Peut-on encore parler d’équité en Elite One ? La question revient désormais chaque week-end dans les tribunes camerounaises. Entre penalties contestés, cartons rouges discutables et décisions arbitrales qui font polémique, le championnat camerounais traverse une zone de fortes turbulences.
Les sanctions contre des arbitres relancent le débat
Le 17 mai 2026, a secoué le paysage du football camerounais. Dans un communiqué, le président de la Commission centrale des arbitres (CCA) a annoncé des sanctions contre cinq officiels ayant dirigé la rencontre entre et .
La décision évoque des « manquements graves à l’exercice de leurs fonctions ». Une formulation lourde. Et surtout révélatrice d’un malaise que beaucoup dénoncent depuis des mois.À peine l’annonce rendue publique, le journaliste de , , a pris la parole pour dresser un constat particulièrement sombre de l’arbitrage en MTN Elite One.
« L’homme en noir peint en noir la MTN élite one »
Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, le journaliste ne mâche pas ses mots. Son texte décrit un championnat fragilisé par des décisions arbitrales de plus en plus contestées.
Il écrit :« Un carton rouge tôt dans le match, un penalty jugé litigieux où discutable, un hors-jeu imaginaire, des buts valables refusés, la rallonge indéfiniment du temps additionnel, des fautes crées, l’arbitrage au Cameroun vit des heures sombres. Ces faits sont observés après chaque journée de la MTN élite one au point d’en conclure pour certains, L’homme en noir peint en noir la MTN élite one, conséquence directe, le championnat perd de sa crédibilité, l’équité et l’impartialité principales qualités demandées à un arbitre qui dirige un match de football s’effacent et laisse place à un football manipulé, orienté qui installe dans les consciences peu à peu un vainqueur arrangé désigné et connu à l’avance. C’est a coup sur la proclamation de la mort du mérite, la désacralisation des efforts et enfin l’inhumation de la maxime « le travail paye ». »
Le passage est brutal. Mais il traduit surtout une lassitude qui gagne du terrain autour des pelouses camerounaises. Soyons honnêtes : aujourd’hui, beaucoup de supporters regardent certaines rencontres avec suspicion avant même le coup d’envoi.
Des enquêtes ouvertes… mais rarement bouclées
Ce qui alimente encore davantage les critiques, ce sont les suites données — ou non — aux différentes affaires.
Charles Douglas Demba rappelle d’ailleurs plusieurs dossiers restés sans véritable issue publique. Et c’est justement là que le problème devient plus profond qu’une simple erreur d’arbitrage.
Le journaliste poursuit :
« La situation dure malgré les dénonciations du public, les frustrations des équipes ,pour calmer ,oui pour calmer les ardeurs, les responsables en charge du championnat notamment le conseil transitoire du football professionnel ouvre des enquêtes celles arrivent avec leurs d’espoir faisant croire que la situation est sous contrôle, comme celle du 25 janvier sur les matchs Dynamo as fortuna et victoria united vs pwd de bamenda ,des enquêtes ouvertes à la première journée qui jusqu’à la 19e n’ont pas été conclues. Juste à côté c’est la commission centrale des arbitres qui vient de suspendre jusqu’à la fin de la saison 5 arbitres pour manquement grave a leurs fonctions. De deux choses l’une, soit cette sanction apparaît comme le départ d’une prise de conscience véritable et donc d’un nettoyage de la mauvaise graine, soit elle est juste de la poudre aux yeux pour laisser passer l’orage »
Le fond du débat est là. Les sanctions récentes marquent-elles réellement un tournant ? Ou s’agit-il d’une réponse temporaire destinée à calmer la colère des clubs et des supporters ?
À y regarder de plus près, cette méfiance ne tombe pas du ciel. Depuis plusieurs saisons, les soupçons autour de certaines rencontres reviennent avec une régularité presque inquiétante.
Quand les décisions arbitrales changent un championnat
L’autre point soulevé par Charles Douglas Demba concerne l’impact direct des erreurs arbitrales sur le classement de la MTN Elite One.
Parce qu’au fond, une décision litigieuse n’est jamais anodine dans un championnat aussi serré. Un penalty sifflé à la 90e minute peut sauver une saison. Ou en condamner une autre.
Le journaliste sportif insiste :
« Ce qu’il faut retenir est que toutes les décisions des arbitres qui suscitent l’indignation du public ont eu une incidence directe sur le résultat final de la rencontre et donc un impact sur les points et le classement et surtout sur l’image de la MTN élite one et par ricochet du football camerounais. Des cas non négligeables font encore echos – l’arbitre Martin Bomba par exemple a dirigé les rencontres Victoria United vs Aigle de la Menoua- Stade Renard de melong vs Aigle de la Menoua sur les deux matchs il a sifflé 4 penalty pour Victoria Utd et 4 penalty pour Stade Renard, faisant croire ainsi aux dirigeants et supporters de aigle royal de la Menoua a un acharnement. Les penaltys situations exceptionnelles en cours de match sont au Cameroun devenues des situations habituelles jetant l’opprobre et la rancœur sur une activité censée réunir et rassembler »
Le cas évoqué autour de l’arbitre Martin Bomba illustre parfaitement le climat actuel. Dans plusieurs stades, chaque coup de sifflet important déclenche désormais des contestations immédiates. Les joueurs protestent, les bancs explosent, les supporters filment tout avec leurs téléphones.
Ce qui frappe surtout, c’est cette impression diffuse que le football camerounais passe davantage de temps à commenter les arbitres qu’à parler du jeu lui-même.
