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Cybersécurité : le Minpostel forme les membres de « One Nation » contre les discours de haine

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Cybersécurité : le Minpostel forme les membres de « One Nation » contre les discours de haine
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Le ministère des Postes et Télécommunications accueille depuis 25 mai 2026 des membres de l’association One Nation, réunis autour d’un thème qui résonne comme une urgence nationale. « Combattre la haine en ligne : pour un cyberespace camerounais pacifique et inclusif » — c’est sous ce thème que se tiennent deux jours de travaux, avec quatre exposés d’experts, des ateliers pratiques et, en ligne de mire, l’adoption d’un guide de bonne pratique numérique.

L’initiative ne sort pas de nulle part. Elle intervient quelques jours après la fête de l’Unité nationale, et deux semaines après la signature d’une convention admettant One Nation au sein de la Coalition nationale pour la promotion de la cybersécurité et l’usage responsable des réseaux sociaux — une coalition portée de longue date par le Minpostel. C’est dans ce cadre institutionnel consolidé que le ministère a accepté d’organiser cette formation au bénéfice des membres de l’association.

UN DIAGNOSTIC SÉVÈRE

Le tableau dressé par One Nation à l’ouverture des travaux est sans ambiguïté. Le Cameroun traverse une période marquée par une montée préoccupante des discours de haine, des crispations identitaires et des replis communautaires, particulièrement visibles sur les réseaux sociaux et dans certains espaces médiatiques. Ces discours, selon l’association, fragilisent progressivement la cohésion nationale, banalisent l’intolérance et exposent la jeunesse à des logiques de division incompatibles avec les idéaux de paix et de vivre-ensemble.

Dans son allocution, François Bambou, président de l’Association de One Nation a rappelé les mots prononcés par la ministre Minette Libom Li Likeng lors de la signature de la convention le 12 mai dernier. Elle avait alors posé une définition claire de ce que recouvre concrètement un discours de haine. « Lorsqu’un propos vise à rabaisser, à humilier ou à exclure une personne en raison de son origine, de sa communauté, de sa langue, de sa région, de sa croyance ou de son appartenance sociale, il ne relève plus du simple débat d’opinions. Il franchit une limite grave, parce qu’il porte atteinte à la dignité humaine et fragilise les fondements mêmes du vivre-ensemble », avait-elle déclaré.

One Nation partage cette conviction que le tribalisme n’est pas une fatalité culturelle, mais une dérive sociale et politique qu’il est possible de combattre par l’éducation, la sensibilisation, la responsabilité citoyenne et l’application de la loi.

DEUX JOURNÉES DE FORMATION DENSE

Le programme des deux journées couvre un spectre large, allant de l’analyse sociologique aux aspects juridiques, en passant par la mécanique des algorithmes de recommandation. Le 25 mai, le Pr Leka Essomba Armand, chef de département de sociologie à l’Université de Yaoundé I et directeur exécutif du Laboratoire camerounais d’études et de recherches sur les Sociétés Contemporaines (CERESC), ouvre les travaux avec une leçon sur la haine en ligne et les crispations identitaires au Cameroun à l’ère des réseaux sociaux.

Il est suivi par le Dr Pountougnigni Mfenjou Arouna, sociologue chercheur et secrétaire exécutif de DigiCare, qui propose une typologie des discours haineux et des outils pour les contrer. En fin d’après-midi, Beaugas Orain Djoyum, expert TIC et CEO d’ICT Media Strategies, aborde la relation entre haine en ligne et algorithmes de recommandation, en analysant des situations réelles de viralité et d’amplification. La deuxième journée, le 26 mai, met en scène l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC), appelée à présenter ses missions, ses contraintes et ses résultats en matière de régulation.

La direction des affaires Juridiques du Minpostel interviendra ensuite sur l’arsenal législatif disponible et le rôle des institutions dans la lutte contre la haine en ligne. Les travaux s’achèveront par des ateliers pratiques débouchant sur l’adoption du guide de bonne pratique numérique.

La ministre et la responsabilité collective Présente à l’ouverture du séminaire, la ministre des Postes et Télécommunications Minette Libom Li Likeng a insisté sur la dimension collective et comportementale du problème. Pour elle, le défi dépasse largement le cadre technique. « Nous sommes sûrs que les gens vont réfléchir. Dans la conception de ce séminaire, nous ne sommes pas seulement restés sur l’aspect technique. Nous avons touché le côté social de la réalité. Parce que les gens agissent par ignorance. Ils suivent l’émotion collective. Là, nous voulons engager tous les acteurs à une responsabilité collective, puisqu’il y a des gens qui ne connaissent pas les conséquences d’un clic », a-t-elle déclaré.

La ministre a utilisé une image parlante pour décrire le glissement qui s’opère entre les échanges ordinaires et la parole numérique. « On est habitué à faire le commérage entre cinq ou dix personnes. Mais quand nous allons en ligne, nous faisons des commérages sur des choses qu’on ne peut pas vérifier, qui détruisent la dignité humaine, qui stigmatisent des communautés entières. Sur la base de la désinformation ou d’un discours de haine, tout un pays est entraîné à sa destruction. » Elle a conclu sur un appel direct à la vigilance individuelle : « Ne soyons pas des relais naïfs. »

Minette Libom Li Likeng a également salué la montée en puissance d’One Nation comme relais civil dans ce combat. « La coalition nationale que nous voulions mettre en place depuis quelques années pour la promotion de la cybersécurité a trouvé un acteur de voix qui est monté. Et je crois qu’ensemble — administration, société civile, autorités traditionnelles, jeunesse — tout le monde doit être engagé. Ce n’est pas l’affaire du seul ministère des Postes et Télécommunications. »

Mais au-delà des outils de compréhension et des techniques de contre-discours que cette formation doit apporter, François Bambou a pointé ce qu’il considère comme le nœud du problème. « Notre souhait, c’est qu’au bout du compte on puisse avoir une certaine visibilité sur l’impunité. Parce que je crois que le principal problème jusqu’à aujourd’hui, c’est que ceux qui attisent la haine agissent encore en roue libre et ne sont menacés par aucune entité. Alors que depuis 2019, il y a des lois dans d’autres pays qui ont été renforcées pour pouvoir combattre le phénomène des discours de haine tribaliste », a-t-il souligné, ouvrant ainsi la question de l’adaptation du cadre législatif camerounais à cette réalité nouvelle.

Cette formation s’inscrit dans une dynamique plus large portée depuis plusieurs années par le MINPOSTEL, notamment à travers les Camps TIC, les campagnes de promotion de la cybersécurité et les initiatives de formation de la jeunesse aux usages responsables des plateformes numériques.

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CEMAC : On peaufine la mise en place du Système d’information énergétique

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CEMAC : On peaufine la mise en place du Système d’information énergétique
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Au cœur des enjeux de cette concertation de la réunion qui se tient à Libreville au Gabon,, la nécessité de doter l’Afrique Centrale de données énergétiques fiables et harmonisées, indispensables pour une planification efficace et une gouvernance moderne du secteur.

Libreville, la capitale gabonaise abrite du 21 au 25 septembre 2026, une réunion ministérielle de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) consacrée à la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des Systèmes d’information énergétique nationaux (SIEN). Un événement d’envergure précédé par des travaux d’experts.

Cette rencontre stratégique réunit les ministres de l’énergie des six pays de la CEMAC, l’Union africaine (UA) ainsi que les partenaires techniques et financiers entre autres. Initiée à travers le projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre, elle est placée sois le leadership de la Commission de la CEMAC.

Au cœur des enjeux de cette concertation, informe le journal Cameroon Tribune, la nécessité de doter l’Afrique Centrale de données énergétiques fiables et harmonisées, indispensables pour une planification efficace et une gouvernance moderne du secteur. Le journal informe que les attentes majeures de la CEMAC résident dans l’appropriation politique des plans d’action nationaux, l’allocation de ressources budgétaires nationales pérennes et l’adoption d’un dispositif communautaire permettant la mise en place effective du Système d’information énergétique régional.

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Attaque terroriste à Madegoua : 9 éléments de Boko Haram neutralisés

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Attaque terroriste à Madegoua : 9 éléments de Boko Haram neutralisés
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Le bilan de la nuit du 16 au 17 septembre 2026 fait état de 14 civils assassinés et de nombreux blessés.

Dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 aux environs de 2 heures du matin, une dizaine d’éléments de la secte terroriste Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), groupe armé djihadiste affilié à l’organisation Etat islamique ont attaqué des civiles dans la localité de Madegoua, située à 11km de l’arrondissement de Makary, département du Logone-et-Chari dans la région de l’Extrême-Nord.

Selon le communiqué publié par Cyrille Serge Atonfack Guemo, chef de division de la communication au ministère de la Défense (Mindef), l’attaque terroriste a fait 13 civils morts sur le site, 1 quatorzième décédé des suites de ses blessures et 2 autres grièvement blessés et admis en soins intensifs au centre hospitalier de Mada.

«Sur le plan opérationnel, une vaste manœuvre de traque et de ratissage a aussi été lancée, en parfaite coordination avec l’ensemble des forces engagées dans la zone. Un dispositif de sécurisation renforcé demeure maintenu sur place afin de garantir la quiétude des populations et de parer à toute éventualité» renseigne le communiqué.

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Lions indomptables : rentrée des classes à Garoua

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CEMAC : On peaufine la mise en place du Système d’information énergétique
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Les Lions indomptables ont entament la campagne éliminatoire de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027 ce jeudi à Garoua, par un match contre les Comores. A cet effet, les 26 joueurs convoqués par David Pagou regagnent progressivement leur tanière de l’hôtel Hilton ce lundi. Entre dimanche et lundi, 16 des joueurs étaient déjà dans le groupe hier et ont entamé quelques exercices dans les infrastructures de l’hôtel. Il s’agit notamment d’une séance de stretching sur le court de tennis, afin de délier les muscles après de longs voyages. Dans l’après-midi, une première sortie grandeur nature sur le stade de Ngoa-Ekelle, couramment appelé Stade militaire. Le groupe qui devrait être complet aujourd’hui, s’envolera pour Garoua, capitale de la région du Nord.

Pour cette fenêtre internationale, trois rencontres sont au menu du regroupement des Lions indomptables. Ce 24 septembre, le Cameroun affronte les Comores. Un adversaire que le pays d’accueil connaît déjà, pour l’avoir rencontré ces dernières années, dont lors de la CAN 2021 à Yaoundé. Les Cœlacanthes ont déjà posé leurs valises à Yaoundé depuis hier. La conférence de presse d’avant-match est prévue demain soir dans l’antre du stade Roumde Adjia de Garoua. Cinq jours plus tard, les Lions indomptables affronteront les Diables rouges du Congo, à Brazzaville.

Les 26 de David Pagou

Après ces deux rencontres comptant pour les éliminatoires de la Can 2027, les Lions indomptables fermeront la fenêtre Fifa par un match amical contre les Eléphants de Côte d’ivoire. Un match qui a priori n’aura rien d’amical entre deux sélections sœurs qui rivalisent traditionnellement à travers leurs supporters et leurs peuples. Le duel Eto’o-Drogba des années 2000 a cédé la place au duel des « belles-familles ». L’épouse de Samuel Eto’o étant de nationalité ivoirienne. Mais de façon plus sportive, ces deux nations savent se tutoyer au fil des générations de joueurs. Toutes les deux sélections sont en phase de reconstruction. Rendez-vous le 3 octobre pour cet autre duel.

Les activités du match ici

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