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Golar prépare son retrait du projet gazier exploité avec la SNH et Perenco

L’installation flottante qui transforme le gaz extrait au large des côtes camerounaises en gaz naturel liquéfié destiné à l’exportation approche de la fin de son cycle contractuel actuel. Le contrat du Hilli Episeyo au sein de Cameroon FLNG, dispositif de production de gaz naturel liquéfié exploité au large de Kribi, doit arriver à son terme au troisième trimestre 2026, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle affectation du navire dans le cadre d’un projet gazier en Argentine pour une durée annoncée de vingt ans.
Dans les documents publiés par le groupe Golar, les préparatifs liés à cette transition apparaissent déjà à un stade avancé. L’entreprise indique avoir franchi plusieurs étapes techniques et organisationnelles destinées à permettre un départ dans les délais prévus.
« Au cours du deuxième trimestre 2026, Golar a désigné une entreprise chargée de déconnecter le FLNG Hilli de son système d’amarrage en juillet 2026 et de préparer le navire à son remorquage vers les chantiers navals Seatrium à Singapour. Les remorqueurs ont déjà été contractualisés, les travaux d’ingénierie préparatoires sont bien avancés, la plupart des principaux achats ont été effectués et une équipe de supervision est déjà déployée sur le site. Golar prévoit des coûts totaux d’environ 350 millions de dollars couvrant les améliorations du navire, les dépenses de repositionnement, les coûts d’exploitation, le carburant, les assurances ainsi que les dépenses engagées entre la fin du contrat au Cameroun et le début des opérations en Argentine. Au 31 mars 2026, environ 50 millions de dollars avaient déjà été dépensés », peut-on lire dans le communiqué publié par l’entreprise.
HUIT ANNÉES D’ACTIVITÉ AU LARGE DE KRIBI
Le Hilli Episeyo occupe une place particulière dans l’histoire récente du secteur gazier camerounais. Il s’agit d’une unité flottante de liquéfaction de gaz naturel (FLNG) exploitée au sein de Cameroon FLNG, une installation de production de GNL développée au large de Kribi sur le champ gazier offshore de Sanaga Sud, situé en mer. Ce dispositif associe Perenco et la Société nationale des hydrocarbures (SNH), tandis que Golar LNG assure l’exploitation du navire-usine. L’infrastructure reçoit le gaz extrait en mer, en retire certaines composantes comme l’eau, les condensats et diverses impuretés, puis refroidit le produit à environ -162 °C afin de le transformer en gaz naturel liquéfié (GNL).
Celui-ci est ensuite chargé sur des méthaniers à destination des marchés internationaux. Cette installation a permis au Cameroun de rejoindre le cercle des pays exportateurs de GNL sans recourir à la construction d’une usine terrestre, une option nécessitant des investissements beaucoup plus importants. Les opérations commerciales du Hilli Episeyo au Cameroun ont débuté en 2018. L’installation totalisera ainsi huit années d’activité dans les eaux camerounaises en 2026, même si le navire possède une histoire industrielle plus ancienne. À l’origine, il s’agissait d’un méthanier construit plusieurs décennies auparavant avant sa conversion en unité flottante de liquéfaction.
PLUS DE 150 CARGAISONS AVANT LE DÉPART
À l’approche de son retrait, les données publiées par Golar montrent que l’installation continue néanmoins de fonctionner normalement. Le groupe souligne que le Hilli Episeyo a maintenu ses performances opérationnelles au cours des derniers mois. La 150e cargaison a été déchargée en avril 2026, tandis que la 152e l’a été au cours de la semaine de publication des résultats trimestriels. Golar met également en avant les relations commerciales liées au gaz produit au Cameroun.
Depuis 2022, l’acheteur du GNL issu de Cameroon FLNG est le groupe allemand SEFE (Securing Energy for Europe), une entreprise spécialisée dans l’approvisionnement énergétique. Selon les informations communiquées dans les résultats trimestriels du groupe, cette relation commerciale ne prendra pas fin avec l’arrêt des opérations au Cameroun. SEFE poursuivra sa collaboration avec Golar après le transfert du navire vers l’Argentine.
Une interrogation demeure toutefois concernant la continuité des activités de Cameroon FLNG après le retrait du Hilli Episeyo. Les informations publiées par Golar dans ses résultats du premier trimestre 2026 détaillent le calendrier de départ du navire-usine ainsi que son transfert vers l’Argentine, mais ne précisent pas les dispositions envisagées pour la poursuite des opérations au large du Cameroun. À ce stade, aucune communication officielle n’a encore été rendue publique par les opérateurs de Cameroon FLNG concernant les modalités de continuité des activités après le retrait de l’unité flottante actuellement en exploitation
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Gabriel Bihina Effila : La dernière ligne droite

Il est prévu ce jour, la levée de corps et la mise bière à l’hôpital général de Yaoundé.
C’est ce vendredi 25 septembre 2026 que débutent les obsèques de Gabriel Bihina Effila, ancien maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 4 et par ailleurs, chef de 3ème degré de Mfound’assi 5. Il est prévu ce jour, la levée de corps et la mise bière à l’hôpital général de Yaoundé. L’ancien maire sera inhumé demain samedi 26 septembre au caveau familial dans la stricte intimité, à en croire le programmes des obsèques.
Né le 3 août 1954 à Yaoundé, Gabriel Bihina Effila aura consacré une importante partie de sa vie à la gestion, à l’enseignement, à l’audit, à la finance et au service public.
Son parcours académique témoigne d’une solide expertise dans les domaines de l’économie, de la gestion et de la finance. Il était notamment titulaire d’un DESS en Économie et Gestion Financières Internationales de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, ainsi que d’une Maîtrise en Sciences de la Gestion de l’Université de Lille.
Son expérience professionnelle l’a conduit à évoluer dans le milieu universitaire. Il a notamment enseigné à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, à l’Université de Yaoundé et à l’Institut Siantou.
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Agro-industries : la SABC génère 17,9 % des bénéfices africains de Brasseries et Glacières Internationales

Le Cameroun occupe une place significative dans la géographie africaine des résultats de la Société des Brasseries et Glacières Internationales (BGI). En 2025, SABC et Guinness Cameroun ont dégagé ensemble d’environ 50,6 milliards de FCFA (75,145 millions d’euros) de résultat net, sur un bénéfice cumulé de plus de 248,7 milliards FCFA (379,169 millions d’euros) pour les dix filiales africaines présentées dans les comptes de BGI récemment rendus publics. La contribution camerounaise atteint ainsi 19,8 %.
La Société anonyme des Brasseries du Cameroun, aujourd’hui Boisson du Cameroun concentre l’essentiel de cette performance. Avec un bénéfice net de 77,072 millions d’euros, soit environ 50,6 milliards de FCFA, SABC se classe parmi les principales contributrices de BGI en Afrique. Son chiffre d’affaires atteint 736,664 millions d’euros, près de 483,3 milliards de FCFA, ce qui en fait la première filiale africaine du groupe par le volume d’activité. BGI en détient 84,12 % de part.
La filiale camerounaise a également versé 15,008 millions d’euros de dividendes, soit près de 9,8 milliards de FCFA, à son actionnaire. Sur le continent, seules Brakina, au Burkina Faso, et Sfbt, en Tunisie, affichent un bénéfice supérieur, avec respectivement 96,927 millions d’euros et 88,878 millions d’euros. Solibra, en Côte d’Ivoire, suit avec 69,793 millions d’euros, devant Sobraga, au Gabon, avec 56,887 millions, et Sobebra, au Bénin, avec 38,517 millions d’euros.
GUINNESS CAMEROUN RESTE DÉFICITAIRE
Le second actif camerounais présente une situation différente. Détenue à 100 % par BGI, Guinness Cameroun a réalisé 138,202 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, soit environ 90,7 milliards de FCFA. Mais la filiale affiche une perte nette de 1,927 million d’euros, proche de 1,3 milliard de FCFA. Aucun dividende n’a été versé à BGI au titre de l’exercice.
Cette perte réduit la contribution globale du Cameroun. Sans elle, les deux filiales auraient porté à plus de 20 % leur part dans les bénéfices des filiales africaines de BGI. Le contraste est net entre SABC, qui combine une forte activité et une importante rentabilité, et Guinness Cameroun, dont le niveau de chiffre d’affaires ne s’est pas traduit par un bénéfice en 2025.
LES PROFITS AFRICAINS RESTENT CONCENTRÉS
Les chiffres de BGI montrent une forte concentration des résultats sur quelques marchés africains. Brakina, Sfbt et SABC concentrent à elles seules près de 69 % des bénéfices réalisés par les dix filiales africaines recensées par le groupe. Derrière ce trio figurent Solibra, en Côte d’Ivoire, et Sobraga, au Gabon. À l’autre extrémité, Soboa, au Sénégal, accuse une perte de 2,326 millions d’euros, tandis que Guinness Cameroun enregistre un déficit de 1,927 million d’euros. Mocaf, en République centrafricaine, reste bénéficiaire avec 1,131 million d’euros, alors que Bramali, au Mali, dégage un bénéfice de 0,027 million d’euros.
Pour le Cameroun, l’équation est donc simple. Sur les 75,145 millions d’euros de résultat net générés par les deux filiales, SABC apporte 77,072 millions, Guinness Cameroun venant réduire ce montant avec sa perte. Le marché camerounais constitue ainsi l’un des principaux contributeurs au résultat africain de BGI, mais cette contribution repose largement sur une seule entreprise.
UNE PERFORMANCE FISCALE À PART
Cette publication intervient alors que SABC conserve également une position majeure dans les recettes fiscales. Pour la troisième année consécutive, l’entreprise a décroché le premier Prix des plus grands contribuables, avec 48,6 milliards de FCFA de droits et taxes payés en 2025, contre 40,9 milliards en 2024. La progression atteint près de 8 milliards de FCFA. Au même moment, Guinness Cameroon est engagée dans un processus de fusion-absorption avec SABC. Le projet prévoit le transfert de l’ensemble de ses biens, droits, créances et obligations à SABC. Guinness Cameroon doit disparaître juridiquement à l’issue de l’opération.
Selon les données publiées dans le cadre de la fusion, le patrimoine transmis représente environ 329 milliards de FCFA d’actifs et près de 57 milliards de FCFA de passifs. L’actif net apporté à SABC est évalué à 271,762 milliards de FCFA. En contrepartie, SABC prévoit d’émettre 1 811 106 actions nouvelles de 10 000 FCFA chacune. Son capital passerait de 57,363 milliards à 75,475 milliards de FCFA. Le nombre total d’actions atteindrait 7 547 469, contre 5 736 363 avant l’opération. Les titres nouveaux représenteraient environ 24 % du capital après la fusion. L’écart entre l’actif net apporté et la valeur nominale des actions nouvelles, soit environ 253,65 milliards de FCFA, serait inscrit en prime de fusion.
DE DIAGEO À CASTEL
Cette opération s’inscrit dans la réorganisation de Guinness Cameroon après sa cession au groupe Castel. Le 14 juillet 2022, Diageo avait annoncé la vente de sa filiale camerounaise à Castel pour 389 millions de livres sterling, soit près de 300 milliards de FCFA au taux de l’époque. Guinness devait continuer à être produite et commercialisée au Cameroun par Castel sous licence de Diageo. L’opération avait été autorisée le 28 mars 2023 par les autorités communautaires de la concurrence, avec des engagements sur cinq ans portant notamment sur les investissements industriels, la production locale, la distribution et l’emploi.
Castel avait alors annoncé un programme de 200 milliards de FCFA d’investissements sur cinq ans au Cameroun, notamment sur les sites de Yaoundé, Garoua et Bafoussam et pour l’extension de Socaver. Dans les comptes 2025, BGI précise par ailleurs que ses comptes sociaux ne constituent pas des comptes consolidés du groupe. Les sociétés contrôlées sont intégrées au niveau de DF Holding, qui constitue le niveau de consolidation mentionné dans le rapport.
Par Fabrice BELOKO
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Mercato politique : Bello Bouba Maigari débauche Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du SDF

Le 22 septembre 2026, le président national de l’UNDP a signé une décision portant nomination de 14 nouveaux membres du Comité central, soit 13 hommes et une femme.
Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du Social Democratic Front (SDF) dirigé par le député Joshua Osih fait désormais partie des militants de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) de Bello Boua Maigari, ancien ministre et candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 où il a officiellement terminé 4ème avec un score de 2,45% des suffrages exprimés.
L’ancien député et président du Groupe parlementaire SDF au Sénat avait d’ailleurs battu campagne pour le candidat Bello Bouba Maigari lors de la dernière présidentielle. Le 22 septembre 2026, le président national de l’UNDP a signé une décision portant nomination de 14 nouveaux membres du Comité central, soit 13 hommes et une femme.
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