Actualités locales
un présumé guérisseur arrêté avec des sacs de chanvre indien

A Douala, un homme âgé de 48 ans, exerçant comme tradi-praticien le jour et se livrant au trafic de stupéfiants la nuit, a été interpellé par les éléments de la Gendarmerie Nationale.
En effet, lit-on dans un rapport de la gendarmerie nationale, dans la nuit du 03 au 04 juin 2026, aux environs de minuit, la Brigade de Gendarmerie de Bassa a mené une opération « coup de poing » au quartier Dakar, au lieu-dit « Blanchisseur ». Cette opération a permis l’interpellation du suspect.
La perquisition effectuée dans son domicile ainsi que dans son repaire a conduit à la découverte et à la saisie d’une importante quantité de stupéfiants, notamment deux demi-sacs de chanvre indien et neuf filons, entre autres produits prohibés.
Au cours de son audition, le dealer a déclaré utiliser ces substances aussi bien dans le cadre de ses prétendues pratiques thérapeutiques que pour leur consommation et leur commercialisation.
La Gendarmerie Nationale réaffirme sa détermination à lutter contre toutes les formes de trafic de stupéfiants et invite les populations à faire preuve de vigilance en signalant tout comportement suspect.
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Faute d’alimentation électrique, Cimencam Figuil suspend sa production un an après l’inauguration de son usine

(Investir au Cameroun) – Un an après son inauguration officielle à Figuil, dans la région du Nord, l’usine Cimencam Figuil (Cimfig), filiale du groupe LafargeHolcim-Maroc Afrique (LHMA), est contrainte de suspendre temporairement ses opérations. En cause : les restrictions d’alimentation électrique appliquées dans le Réseau interconnecté Nord, dans un contexte de crise énergétique persistante dans les régions septentrionales.
Dans une correspondance datée du 2 juin 2026, adressée à ses clients et signée par la direction des ventes et marketing, Cimfig indique avoir été informée par Socadel d’une « crise énergétique majeure » dans la région du Nord. Cette situation a conduit, selon l’entreprise, à des mesures d’« effacement temporaire » de son site de production du Réseau interconnecté Nord.
« La société Socadel, après nous avoir notifié qu’une crise énergétique majeure traverse actuellement la région du Nord, a pris des mesures pour s’assurer de l’effacement temporaire de notre site de production du Réseau interconnecté Nord », écrit Cimfig dans cette correspondance.
L’entreprise précise que cette mesure, indépendante de sa volonté, affecte directement l’alimentation électrique de son usine et l’oblige à observer « un arrêt temporaire non programmé de l’ensemble de ses opérations sur ce site pour une période indéterminée à ce jour ».
Une crise énergétique qui touche désormais l’outil industriel
L’arrêt de Cimfig marque une nouvelle étape dans la crise électrique du septentrion. Jusqu’ici, les tensions sur le Réseau interconnecté Nord se traduisaient surtout par des rationnements affectant les ménages et les activités économiques ordinaires. Avec l’effacement d’un site industriel stratégique, la crise touche désormais directement l’appareil productif.
Selon des informations d’Eneo devenue Socadel sur la situation du service électrique dans le RIN, le système reste soumis à de fortes contraintes en raison d’un déficit d’offre lié à la baisse de production de la centrale hydroélectrique de Lagdo. Cette baisse est elle-même attribuée au déficit d’eau disponible pour la production d’électricité.
La centrale de Lagdo demeure le socle du Réseau interconnecté Nord. Mais elle a atteint son seuil de saturation hydrologique depuis 2015 et ne peut plus, à elle seule, couvrir l’intégralité des besoins du réseau, même lorsque son réservoir est plein. La contrainte actuelle ne relève donc pas seulement d’une défaillance ponctuelle, mais d’un déséquilibre plus profond entre la demande régionale et les capacités effectivement mobilisables.
Lagdo opérationnelle, mais insuffisante face à la demande
En mars derniers, Eneo indiquaient que les quatre groupes de la centrale de Lagdo etaient opérationnels. Les expertises et analyses d’auscultation confirment également la stabilité et la fiabilité de l’ouvrage, ce qui écarte l’hypothèse d’une crise liée principalement à la vétusté de l’infrastructure.
Du point de vue du concessionnaire du service public de l’électricité, le problème est ailleurs : la centrale dépend d’un réservoir unique, dont le remplissage reste tributaire des aléas climatiques. En période de faible pluviométrie, la production hydroélectrique se contracte, obligeant les opérateurs à arbitrer entre continuité de service, préservation de l’outil de production et recours aux sources d’appoint.
Cette contrainte explique les mesures de rationnement et d’effacement mises en œuvre sur le réseau. D’après les éléments d’Eneo, des accords d’effacement ont été conclus avec certains industriels afin de réduire leur consommation sur des tranches horaires données, notamment au profit des ménages et de la stabilité du système.
Une demande en forte croissance
La pression sur le RIN s’explique aussi par l’augmentation continue de la demande. Le réseau dessert aujourd’hui près de 250 000 clients en basse et moyenne tension. Cette clientèle aurait progressé en moyenne de 10 à 12 % par an, dans des proportions comparables à celles de la demande électrique.
Face à cette progression, la puissance installée du Réseau interconnecté Nord a certes plus que doublé en dix ans, passant de 76 MW en 2015 à 172 MW en 2026. Le réseau s’appuie désormais sur un mix comprenant une centrale hydroélectrique, six centrales thermiques et deux centrales solaires. Mais cette diversification ne suffit pas encore à absorber durablement les tensions, surtout lorsque Lagdo, principale source d’alimentation, voit sa production limitée par le niveau d’eau.
La crise actuelle met ainsi en évidence les limites d’un système encore largement dépendant de l’hydrologie, malgré les renforcements engagés depuis 2016.
Un investissement industriel exposé au risque énergétique
Pour Cimfig, l’arrêt intervient à un moment particulièrement sensible. L’usine de Figuil devait contribuer à renforcer l’approvisionnement en ciment dans les régions septentrionales et à rapprocher la production des marchés du Grand Nord.
Portée par Cimencam, filiale du groupe LafargeHolcim Maroc Afrique, l’unité représente un investissement annoncé d’environ 50 milliards de FCFA. Elle est conçue pour porter la capacité de production du site à 500 000 tonnes de ciment par an et produire jusqu’à 1 000 tonnes de clinker par jour.
Sa suspension temporaire pose donc une question centrale : celle de la résilience énergétique des investissements industriels dans les zones où l’offre électrique reste structurellement contrainte. Pour une industrie comme le ciment, fortement consommatrice d’énergie, la stabilité de l’approvisionnement électrique conditionne directement la continuité de la production, la maîtrise des coûts et la capacité à servir les marchés.
Dans sa correspondance, Cimfig indique avoir mobilisé ses équipes commerciales et logistiques afin de limiter les perturbations pour ses clients. L’entreprise affirme également travailler avec les autorités publiques et ses partenaires techniques en vue d’une résolution rapide de la crise et du rétablissement de la pleine capacité de ses unités industrielles.
Alerte pour l’industrialisation du Grand Nord
Au-delà du cas de Cimfig, cet arrêt temporaire constitue un signal d’alerte pour la politique industrielle dans le Grand Nord. Il montre que l’industrialisation des régions septentrionales ne dépend pas seulement des annonces d’investissement ou de l’implantation de nouvelles unités de production. Elle repose d’abord sur la disponibilité d’une énergie stable, prévisible et compétitive.
Les perspectives identifiées pour sécuriser le RIN vont dans ce sens : finalisation de la deuxième phase des projets solaires de Maroua et Guider, suivi du projet hybride de Bini à Warack, interconnexion des réseaux Sud et Nord, et poursuite du plan de fiabilisation de la centrale de Lagdo.
Mais ces réponses relèvent pour l’essentiel du moyen terme. Dans l’immédiat, la suspension de Cimfig rappelle que le déficit énergétique du Nord n’est plus seulement un problème de confort domestique ou de qualité de service. Il devient un risque économique direct pour les investissements productifs, l’emploi industriel et la sécurité d’approvisionnement des marchés régionaux.
L’épisode de Figuil illustre ainsi une réalité plus large : sans sécurisation rapide et durable de l’offre énergétique, l’ambition industrielle du Grand Nord restera exposée aux fragilités du Réseau interconnecté Nord.
Amina Malloum
Lire aussi :
13-06-2025 – Ciment et clinker : grâce à CIMFIG et sa nouvelle ligne de production, Cimencam veut conquérir le marché tchadien .
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l’urgence de la tenue du Conseil supérieur de la magistrature

Dans son éditorial politique de ce lundi 08 juin 2026, dont la version audio a été diffusée sur les antennes de la Radio Tiémeni Siantou (90.5 FM à Yaoundé et Bafang), le journaliste camerounais Eric Boniface Tchouakeu, revient sur l’urgence de la tenue d’une assise de ce conseil après les récentes nominations du président de la République.
Lire ici sa sortie :
Le Président de la République a signé le 02 juin 2026 un décret nommant les membres du Conseil supérieur de la magistrature. Paul Biya a en réalité reconduit dix membres sur quatorze, dont les mandats étaient expirés depuis un an, pour un nouveau mandat de cinq ans. Le Conseil supérieur de la magistrature n’a plus siégé depuis août 2020, il y a donc bientôt six (06).
Ce qui selon l’avocat et défenseur des droits humains, Me Felix Nkongo Agbor Balla, constitue une grave défaillance institutionnelle aux conséquences profondes sur l’État de droit, l’indépendance de la justice et la confiance des citoyens dans le système judiciaire.
Le Conseil supérieur de la magistrature est constitutionnellement chargé de la gestion des carrières, de la discipline, de l’intégration et de la régulation éthique des magistrats. « Sa mise en sommeil continue a paralysé ces fonctions essentielles et affaibli considérablement le secteur judiciaire », avait notamment écrit l’avocat dans une tribune publiée en janvier 2026, qui fait un diagnostic quasi exhaustif de la situation.
« L’une des conséquences les plus préoccupantes de l’inaction du Conseil supérieur de la magistrature est que les magistrats sortis de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) au cours des six dernières années, n’ont toujours pas été formellement intégrés dans le corps judiciaire. Par conséquent, ils ne peuvent prêter serment ni exercer la fonction juridictionnelle. Cette situation sans précédent a créé un vide alarmant dans les juridictions à travers le pays », déplorait Me Agbor Balla.
« Le Cameroun fait actuellement face à une pénurie critique de magistrats, entraînant la surcharge des tribunaux, l’accumulation excessive des dossiers, des détentions prolongées et des retards généralisés dans l’administration de la justice », constatait-il encore pour le regretter.
« L’absence prolongée de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature prive également les citoyens d’un accès rapide à la justice, d’autant plus que de nombreux postes sont vacants à la suite de décès, de départs à la retraite ou de désengagements. »
« Ce vide a conduit à des nominations juridiquement contestables, notamment dans certaines juridictions administratives, où des juges ont été désignés sans l’avis préalable du Conseil supérieur de la magistrature, pourtant seul organe compétent en matière de nomination et d’affectation des magistrats. »
« Au-delà de l’intégration, les procédures disciplinaires sont bloquées, les promotions suspendues et les fautes professionnelles ne peuvent être examinées. Les magistrats intègres sont découragés tandis que la corruption prospère en l’absence de contrôle », soulignait enfin Me Agbor Balla.
Après un tel constat lucide et alarmant, l’urgence de la tenue du Conseil supérieur de la magistrature, est une évidence. Il y a simplement lieu de s’en tenir au respect scrupuleux de la législation en la matière qui prévoit la réunion de cette instance deux fois par an.
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BVMAC : le Cameroun va verser plus de 120 milliards de FCFA aux investisseurs de son emprunt obligataire de 2023

(Investir au Cameroun) – L’État du Cameroun va procéder, le 23 juin 2026, au paiement de la troisième échéance de son emprunt obligataire à tranches multiples émis en 2023 sur le marché financier de la Cemac. Selon un avis publié le 5 juin 2026 par Louis Banga Ntolo, directeur général de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), le montant total à verser aux investisseurs s’élève à plus de 120 milliards de FCFA, dont 10,7 milliards de FCFA au titre des intérêts.
Cette échéance ne correspond pas au remboursement d’une seule tranche, mais à une opération combinant l’amortissement du principal sur certaines lignes et le paiement des intérêts sur l’ensemble des tranches concernées. La BVMAC précise ainsi que les investisseurs percevront des « coupons nets » différenciés selon la maturité des obligations détenues.
Pour la tranche A, le coupon net s’élève à 10 580 FCFA par obligation, dont 10 000 FCFA au titre de l’amortissement du principal et 580 FCFA d’intérêts. Pour la tranche B, il est de 5 600 FCFA, dont 5 000 FCFA de principal et 600 FCFA d’intérêts. Les tranches C et D ne donnent lieu, à cette échéance, qu’au paiement des intérêts, soit respectivement 675 FCFA et 725 FCFA par obligation.
Les opérations d’encaissement doivent débuter le 24 juin 2026 « auprès des guichets des sociétés de Bourse et des banques teneurs de comptes », indique la BVMAC.
L’emprunt obligataire « ECMR 2023 à tranches multiples » avait permis au gouvernement camerounais de mobiliser plus de 176 milliards de FCFA sur le marché financier unifié de la Cemac, alors que l’objectif initial était fixé à 150 milliards de FCFA.
Cette opération constituait la septième émission obligataire réussie par le Cameroun sur le marché financier sous-régional. Elle était aussi la première émission à tranches multiples expérimentée dans la zone Cemac, avec des maturités différenciées permettant aux investisseurs de choisir entre plusieurs horizons de placement.
Officiellement, cette structuration répondait à un contexte de marché devenu plus contraignant, marqué par la hausse des taux d’intérêt et le durcissement de la politique monétaire de la Banque des États de l’Afrique centrale. En proposant plusieurs maturités, le Trésor camerounais offrait aux investisseurs la possibilité d’arbitrer entre des placements plus courts, à taux relativement plus bas, et des maturités plus longues, mieux rémunérées.
Pour l’État camerounais, le paiement annoncé par la BVMAC constitue un enjeu de crédibilité sur le marché financier régional. Le respect du calendrier de remboursement est scruté par les investisseurs, dans un contexte où les États de la Cemac recourent de plus en plus aux émissions obligataires pour financer leurs budgets et leurs projets d’investissement.
Au-delà du montant à verser, cette échéance rappelle aussi le poids croissant du service de la dette intérieure dans les finances publiques camerounaises. Elle confirme l’importance du marché financier régional comme source de financement pour le Trésor, mais à un coût dépendant fortement des conditions monétaires et de la confiance des investisseurs.
BRM
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