Actualités locales
API : 1 900 milliards de FCFA d’investissements agréés depuis 2014, mais seuls 22 % des emplois annoncés ont été créés
(Investir au Cameroun) – Entre 2014 et 2024, 453 projets privés ont été agréés au Cameroun pour un volume global d’investissements estimé à près de 1 900 milliards de FCFA. Mais derrière cette performance affichée, le bilan apparaît nettement moins flatteur sur le terrain de l’emploi : sur les 180 000 postes annoncés par les promoteurs, seuls 40 000 ont effectivement été créés à ce jour, soit un taux de réalisation de 22 %, selon les données présentées par l’Agence de promotion des investissements (API) le 26 mai 2026 à Douala.
Ces chiffres ont été dévoilés lors d’une rencontre organisée par la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (CCIMA) sur l’optimisation des incitations à l’investissement au Cameroun, rapporte Cameroon Tribune. Ils illustrent le décalage persistant entre les projets agréés et leur impact réel sur l’économie.
D’après l’API, les investissements directs étrangers représentent la plus grande part des montants validés, avec environ 1 250 milliards de FCFA, contre 650 milliards pour les investissements domestiques. La région du Littoral reste la principale destination de ces projets, portée par le poids économique de Douala, ses infrastructures portuaires et la densité de son tissu entrepreneurial.
Au cœur des échanges de Douala figurait justement cette question de l’effectivité. Dans un contexte de concurrence accrue entre pays africains pour capter les capitaux, les participants ont insisté sur la nécessité d’améliorer le climat des affaires et d’accélérer la transformation des agréments en investissements réellement exécutés.
L’API poursuit, dans cette logique, sa campagne de sensibilisation autour du nouveau cadre légal sur les incitations à l’investissement, issu de l’ordonnance du 18 juillet 2025. Pour les autorités, l’enjeu n’est plus seulement d’attirer des projets, mais de faire en sorte qu’ils se traduisent davantage en activités productives et en emplois durables.
P.N.N
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Distribution du carburant : Tradex mise sur les corridors routiers pour capter le trafic interurbain
(Investir au Cameroun) – Tradex poursuit son maillage du territoire camerounais en ciblant davantage les axes routiers à fort trafic. L’entreprise de distribution de produits pétroliers a officiellement inauguré une nouvelle station-service à Ayos, dans la région du Centre, sur la Route nationale n°10, l’un des corridors routiers reliant Yaoundé à la région de l’Est.
Avec cette nouvelle infrastructure, Tradex porte à 86 le nombre de ses stations-service au Cameroun. Cette implantation confirme la stratégie de l’entreprise : renforcer sa présence au-delà des grandes métropoles, où la concurrence est déjà forte, pour se positionner dans les villes intermédiaires, les zones de transit et les points de passage stratégiques.
La RN10 occupe une place particulière dans ce dispositif. Cet axe est quotidiennement emprunté par des transporteurs, des voyageurs, des opérateurs logistiques et des automobilistes reliant la capitale camerounaise à l’Est du pays. À travers sa station d’Ayos, Tradex entend donc capter une partie de ce trafic interurbain, tout en offrant des services de proximité aux populations riveraines.
Cette orientation marque une évolution dans le modèle de développement des stations-service. À Ayos, l’infrastructure inaugurée ne se limite pas à la vente de carburants. Elle intègre également des services annexes destinés aux usagers de la route, notamment une supérette Trad’Shop. L’objectif est double : améliorer l’expérience client et accroître les revenus générés par chaque site grâce à la diversification des prestations.
Selon les informations communiquées par l’entreprise, la construction de la station a permis de générer une cinquantaine d’emplois indirects pendant la phase des travaux. Son exploitation devrait, quant à elle, permettre la création d’une quinzaine d’emplois permanents.
Filiale de la Société nationale des hydrocarbures, Tradex consolide ainsi sa présence dans les zones encore moins couvertes par les infrastructures modernes de distribution de produits pétroliers. Cette stratégie répond d’abord à un objectif commercial : se rapprocher des flux de mobilité et des bassins de consommation. Mais elle participe aussi à une logique de désenclavement économique, en rapprochant les services énergétiques des transporteurs, des entreprises locales et des ménages.
Cette expansion intervient dans un marché camerounais de la distribution pétrolière marqué par la présence de plusieurs opérateurs, parmi lesquels TotalEnergies, Ola Energy ou encore Neptune Oil. En multipliant les implantations sur les corridors routiers, Tradex cherche à consolider sa place parmi les acteurs majeurs du secteur, tout en transformant progressivement ses stations-service en véritables plateformes de services pour les usagers de la route.
Amina Malloum
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plus de 3 milliards injectés dans la lutte contre les ordures à Yaoundé
La Communauté urbaine entend ainsi redonner à Yaoundé son image de ville propre et agréable à vivre.
La session ordinaire du Conseil de la Communauté Urbaine de Yaoundé consacrée à l’examen et à l’adoption du compte administratif, du compte de gestion du receveur municipal et du compte-matières de l’exercice budgétaire 2025 s’est tenue ce mardi 26 mai 2026 dans la salle des délibérations de l’Hôtel de Ville de Yaoundé.
Face aux conseillers municipaux, le Maire de la ville, Luc Messi Atangana, a défendu un bilan jugé « rigoureux » malgré les contraintes administratives et financières. Le budget 2025 de la CUY, initialement arrêté à 40,6 milliards FCFA, a finalement été porté à plus de 51 milliards FCFA grâce à plusieurs autorisations spéciales et appuis de l’État.
Le maire a particulièrement insisté sur les investissements réalisés dans l’hygiène, l’éclairage public et les infrastructures routières. Plus de 3,3 milliards FCFA ont notamment été engagés dans la collecte des ordures ménagères, tandis que plusieurs axes routiers et ponts ont été réhabilités ou reconstruits dans différents arrondissements de la capitale.
La session s’est achevée par la présentation de huit projets de délibération. Les conseillers municipaux ont également examiné deux projets structurants relatifs à la création d’une Commission interne de maturation des projets et programmes d’investissement public de la CUY et à la signature d’un partenariat entre les villes de Yaoundé et Douala dans le cadre du projet ATCUDY consacré à la mobilité urbaine durable.
Parmi les projets annoncés pour 2026 figurent la réhabilitation de plusieurs axes routiers stratégiques, l’assainissement urbain et l’aménagement de nouvelles voies de contournement.
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Cemac : la BEAC maintient son offre de liquidité aux banques à 500 milliards de FCFA malgré la fluctuation de la demande
(Investir au Cameroun) – La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a lancé, le 25 mai 2026, une nouvelle opération principale d’injection de liquidités sur le marché monétaire de la Cemac. Pour cette opération, dont la date de valeur est fixée au 28 mai et l’échéance au 4 juin 2026, l’institut d’émission des six pays de la sous-région — Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et Centrafrique a proposé aux banques commerciales une enveloppe de 500 milliards FCFA.
Dans son avis d’appel d’offres, la BEAC indique qu’elle « procède ce jour au lancement d’une opération principale d’injection de liquidités sur le marché monétaire » pour un montant de 500 milliards FCFA. L’opération est conduite à taux variables, avec un taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) fixé à 4,75%.
Cette nouvelle offre confirme le retour de la banque centrale à un niveau d’intervention de 500 milliards FCFA, après une séquence marquée par des demandes bancaires irrégulières. Le 5 mai 2026, les établissements de crédit avaient exprimé des besoins supérieurs à l’enveloppe proposée : la demande s’était établie à 572,2 milliards FCFA, contre 500 milliards FCFA mis en adjudication par la BEAC. L’intégralité de l’offre avait alors été servie.
La tendance s’est ensuite inversée. Lors de l’opération du 12 mai, l’institut d’émission a porté le montant mis en adjudication à 550 milliards FCFA, mais les banques commerciales n’ont sollicité que 364,2 milliards FCFA, intégralement servis. Une semaine plus tard, le 18 mai, l’offre est revenue à 500 milliards FCFA, pour une demande de 426 milliards FCFA.
Cette évolution traduit une demande de refinancement en dents de scie dans le système bancaire de la Cemac. Après avoir dépassé l’offre de la banque centrale au début du mois de mai, les besoins exprimés par les établissements de crédit sont repassés en dessous des montants proposés lors des deux opérations suivantes.
Pour les banques, le recours au guichet de la banque centrale répond d’abord à des besoins de trésorerie et de refinancement à court terme. Des banquiers expliquent que ces sollicitations augmentent notamment lorsque les besoins de financement de la clientèle ou les contraintes de liquidité dépassent les disponibilités internes des établissements. Mais la demande adressée à la BEAC ne reflète pas uniquement la dynamique du crédit : elle dépend aussi de la gestion de trésorerie des banques, de leurs actifs éligibles en garantie et des conditions du marché interbancaire.
Le maintien d’une enveloppe de 500 milliards FCFA apparaît ainsi comme un calibrage prudent. La BEAC continue d’alimenter le marché bancaire en liquidité, sans ajuster mécaniquement son offre à chaque variation hebdomadaire de la demande. Cette posture permet de soutenir le financement de l’économie tout en évitant une injection excessive de ressources dans le système bancaire.
Malgré la progression observée par rapport au début de l’année 2026, la demande actuelle des banques commerciales reste inférieure aux niveaux records atteints à partir de septembre 2025. À cette période, les besoins exprimés par les établissements de crédit avaient franchi le seuil de 650 milliards FCFA, avant d’atteindre 700 puis 800 milliards FCFA en octobre, poussant la BEAC à relever progressivement ses offres de liquidité.
La séquence de mai 2026 montre donc un marché bancaire encore demandeur de ressources, mais moins tendu qu’au second semestre 2025. Pour la banque centrale, l’enjeu consiste désormais à trouver le bon équilibre entre soutien au financement bancaire, maîtrise de la liquidité et préservation de la stabilité monétaire dans la Cemac.
BRM
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