUE vise à réduire l’impact de sa consommation sur la déforestation mondiale et à garantir que les produits importés ne contribuent pas à la dégradation des forêts. Mais pour les pays producteurs, la question demeure : qui doit financer l’adaptation des filières agricoles aux nouvelles exigences environnementales ?

C’est sur ce point que le ministre du Commerce cherche à déplacer le débat. Le Cameroun ne conteste pas officiellement la lutte contre la déforestation, mais il alerte sur une transition environnementale qui risque de fragiliser davantage les producteurs si elle n’est pas accompagnée par des prix rémunérateurs, des mécanismes de soutien et une plus grande transparence du marché.

La filière cacao camerounaise se retrouve ainsi prise entre deux impératifs : préserver son accès au marché européen en se conformant aux nouvelles normes, tout en évitant que le coût de cette conformité ne réduise davantage le revenu des planteurs. Pour Luc Magloire Mbarga Atangana, la durabilité ne pourra être acceptée durablement par les producteurs que si elle s’accompagne d’une meilleure équité économique.

Ludovic Amara

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Mondial 2026 : Jules Denis Onana explique pourquoi l’Afrique peine encore à rivaliser au plus haut niveau

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Le constat sans détour de Jules Denis Onana après les éliminations de la RDC et du Sénégal : « Il nous manque encore quelque chose […]

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Finance digitale : Wave affirme sa stratégie de long terme au Cameroun, premier marché mobile money de la Cemac

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Finance digitale : Wave affirme sa stratégie de long terme au Cameroun, premier marché mobile money de la Cemac
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(Investir au Cameroun) – Près d’un an après le feu vert accordé par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) à Commercial Bank Cameroun (CBC) pour déployer le service de paiement « Wave » en partenariat avec Wave Transfer S.A., la fintech intensifie ses échanges avec les autorités camerounaises et les acteurs de l’écosystème financier. Objectif : préparer son développement dans le principal marché du mobile money de la Cemac.

Dans ce cadre, une délégation du groupe a récemment conduit une série de rencontres avec des autorités monétaires et financières, des régulateurs, des représentants du gouvernement, des partenaires financiers ainsi que des acteurs du secteur numérique. Selon l’entreprise, ces échanges visaient à présenter sa vision pour le marché camerounais, à recueillir les attentes des différentes parties prenantes et à identifier les axes de collaboration susceptibles de favoriser le développement de services financiers numériques plus accessibles.

Les discussions ont notamment porté sur l’amélioration de l’accès aux services financiers pour les populations encore exclues du système bancaire, la mise à disposition de solutions de paiement simples et abordables, la protection des consommateurs, la conformité réglementaire et la sécurisation des transactions.

Une entrée encadrée par CBC

Cette offensive institutionnelle intervient après une étape réglementaire décisive. Le 11 juin 2025, la Cobac a autorisé Commercial Bank Cameroun à mettre à la disposition de sa clientèle le service de paiement « Wave », en partenariat avec Wave Transfer S.A. Cette précision est importante car Wave n’a pas été agréée comme établissement de paiement autonome au Cameroun. Son déploiement s’inscrit dans le cadre d’un partenariat bancaire avec CBC.

En vertu de cette autorisation, le service « Wave » doit permettre plusieurs opérations : dépôts et retraits d’espèces, transferts de personne à personne, paiements marchands, règlement de factures, paiements de masse, transferts entre portefeuille mobile et compte bancaire, consultation de solde, transferts internationaux entrants et achat de crédit de communication.

Pour Wave, l’enjeu est donc double : s’insérer dans le cadre réglementaire de la Cemac, tout en adaptant son offre aux usages locaux. L’entreprise met en avant un modèle fondé sur la simplicité, la transparence et l’accessibilité des services financiers. « Les services financiers doivent être simples, accessibles, transparents et adaptés aux réalités quotidiennes des populations », indique un responsable de l’entreprise.

Le Cameroun, locomotive du mobile money en Cemac

Le choix du Cameroun n’est pas anodin. Selon le rapport 2024 de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) sur les services de paiement dans la Cemac, le pays concentre 2,73 milliards de transactions mobile money sur un total sous-régional de 3,74 milliards. En valeur, les opérations réalisées au Cameroun atteignent 26 773 milliards de FCFA, sur un total de 34 779 milliards de FCFA pour l’ensemble de la Cemac.

Ces chiffres confirment le poids du marché camerounais dans les paiements numériques en Afrique centrale. Ils traduisent aussi l’ampleur de la concurrence à laquelle Wave devra faire face, dans un écosystème déjà dominé par des acteurs installés du mobile money, adossés aux grands opérateurs télécoms et à des réseaux de distribution étendus.

L’entreprise mise également sur son intégration au Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (Gimac), qui devrait favoriser, à terme, l’interconnexion des services de paiement dans l’espace Cemac et faciliter les transactions transfrontalières.

Un marché massif, mais très encadré

L’arrivée de Wave intervient dans un marché à fort potentiel, mais fortement surveillé par les régulateurs. La croissance rapide du mobile money soulève des enjeux de protection des consommateurs, de lutte contre la fraude, de conformité, d’interopérabilité et de sécurité des transactions.

Pour les autorités monétaires, l’expansion des fintechs doit donc s’accompagner d’un encadrement strict. Le partenariat avec CBC permet à Wave d’entrer sur le marché à travers un acteur bancaire déjà soumis à la supervision de la Cobac et aux exigences techniques de la BEAC en matière de services de paiement.

Pour Wave, la phase actuelle de dialogue avec les autorités apparaît ainsi comme une étape de préparation stratégique. Elle doit permettre à l’entreprise de sécuriser son implantation, d’aligner son modèle avec les exigences réglementaires et de rassurer les parties prenantes sur sa capacité à opérer dans un environnement financier sensible.

Le déploiement effectif du service sera observé de près. Dans un marché camerounais massif, concurrentiel et encore marqué par de forts besoins d’inclusion financière, Wave pourrait contribuer à élargir l’offre de paiements numériques. Mais son succès dépendra de sa capacité à conjuguer prix attractifs, couverture du réseau, conformité réglementaire, sécurité des transactions et articulation opérationnelle avec CBC.

Amina Malloum

Lire aussi:

14-06-2025 – Paiements digitaux : la start-up Wave s’associe au banquier CBC pour se déployer au Cameroun

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