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Agro-industrie : Sosucam investit 2,5 milliards de FCFA dans une nouvelle unité de sucre en morceaux à Nkoteng

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Agro-industrie : Sosucam investit 2,5 milliards de FCFA dans une nouvelle unité de sucre en morceaux à Nkoteng
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(Investir au Cameroun) – La Société sucrière du Cameroun (Sosucam) a investi 2,5 milliards de FCFA dans une nouvelle unité de production de sucre en morceaux sur son site de Nkoteng, selon les informations recueillies parInvestir au Cameroun. Financé sur fonds propres, le projet a été engagé il y a plus de deux ans. La nouvelle installation est désormais entrée en service, confirme un haut cadre de la filiale du groupe Castel.

Dotée d’une capacité de production de 100 tonnes par jour, cette unité doit permettre à l’entreprise de renforcer son offre sur le segment du sucre transformé. Elle remplace l’ancienne installation de Mbandjock, devenue moins adaptée aux exigences techniques actuelles.

À travers cet investissement, Sosucam cherche à améliorer la qualité de sa production et à moderniser ses procédés industriels. Selon des sources internes, l’entreprise entend également consolider sa position sur le marché national, dans un contexte marqué par l’évolution de la demande et la montée de la concurrence sur certains segments.

Cette nouvelle capacité pourrait ainsi permettre au producteur de mieux répondre à la demande des ménages et des industriels, tout en renforçant sa présence sur le marché local.

Une filière en recomposition

L’investissement réalisé à Nkoteng intervient dans un contexte de recomposition du marché camerounais du sucre. Plusieurs opérateurs cherchent en effet à accroître leurs capacités de production sur un marché structurellement déficitaire.

C’est notamment le cas de Wega Food. Basé dans la zone industrielle de Douala, l’industriel prévoit de porter sa capacité de production à 700 tonnes par jour grâce à une extension en cours de finalisation.

Cette dynamique traduit la volonté des opérateurs présents sur le marché de renforcer l’offre nationale. Lors du lancement de la campagne 2025/2026, Sosucam décrivait déjà un environnement international défavorable, marqué selon elle par les politiques de soutien mises en œuvre par de grands producteurs comme le Brésil et l’Inde.

Selon l’entreprise, ces subventions contribueraient à maintenir les prix mondiaux à des niveaux artificiellement bas, alimentant au Cameroun les demandes des importateurs en faveur d’une plus grande ouverture du marché. Dans ce contexte, Sosucam plaidait pour une continuité réglementaire afin d’éviter ce qu’elle présente comme une dérégulation préjudiciable à la production locale.

Un marché local sous tension

Les tensions sur le marché intérieur restent toutefois fortes. D’après les données de l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a exporté 8 047 tonnes de sucre en 2025, contre 512 tonnes en 2024.

Cette progression intervient pourtant dans un contexte de déficit structurel du marché local. Avec une production annuelle généralement comprise entre 120 000 et 160 000 tonnes, Sosucam ne couvre qu’une partie d’une demande nationale estimée à près de 300 000 tonnes. Ce déséquilibre conduit régulièrement les pouvoirs publics à autoriser des importations pour sécuriser l’approvisionnement du marché.

Dans ces conditions, la hausse des exportations interroge moins sur la compétitivité internationale de la filière que sur la nature des flux commerciaux. Elle pourrait refléter des arbitrages ponctuels en direction de marchés voisins plus rémunérateurs, plutôt qu’une percée durable du sucre camerounais à l’international.

Interrogé parInvestir au Cameroun, un acteur de la filière estime que ces volumes pourraient correspondre, au moins en partie, à des réexportations vers des pays voisins. Une hypothèse qui n’a pas pu être confirmée officiellement à ce stade.

Cette tension n’est pas nouvelle. En 2022, les autorités camerounaises avaient suspendu les exportations de plusieurs produits de première nécessité, dont le sucre, vers la République centrafricaine. L’objectif était alors de limiter les sorties vers des marchés extérieurs plus rémunérateurs, alors même que des tensions d’approvisionnement étaient observées sur le marché local.

Amina Malloum

Lire aussi :

16-11-2025 – Sosucam : la requête protectionniste se heurte aux fragilités structurelles de la filière sucrière

05-03-2025 – Sosucam/Somdia : 22 milliards de pertes en 2024, des perspectives moroses pour 2025 après les récentes émeutes

25-02-2025 – Sosucam : les dessous de la colère des coupeurs de cannes

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Canal 2’Or 2026 : Le Makossa est-il en train de perdre sa couronne ?

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Au sortir de la 15e édition des Canal 2’Or, célébrée en grande pompe le 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, un constat […]

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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise

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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise
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Présente à la 15ᵉ édition des Canal 2’Or, organisée le samedi 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, a reçu le Prix du meilleur mécène. Une distinction qui vient saluer son soutien à la culture camerounaise et ses actions en faveur des personnes vulnérables.

La 15ᵉ édition des Canal 2’Or a réservé une distinction particulière à la Première dame du Cameroun. À l’occasion de cette cérémonie organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, le samedi 31 octobre 2026, Chantal Biya a reçu le Prix du meilleur mécène, décerné par le comité d’organisation.

Cette récompense intervient dans le cadre d’une édition symbolique, marquant les vingt ans de cette cérémonie consacrée à la célébration et à la promotion des talents artistiques camerounais.

Un engagement culturel de longue date

À travers cette distinction, les organisateurs entendent reconnaître le soutien apporté par la Première dame à la culture camerounaise, ainsi que ses différentes initiatives caritatives en faveur des personnes vulnérables.

Ce prix fait également écho à une précédente reconnaissance. En 2015, lors de la dixième édition des Canal 2’Or, Chantal Biya avait déjà reçu le Prix spécial du mécénat de la culture.

Onze ans plus tard, cette nouvelle distinction vient ainsi rappeler les liens entretenus entre la Première dame et les organisateurs de cet événement culturel.

Les Canal 2’Or célèbrent vingt ans de talents camerounais

Au-delà des récompenses individuelles, cette édition anniversaire marque deux décennies de célébration de la création artistique nationale. Musique, audiovisuel et divertissement constituent autant de secteurs mis en lumière par cette cérémonie, devenue un rendez-vous du paysage culturel camerounais.

La distinction attribuée à Chantal Biya s’inscrit donc dans une soirée où la reconnaissance du talent artistique côtoie celle du mécénat et du soutien aux initiatives culturelles.

Source : Libre Opinion

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
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Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

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