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Faute d’alimentation électrique, Cimencam Figuil suspend sa production un an après l’inauguration de son usine

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Faute d’alimentation électrique, Cimencam Figuil suspend sa production un an après l’inauguration de son usine
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(Investir au Cameroun) – Un an après son inauguration officielle à Figuil, dans la région du Nord, l’usine Cimencam Figuil (Cimfig), filiale du groupe LafargeHolcim-Maroc Afrique (LHMA), est contrainte de suspendre temporairement ses opérations. En cause : les restrictions d’alimentation électrique appliquées dans le Réseau interconnecté Nord, dans un contexte de crise énergétique persistante dans les régions septentrionales.

Dans une correspondance datée du 2 juin 2026, adressée à ses clients et signée par la direction des ventes et marketing, Cimfig indique avoir été informée par Socadel d’une « crise énergétique majeure » dans la région du Nord. Cette situation a conduit, selon l’entreprise, à des mesures d’« effacement temporaire » de son site de production du Réseau interconnecté Nord.

« La société Socadel, après nous avoir notifié qu’une crise énergétique majeure traverse actuellement la région du Nord, a pris des mesures pour s’assurer de l’effacement temporaire de notre site de production du Réseau interconnecté Nord », écrit Cimfig dans cette correspondance.

L’entreprise précise que cette mesure, indépendante de sa volonté, affecte directement l’alimentation électrique de son usine et l’oblige à observer « un arrêt temporaire non programmé de l’ensemble de ses opérations sur ce site pour une période indéterminée à ce jour ».

Une crise énergétique qui touche désormais l’outil industriel

L’arrêt de Cimfig marque une nouvelle étape dans la crise électrique du septentrion. Jusqu’ici, les tensions sur le Réseau interconnecté Nord se traduisaient surtout par des rationnements affectant les ménages et les activités économiques ordinaires. Avec l’effacement d’un site industriel stratégique, la crise touche désormais directement l’appareil productif.

Selon des informations d’Eneo devenue Socadel sur la situation du service électrique dans le RIN, le système reste soumis à de fortes contraintes en raison d’un déficit d’offre lié à la baisse de production de la centrale hydroélectrique de Lagdo. Cette baisse est elle-même attribuée au déficit d’eau disponible pour la production d’électricité.

La centrale de Lagdo demeure le socle du Réseau interconnecté Nord. Mais elle a atteint son seuil de saturation hydrologique depuis 2015 et ne peut plus, à elle seule, couvrir l’intégralité des besoins du réseau, même lorsque son réservoir est plein. La contrainte actuelle ne relève donc pas seulement d’une défaillance ponctuelle, mais d’un déséquilibre plus profond entre la demande régionale et les capacités effectivement mobilisables.

Lagdo opérationnelle, mais insuffisante face à la demande

En mars derniers, Eneo indiquaient que les quatre groupes de la centrale de Lagdo etaient opérationnels. Les expertises et analyses d’auscultation confirment également la stabilité et la fiabilité de l’ouvrage, ce qui écarte l’hypothèse d’une crise liée principalement à la vétusté de l’infrastructure.

Du point de vue du concessionnaire du service public de l’électricité, le problème est ailleurs : la centrale dépend d’un réservoir unique, dont le remplissage reste tributaire des aléas climatiques. En période de faible pluviométrie, la production hydroélectrique se contracte, obligeant les opérateurs à arbitrer entre continuité de service, préservation de l’outil de production et recours aux sources d’appoint.

Cette contrainte explique les mesures de rationnement et d’effacement mises en œuvre sur le réseau. D’après les éléments d’Eneo, des accords d’effacement ont été conclus avec certains industriels afin de réduire leur consommation sur des tranches horaires données, notamment au profit des ménages et de la stabilité du système.

Une demande en forte croissance

La pression sur le RIN s’explique aussi par l’augmentation continue de la demande. Le réseau dessert aujourd’hui près de 250 000 clients en basse et moyenne tension. Cette clientèle aurait progressé en moyenne de 10 à 12 % par an, dans des proportions comparables à celles de la demande électrique.

Face à cette progression, la puissance installée du Réseau interconnecté Nord a certes plus que doublé en dix ans, passant de 76 MW en 2015 à 172 MW en 2026. Le réseau s’appuie désormais sur un mix comprenant une centrale hydroélectrique, six centrales thermiques et deux centrales solaires. Mais cette diversification ne suffit pas encore à absorber durablement les tensions, surtout lorsque Lagdo, principale source d’alimentation, voit sa production limitée par le niveau d’eau.

La crise actuelle met ainsi en évidence les limites d’un système encore largement dépendant de l’hydrologie, malgré les renforcements engagés depuis 2016.

Un investissement industriel exposé au risque énergétique

Pour Cimfig, l’arrêt intervient à un moment particulièrement sensible. L’usine de Figuil devait contribuer à renforcer l’approvisionnement en ciment dans les régions septentrionales et à rapprocher la production des marchés du Grand Nord.

Portée par Cimencam, filiale du groupe LafargeHolcim Maroc Afrique, l’unité représente un investissement annoncé d’environ 50 milliards de FCFA. Elle est conçue pour porter la capacité de production du site à 500 000 tonnes de ciment par an et produire jusqu’à 1 000 tonnes de clinker par jour.

Sa suspension temporaire pose donc une question centrale : celle de la résilience énergétique des investissements industriels dans les zones où l’offre électrique reste structurellement contrainte. Pour une industrie comme le ciment, fortement consommatrice d’énergie, la stabilité de l’approvisionnement électrique conditionne directement la continuité de la production, la maîtrise des coûts et la capacité à servir les marchés.

Dans sa correspondance, Cimfig indique avoir mobilisé ses équipes commerciales et logistiques afin de limiter les perturbations pour ses clients. L’entreprise affirme également travailler avec les autorités publiques et ses partenaires techniques en vue d’une résolution rapide de la crise et du rétablissement de la pleine capacité de ses unités industrielles.

Alerte pour l’industrialisation du Grand Nord

Au-delà du cas de Cimfig, cet arrêt temporaire constitue un signal d’alerte pour la politique industrielle dans le Grand Nord. Il montre que l’industrialisation des régions septentrionales ne dépend pas seulement des annonces d’investissement ou de l’implantation de nouvelles unités de production. Elle repose d’abord sur la disponibilité d’une énergie stable, prévisible et compétitive.

Les perspectives identifiées pour sécuriser le RIN vont dans ce sens : finalisation de la deuxième phase des projets solaires de Maroua et Guider, suivi du projet hybride de Bini à Warack, interconnexion des réseaux Sud et Nord, et poursuite du plan de fiabilisation de la centrale de Lagdo.

Mais ces réponses relèvent pour l’essentiel du moyen terme. Dans l’immédiat, la suspension de Cimfig rappelle que le déficit énergétique du Nord n’est plus seulement un problème de confort domestique ou de qualité de service. Il devient un risque économique direct pour les investissements productifs, l’emploi industriel et la sécurité d’approvisionnement des marchés régionaux.

L’épisode de Figuil illustre ainsi une réalité plus large : sans sécurisation rapide et durable de l’offre énergétique, l’ambition industrielle du Grand Nord restera exposée aux fragilités du Réseau interconnecté Nord.

Amina Malloum

Lire aussi :

13-06-2025 – Ciment et clinker : grâce à CIMFIG et sa nouvelle ligne de production, Cimencam veut conquérir le marché tchadien .

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Révolution pour les footballeurs camerounais

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Révolution pour les footballeurs camerounais
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Le Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC) a annoncé, ce jeudi, un tournant majeur pour la protection des joueurs au Cameroun à la faveur de l’accord historique conclu entre la FIFA et la FIFPRO. Lors d’une conférence de presse, l’organisation a détaillé les principales avancées de ce texte, présenté comme une étape décisive dans la reconnaissance des droits des footballeurs professionnels.

Au cœur de cet accord figure une réaffirmation du statut des joueurs en tant que partenaires sociaux, mettant définitivement fin à une vision qui les réduirait à de simples « marchandises ». Le nouveau cadre prévoit notamment un repos obligatoire de 72 heures entre deux rencontres, une mesure destinée à préserver la santé des athlètes et à limiter les risques de blessures.

Le texte impose également aux clubs une prise en charge médicale légalement encadrée des blessures contractées par les joueurs dans l’exercice de leur activité. À cela s’ajoutent des garanties renforcées concernant la mobilité des joueurs sur le marché des transferts, dans le but de mieux protéger leurs droits tout au long de leur carrière.

Déterminé à voir ces nouvelles dispositions appliquées sans délai, le SYNAFOC est déjà passé à l’action. Le syndicat révèle avoir adressé, le 18 juillet, une correspondance à la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) afin de demander une révision du calendrier du Tournoi Inter-poules 2026. En cause, un délai de récupération limité à 48 heures entre certaines rencontres, jugé incompatible avec les nouvelles exigences internationales.

À travers cette démarche, le SYNAFOC entend faire du respect des normes FIFA-FIFPRO une priorité dans l’organisation des compétitions nationales. Le syndicat affirme qu’il poursuivra son plaidoyer afin que ces standards soient pleinement intégrés dans le droit du football camerounais, ouvrant ainsi la voie à une meilleure protection des joueurs et à une gouvernance plus conforme aux pratiques internationales.

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Offre de 100 M€ pour Yan Diomande

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Offre de 100 M€ pour Yan Diomande
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Le feuilleton de l’été bat son plein. À seulement 19 ans, l’attaquant ivoirien Yan Diomande serait sur le point de quitter le RB Leipzig, et le Real Madrid a déjà sorti l’artillerie lourde. Selon l’insider Fabrizio Romano, la Maison Blanche a soumis une offre de 100 millions d’euros — jugée insuffisante par le club allemand.

L’avenir de Yan Diomande s’écrit peut-être en blanc. L’attaquant ivoirien, auteur d’une saison fracassante sous le maillot du RB Leipzig, voit son nom circuler avec insistance dans les coulisses du mercato estival. À en croire les indiscrétions du spécialiste des transferts Fabrizio Romano, le Real Madrid a transmis une première offre officielle pour s’attacher les services du joueur de 19 ans. Un chèque à 100 millions d’euros, réparti en 90 millions d’euros de part fixe et 10 millions d’euros de bonus.

Une somme rondelette, certes, mais pas suffisante pour faire céder les dirigeants saxons. Selon nos informations, Leipzig a immédiatement opposé une fin de non-recevoir à cette proposition, estimant la valeur de son joyau bien supérieure à ce montant.

Un prodige courtisé par l’Europe entière

Né en 2007 à Abidjan, Yan Diomande a débarqué en Bundesliga il y a deux ans, et n’a cessé de grimper les échelons à une vitesse fulgurante. Puissant, technique, doté d’une finition clinique, le jeune Ivoirien incarne le nouvel archétype de l’attaquant moderne. Ses performances en championnat comme en Ligue des champions ont attiré les regards des plus grands clubs du continent.

Le Real Madrid n’est d’ailleurs pas le seul sur les rangs. Plusieurs grosses écuries européennes surveillent de près l’évolution du dossier, prêtes à entrer dans la danse si les négociations entre le club madrilène et Leipzig venaient à s’enliser.

Leipzig joue la montre

En refusant cette première offre, le RB Leipzig envoie un signal clair : il n’entend pas brader son attaquant. Avec un contrat qui court encore sur plusieurs années, le club allemand est en position de force et pourrait bien faire monter les enchères.

Les discussions avec le Real Madrid se poursuivent, mais les Madrilènes savent désormais qu’il faudra remettre la main au portefeuille pour espérer rafler la mise. Une chose est sûre : à 19 ans, Yan Diomande s’apprête à vivre l’un des étés les plus décisifs de sa jeune carrière. Et le mercato, lui, ne fait que commencer.

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Star de la CAN féminine 2026

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Star de la CAN féminine 2026
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À l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026, tous les regards se tournent vers les grandes favorites du tournoi, mais aussi vers les talents capables de faire basculer une rencontre. Parmi elles, un nom revient avec insistance : Naomi Eto.

Considérée comme l’un des plus grands espoirs du football féminin camerounais, la jeune attaquante s’apprête à vivre une compétition où les attentes seront immenses. Grâce à sa vitesse, sa qualité technique et son sens du but, Naomi Eto est appelée à devenir l’une des principales armes offensives des Lionnes Indomptables.

À seulement quelques jours du coup d’envoi, les observateurs s’accordent à dire que la Camerounaise pourrait être l’une des révélations de cette édition. Son profil dynamique et sa capacité à créer le danger dans les derniers mètres en font une joueuse particulièrement redoutée par les défenses adverses.

Pour le Cameroun, qui nourrit de grandes ambitions dans cette CAN féminine 2026, les performances de Naomi Eto pourraient être déterminantes. Si elle parvient à confirmer tout son potentiel sur la scène continentale, la jeune pépite pourrait non seulement guider les Lionnes Indomptables vers un parcours ambitieux, mais aussi franchir un nouveau cap dans sa carrière.

Une chose est certaine : Naomi Eto sera l’une des joueuses les plus attendues et les plus scrutées de cette CAN féminine 2026, avec l’espoir de marquer la compétition de son empreinte.

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