Actualités locales
70 % des ministres auraient perdu leur poste, si, au moindre scandale, on limogeait
Commentant le limogeage du diplomate Simon Pierre Omgba Mbida, Pascal Messanga Nyamding a déclaré dans CLUB D’ÉLITES sur Vision 4 ce dimanche que si Paul Biya appliquait la même rigueur au moindre scandale, plus de 70% des ministres ne serait plus au gouvernement.
Pascal Charlemagne Messanga Nyamding s’est montré assez virulent ce dimanche face au limogeage du diplomate Simon Pierre Omgba Mbida, Chef d’antenne protocolaire et consulaire du ministère des Relations extérieures à Douala. Soupçonnant « des ordres » au dessus du ministre des Relations extérieures qui a pris cet acte, l’enseignant des universités et homme politique l’a toutefois dénoncé, estimant que si Paul Biya appliquait la même rigueur face aux scandales de son gouvernement, 70% des ministres ne serait plus en poste.
«Je vous dis ce que certains ministres ont déjà commis, sans les citer. Je vous prends le cas à Paris, il y a eu des scandales sur l’achat de la maison de l’ambassadeur. Je m’abstiens de le dire parce que je suis tenu au devoir de réserve. À Yaoundé, il y a eu des scandales terribles sur l’affaire des satellites. Au Cameroun, il y a eu des scandales terribles sur les affaires COVID.
Au Cameroun, il y a eu des scandales terribles sur les affaires du stade d’Olembe. Vous voyez que si on vous fait le chapelet des scandales inhérents à certaines responsabilités, pour moi, Biyaiste et homme politique sérieux, je pense que 70 % de certains membres du gouvernement auraient perdu leur poste, si, au moindre scandale, on limogeait« , a déclaré Pascal Charlemagne Messanga Nyamding.
Rappelons que Simon Pierre Omgba Mbida, Chef d’antenne protocolaire et consulaire du ministère des Relations extérieures à Douala, a été suspendu de ses fonctions à la suite de déclarations jugées inappropriées dans les médias. Lors d’une interview télévisée, il avait critiqué l’attaque menée contre l’Iran par Israël avec l’appui des États-Unis le 28 février 2026.
À la suite de ces propos, le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a décidé de rappeler le diplomate au ministère à Yaoundé. Cette mesure disciplinaire met fin à ses fonctions à la tête de l’antenne protocolaire et consulaire dans la capitale économique.
Pour assurer la continuité du service, Madame Dangezana Essimi a été désignée cheffe d’antenne par intérim. La nouvelle responsable a été officiellement installée le mardi 10 mars 2026 par le gouverneur de la région du Littoral. Lors de la cérémonie, l’autorité administrative lui a recommandé de faire preuve de « réserve et de discrétion » dans l’exercice de ses fonctions, rappelant les exigences de neutralité et de retenue qui s’imposent aux agents diplomatiques.
Simon Pierre Ombga Mbida dénonce « une décision administrative émanant d’une personne qui n’avait ni la qualité ni la compétence pour le faire ».
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« Trabzonspor commencera les matchs avec un joueur en plus »
À peine installé dans son nouvel environnement, André Onana fait déjà l’unanimité en Turquie. Le gardien international camerounais, qui poursuivra l’aventure avec Trabzonspor, est au cœur des éloges avant même le coup d’envoi de la nouvelle saison. Sa qualité de relance et son aisance balle au pied séduisent déjà les observateurs du championnat turc.
Parmi les voix les plus enthousiastes figure le journaliste turc Bilal Kures. Ce dernier estime que le maintien d’André Onana dans l’effectif constitue l’une des meilleures décisions prises par le club durant cette intersaison. À ses yeux, l’ancien portier de Manchester United représente un atout majeur dans la philosophie de jeu que souhaite mettre en place Trabzonspor.
« Trabzonspor, en sortant le ballon de l’arrière, sera meilleur cette année que l’année dernière. Le fait que le gardien André Onana reste dans l’équipe a été la meilleure décision prise dans ce domaine […] En termes de jeu, ma décision préférée a été qu’André Onana reste dans l’équipe. Trabzonspor commencera les matchs avec un joueur en plus grâce à l’impact de ses pieds avec André Onana », a-t-il déclaré.
Cette analyse met en lumière l’une des principales qualités du Lion Indomptable : sa capacité à participer activement à la construction du jeu. Réputé pour sa précision dans les relances courtes comme longues, Onana est considéré comme un véritable premier relanceur, capable de casser les lignes adverses et de donner un avantage tactique à son équipe dès les premières phases de possession.
Ces premières louanges témoignent des attentes élevées placées en André Onana. Si le gardien camerounais parvient à confirmer sur le terrain les promesses entrevues par les observateurs turcs, il pourrait rapidement devenir l’un des hommes forts de Trabzonspor et un élément clé dans les ambitions du club pour la saison à venir.
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Crises géopolitiques : la BEAC appelée à créer une facilité de 1 700 à 2 300 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – Les crises géopolitiques pourraient justifier la création d’une facilité régionale de liquidité comprise entre 1 700 et 2 300 milliards de FCFA afin de préserver le financement des importations essentielles de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). C’est l’une des principales recommandations d’un document de recherche qui invite la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à se doter d’un mécanisme d’urgence pour financer les importations alimentaires, énergétiques et pharmaceutiques en période de fortes tensions internationales.
Cette fourchette correspond, à titre indicatif, aux 3 à 4 milliards de dollars proposés par les auteurs, soit environ 2 à 3 % du produit intérieur brut régional. Le montant en FCFA est présenté de manière arrondie, sa valeur exacte variant selon le cours du dollar retenu.
Le dispositif ne constitue ni une décision de la BEAC ni un projet annoncé par la banque centrale. Il s’agit d’une proposition formulée par Arnold Foko Kengne, de l’Université de Dschang, et Fabrice Ewolo Bitoto, chercheur affilié à la chaire SARChI-ID de l’Université de Johannesburg, dans l’étude Building Macroeconomic Resilience in CEMAC: Strategic Policy Responses to Geopolitical Uncertainty in a Multipolar World.
Le travail a été présenté le 10 juillet 2026 à Abidjan, lors d’une session consacrée aux recherches des jeunes professionnels de la Conférence économique africaine. La version consultée ne fait toutefois état d’aucune publication préalable dans une revue scientifique à comité de lecture.
Un seuil au-delà duquel les importations se contracteraient brutalement
Les chercheurs exploitent des données mensuelles allant de janvier 1987 à juin 2025 pour les six pays de la CEMAC : Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad. Ils analysent les relations entre les tensions géopolitiques, l’inflation, les exportations, les importations et le taux de change réel.
Le travail s’appuie notamment sur l’indice mondial de risque géopolitique, ou GPR, construit par les économistes Dario Caldara et Matteo Iacoviello à partir de la fréquence des articles de presse consacrés aux guerres, aux menaces militaires, aux tensions diplomatiques et aux actes terroristes.
Une valeur de 150 ne représente ni une probabilité de crise, ni un pourcentage, ni un seuil fixé par la BEAC. Elle correspond au niveau autour duquel les auteurs situent une aggravation marquée des effets du risque géopolitique sur les échanges commerciaux.
Leur modèle général met en évidence une relation négative entre la hausse du risque géopolitique et les importations comme les exportations de la CEMAC. L’analyse par seuil suggère néanmoins que les importations pourraient conserver une certaine résistance jusqu’à un GPR proche de 150, en raison notamment de la demande incompressible de biens intermédiaires, particulièrement de produits pétroliers raffinés insuffisamment produits dans la sous-région.
Au-delà de ce niveau, les auteurs anticipent une contraction beaucoup plus forte des flux importés, liée aux ruptures logistiques, aux restrictions commerciales et au durcissement des conditions de financement. Ce basculement pourrait provoquer une crise d’offre et renforcer les tensions inflationnistes importées.
Pour les prix, l’étude situe entre 100 et 150 une zone à partir de laquelle les effets du risque géopolitique deviendraient plus difficiles à contenir. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, le renchérissement des importations et la détérioration des anticipations pourraient alors amplifier l’inflation et réduire l’efficacité des instruments monétaires conventionnels.
Une facilité réservée aux importations prioritaires
Pour éviter qu’une crise internationale ne provoque des ruptures de financement, les chercheurs proposent la création d’une Geopolitical Emergency Liquidity Facility, ou facilité de liquidité d’urgence géopolitique.
Le mécanisme serait activé lorsque le GPR atteindrait ou dépasserait 150. Ses ressources seraient prioritairement consacrées au financement des importations de denrées alimentaires, d’énergie et de produits pharmaceutiques, avec des conditions de décaissement allégées.
« Cette facilité devrait être activée automatiquement lorsque le GPR dépasse 150 et accorder la priorité au financement des importations de biens essentiels, notamment les produits alimentaires, énergétiques et pharmaceutiques », écrivent les auteurs, dans une traduction de l’anglais.
Évaluée à 3 à 4 milliards de dollars, la facilité ne garantirait toutefois pas, à elle seule, la disponibilité physique des marchandises en cas de fermeture de ports, de routes maritimes ou de corridors commerciaux. Son rôle serait principalement de fournir les liquidités et les devises nécessaires pour éviter une rupture de paiement des importations prioritaires.
L’étude propose parallèlement un système de surveillance à trois niveaux. Un GPR inférieur à 100 correspondrait à un régime de suivi normal. Entre 100 et 150, la BEAC renforcerait sa surveillance et pourrait activer des mesures préventives. À partir de 150, elle entrerait dans un régime de crise, avec un suivi quotidien et le déploiement d’instruments d’urgence.
Un mécanisme encore dépourvu d’architecture financière
La proposition reste éloignée d’un dispositif immédiatement opérationnel. Le document ne détermine pas l’origine des ressources : réserves de change de la BEAC, contributions des États, emprunt régional, lignes multilatérales ou combinaison de plusieurs financements.
Il ne tranche pas non plus les critères d’accès, la répartition entre les six États, les garanties, le rôle des banques commerciales, le contrôle des importations éligibles ni l’articulation du mécanisme avec les règles de gestion des réserves de change.
L’utilisation d’un indice mondial fondé sur la couverture médiatique comme déclencheur automatique soulève également des interrogations. L’étude ne précise pas pendant combien de temps le seuil devrait être dépassé, quelle institution constaterait officiellement son franchissement ni comment distinguer un choc durable d’un pic temporaire de tensions internationales.
Les auteurs reconnaissent que les seuils tirés des données historiques pourraient évoluer avec les transformations économiques, institutionnelles et politiques de la CEMAC. Leur analyse agrège en outre plusieurs catégories de risques — conflits armés, tensions commerciales et crises diplomatiques — dont les effets peuvent varier selon leur nature et leur proximité géographique.
Le Cameroun présenté comme relativement plus résilient
Pour le Cameroun, première économie de la CEMAC, l’étude établit un diagnostic relativement moins défavorable que pour les économies les plus dépendantes des hydrocarbures. Les auteurs considèrent que sa plus grande diversification lui confère une certaine résilience par rapport au Tchad et à la Guinée équatoriale.
Cette situation ne mettrait toutefois pas le pays à l’abri du renchérissement des importations et des perturbations logistiques constatées à l’échelle régionale.
Plus qu’un mécanisme prêt à être lancé, cette facilité constitue une orientation de politique économique. Sa mise en œuvre supposerait encore de définir son financement, sa gouvernance et ses conditions d’activation. Elle invite surtout la BEAC à intégrer le risque géopolitique dans sa surveillance macroéconomique afin de mieux protéger le financement des importations stratégiques.
Baudouin Enama
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Wilfried Nathan Douala déjà à pied d’œuvre avec El Merreikh
À peine arrivé, déjà mobilisé. Le milieu de terrain camerounais Wilfried Nathan Douala a officiellement repris le chemin des entraînements avec ses nouveaux coéquipiers d’El Merreikh, marquant ainsi le début de son aventure sous les couleurs du club soudanais.
Engagé dans sa préparation pour la saison à venir, El Merreikh a lancé son stage de présaison avec la ferme ambition d’aborder les différentes compétitions dans les meilleures dispositions. Le club entend bâtir un effectif compétitif capable de répondre aux attentes de ses supporters sur tous les fronts.
Pour Wilfried Nathan Douala, cette reprise représente une étape importante dans son processus d’intégration. Le jeune international camerounais découvre progressivement son nouvel environnement et s’emploie déjà à convaincre le staff technique par son implication et son sérieux lors des séances d’entraînement.
Déterminé à s’imposer rapidement, le milieu de terrain met les bouchées doubles afin d’être pleinement opérationnel dès le début de la nouvelle campagne. Son arrivée suscite de réels espoirs au sein d’El Merreikh, qui compte sur son talent et sa qualité technique pour renforcer son entrejeu.
Avec cette nouvelle aventure au Soudan, Wilfried Nathan Douala s’apprête à écrire un nouveau chapitre de sa carrière, avec l’ambition de contribuer aux succès d’un club historique du football africain.
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