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Entretien routier : les 47 milliards FCFA prévus pour 2026 couvrent à peine un tiers des besoins

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Entretien routier : les 47 milliards FCFA prévus pour 2026 couvrent à peine un tiers des besoins
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun reste confronté à un déficit massif de financement pour l’entretien de son réseau routier. Selon les données récemment présentées au Sénat par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, les ressources mobilisées par le Fonds routier en 2026 s’élèvent à 47,784 milliards de FCFA. Cette enveloppe ne couvre que 31,7 % des besoins réels en entretien courant.

Autrement dit, les besoins annuels peuvent être estimés à environ 150 milliards de FCFA, laissant apparaître un gap de plus de 100 milliards de FCFA. Ce déficit explique en partie la dégradation récurrente du réseau, en particulier sur les routes en terre, qui représentent l’écrasante majorité du linéaire national.

Le réseau routier camerounais s’étend sur 121 873 km. Au 31 décembre 2025, il ne comptait que 10 939,92 km de routes bitumées, soit moins de 9 % du total. À l’inverse, plus de 110 000 km demeurent en terre, donc particulièrement exposés aux intempéries, à l’érosion et aux ruptures de trafic pendant les saisons pluvieuses.

Le ministre des Travaux publics reconnaît lui-même la vulnérabilité de ce réseau. Les routes en terre, a-t-il rappelé,« connaissent de fréquentes dégradations en raison de la nature du revêtement de la chaussée, qui ne résiste pas aux pluies ». Cette fragilité structurelle est aggravée par l’insuffisance des moyens consacrés à l’entretien préventif.

Un programme 2026 loin de couvrir l’ensemble du réseau

Pour l’année 2026, le Programme annuel d’entretien routier prévoit le financement de 263 projets. Ces interventions doivent permettre d’entretenir 5 215,41 km de routes et 2 620,89 mètres linéaires d’ouvrages d’art.

Mais rapporté à l’ampleur du réseau national, cet effort reste limité. Les interventions prévues ne couvrent qu’une fraction des routes en terre, alors même que celles-ci concentrent l’essentiel des besoins d’entretien. Le sous-financement se traduit donc par une logique de priorisation permanente : les pouvoirs publics interviennent d’abord sur les axes jugés les plus stratégiques, au détriment d’une couverture régulière de l’ensemble du réseau.

Selon Emmanuel Nganou Djoumessi,« les ressources budgétaires de 47,7 milliards de FCFA du Fonds routier couvrent à peine 31,7 % des besoins en interventions ». Cette déclaration illustre l’écart entre les ambitions d’entretien et les capacités financières réellement disponibles.

Le ministère indique par ailleurs que 488 contrats de construction, de réhabilitation ou d’entretien sont en cours d’exécution ou en préparation. Ils couvrent globalement 13 445,11 km de routes. L’objectif est de concentrer les moyens sur les axes structurants, notamment ceux qui relient les bassins de production, les grands corridors économiques et les zones de forte circulation.

Les routes communales et régionales tirent le réseau vers le bas

Le ministre reconnaît toutefois que l’impact de ces interventions reste limité. Selon lui,« la qualité du réseau routier est tirée vers le bas par les routes régionales et surtout communales, largement en terre, ou alors par les routes bitumées ayant déjà atteint leur durée de vie ».

Cette situation met en lumière l’un des angles morts de la politique routière : la décentralisation de l’entretien. Une part importante du réseau relève désormais des collectivités territoriales décentralisées, mais celles-ci ne disposent pas toujours des moyens financiers, techniques et humains nécessaires pour assurer une maintenance régulière.

En 2026, les ressources transférées aux collectivités s’élèvent à 8 milliards de FCFA pour les régions et 41 milliards de FCFA pour les communes. Ces dotations doivent permettre d’intervenir sur 3 683 km de routes et 3 243 mètres linéaires d’ouvrages d’art. Mais là encore, l’écart demeure considérable entre les besoins du terrain et les enveloppes disponibles.

Le défi est donc double. Il faut, d’une part, accroître les ressources dédiées à l’entretien courant afin d’éviter la dégradation prématurée des infrastructures. Il faut, d’autre part, améliorer la programmation, le contrôle et l’exécution des travaux, afin que les crédits disponibles produisent un effet visible sur la praticabilité des routes.

Le ministère des Travaux publics a d’ailleurs lancé, en avril 2026, une étude visant à élaborer une stratégie nationale d’entretien du patrimoine routier. L’objectif est de passer d’une logique principalement curative, souvent coûteuse et tardive, à une approche plus préventive et mieux planifiée.

Pour le Cameroun, l’enjeu dépasse le confort des usagers. L’état du réseau routier conditionne l’accès aux bassins agricoles, la compétitivité des corridors logistiques, le coût du transport intérieur et l’intégration des territoires. Tant que l’entretien courant restera financé à moins d’un tiers des besoins, la dégradation du réseau continuera de peser sur l’activité économique et sur la qualité des services publics.

Ludovic Amara

Lire aussi :

13-02-2026-Entretien routier : le Fonds routier plafonne à 30–35 milliards de FCFA par an, loin des 60 milliards budgétés

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Jacques Fame Ndongo appelle la communauté universitaire à se mobiliser

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Le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, a participé, le 30 juin 2026, au 4ᵉ Recensement général de la population et de l’habitat. À cette occasion, il a exhorté les membres de la communauté universitaire à se faire recenser avant l’échéance fixée au 31 juillet 2026.

Le ministre camerounais de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, a accompli son devoir citoyen en se faisant recenser, mardi 30 juin 2026, dans le cadre du 4ᵉ Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-4). Il a reçu à son domicile une équipe d’agents recenseurs du Bureau central des recensements et des études de population (BUCREP).

Profitant de cette occasion, le membre du gouvernement a lancé un appel à l’ensemble de la communauté universitaire pour une participation massive à cette opération nationale, dont la date limite a été prorogée au 31 juillet 2026.

Selon Jacques Fame Ndongo, le recensement constitue un acte citoyen essentiel, les données collectées servant de base à la planification des politiques publiques. Il a notamment souligné leur importance pour le développement du secteur de l’enseignement supérieur, à travers la modernisation des infrastructures universitaires, le renforcement de la recherche, la professionnalisation et la numérisation des enseignements, ainsi que l’amélioration de l’employabilité des diplômés.

Le ministre a enfin invité les populations à répondre favorablement à cette opération statistique nationale, qu’il considère comme un levier indispensable pour accompagner le développement du Cameroun.

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CDC : plus de 14 300 hectares de plantations matures sont restés inexploités en 2025

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CDC : plus de 14 300 hectares de plantations matures sont restés inexploités en 2025
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(Investir au Cameroun) – La Cameroon Development Corporation (CDC), deuxième employeur du Cameroun après l’État, n’a pas pu exploiter une part importante de son patrimoine agricole en 2025. Selon les états financiers de l’entreprise publique, 14 349 hectares de plantations matures de palmier à huile et d’hévéa sont restés inexploités au cours de l’exercice, une situation qui a lourdement pesé sur les performances agricoles de la société.

Dans le détail, la CDC indique que 9 423 hectares de plantations d’hévéa arrivées à maturité n’ont pas été exploités. Cela représente environ 51 % des 18 595 hectares matures de cette filière. Dans le palmier à huile, 4 926 hectares sont également restés sans exploitation, soit près de 36 % des 13 690 hectares de plantations matures.

Cette sous-exploitation illustre l’ampleur des difficultés opérationnelles auxquelles reste confrontée cette entreprise agro-industrielle stratégique, dont les activités se concentrent notamment dans les régions du Sud-Ouest et du Littoral. Pour la CDC, elle constitue l’une des principales explications de la non-atteinte des objectifs de production inscrits au budget 2025.

L’insécurité continue de neutraliser une partie de l’outil productif

La société attribue cette contre-performance à plusieurs facteurs : la réduction des superficies effectivement exploitées, l’insuffisance des intrants agricoles nécessaires aux travaux culturaux et la persistance des contraintes sécuritaires dans certaines zones de production.

Dans la filière hévéa, la CDC indique avoir perdu deux mois de haute saison de récolte en raison des confinements imposés pendant les périodes de rentrée scolaire et de pré-campagne électorale. Ces interruptions ont affecté les opérations de saignée, qui dépendent fortement de la régularité du travail sur les plantations.

Les activités agricoles ont également été perturbées par plusieurs incidents sécuritaires graves. L’entreprise mentionne notamment l’assassinat d’agents principaux de terrain dans les zones d’Ekona, dans le Mungo, et de Sonne/Likomba. Ces violences ont compromis les travaux dans plusieurs plantations et continuent de limiter la capacité de redressement de l’entreprise.

La CDC rappelle que la crise sociopolitique qui touche les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis 2016 continue d’affecter ses activités. Depuis 2018, cette situation a entraîné l’arrêt de l’exploitation de plusieurs domaines, la détérioration et la perte d’actifs, ainsi qu’une accumulation de pertes qui a progressivement dégradé les capitaux propres de la société entre 2019 et 2024.

Moins d’intrants, moins de capacité de redressement

Les difficultés opérationnelles se reflètent aussi dans la gestion des approvisionnements. En 2025, les dépenses consacrées à l’achat d’intrants agricoles ont diminué de 12 %, principalement en raison de la baisse des achats d’engrais, de produits phytosanitaires et d’autres consommables destinés aux travaux agricoles.

Cette contraction des intrants limite mécaniquement la capacité de l’entreprise à améliorer les rendements sur les superficies encore exploitées. Elle réduit aussi les marges de manœuvre nécessaires pour relancer progressivement les plantations matures restées à l’arrêt.

Les achats de fournitures diverses — pièces de rechange, cartons d’emballage pour les bananes, matériels d’irrigation, lubrifiants ou matériaux de construction — ont, pour leur part, légèrement reculé de 1 %. Cette baisse plus contenue traduit une volonté de maintenir un minimum d’activité industrielle et logistique, malgré un environnement d’exploitation toujours contraint.

Par ailleurs, la CDC a réalisé 74,5 millions de FCFA de produits issus de la cession d’actifs immobilisés. Ce montant comprend 58,5 millions de FCFA provenant de la vente de plants de palmiers à huile et de cocotiers issus de la pépinière de Bota, ainsi que 16,1 millions de FCFA tirés de la commercialisation de souches d’hévéa destinées au greffage.

Ces recettes restent toutefois marginales au regard de l’ampleur des surfaces inexploitées et des besoins de relance de l’entreprise. Pour la CDC, le véritable enjeu demeure la remise en exploitation progressive de ses plantations matures, condition indispensable pour reconstituer les volumes de production, améliorer les revenus agricoles et réduire la pression sur sa situation financière.

La photographie livrée par les états financiers 2025 confirme ainsi que la crise de la CDC n’est pas seulement comptable. Elle est d’abord productive. Tant qu’une part aussi importante de ses plantations matures restera hors exploitation, le redressement financier de cette entreprise publique stratégique restera fragile.

Amina Malloum

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le ministère des Transports explore des solutions pour sécuriser les documents administratifs

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le ministère des Transports explore des solutions pour sécuriser les documents administratifs
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Le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, a reçu le 30 juin 2026, les responsables de l’Imprimerie nationale et d’Impact Palmarès R&D afin d’examiner des solutions technologiques destinées à renforcer la sécurisation des documents administratifs et des titres de transport.

Le ministère des Transports poursuit sa réflexion sur la modernisation et la sécurisation des documents administratifs. À cet effet, le ministre Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè a accordé une audience au directeur général de l’Imprimerie nationale, Oyono Bika Pierre, et à la directrice générale d’Impact Palmarès R&D, Léonie Kwekam.

Au cours de la rencontre, l’entreprise Impact Palmarès R&D a présenté une solution technique reposant sur plusieurs technologies innovantes visant à renforcer la protection des documents officiels contre la contrefaçon. Le dispositif proposé permettrait de rendre les documents plus difficiles à reproduire tout en facilitant leur authentification.

Les échanges ont également porté sur la sécurisation des titres de transport délivrés par le ministère, le marquage sécurisé des papiers à en-tête ainsi que sur les possibilités d’améliorer la traçabilité des documents administratifs et d’optimiser les recettes non fiscales.

Saluant l’intérêt des solutions présentées, le ministre des Transports a toutefois souligné la nécessité d’approfondir les analyses techniques, juridiques, administratives et financières avant toute mise en œuvre. La reforme vise à renforcer la fiabilité et la sécurité des documents officiels.

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