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45% des travaux de la traversée urbaine achevés

Au fil des semaines, les travaux de chaussée de la traversée urbaine de Bamenda progressent et gagnent en intensité. Rendu au 28 juin 2026, la couche de forme est réalisée sur 4,7 km, la plateforme atteint 4 km et la couche de fondation 3,6 km.
Les terrassements généraux couvrent près de 6 km, alors que le dégagement des emprises est pratiquement achevé sur les 6,5 km que compte le projet. Le front réservé aux travaux d’assainissement est tout aussi actif, avec plus de 6 km de caniveaux préfabriqués, dont 4,5 km déjà posés. Sur le front des ouvrages hydrauliques, 15 ouvrages sont achevés tandis que les interventions se poursuivent sur les sept autres.
Les opérations de déplacement des réseaux, réalisées à 50 %, se poursuivent pour libérer progressivement les emprises des travaux. A date, le projet affiche un taux d’avancement de 44,87 %.
Rappelons que le projet de construction de la traversée urbaine de Bamenda, inscrit dans la continuité de la route Babadjou-Bamenda et en liaison avec l’axe Bamenda-Enugu, est financé à hauteur de 30 milliards de FCFA par l’État camerounais et la Banque Mondiale. Ce chantier de 6,5 km est d’une importante capitale pour le développement des infrastructures dans le Nord-Ouest.
Le 18 juin 2025, les autorités camerounaises ont entamé le paiement des indemnisations aux riverains impactés par le projet de traversée urbaine de Bamenda. La remise des chèques a eu lieu sous la supervision des autorités administratives locales, dans un climat de sérénité. L’entreprise en charge des travaux a déjà été désignée, et les préparatifs techniques sont en cours pour un lancement imminent.
Au-delà de l’amélioration de la mobilité urbaine, ce projet symbolise un engagement fort du gouvernement pour la relance économique et la stabilisation du Nord-Ouest.
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Zlecaf : le Cameroun veut lever le verrou des règles d’origine pour doper ses exportations africaines

(Investir au Cameroun) – Une quinzaine d’entreprises camerounaises prennent part, du 29 juin au 2 juillet 2026 à Douala, à un atelier consacré aux règles d’origine dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Organisée conjointement par l’Organisation mondiale des douanes (OMD), l’Union européenne (UE) et le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC), cette formation vise à aider les opérateurs économiques à mieux utiliser les préférences tarifaires offertes par les accords commerciaux, en particulier ceux de la Zlecaf.
Derrière ce rendez-vous technique se joue un enjeu économique plus large : la capacité du Cameroun à accroître ses exportations vers le reste du continent. En 2023, l’Afrique ne représentait encore que 12,7 % des exportations camerounaises et 9,5 % de ses importations. Un niveau relativement faible au regard des ambitions affichées par la Zlecaf, qui promet aux pays membres un accès préférentiel à un marché continental de plus de 1,3 milliard de consommateurs.
L’atelier de Douala s’inscrit dans le cadre du programme UE-OMD pour les règles d’origine en Afrique, ou RoO Africa Programme. Il cible les exportateurs, les entreprises de transformation et les associations professionnelles, avec pour objectif de renforcer leur capacité à comprendre, appliquer et valoriser les règles d’origine dans leurs opérations commerciales.
Ces règles constituent l’un des mécanismes les plus déterminants de la Zlecaf. Elles permettent d’établir la nationalité économique d’un produit et de déterminer s’il peut bénéficier ou non des préférences tarifaires négociées entre les États parties. Autrement dit, une marchandise produite ou transformée au Cameroun ne peut profiter des avantages tarifaires de la Zlecaf que si elle répond aux critères d’origine prévus par l’accord.
Or, ces critères restent encore mal maîtrisés par une partie des opérateurs économiques. Cette faible appropriation peut priver les entreprises des préférences tarifaires auxquelles elles pourraient prétendre, rallonger les délais de traitement douanier, accroître les coûts et provoquer des litiges sur l’origine réelle des marchandises. Pour les exportateurs, l’enjeu est donc autant administratif que commercial.
Former un noyau national d’experts
Pour Guillaume Gerout, expert de l’OMD, l’objectif de la formation est de doter le Cameroun d’un noyau de formateurs qualifiés, capables de maîtriser les principes, les critères et les procédures relatifs aux règles d’origine définies par la Zlecaf. Ces formateurs devront ensuite relayer cette expertise auprès des agents des douanes, des opérateurs économiques, des transitaires et des autres acteurs de la chaîne logistique.
L’enjeu est de passer d’une connaissance théorique des accords commerciaux à une capacité pratique d’utilisation des préférences tarifaires. Pour les entreprises, cela suppose de mieux structurer leurs chaînes d’approvisionnement, de documenter l’origine des intrants utilisés, de sécuriser les certificats d’origine et d’adapter, lorsque cela est nécessaire, leurs procédés de production aux exigences du régime préférentiel.
L’implication conjointe de l’OMD, de l’UE et du CNCC traduit aussi la volonté de combiner expertise technique internationale, appui institutionnel européen et ancrage local dans la facilitation des échanges. Au niveau sous-régional, la CEMAC et la CEEAC suivent également ce processus, dans la perspective d’une harmonisation progressive des pratiques et de l’intégration de formateurs locaux dans une dynamique régionale.
Jacob Kotcho Bongkwaha, directeur du marché commun à la Commission de la CEEAC, rappelle que 400 produits de la sous-région sont déjà éligibles au régime préférentiel de la Zlecaf. Selon lui, l’objectif est désormais d’aller au-delà de ce seuil afin d’offrir davantage d’opportunités aux entreprises d’Afrique centrale.
Une utilisation encore limitée par les entreprises camerounaises
Depuis le démarrage des échanges dans le cadre de la Zlecaf, seules quelques entreprises camerounaises ont commencé à exporter sous ce régime préférentiel. Parmi elles figurent notamment le GIC Afatex, qui a expédié vers le Ghana des safous, de l’ananas séché et du gingembre ; Cameroon Tea Estate et Ndawara Tea Estate, également engagées sur le marché ghanéen avec le thé ; Inoda Industries Sarl, spécialisée dans la résine ; ainsi que la Compagnie camerounaise d’aluminium (Alucam), avec des lingots d’aluminium destinés à l’Algérie.
Ces premières opérations montrent que le dispositif est utilisable. Mais elles révèlent aussi que le nombre d’entreprises camerounaises réellement engagées dans le commerce sous Zlecaf reste encore limité. Pour franchir un cap, le pays devra augmenter le nombre d’exportateurs éligibles, renforcer la qualité des produits, améliorer la documentation commerciale et réduire les obstacles administratifs qui freinent encore les échanges transfrontaliers.
La formation aux règles d’origine devient ainsi un maillon essentiel de la stratégie camerounaise de conquête du marché africain. Pour les entreprises exportatrices, une bonne maîtrise de ces règles peut permettre de réduire les droits de douane, de gagner en compétitivité et de sécuriser l’accès aux marchés régionaux. Pour l’administration douanière, elle doit contribuer à améliorer la fiabilité des certificats d’origine et à limiter les contestations lors du passage des marchandises aux frontières.
Mais la réussite du programme dépendra moins de la tenue ponctuelle d’un atelier que de sa capacité à s’inscrire dans un écosystème plus large. La formation devra être suivie d’une meilleure coordination entre administrations, d’une harmonisation des pratiques dans la CEEAC, d’une digitalisation accrue des procédures, de mécanismes de recours accessibles aux opérateurs et d’une volonté politique partagée entre États pour faire de la Zlecaf un véritable outil de transformation commerciale.
Pour le Cameroun, qui cherche à diversifier ses débouchés au-delà de ses partenaires traditionnels, l’enjeu est clair : transformer la Zlecaf en opportunité concrète pour ses entreprises, et non en simple promesse continentale.
Frédéric Nonos
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L’Ambassadeur de l’Allemagne au Cameroun rend visite à Mgr Samuel Kleda
Christian Sedat a rendu une visite de courtoisie à l’archevêque métropolitain de Douala ce lundi 30 juin 2026, les deux hommes ont échangé sur la dernière visite du Pape Léon XIV au Cameroun.
Un diplomate allemand à l’évêché de la cathédrale Saint Pierre et Paul de Douala. Actu Cameroun apprend que Christian Sedat, l’ambassadeur de l’Allemagne au Cameroun a rendu une visite de courtoisie ce lundi 30 juin 2026 à Mgr Samuel Kleda.
Le diplomate a été accueilli à l’évêché par l’archevêque métropolitain de Douala, s’en est suivie une visite des lieux. Sous la conduite du chancelier de l’archidiocèse de Douala, l’ambassadeur a aussi visité la cathédrale qui célèbre ses 70 ans cette année. Dans une sortie sur son compte Facebook, la représentation diplomatique au Cameroun revient sur le sens de cette visite de courtoisie.
Les liens forts qui unissent l’Allemagne, le Cameroun et l’Église catholique…
«En déplacement à Douala ! L’Ambassadeur Christian Sedat a eu le privilège de rencontrer Son Excellence Mr Samuel Kleda, Archevêque de Douala, pour un échange ouvert et enrichissant sur le rôle des acteurs religieux dans la société, en particulier tenant compte de la visite historique du Pape au Cameroun. Cette rencontre rappelle également les liens forts qui unissent l’Allemagne, le Cameroun et l’Église catholique. L’Allemagne est présente sur le terrain, à l’écoute et en dialogue à travers tout le pays», peut-on lire.
Christian Sedat est un diplomate allemand qui occupe actuellement le poste d’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun. Installé à Yaoundé, il a officiellement pris ses fonctions en juillet 2025. Il possède une riche expérience au sein des services centraux du ministère allemand des Affaires étrangères ainsi que dans plusieurs représentations diplomatiques à travers le monde, notamment, le Soudan du Sud (2023 – 2025).
Le soutien aux projets sociaux de proximité,
Avant sa nomination au Cameroun, il a servi comme Ambassadeur d’Allemagne à Djouba. États-Unis et Royaume-Uni (2009 – 2013). Il a travaillé à l’Ambassade d’Allemagne à Londres, puis à Washington DC. En Mauritanie (2005 – 2008), il a été Chef de mission adjoint à l’Ambassade d’Allemagne à Nouakchott.
Depuis son arrivée à l’Ambassade d’Allemagne à Yaoundé, Christian Sedat pilote activement les axes forts de la coopération germano-camerounaise. Son action se concentre notamment sur le renforcement des relations économiques et de la coopération au développement. Le suivi des dialogues culturels sensibles, notamment les questions liées aux biens culturels et patrimoniaux issus du contexte colonial. Le soutien aux projets sociaux de proximité, à l’instar des micro-projets de santé publique.
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Camtel dépasse 13 milliards de FCFA de bénéfice en 2025, mais reste attendue sur la qualité de service

(Investir au Cameroun) – Cameroon Telecommunications (Camtel) poursuit l’amélioration de ses performances financières. Selon les chiffres communiqués par sa directrice générale, Judith Yah Sunday épouse Achidi, à l’occasion des Journées nationales du management organisées à Douala, l’opérateur historique des télécommunications a réalisé un bénéfice net supérieur à 13 milliards de FCFA au terme de l’exercice 2025, contre 12,7 milliards de FCFA en 2024.
Sur la même période, le chiffre d’affaires de l’entreprise publique a franchi le seuil de 235 milliards de FCFA, contre 217 milliards de FCFA un an plus tôt. Cette progression prolonge une dynamique engagée depuis plusieurs années. Dans un communiqué publié en décembre 2025, Camtel indiquait déjà que ses revenus étaient passés de 108 milliards de FCFA en 2018 à 217 milliards de FCFA en 2024.
Pour la directrice générale, cette trajectoire traduit les effets de la transformation interne de l’entreprise, notamment la digitalisation des services, la sécurisation des recettes et une gouvernance davantage orientée vers la performance. La dirigeante met en avant la généralisation des abonnements en ligne, le paiement électronique des factures et le renforcement des mécanismes de suivi des revenus. Elle présente cette progression comme le résultat d’une meilleure efficacité opérationnelle, obtenue « sans investissement supplémentaire » de l’actionnaire.
Cette formulation doit toutefois être lue avec nuance. Camtel affirme, par ailleurs, avoir relancé depuis 2021 des investissements lourds évalués à plus de 145 milliards de FCFA pour moderniser et étendre ses réseaux de télécommunications. L’amélioration des résultats financiers tient donc autant à la transformation managériale et à la sécurisation des recettes qu’à un effort d’investissement destiné à renforcer l’outil technique de l’opérateur public.
Le fixe reste central, le mobile demeure marginal
Cette progression financière intervient alors que le modèle économique de Camtel reste encore dominé par ses activités historiques. Selon le rapport d’audit de la Chambre des comptes de la Cour suprême sur la période 2015 et suivantes, l’entreprise publique intervient dans les infrastructures et les services de télécommunications à travers trois conventions de concession signées le 12 mars 2020, couvrant les réseaux de transport, les télécommunications fixes et mobiles.
Sur la période 2015-2020, la Business Unit Fixe représentait encore l’essentiel du chiffre d’affaires de l’entreprise, devant les services de transport et les activités mobiles. Mais cette activité fixe a profondément changé de nature. La téléphonie filaire, longtemps cœur historique de Camtel, s’est effondrée sous l’effet de la généralisation du mobile, tandis que l’Internet fixe a progressivement pris le relais.
Ce basculement explique en partie la stratégie actuelle de l’opérateur public, qui cherche à capitaliser sur la fibre, la connectivité d’entreprise et les infrastructures de transport de données. L’Agence de régulation des télécommunications (ART) relève d’ailleurs que le transport, principalement assuré par Camtel, bénéficie de la demande croissante en bande passante et s’appuie sur un réseau national de fibre optique de près de 12 000 kilomètres, renforcé par plusieurs points d’atterrissement de câbles sous-marins.
Le défi reste toutefois plus complexe sur le mobile. Malgré le développement de sa marque Blue, Camtel demeure un acteur marginal dans un marché largement dominé par Orange Cameroun et MTN Cameroon. En 2024, les revenus mobiles ont atteint 631 milliards de FCFA, selon l’ART, dans un secteur où la croissance est de plus en plus tirée par les services de données et l’Internet mobile.
Les données du régulateur montrent également la forte concentration du marché. Orange Cameroun et MTN Cameroon captent l’essentiel des revenus mobiles, tandis que Camtel reste très en retrait sur ce segment. Cette situation limite la capacité de l’opérateur public à transformer sa présence institutionnelle et ses infrastructures nationales en parts de marché significatives dans la téléphonie mobile.
Des investissements pour corriger le déficit de qualité
La qualité de service demeure l’autre grand défi de Camtel. Les performances financières contrastent avec les critiques récurrentes d’abonnés sur les lenteurs de connexion, les interruptions de service et les difficultés d’accès à certains services fixes et mobiles. Ces plaintes restent fréquentes sur les réseaux sociaux et rappellent que la rentabilité comptable ne suffit pas à installer durablement la confiance des usagers.
Camtel reconnaît elle-même que la modernisation de ses réseaux reste un chantier prioritaire. Dans son communiqué de décembre 2025, publié en réaction au rapport d’audit de la Chambre des comptes, l’entreprise affirme avoir engagé « la relance des investissements lourds évalués à plus de 145 milliards de FCFA depuis 2021 » pour poursuivre « la modernisation et l’extension des réseaux de télécommunication ».
Cette orientation s’est poursuivie en 2026 avec la signature d’un accord de financement syndiqué de 44,884 milliards de FCFA avec Commercial Bank Cameroon. Selon Camtel, ces fonds sont destinés à la première phase du projet Mobile Network Expansion, qui vise à densifier les infrastructures existantes et à étendre la couverture 2G, 3G et 4G dans les chefs-lieux régionaux et départementaux, les villes universitaires, les zones économiques stratégiques et certaines localités rurales.
L’enjeu est donc clair : transformer les investissements et les bons résultats financiers en amélioration visible de l’expérience client. Dans un marché où la croissance est portée par la data mobile, Camtel ne pourra réduire l’écart avec Orange et MTN que si l’opérateur améliore simultanément sa couverture, la stabilité de ses services, la qualité de son Internet et sa capacité commerciale.
L’exercice 2025 confirme ainsi une entreprise publique plus rentable, mieux structurée financièrement et engagée dans une transformation opérationnelle. Mais il rappelle aussi la limite principale de cette embellie : pour les abonnés, la réussite de Camtel ne se mesurera pas seulement en milliards de FCFA de chiffre d’affaires ou de bénéfice, mais dans la qualité réelle du service rendu.
Amina Malloum
Lire aussi:
01-09-2025 – En 6 ans, Camtel perd 90 % des revenus du téléphone fixe mais surfe sur l’internet pour sauver ses recettes
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